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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Gaza: Amnesty enquête sur les ravages des obus au phosphore israéliens

Avec yahoo news http://fr.news.yahoo.com/2/20090123/twl-gaza-amnesty-enquete-sur-les-ravages-0a24677.html Un trou dans le plafond calciné, des débris d'obus et des fragments de phosphore qui s'enflamment au moindre contact: cette maison au nord de Gaza est une preuve de plus pour Amnesty International qui enquête sur les violations par Israël des conventions internationales sur les armes. Lundi 5 janvier, l'artillerie israélienne bombarde la périphérie de Beit Lahya, dans le nord de la bande de Gaza. Pour se protéger, Sabah Abou Halima et sa famille se réfugient à l'étage de leur maison, dans un couloir sans fenêtre. Deux semaines plus tard au même endroit, Chris Cobb-Smith, un expert britannique en armement, raconte la suite. "C'est ici que l'obus a transpercé le toit. Là, il a explosé en heurtant le mur, et distribué tous les fragments de phosphore dans la maison", montre-t-il. "C'est ce qui explique que tout l'intérieur soit aussi calciné." Depuis le 17 janvier, M. Cobb-Smith parcourt la bande de Gaza avec une délégation d'Amnesty venue enquêter sur l'utilisation, par l'armée israélienne, des bombes au phosphore, substance qui a la propriété de s'enflammer au contact de l'oxygène. L'emploi de ces armes est réglementé par la Convention sur les armes classiques de 1980, plus spécifiquement par le protocole III "sur l'interdiction ou la limitation des armes incendiaires", entré en vigueur en 1983, et qui prohibe notamment leur utilisation dans les zones peuplées de civils. Dans le bombardement de la maison de Beit Lahya, cinq civils ont été tués et quatre autres grièvement brûlés, dont Sabah Abou Halima. "Ca me fait tellement souffrir, ma peau me brûle. Je ne dors plus", confie-t-elle, alitée dans l'unité des grands brûlés de l'hôpital Chifa, à Gaza. Les hôpitaux de Gaza ont été dépassés par cette substance qu'ils ne savaient pas traiter parce que "le phosphore n'avait jamais été utilisé contre Gaza", assure Elizabeth Hodgkin, spécialiste du Proche-Orient pour Amnesty de 1994 à 2002. A l'hôpital Chifa, des rescapés racontent que leurs plaies se mettaient à fumer quand on les lavait ou qu'on retirait leurs bandages, car le phosphore blanc demeure actif très longtemps, et ne cesse de se consumer que lorsqu'on l'étouffe. En théorie, cette arme explose en l'air et est utilisée pour générer un "écran de fumée" de protection, ou pour marquer des cibles pour l'aviation, explique M. Cobb-Smith. "Il n'y a aucune justification tactique à son emploi à Gaza", estime-t-il. "Je pense que c'est ici une arme de terreur qui vise à effrayer les gens, mais aussi infliger des dommages physiques et détruire des bâtiments." Un "crime de guerre" pour Amnesty, qui a trouvé de multiples particules encore actives de phosphore dans des zones civiles, y compris dans l'hôpital al-Quds de Gaza, indique Donatella Rovera, qui dirige la délégation. Pour elle, l'ONU doit lancer une enquête internationale sur les crimes commis par les deux camps lors du conflit. D'éventuelles sanctions, ajoute-t-elle, dépendront "de la volonté politique des pays qui ont de l'influence, essentiellement des Etats-Unis et des pays de l'Union européenne". Israël n'a pas démenti l'utilisation du phosphore blanc tout en affirmant ne pas user d'armes "interdites par des conventions internationales". Toutefois, selon le quotidien israélien Haaretz, l'armée enquête sur une éventuelle utilisation fautive d'obus au phosphore à Beit Lahya.

La Tunisie ne participera pas au sommet arabe sur Gaza

Après l'invasion des territoires de Gaza par Israël suite aux représailles du Hamas contre les mesures de répression israéliennes à l'égard des palestiniens de Gaza des milliers de morts palestiniens sont tombés sous les tirs de mortiers considérés comme des tirs d'expérimentation par des organisations humanitaires. Des survivants ont leurs corps brûlés par des armes non encore identifiées.

C'est dans ce contexte que le MRAP a déposé une plainte contre Israël et demandé une commission d'enquête.

Avec yahoo news :  http://fr.news.yahoo.com/3/20090113/twl-israel-palestiniens-tunisie-ligue-ar-951b410.html 

 La Tunisie a décidé de ne pas participer au sommet extraordinaire arabe prévu vendredi à Doha, capitale du Qatar, pour examiner la situation dans la Bande de Gaza sous l'offensive israélienne, a annoncé mardi soir le ministère tunisien des Affaires étrangères.

 Dans un communiqué diffusé par l'agence de presse officielle TAP, Tunis estime qu'une telle rencontre des dirigeants arabes doit faire l'objet d'une "préparation minutieuse".

"Toute action arabe doit être précédée par une préparation minutieuse qui garantisse l'adoption d'une position ferme qui soit efficiente pour contribuer à l'arrêt de l'effusion du sang palestinien, et qui soit conforme à la responsabilité qui incombe aux Etats arabes à l'égard du peuple palestinien frère", ajoute le communiqué.

La même source rappelle que la Tunisie avait répondu favorablement à une invitation précédente du Qatar pour la tenue d'une session extraordinaire des ministres arabes des Affaires étrangères à Koweït vendredi.

Pour Tunis, cette réunion fournit "un cadre idoine pour évaluer la situation et formuler des recommandations à soumettre aux dirigeants arabes concernant les mesures à mettre en oeuvre pour arrêter l'agression israélienne sur la Bande de Gaza, et ce lors de leur réunion à Koweït, les 19 et 20 janvier, à l'occasion du sommet économique, social et de développement des pays arabes".

Le Qatar a appelé à une réunion extraordinaire de la Ligue arabe pour vendredi mais selon le secrétaire général de l'organisation, seuls 12 pays membres ont donné leur accord, alors qu'il en faut au minimum 14 pour lancer une convocation. L'Egypte et l'Arabie Saoudite ont rejeté l'idée, suggérant plutôt une réunion dimanche au Koweït avant un sommet économique déjà prévu. Il semble donc que Tunis partage le point du vue de ces deux pays. Peut-être Le Caire et Riyad souhaitent-ils empêcher le Qatar de jouer un rôle trop important dans la médiation au Proche-Orient. AP