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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Deux ressortissants français enlevés à Mogadiscio le mardi 14 juillet

http://fr.news.yahoo.com/4/20090715/twl-somalie-france-otage-bd5ae06.html

 Des islamistes détiendraient les deux Français en Somalie

Deux ressortissants français enlevés mardi à Mogadiscio sont aux mains de militants islamistes du groupe Hizbul Islam, a déclaré un haut responsable de la police somalienne.

Abdiqadir Odweyne a dit à Reuters que des éléments des forces de sécurité gouvernementales avaient kidnappé les deux Français avant de les livrer au groupe Hizbul Islam. Ce groupe est maintenant en conflit avec un autre groupe de rebelles, al Chabaab, concernant le sort des otages, a-t-il ajouté.

"Al Chabaab veut récupérer les Français détenus par Hizbul Islam, ils sont tout près de se battre", a ajouté Odweyne, haut responsable des forces de police de Mogadiscio. "Al Chabaab veut tuer les Français et Hizbul Islam refuse. La situation n'est pas bonne. Il n'est pas question d'une rançon pour le moment".

Pour l'analyste Hassan Hundubey, le conflit entre les deux groupes islamistes rend la situation très complexe.

"Hizbul Islam a un charbon ardent entre les mains. Ils ne peuvent ni le jeter, ni le garder", a-t-il dit à Reuters.

 "S'ils donnent les otages à Al Chabaab, ils saliront leur nom (...) et s'ils les restituent au gouvernement ou les détiennent pour d'autres raisons, ces deux groupes islamistes se battront (...) La seule façon pour Hizbul Islam de survivre est de confier ces hommes à des négociateurs indépendants."

Abdiqadir Odweyne a précisé qu'un ministre du gouvernement entretenant des liens avec les rebelles était à l'origine du rapt. Des habitants de Mogadiscio et une ONG ont tenu des propos en ce sens.

Le gouvernement, qui n'a pas réagi clairement à cette accusation, dit ignorer qui est à l'origine de l'enlèvement et promet de tout faire pour obtenir une libération rapide des deux otages qui, assure-t-on à Paris, étaient en mission officielle dans le domaine de la sécurité auprès du gouvernement somalien.

PAS DE 'COUVERTURE', ASSURE PARIS

"On ne connaît pas leurs noms mais on connaît leur appartenance et leur groupe, ce sont des gens qui sont armés et perpètrent des rapts pour demander des rançons, mais ce ne sont pas des rapts politiques (...) Ils ne sont pas connus en tant que groupe islamiste", a dit le ministre somalien de la Défense, Mohamed Abdi Gandi, sur Radio France Internationale.

"Des contacts directs ou indirects, il y en a, on va essayer d'utiliser plusieurs moyens", a-t-il ajouté.

Selon le ministère français des Affaires étrangères, les deux Français enlevés n'ont pas utilisé la fausse qualité de journaliste pour une mission confidentielle, comme le disent certains organes de presse, et ont été envoyés à Mogadiscio par le gouvernement français.

"Les deux conseillers français étaient en mission officielle d'assistance auprès du gouvernement somalien", a déclaré Frédéric Desagneaux, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. "Leur action s'inscrit dans le cadre de notre politique d'ensemble de renforcement du gouvernement de Cheikh Charif dans le domaine de la sécurité".

Plusieurs journaux français écrivent mercredi que les deux hommes sont des agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services secrets) et opéraient avec la fausse qualité de journaliste comme "couverture".

Le porte-parole du ministère n'a pas confirmé pareille version. "Etant en mission officielle, leur statut était également officiel et n'était pas celui de journalistes. Nous n'avons aucun élément authentifiant l'indication initiale faite localement selon laquelle ils se seraient prévalus d'un autre statut que le leur", a-t-il ajouté.

Les enlèvements de ressortissants étrangers ne sont pas rares en Somalie, en proie à une guerre civile depuis 1991.

 Ces étrangers sont le plus souvent relâchés sains et saufs en échange de rançons importantes, au terme d'une période de détention qui peut aller de quelques jours à plusieurs mois.

Avec Thierry Lévêque à Paris, version française Pierre Sérisier et Eric Faye

 (Suite)

Deux conseillers français enlevés en Somalie

Deux conseillers français en mission d'assistance auprès du gouvernement somalien ont été enlevés mardi matin à Mogadiscio par des hommes armés, annonce le ministère français des Affaires étrangères. 

Dans un premier temps, les deux Français, dont l'identité n'a pas été précisée, ont été présentés comme des journalistes. Mais un responsable gouvernemental somalien a indiqué que les deux hommes travaillaient sous couverture pour leur propre protection. Ils ont été enlevés dans un hôtel de la ville.

"Ils apportaient une aide en matière de sécurité au gouvernement fédéral de transition du président Cheikh Charif Ahmed. Dès que cette information a été connue, tous les services de l'Etat concernés se sont mobilisés, ainsi que notre ambassade à Nairobi, compétente pour la Somalie", précise le Quai d'Orsay dans un communiqué.

"Ils sont en mission", s'est borné à dire à Paris Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères.

"Il s'agit de conseillers, et non de journalistes, qui sont venus en Somalie pour entraîner les membres des services de sécurité de la présidence", a précisé pour sa part le responsable gouvernemental somalien.

Plusieurs hommes armés, dont certains étaient vêtus d'uniformes, ont pénétré dans l'hôtel Sahafi, ont menacé les vigiles et sont allés chercher les Français directement dans leurs chambres, a dit un responsable de l'hôtel.

Plusieurs ministres du gouvernement dirigé par le président cheikh Charif Ahmed résident dans cet établissement et se trouvaient dans leurs chambres au moment des faits.

On ignore qui sont les ravisseurs, mais une milice islamique pro-gouvernementale a affirmé qu'il s'agissait d'éléments mutinés de l'armée.

"Des soldats gouvernementaux qui se sont mutinés sont impliqués dans l'enlèvement des deux Français", a dit à Reuters un porte-parole de la milice, Abdirisak Qeylow.

ENLÈVEMENTS D'ÉTRANGERS FRÉQUENTS

"Des négociations sont en cours en vue de leur libération. Peut-être exigent-ils une rançon, dont j'ignore le montant exact. Mais nous faisons de notre mieux pour qu'ils soient relâchés prochainement", a-t-il ajouté.

Un témoin a rapporté que les assaillants, dont certains portaient des uniformes semblables à ceux des troupes gouvernementales, s'étaient enfuis en direction du marché Bakara, l'un des bastions islamistes à Mogadiscio.

Un officier de police, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat, a précisé qu'une des trois voitures utilisées par les assaillants avait été saisie.

"Nous avons saisi l'un des véhicules", a-t-il annoncé, précisant ne pas savoir où les otages avaient été emmenés.

Les enlèvements de ressortissants étrangers ne sont pas rares en Somalie, en proie à une guerre civile depuis 1991. Ces étrangers sont le plus souvent relâchés sains et saufs en échange de rançons importantes, au terme d'une période qui peut aller de quelques jours à plusieurs mois.

Une journaliste canadienne, Amanda Lindhout, et un photographe australien, Nigel Brennan, ont été enlevés en août 2008 et sont toujours détenus par leurs ravisseurs.

Les combats en Somalie ont fait au mois 18.000 morts et des centaines de milliers de déplacés depuis l'intervention, en 2006, des forces éthiopiennes pour chasser de Mogadiscio le régime des Tribunaux islamiques.

La rébellion islamiste n'a toutefois pas rendu les armes et contrôle toujours le sud du pays, plusieurs secteurs de l'Ouest et une partie de la capitale.

Abdi Guled, avec Emmanuel Jarry et Laure Bretton à Paris, version française Clément Dossin, Pierre Sérisier et Eric Faye

http://fr.news.yahoo.com/4/20090714/tts-somalie-francais-otages-urgent-ca02f96.html


Les combats contraignent encore davantage de Somaliens à fuir Mogadiscio

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR William Spindler — à qui toute citation peut être attribuée — lors de la conférence de presse du 26 juin 2009 au Palais des Nations à Genève.

Nous sommes extrêmement inquiets de la spirale de violence et de l'aggravation de la crise de déplacement forcé en Somalie. Les combats en cours entre les forces gouvernementales et les groupes d'opposition Al-Shabaab et Hisb-ul-Islam, qui ont commencé le 7 mai dernier dans plusieurs quartiers du nord-ouest de la capitale somalienne Mogadiscio, ont causé des pertes en vie humaine, des destructions et de nouveaux déplacements parmi les populations civiles.

Selon les informations communiquées par des hôpitaux locaux somaliens, plus de 250 civils ont été tués et au moins 900 autres ont été blessés au cours du mois dernier. On estime que, depuis le début des combats en mai, plus de 160 000 personnes ont été contraintes de quitter leurs maisons et de chercher un abri ailleurs en Somalie ou dans les pays voisins. Entre le 19 juin et le 22 juin seulement, une population d'environ 26 000 personnes a fui Mogadiscio du fait des combats violents.

La majorité des personnes déplacées internes, quelque 49 000 personnes, sont parties vers des quartiers plus sûrs à l'intérieur même de la ville ou vers des installations de fortune accueillant des personnes déplacées et situées aux alentours de Mogadiscio, tandis que 45 000 autres ont fui par le corridor d'Afgooye. Elles ont rejoint plus de 400 000 personnes qui sont déjà des déplacés internes depuis 2007. D'autres sont partis vers des destinations plus lointaines notamment vers le Bas et Centre Shabelle, le Bas Juba, Galgaduud et Gedo. Selon nos partenaires locaux, certains des déplacés sont partis vers les pays voisins. Certains parmis les nouveaux déplacés sont des familles entières qui étaient récemment rentrées chez elles suite à une période de paix relative à Mogadiscio pendant les quatre premiers mois de l'année.

De nombreuses personnes déplacées internes font des récits de conditions de vie extrêmes et de souffrances alors qu'elles tentaient de fuir la capitale somalienne en proie aux combats. La majorité de ces personnes tentent de quitter la ville à bord de minibus transportant en moyenne 20 personnes. Selon des déplacés internes, les chauffeurs font payer 250 dollars ou plus pour une place. Nos partenaires en Somalie se sont entretenus avec des déplacés à Afmadow, à environ 400 kilomètres au sud-ouest de Mogadiscio. L'un des déplacés internes, une mère de six enfants, a expliqué à nos partenaires que son voyage avait duré neuf jours pour atteindre Afmadow après que les chauffeurs lui aient pris son argent et l'aient abandonnée au bord de la route avec ses enfants.

La détérioration de la situation sécuritaire a fortement réduit les possibilités de distribution de l'aide humanitaire, dont le besoin se fait tant ressentir, aux personnes déplacées dans et autour de Mogadiscio. Nos partenaires locaux qui acheminent de l'aide auprès des déplacés internes font face à des problèmes d'insécurité croissants alors qu'ils tentent d'aider les personnes dans le besoin.

Par ailleurs, au Kenya voisin, le nombre de réfugiés arrivant dans le pays continue à augmenter. Depuis le début de l'année, quelque 38 000 nouveaux réfugiés sont arrivés au Kenya, pour la majorité des Somaliens. En juin, le camp de Dadaab a reçu 4 104 réfugiés. Plus de 280 000 personnes sont actuellement hébergées à Dadaab, le plus grand complexe de camps de réfugiés au monde.

Publié le 26 juin 2009
Points de presse

 

http://www.unhcr.fr/cgi-bin/texis/vtx/news/opendoc.htm?tbl=NEWS&id=4a44da882