Edouard Chevardnadze: la Géorgie a fait une "grave erreur"
AP - Mercredi 13 août, 10h48
BERLIN - La Géorgie a commis une "grave erreur" en lançant sans préparation adéquate une offensive sur la province séparatiste de l'Ossétie du Sud, estime l'ancien président géorgien Edouard Chevardnadze.
Dans une interview publiée mercredi par le quotidien allemand "Bild", Chevardnadze s'est toutefois refusé à directement prendre position pour ou contre l'actuel président Mikhaïl Saakachvili. Saakachvili a pris le pouvoir en 2004 après des manifestations qui ont conduit au départ de Chevardnadze.
"Nous avons une tradition selon laquelle, en temps de crise, l'opposition se tient derrière le président et ne l'attaque pas", souligne celui qui fut également le chef de la diplomatie soviétique. "Mais la Géorgie n'aurait pas dû entrer dans Tskhinvali -la capitale de l'Ossétie du Sud- sans s'y être vraiment préparée. C'était une grave erreur".
Toutefois, Edouard Chevardnadze ne pense pas que l'actuelle crise géorgienne ne débouche sur une nouvelle Guerre froide. Pour lui, "la nouvelle Guerre froide a été déclenchée depuis longtemps par les Etats-Unis avec le soi-disant bouclier de défense prévu en Républiqe tchèque et en Pologne". AP
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080813/twl-georgie-russie-ossetie-chevardnadze-091cf94.html
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Le temps de la "domination" russe est passé, lance le président polonais à Tbilissi
TBILISSI (AFP) - Le temps de la domination russe "est passé" en Géorgie, a lancé mardi le président polonais Lech Kaczynski, s'adressant à une foule de Géorgiens à Tbilissi avec les dirigeants baltes et ukrainien.
La Russie "cherche à rétablir sa domination. Le temps de la domination est passé", a déclaré le chef de l'Etat polonais devant une foule de plusieurs dizaines de milliers de Géorgiens protestant contre l'intervention armée russe dans leur pays. "Pour la première fois depuis longtemps, nos voisins ont montré un visage que nous connaissons depuis des siècles. Ces voisins affirment que les peuples autour d'eux doivent se soumettre à leur joug. Nous disons: Non", a-t-il ajouté. Il était accompagné du président ukrainien Viktor Iouchtchenko, de l'Estonien Toomas Hendrik Ilves, du Lituanien Valdas Adamkus et du Premier ministre letton Ivars Godmanis. Les cinq dirigeants d'anciens pays communistes sont arrivés mardi soir à Tbilissi, alors que le président français Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne, s'entretenait avec son homologue géorgien Mikheïl Saakachvili des modalités d'un accord de cessez-le-feu discutées plus tôt dans la journée avec les dirigeants russes à Moscou. "Nous avons fait ces milliers de kilomètres pour montrer au peuple géorgien notre solidarité", a lancé le président ukrainien Viktor Iouchtchenko. "Nous savions qu'aujourd'hui nous devions être ici: vous avez le droit d'être libres, le droit d'être indépendants", a-t-il ajouté. Les cinq dirigeants, arrivés ensemble en avion à Gandja, en Azerbaïdjan, par mesure de sécurité, et qui ont franchi par la route les 200 km qui les séparaient de Tbilissi, se sont rendus immédiatement à un grand rassemblement organisé devant le Parlement géorgien. L'avion, un Tupolev 154 de la République polonaise, était parti de Varsovie à la mi-journée avec les dirigeants polonais et baltes et a fait une escale en Crimée pour prendre en route le président ukrainien Viktor Iouchtchenko. "Notre visite signifie la solidarité de nos cinq pays avec la nation géorgienne qui a été victime de l'agression", avait souligné M. Kaczynski avant son départ de Varsovie. "La Russie a une fois de plus montré son visage, son vrai visage", avait-il ajouté. Le président polonais a confié à quelques journalistes que le groupe de dirigeants espérait rencontrer à Tbilissi Nicolas Sarkozy. Ils espèrent pouvoir discuter avec lui "des problèmes réels de l'Union européenne et de la Géorgie", a dit Lech Kaczynski. Au sein de l'UE, la Pologne et les trois Etats baltes, qui ont été sous la coupe de Moscou pendant près de 50 ans, militent pour une position dure envers la Russie. Dans une déclaration commune, les présidents de ces quatre pays ont accusé samedi la Russie de mener "une politique impérialiste".
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080813/twl-georgie-russie-pologne-baltes-ukrain-d9fddae.html
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14 Août 2008 à 01:47 dans
- Conflits
