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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Quand la France versait une rançon à Mladic

il y a 6 heures 45 min

MEDIAPART.FR- MEDIAPART.-Dans un entretien exclusif, à lire en cliquant ici, Michel Lamarque, un homme d'affaires de 68 ans, évoque pour la première fois le rôle - décisif - quil dit avoir joué dans la libération, voilà quinze ans, de onze membres de lassociation humanitaire Première Urgence, tombés aux mains des Serbes de Bosnie le 8 avril 1994. Cet homme, qui avait ses entrées dans les milieux politiques, a affirmé au juge Hullin - qui l'a mis en examen dans une affaire financière - quà la demande du gouvernement Balladur, il a distrait, via la vente de Sicav, 20 millions de francs (3 millions deuros) de la comptabilité de lAssociation nationale des arts du cirque (ANDAC), subventionnée par lEtat, afin de libérer les otages français. Parmi eux se serait trouvé un agent des services secrets français, infiltré au sein de Première Urgence. Les fonds auraient été destinés au général Ratko Mladic, toujours recherché par le tribunal pénal international. M. Lamarque assure à Mediapart que son commanditaire était Alain Madelin, alors ministre du commerce, qui dément catégoriquement. Lire la suite l'article

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« Jétais mandaté par Alain Madelin


L'ex-porte-parole du TPIY jugée coupable d'outrage au tribunal

L'ancienne porte-parole du TPIY, Florence Hartmann, a été reconnue coupable d'outrage à cette instance pour avoir divulgué en 2007 et 2008 des informations confidentielles sur le procès de l'ancien président serbe Slobodan Milosevic. L'ancienne journaliste française, qui avait couvert les guerres des Balkans dans les années 1990, avait ensuite été la porte-parole du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie entre 2000 et 2006.

 

Elle a été condamnée à 7.000 euros d'amende. La peine maximale pour le délit qui lui était reproché était de sept années de prison et/ou 100.000 euros d'amende. Florence Hartmann était accusée d'avoir divulgué dans un livre publié en 2007, "Paix et Châtiment", puis dans un article de presse l'année suivante, des "informations concernant des décisions confidentielles du TPIY". Selon la chambre de première instance spécialement désignée pour juger cette affaire, sa conduite pouvait "dissuader des Etats souverains de fournir des éléments de preuve au tribunal dans le cadre de leur coopération avec celui-ci".

 Le juge Bakone Moloto, qui présidait l'audience, a ajouté qu'un tel comportement entravait "la capacité du tribunal à exercer le pouvoir qu'il a de poursuivre et de punir les violations graves du droit humanitaire tel que le prévoit son mandat". Le juge Moloto a précisé que le tribunal avait pris en compte le fait que certaines des informations publiées par Florence Hartmann étaient déjà publiques, soulignant toutefois qu'"une décision demeure confidentielle jusqu'à ce que la chambre en décide expressément autrement". Pour Reporters sans frontières, ce verdict "tente d'imposer le silence sur les activités du TPIY". "Seul l'acquittement de Florence Hartmann aurait été une issue honorable à cette triste procédure. Ce n'est malheureusement pas le cas et nous le regrettons sincèrement. Cette condamnation nuit à la crédibilité de la juridiction internationale", écrit-il dans un communiqué.

Dans les écrits incriminés, Florence Hartmann affirmait que les informations sur le rôle prêté aux autorités serbes dans le massacre de musulmans à Srebrenica en 1995 n'avaient pas été rendues publiques pendant le procès Milosevic à la suite d'un accord entre le TPIY et la Serbie. Les magistrats de La Haye voulaient ainsi, selon elle, éviter que la Serbie soit jugée pour génocide devant la Cour internationale de justice (CIJ) car "cela aurait eu d'énormes conséquences politiques et économiques".

 La CIJ a jugé en février 2007 que le massacre de 8.000 musulmans à Srebrenica par les forces serbes de Bosnie constituait bien un acte de génocide mais que la Serbie ne pouvait en être tenue ni pour responsable, ni pour complice.

Aaron Gray-Block, version française Guy Kerivel

http://fr.news.yahoo.com/4/20090914/twl-balkans-tpiy-hartmann-bd5ae06.html


Karadzic demande à Paris de l'aider à se défendre devant le TPIY

LE MONDE | 25.08.09 |

La Haye, correspondance

Radovan Karadzic a demandé, lundi 24 août, aux juges du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) d'émettre une ordonnance à l'encontre du gouvernement français. L'ancien chef politique des Serbes de Bosnie espère la coopération de Paris pour contrer les accusations de "génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre" dont il devra répondre à l'ouverture de son procès, prévue en septembre.

Incarcéré depuis juillet 2008 dans la prison du tribunal à La Haye, aux Pays-Bas, il accuse plusieurs Etats d'avoir utilisé la Force des Nations unies (Forpronu), déployée en Bosnie-Herzégovine durant la guerre (1992-1995), pour armer les forces bosniaques, en violation de l'embargo décidé par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Parmi les documents demandés à la France, Radovan Karadzic cite deux rapports du général Bertrand de Lapresle, alors commandant de la Forpronu, adressés au représentant du secrétaire général des Nations unies, Yashushi Akash. Selon l'accusé, M. de Lapresle aurait, par la suite, "été sous la pression d'officiers américains pour retirer ces rapports".

L'ex-chef des Serbes de Bosnie veut éclaircir plusieurs points : l'infiltration d'agents secrets français au sein d'organisations internationales ou humanitaires en Bosnie ; mais aussi une réunion tenue, début mars 1995 à Key West, en Floride, au cours de laquelle les ministres de la défense français, américain, britannique et allemand auraient "discuté de la possibilité de fournir un soutien direct au gouvernement bosniaque". Enfin, il souhaite interroger le trafiquant d'armes belge, Jacques Monsieur, actuellement incarcéré en France.

Radovan Karadzic a adressé des demandes similaires à d'autres pays, dont l'Allemagne, l'Italie, l'Egypte et le Pakistan. Se basant sur des rapports établis dans ces pays ainsi que par le Congrès américain, Radovan Karadzic estime que ces livraisons d'armes, via des soldats de la Forpronu ou sous couvert d'action humanitaire, justifiaient la prise en otage de casques bleus, dont il est tenu pour responsable.

Comme au temps de la guerre, Radovan Karadzic dénonce dans les documents adressés à la Courles forces qui auraient cherché à établir un "Etat islamique en Europe". Il demande ainsi au Caire de fournir "les rapports concernant les relations des Frères musulmans avec Alija Izetbegovic (alors président de Bosnie-Herzégovine)". Il évoque des "transactions financières entre différents groupes terroristes islamiques", dont était "parfaitement informé le président bosniaque". L'organisation Third World Relief Agency (TWRA), alors dirigée par le Soudanais Elfaith Hassanein, aurait servi, selon lui, de couverture aux livraisons d'armes. Pour l'heure, Paris n'a pas répondu aux demandes de Radovan Karadzic. Conformément à la procédure classique, les juges devraient, dans les jours à venir, "inviter" la France à coopérer avec l'accusé.

Stéphanie Maupas

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/08/25/radovan-karadzic-prepare-sa-defense-devant-le-tpiy_1231660_3214.html


L'OTAN va réduire à 2.500 hommes d'ici deux ans son contingent au Kosovo

L'OTAN a annoncé mercredi qu'elle allait réduire de 14.000 à 2.500 le nombre de ses Casques bleus au Kosovo d'ici deux ans, estimant que la situation dans le pays ne justifiait plus un tel déploiement.

Le contingent de l'OTAN sera réduit dans un premier temps à 10.000 hommes d'ici le début de l'année prochaine, a indiqué l'amiral Mark Fitzgerald, commandant de l'Alliance atlantique pour l'Europe du sud-est, depuis le quartier général de l'OTAN à Pristina, la capitale du Kosovo.

"Nous avons beaucoup plus de soldats dans le pays qu'il n'y a de problèmes de sécurité", a-t-il déclaré. "Les problèmes qui existent au Kosovo ne sont plus de nature militaire, ils sont principalement gérés par les forces de l'ordre et la justice", a-t-il ajouté.

La force de police multiethnique de Kosovo est aidée dans sa mission par un contingent de 2.500 policiers et auxiliaires de justice de l'Union européenne.

L'OTAN a déployé jusqu'à 50.000 hommes au Kosovo au sortir de la guerre avec la Serbie il y a dix ans, avant de progressivement réduire sa présence dans ce pays aujourd'hui indépendant. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090617/twl-kosovo-otan-1be00ca.html


Le TPIY juge son ancienne porte-parole pour outrage au tribunal

Florence Hartmann, ancienne porte-parole de la procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), comparaît à partir lundi devant l'instance onusienne pour outrage. La journaliste française est accusée d'avoir publié des informations confidentielles sur les procédures.  

Celle qui fut la porte-parole de Carla Del Ponte jusqu'en 2006 doit répondre de deux chefs d'outrage au tribunal pour "avoir délibérément et sciemment entravé le cours de la justice en divulguant des informations" confidentielles dans un livre intitulé "Paix et Châtiment", paru chez Flammarion en 2007, et un article publié par le Bosnian Institute en janvier 2008, selon les documents du TPIY. Elle n'a pas souhaité dire si elle plaidait coupable ou non coupable, la cour retenant par défaut qu'elle plaidait non coupable.

Ses soutiens dénoncent une attaque contre la liberté d'expression, tandis que les défenseurs du tribunal arguent qu'il est crucial de démontrer que le tribunal de La Haye est en mesure de préserver la confidentialité de secrets d'Etat et de protéger ses témoins.

Florence Hartmann a divulgué des décisions prises à titre confidentiel par les juges lors du procès de l'ancien président serbe Slobodan Milosevic. Elle a révélé que les magistrats avaient décidé de ne pas rendre publics des documents qui auraient pu aider la Bosnie dans sa tentative pour poursuivre la Serbie pour génocide pour les guerres qui ont ensanglanté les Balkans de 1991 à 1995.

Ces archives, toujours secrètes, établiraient des liens entre Belgrade et des atrocités comme le massacre de musulmans lors de la chute de Srebrenica, en juillet 1995, pendant la guerre de Bosnie. Elles auraient été fournies au TPIY par l'Etat serbe pour être utilisées lors du procès de Slobodan Milosevic, à condition de rester confidentielles. Florence Hartmann souligne que ces informations se trouvaient déjà dans le domaine public avant que son livre ou son article ne paraissent.

Le procès de Slobodan Milosevic à La Haye s'est achevé en 2006 sans verdict, après la mort de l'ancien homme fort des Balkans, qui a succombé à une crise cardiaque dans sa cellule.

Florence Hartmann encourt une peine maximale de sept ans de prison et une amende de 100.000 euros. Aucune des peines prononcées pour outrage au tribunal n'a jusqu'ici approché la peine maximale. La plupart du temps, des amendes ont été infligées.

Pour le groupe de défense de la liberté d'expression ARTICLE 19, le procès met en lumière le difficile équilibre que doit trouver le tribunal lorsqu'il traite des documents confidentiels dans les procès les plus sensibles.

"ARTICLE 19 reconnaît la nécessité d'un certain degré de confidentialité pour protéger l'administration de la justice", avait déclaré la directrice exécutive de l'organisation Agnès Callamard dans un communiqué en février dernier. "Mais il faut justifier la nécessité de toute restriction de la liberté d'expression dans une société démocratique."

Les informations que Florence Hartmann est accusée d'avoir révélées sont d'une importance pour le public qui "justifie une forte protection en tant qu'exercice de la liberté d'expression", estime ARTICLE 19 qui juge qu'à ce titre, il ne s'agit pas de déterminer seulement si Florence Hartmann a violé ou non une ordonnance.

Mais pour Alex Whiting, un ancien procureur du TPIY qui enseigne aujourd'hui le droit à Harvard aux Etats-Unis, les poursuites contre Florence Hartmann ne constituent en rien une atteinte à la liberté d'expression. "Il y a toujours eu des exceptions à la liberté d'expression et la protection d'informations confidentielles lors d'une procédure judiciaire en est clairement une", dit-il. Pour lui, "ce genre d'affaires sont extraordinairement importantes car elles mettent en valeur l'intégrité et la crédibilité de la cour". AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090614/twl-pays-bas-justice-tpiy-hartmann-1be00ca.html

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Un ancien chef militaire bosno-serbe condamné à 25 ans de prison 

Le tribunal bosniaque sur les crimes de guerre a condamné un ancien commandant serbe de Bosnie à 25 ans de prison pour avoir ordonné une attaque au mortier qui fit 71 morts et 150 blessés en 1995 dans la ville de Tuzla, dans le nord de l'ancienne république yougoslave.

Novak Djukic a été reconnu coupable de crimes de guerre et de violation du droit international et des conventions de Genève sur la protection des civils en temps de guerre.

"Novak Djukic est coupable (...) parce qu'il a ordonné à son unité d'artillerie sur le mont Ozren, le 25 mai 1995, de bombarder Tuzla, qui avait été déclarée zone protégée par les Nations unies", a déclaré le président du tribunal.

"Un missile a frappé en plein coeur de la ville, à Kapija, tuant 71 personnes et en blessant plus de 150", a-t-il ajouté en soulignant que toutes les victimes étaient des civils.

La plupart des victimes étaient âgées de 18 à 25 ans. La plus jeune était un garçonnet de deux ans, mort dans les bras de son père.

Djukic avait été promu général à la fin de la guerre de Bosnie, en 1995. Il est devenu par la suite le chef d'état-major de l'armée bosno-serbe avant de prendre sa retraite en 2005. Il a été arrêté en 2007.

Daria Sito-Sucic, version française Jean-Stéphane Brosse

http://fr.news.yahoo.com/4/20090612/twl-bosnie-justice-bd5ae06.html