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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Nucléaire : Hillary Clinton "s'inquiète" de la résistance de Pyongyang

La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a dénoncé jeudi en Thaïlande le refus de la Corée du Nord de se dénucléariser, alors que Pyongyang excluait tout retour aux pourparlers tant que Washington ne mettra pas fin à sa politique "hostile".

Photographe : Pornchai Kittiwongsakul AFP :: La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, lors d'une conférence de presse dans un hôtel de Phuket (Thaïlande), le 23 juillet 2009.
Photographe : Pornchai Kittiwongsakul AFP :: La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, lors d'une conférence de presse dans un hôtel de Phuket (Thaïlande), le 23 juillet 2009.
photo : Pornchai Kittiwongsakul , AFP

"La délégation nord-coréenne n'a offert qu'un refus insistant de reconnaître que la Corée du Nord était engagée sur le mauvais chemin", a estimé Mme Clinton en marge d'un Forum sur la sécurité (ARF) de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (Asean). "Ils n'ont manifesté aucune volonté de poursuivre sur la voie de la dénucléarisation et c'est inquiétant".

L'ARF regroupe les dix pays de l'Asean (Thaïlande, Malaisie, Singapour, Indonésie, Philippines, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie, Cambodge) et 17 pays ou bloc dont les Etats-Unis, la Chine et l'Union européenne. Leurs chefs de la diplomatie étaient réunis sur l'île de Phuket, dans le sud de la Thaïlande.

Pour tenter de convaincre la Corée du Nord, la responsable américaine a avancé la perspective d'"une aide énergétique et économique significative". 

Mais Pyongyang a jugé son offre "absurde" et laissé peu d'espoir d'un retour aux pourparlers à Six (les deux Corées, Chine, Japon, Russie, Etats-Unis) sur sa dénucléarisation. Un responsable présent à Phuket, Ri Hung-Sik, a affirmé que le dialogue ne reprendrait pas tant que Washington n'abandonnerait pas "sa politique hostile".

Depuis Pyongyang, le régime s'en est même directement pris à la secrétaire d'Etat, une femme "inintelligente" et "vulgaire", qui "tantôt ressemble à une écolière, tantôt à une retraitée allant faire des courses".

Les Etats-Unis ont retourné le compliment. "Ce qui est vulgaire, c'est que le gouvernement nord-coréen choisisse de récolter des missiles plutôt que de quoi nourrir sa population", a déclaré un porte-parole du département d'Etat.

"Et ce qui est inintelligent, c'est la voie que la Corée du Nord a apparemment choisie: c'est une voie sans issue qui condamne les Nord-Coréens à un avenir funeste".

Pyongyang a quitté la table des pourparlers après avoir été condamné par l'ONU pour un tir de fusée en avril. Depuis, le régime communiste a procédé à un deuxième essai nucléaire et des tirs de missiles, déclenchant une nouvelle résolution de l'ONU que Mme Clinton à demandé à l'ARF de fermement appliquer.

Adoptée le 12 juin, la résolution 1874 prévoit un système renforcé d'inspection des cargaisons aériennes, maritimes et terrestres à destination ou en provenance de Corée du Nord et un élargissement de l'embargo sur les armes.

La secrétaire d'Etat s'est félicitée d'avoir été entendue par de "nombreux" pays, y compris la Birmanie, sur cet appel à un respect des sanctions.

Plus tôt dans la semaine, Mme Clinton avait fait part de ses inquiétudes sur une possible coopération nucléaire entre Pyongyang et la junte au pouvoir en Birmanie.

Le chapitre birman était également à l'agenda des ministres de l'ARF.

Mercredi, les Etats-Unis ont redemandé à la junte birmane de libérer l'opposante Aung San Suu Kyi incarcérée depuis mi-mai pour violation de son assignation à résidence.

Avant de repartir, Mme Clinton a encore convenu de réunions annuelles entre son pays et quatre riverains du Mékong -- Thaïlande, Vietnam, Laos et Cambodge -- en vue d'une coopération en matière de ressources hydrauliques.

Le Mékong est considéré comme l'un des fleuves à la biodiversité la plus vaste du monde. Mais des organisations écologistes craignent qu'une cascade de projets de barrages ne mettent cette richesse en péril.


Indonésie : deux attentats contre des hôtels de Jakarta

 Par Arnaud Aubron | Rue89 | 17/07/2009 | 10H26

Deux attentats ont visé deux hôtels internationaux de Jakarta, la capitale indonésienne, faisant au moins neuf morts et 41 blessés, dont 14 étrangers. Les hôtels Marriott et Ritz-Carlton sont situés dans le quartier des affaires de Kuningan. Les deux explosions ont eu lieu quasi simultanément à 8h00 locales (3h00 heure de Paris). 

Un témoin, qui avait une chambre à l'hôtel Marriot, s'est confié à CNN. (Voir la vidéo)

Le pays n'avait plus connu d'attaque depuis 2004. Le président Susilo Bambang Yudhoyono avait d'ailleurs mené sa campagne de réelction sur le thème de la sécurité. Selon la correspondante du Figaro en Indonésie :

« On avait l'impression d'être dans un pays sûr, un pays qui avait réussi à lutter efficacement contre le terrorisme et qui était cité en modèle pour cela. Aujourd'hui c'est le choc. »

Des attaques qui renvoient donc aux heures sombres de l'histoire indonésienne. Le 5 août 2003, 12 personnes avaient ainsi trouvé la mort dans l'hôtel Marriot au cours d'un précédent attentat alors attribué à la Jemaah Islamiyah. (Voir la vidéo de l'INA du 5 août 2003)

http://www.rue89.com/2009/07/17/indonesie-deux-attentats-contre-des-hotels-de-jakarta

 


Cyberattaque: les Etats-Unis regardent vers la Corée du Nord

Jeudi 9 juillet, 07h04 

Les autorités américaines ont déclaré mercredi soir qu'elles regardaient en direction de la Corée du Nord pour expliquer les attaques informatiques qui, ces derniers jours, ont entraîné des pannes des sites Internet de plusieurs agences fédérales aux Etats-Unis, dont le département du Trésor et le Secret Service notamment chargé de la protection rapprochée des personnalités.

Selon trois responsables américains qui ont requis l'anonymat en raison de la sensibilité du sujet, les adresses Internet à l'origine de ces attaques ont été localisées en Corée du Nord ce qui, soulignent ces mêmes sources, ne sgnifie pas une implication du gouvernement nord-coréen.

Les sites des départements du Trésor, des Transports, de la Commission fédérale des Echanges (FTC) et du Secret Service ont été en panne à un moment ou à un autre au cours du week-end, selon plusieurs responsables gouvernementaux qui ont requis l'anonymat. Certains de ces sites connaissaient encore des problèmes mardi soir, à la suite des attaques lancées le 4 juillet, jour de la fête nationale aux Etats-Unis.

Le ministère de la Sécurité intérieure, le Département d'Etat, le journal The Washington Post, le Nasdaq (marché des valeurs technologiques) ont également été visés, ont précisé à l'Associated Press des spécialistes en sécurité informatique.

Selon les responsables qui n'ont pas fourni de plus amples précisions, il s'agissait d'attaques dites de "saturation", ou "déni de service". Elles consistent à envoyer des milliers de messages depuis des dizaines d'ordinateurs piratés, afin de submerger les serveurs d'une société ou d'une administration et paralyser son site Internet. Le ministère de la Sécurité intérieure a confirmé que différentes administrations fédérales ont reçu des informations sur les "mesures à prendre pour réduire les effets de telles attaques".

De l'autre côté de la planète, en Corée du Sud, les sites de plusieurs grandes institutions et administrations nationales, dont la présidence, le ministère de la Défense, l'Assemblée ou la Banque du Commerce, ont pareillement été pris pour cible. D'après des responsables du renseignement sud-coréens, ces attaques liées à celles perpétrées aux même moment contre des serveurs et sites américains sont imputables à la Corée du Nord ou des forces pro-Pyongyang. Ces informations n'ont pas pu être confirmées. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090709/twl-usa-internet-attaques-informatiques-224d7fb.html


Le grand-frère nord-coréen guide la Birmanie sur la voie du nucléaire

Le  juillet 2009 : 6H57 http://www.liberation.fr/monde/0101577801-le-grand-frere-nord-coreen-guide-la-birmanie-sur-la-voie-du-nucleaire 

 PHILIPPE GRANGEREAU

Pyongyang fournirait clandestinement à la dictature militaire son savoir-faire en infrastructures et en technologies en échange de matières premières.

La Birmanie s’est trouvée un modèle : la Corée du Nord. La coopération entre ces deux dictatures extrêmes et isolées, en butte aux sanctions internationales, n’a cessé de s’approfondir ces dernières années. La junte birmane fournit à Pyongyang des matières premières dont elle regorge, en échange d’armement, d’infrastructures militaires souterraines, de missiles et peut-être même de savoir-faire nucléaire.

En novembre, le numéro 3 birman, le général Thura Shwe Mann, a effectué une visite secrète en Corée. A l’issue d’une tournée dans une usine de missiles Scud D et E, et d’une promenade à travers un complexe souterrain dissimulant avions, tanks, missiles, armes chimiques et nucléaires, il a signé un mémorandum de coopération militaire. «Les dirigeants militaires birmans sont très inspirés par la manière dont la Corée du Nord tient en respect les Etats-Unis, en partie grâce à son programme nucléaire», explique Bertil Lintner, auteur d’un livre sur la Corée du Nord et ses voisins (1).

Le programme nucléaire birman remonte à 1956. Il a été suspendu en 1962, puis relancé en 2000 avec la signature d’un accord avec la Russie pour la construction d’un réacteur d’uranium à eau légère de 10 mégawatts. Un expert de l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA) reconnaît qu’un tel réacteur «peut donner du plutonium militaire», mais assure qu’il est «très difficile de l’extraire». «Nous avons inspecté pour la dernière fois la Birmanie en 2001, afin d’examiner son degré de préparation pour la construction d’un réacteur», explique pour sa part Greg Webb, un porte-parole de l’AIEA joint à Vienne, siège de l’agence.

Clandestin. Rangoun dispose d’un savoir-faire nucléaire indubitable. Depuis 2001, plusieurs centaines de techniciens birmans ont été formés dans des centrales russes. «Il semble cependant, malgré un second accord de principe avec la Russie en 2007, que le projet de réacteur en soit resté là, pour des raisons économiques», dit Webb. En clair : Rangoun n’avait pas assez d’argent… La junte a pourtant de quoi dépenser (lire ci-contre). Si tout paraît gelé, accuse l’opposition birmane en exil, c’est qu’un programme clandestin a été lancé à l’insu de l’AIEA. «Les projets nucléaires clandestins de la junte birmane sont près d’être achevés, grâce au concours de centaines de techniciens nord-coréens», affirme le site Democracyforburma. Une zone proche de la ville de Maymyo aurait été choisie pour loger ce réacteur secret, qui serait «presque fini». Les opposants en veulent pour preuve les expulsions forcées de milliers d’habitants de la région. Un barrage destiné à fournir de l’eau pour les circuits de refroidissement serait «à moitié achevé». L’uranium nécessaire serait extrait d’une mine située à Lashio, dans le nord du pays.

«Il est très difficile d’obtenir des informations fiables sur la Birmanie, et beaucoup de rumeurs circulent, quand il ne s’agit pas de désinformation pure et simple», commente Andrew Selth, universitaire australien expert de l’armée birmane. Selth reconnaît toutefois que «de tous les pays d’Asie du Sud-Est, la Birmanie est celui qui a le plus de raison stratégique de lancer un programme nucléaire militaire».

Les Etats-Unis, eux, soupçonnent une coopération illicite. La marine américaine a pris en chasse, la semaine dernière, un vieux cargo nord-coréen rouillé, le Kam Nam 1, suspecté de transporter des «armes de destruction massive» à destination de la Birmanie. Le Kam Nam 1 a finalement fait demi-tour mardi, pour des raisons inconnues. Outre des faux dollars et des cigarettes de contrebande, la Corée du Nord a par le passé exporté des missiles en Iran et au Pakistan, et sa technologie nucléaire en Syrie. En septembre 2007, l’aviation israélienne avait bombardé en Syrie un site soupçonné par l’AIEA d’héberger un réacteur construit par la Corée du Nord.

En attendant la bombe, la Birmanie se contente d’un savoir-faire nord-coréen plus conventionnel. Plusieurs sites d’informations dissidents ont publié, le mois dernier, des photos d’un réseau de tunnels stratégiques que la Corée du Nord a commencé à bâtir en 2003 dans le plus grand secret sous la nouvelle capitale birmane, Naypyidaw, construite loin de tout centre urbain. Ce réseau de 600 à 800 galeries souterraines, qui comprend des salles de réunion ainsi que des couloirs où des véhicules peuvent circuler, est destiné à protéger la junte d’attaques aériennes et de soulèvements populaires prodémocratiques tel que celui qui, en 1988, faillit renverser le pouvoir militaire à Rangoun.

«Seuls contre tous». Experte en souterrains, la Corée du Nord a percé chez elle, depuis les années 50, une constellation de tunnels et d’entrepôts enfouis. Le défunt Grand Leader Kim Il-sung s’était bâti de véritables Versailles souterrains. Il a même fait forer un «Palais des cadeaux»: des centaines de pièces reliées par des dizaines de kilomètres de galeries creusées dans la roche, où de rares touristes peuvent contempler des milliers de présents offerts à la dynastie nord-coréenne par Staline, Ceaucescu, Mao…

L’axe stratégique entre la Birmanie et la Corée du Nord est assez improbable. En 1983, Kim Jong-il, l’actuel leader nord-coréen, avait ordonné un attentat à la bombe contre le président sud-coréen alors en visite dans la capitale birmane. La bombe explosa devant le monument aux morts de Rangoun. Elle rata de peu le président Chun Doo-hwan, mais tua quatre ministres de son cabinet et dix-sept autres personnes. Les relations diplomatiques entre Rangoun et Pyongyang furent immédiatement rompues.

Les pourparlers reprirent néanmoins dans les années 90. «Les Nord-Coréens et les Birmans réalisèrent alors qu’ils avaient beaucoup de choses en commun, par exemple leur attitude à l’égard du monde extérieur. Tous les deux doivent survivre économiquement et politiquement, seul contre tous, expliquait récemment Bertil Lintner sur les ondes de Radio Free Asia. Alors, les relations se sont petit à petit améliorées, et les premières cargaisons d’armes nord-coréennes ont commencé à arriver en Birmanie, vers la fin des années 90.»

(1) Frères de sang: le monde criminel en Asie, le grand leader et le cher leader. Non publié en France.

 


Le Cambodge à l'heure des procès contre les Khmers rouges : les carnets de Phnom Penh

L'info que Noam Chomsky ne nous donnerait peut-être pas : http://cambodge.blogs.liberation.fr/2009/2009/06/les-horreurs-de-douch.html

Douch: tuer les enfants pour qu'ils ne se vengent pas 

Le même refrain. Douch continue à se présenter comme un exécutant, comme un simple intermédiaire au sein de la hiérarchie khmère rouge de l'Angkar. Celui qui reçoit des ordres et les transmets à ses subordonnés. Une sorte de cadre administratif, sans réels pouvoirs.

Devant les Chambres extraordinaires au sein des tribunaux cambodgiens hier, l'ex-directeur du centre de torture de S-21 a rappelé qu'il devait "mettre en oeuvre la politique du Parti communiste". "Les gens envoyés à S-21 étaient déjà considérés comme des ennemis, et tous les ennemis devaient être écrasés."

Il a toutefois concédé hier sa part de responsabilité dans l'exécution des enfants qui arrivaient à Tuol Sleng, l'autre nom de S-21. Avant d'ajouter qu'il obéissait aux ordres, notamment ceux de son mentor, Son Sen, le ministre de la Défense des Khmers rouges et chef de la police secrète du régime. "Quand les enfants arrivaient au centre, je donnais l'ordre de les tuer car nous craignions qu'ils se vengent" plus tard. Le co-procureur cambodgien a ensuite demandé à Douch s'il avait donné l'ordre aux gardes d'exécuter les bébés en les frappant contre les arbres. Réponse: "Je n'ai pas ordonné ce crime, mais je pense que mes camarades l'ont fait."

L'audience d'hier a également abordé la formation des gardes et des exécutants de S-21. Douch l'a décrite avec une glaçante métaphore, comme le rappelle le site du journal Cambodge soir. "Il faut affûter le sabre sans relâche afin qu'il soit tranchant." Manière de dire que la torture et l'exécution soutenues et régulières garantissaient une efficacité redoutable.

Douch est ainsi revenu en détail sur les techniques de torture inculquées aux interrogateurs de S-21. "Arracher les ongles, électrocuter les parties génitales, appliquer du ciment sur le visage, étouffer avec des sacs plastiques."

Pour systématiser ces pratiques et diffuser l'enseignement, un "centre de formation" a même été bâti près de son domicile et de S-21. Douch y intervenait régulièrement. Un peu plus qu'en simple cadre administratif.
Arnaud Vaulerin
PS: notre ami John Vink nous précise que le site Ka-set revient longuement sur l'audience d'hier.
(Photo Reuters. Douch en avril devant les CETC).


Le nucléaire nord-coréen domine les échanges Corée du Sud-ASEAN

 Les dirigeants du Sud-Est asiatique ont commencé à arriver dimanche dans l'île sud-coréenne de Jeju, à la veille de l'ouverture d'un sommet Corée du Sud-ASEAN cannibalisé par la menace nucléaire de la Corée du Nord voisine. Signe de la nervosité de Séoul, un missile sol-air pointant vers le nord a été installé devant le palais des congrès. Lire la suite l'article

Avec son deuxième essai nucléaire et ses tirs expérimentaux de missiles à courte portée, Pyongyang a bousculé le programme essentiellement économique de ce sommet de deux jours, prévu depuis des mois pour marquer le 20e anniversaire des relations entre l'ASEAN (Bruneï, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Birmanie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Vietnam) et la Corée du Sud.

La réunion a beau être organisée dans la ville sud-coréenne la plus éloignée de la Corée du Nord, à Seogwipo, sur la côte sud de l'île de Jeju, elle-même située à la pointe sud du pays, le dispositif de sécurité est impressionnant.

Environ 5.000 policiers, dont quelque 200 commandos, ont été déployés autour du palais des congrès à l'architecture de verre et d'acier, tandis que la marine, les forces spéciales et des patrouilles aériennes surveillent la zone. Des laboratoires ambulants d'analyse chimique sont également sur place, ont précisé les autorités.

Les premières déclarations du Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva et du président sud-coréen Lee Myung-bak à l'issue d'un entretien dimanche ont été pour dénoncer les agissements de la Corée du Nord. L'essai nucléaire souterrain du 25 mai nuit "à la paix et la stabilité, non seulement de l'Asie de l'Est mais aussi du monde entier", ont-ils déclaré, cités par le porte-parole présidentiel sud-coréen Lee Dong-kwan.

Les deux hommes sont d'accord pour exercer une pression diplomatique qui amène Pyongyang à respecter les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et à "retourner promptement aux négociations à six" (avec la Corée du Sud, le Japon, les Etats-Unis, la Chine et la Russie) sur son désarmement nucléaire.

La Corée du Nord a quitté les pourparlers le mois dernier après avoir exigé en vain des excuses du Conseil de sécurité pour avoir condamné son tir de fusée du 5 avril. Ce lancement, présenté par le régime communiste comme une opération du programme spatial civil, est soupçonné d'être en réalité un tir expérimental de missile à longue portée.

Pyongyang avait entamé sa dénucléarisation en échange d'une importante aide énergétique à la suite des accords de Pékin en 2007, mais le processus s'était rapidement enrayé. Après l'affaire de la fusée le mois dernier, le régime a menacé de relancer son principal réacteur nucléaire et de réaliser de nouveaux essais de missiles.

Même la Chine, principale alliée de Pyongyang, et la Russie ont condamné l'essai nucléaire et les tests de missiles de la semaine dernière, unissant leurs voix à celles des autres membres du Conseil de sécurité. Ce dernier travaille désormais à un projet de résolution durcissant les sanctions déjà adoptées contre le régime nord-coréen après le premier essai en octobre 2006.

De l'autre côté de la frontière nord-coréenne, Séoul s'inquiète d'autant plus des activités de son voisin que ce dernier a déclaré caduc l'armistice de 1953, et que des responsables sud-coréens ont affirmé samedi avoir repéré sur les images de satellites espions des signes suggérant la préparation d'un tir de missile à longue portée.

Pyongyang s'en est déjà pris à des cibles sud-coréennes par le passé. On lui impute une tentative d'assassinat contre le président Chun Doo-hwan en Birmanie en 1983 et un attentat à la bombe contre un avion de la Korean Air qui avait tué les 115 personnes à bord en 1987. Le régime nord-coréen a cependant largement renoncé à ce genre de pratiques depuis une vingtaine d'années. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090531/twl-asean-coree-nord-nucleaire-2f4e741.html