Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Catastrophe de Bhopal : mandat d'arrêt contre le patron de Union Carbide

Un mandat d'arrêt a été lancé vendredi contre Warren Anderson, l'ancien patron de Union Carbide, l'entreprise américaine propriétaire de l'usine chimique de Bhopal où une fuite de gaz avait fait au moins 10.000 morts il y a 25 ans.  

L'usine avait laissé s'échapper 40 tonnes de gaz toxique le 3 décembre 1984 dans la ville de Bhopal, dans le centre de l'Inde. Le nombre exact de victimes n'a jamais été établi mais plus de 555.000 personnes ont souffert de problèmes de santé apparemment liés à ce qui a été la pire catastrophe industrielle du monde. De nombreuses victimes sont mortes au fil des années du cancer du poumon, d'insuffisance rénale ou de maladies hépatiques.

Warren Anderson se trouve probablement aux Etats-Unis mais le juge Prakash Mohan Tiwari de Bhopal, saisi en appel par une association de victimes, a également ordonné au gouvernement fédéral indien de faire pression sur Washington pour obtenir l'extradition du suspect.

Le patron de Union Carbide avait été arrêté immédiatement après la catastrophe mais il avait quitté le pays peu après. Le gouvernement indien disait depuis ignorer où il se trouvait mais la chaîne de télévision CNN-IBN a récemment affirmé que Warren Anderson vivait dans les Hamptons, un lieu de villégiature très huppé près de New York.

En 1989, Union Carbide a versé 470 millions de dollars (330 millions d'euros) de dédommagement au gouvernement indien et affirmé que les autorités étaient responsables du nettoyage. Les victimes accusent New Delhi de retarder la distribution des fonds.

Le gouvernement indien répond que ses efforts ont été ralentis par le rachat en 2001 de Union Carbide par Dow Chemical, sept ans après que Union Carbide se fut retiré de l'usine de Bhopal. De son côté, Dow Chemical tient l'accord de 1989 pour solde de tout compte. AP


Attaques et fusillades avec la rébellion maoïste en Inde: 20 policiers tués

Au moins 20 policiers sont morts dans l'explosion de deux mines et les fusillades qui ont suivi avec la rébellion maoïste dimanche dans l'est de l'Inde, selon le gouvernement régional.  

Les attaques se sont produites dans le district de Rajnandgaon, à 90km à l'ouest de la capitale de l'Etat de Chhattisgarh, selon le ministre régional de l'Intérieur, N.L. Kanwar. Plusieurs policiers ont également été blessés dans les explosions et les coups de feu échangés ensuite avec près de 300 rebelles, a-t-il ajouté.

La rébellion maoïste indienne a pris les armes depuis plus de 30 ans dans plusieurs Etats du pays où elle exige la redistribution des terres et des emplois pour les agriculteurs et les pauvres. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090712/twl-inde-rebellion-violence-1be00ca.html


Défilé du 14 juillet en France enlèvement de deux conseillers français en Somalie

Les 184 chasseurs alpins du 27° bataillon d'Annecy en mission en Afghanistan qui ont perdu l'un des leurs au combat sont à l'honneur pour ce défilé du 14 juillet sous les chaudes larmes d'émotion des familles.

Les 400 militaires indiens invités d'honneur sont aussi très remarqués.

Le nombre d'invités et de journalistes a été réduit dans un souci d'économie à cause de la crise, mais les près de 2 millions d'Euro engagés pour le concert gratuit de Johnny Halliday du soir couvriront largement les économies présumées réalisées.

Jean-Claude Camus fête son anniversaire de même que la Tour Eiffel qui a 120 ans devant 2 millions de télespectateurs sous l'aigle protecteur de Johnny installé sous la Tour Eiffel.

=================================================

Nicolas Sarkozy et Manmohan Singh ont évoqué la coopération franco-indienne dans le domaine de la défense et du nucléaire civil, en marge des cérémonies du 14 Juillet.

Le Premier ministre indien était l'invité officiel du chef de l'Etat pour la fête nationale française. Il a assisté à son côté au traditionnel défilé militaire sur les Champs-Elysées.

Ils se sont ensuite retrouvés pour un rapide déjeuner de travail, qui a essentiellement porté sur les relations bilatérales, selon l'entourage du président français.

"Il y a une volonté de part et d'autre d'approfondir la coopération industrielle dans le domaine de la défense", ajoute-t-on de même source.

Des discussions sont notamment en cours pour la rénovation et la modernisation d'une cinquantaine d'avions de combat Mirage 2000 indiens de fabrication française.

Selon une source proche du gouvernement français, les négociations sur ce dossier progressent.

L'Inde est aussi intéressée par l'achat d'hélicoptères et de radars et a lancé un appel d'offre pour l'acquisition de 126 avions de combat.

Le Rafale polyvalent de Dassault Aviation, qui n'a toujours pas trouvé preneur à l'étranger, fait face à une rude concurrence, américaine notamment.

"Dassault et le Rafale vont participer aux vols d'essai avant la fin de l'année", précise l'Elysée.

L'hypothèse d'un rachat par l'Inde de la soixantaine de Mirage 2000 des Emirats arabes unis, si cet Etat du Golfe arabo-persique remplaçait sa flotte par des Rafale, n'a pas été évoquée, ajoute-t-on de même source.

Nicolas Sarkozy et Manmohan Singh se sont, en revanche, "félicités que les choses continuent d'avancer", en matière de coopération dans le nucléaire civil.

Le groupe français Areva a signé début février un protocole d'accord avec le groupe public Nuclear Power Corp of India (NPCIL) pour la construction de deux réacteurs EPR à Jaitapur, dans l'Etat du Maharashtra. A terme, cette coopération pourrait porter sur un total de six réacteurs.

Manmohan Singh et Nicolas Sarkozy, qui avait effectué une visite d'Etat en Inde en janvier 2008, se sont aussi accordés sur la nécessité d'intensifier le dialogue politique franco-indien dans la perspective des prochains sommets internationaux, dont le G20 de Pittsburgh, fin septembre.

L'Inde est l'un des cinq grands pays émergents du G5, que le président français propose de fusionner avec le G8.

Selon l'Elysée, le président français et le Premier ministre indien se sont accordés sur la nécessité de faire de la lutte contre le terrorisme au Pakistan et en Afghanistan une priorité.

Emmanuel Jarry, édité par Gérard Bon

http://fr.news.yahoo.com/4/20090714/tts-france-inde-sarkozy-singh-ca02f96.html

==========================================================

J'écrivais hier que lorsque des types de spams comme celui reçu hier était envoyé se produisait peu de temps après un événement dramatique. http://patreg.romandie.com/post/10546/162306

Nous avons aujourd'hui la nouvelle preuve de cette relation : deux conseillers français sont enlevés dans l'hôtel de Mogadicio connu pour héberger les journalistes. La profession s'inquiéte de ce qui s'est produit avec le gouvernement français car leur sécurité serait compromise y compris dans cet hôtel réputé comme sûr pour eux. 


Sri Lanka: un astrologue interpellé pour une prédiction sur le président

Vendredi 26 juin 2009 à 10H54 

Alors que le pays vient de sortir d'une guerre civile meurtrière, la police du Sri Lanka a annoncé l'arrestation d'un astrologue très populaire pour avoir publiquement prédit le départ imminent du président Mahinda Rajapaksa.

Le porte-parole de la police Ranjith Gunasekera a confirmé vendredi que Chandrasiri Bandara a été interpellé pour permettre aux policiers d'enquêter sur la source de sa prédiction.

Bandara anime une émission télévisée hebdomadaire très regardée et est éditorialiste pour un quotidien proche de l'opposition. Gunasekera a expliqué que l'astrologue a affirmé lors d'un meeting de l'opposition la semaine dernière que le Premier ministre allait remplacer le président en septembre, le leader de l'opposition prenant le poste de Premier ministre.

La popularité du président Mahinda Rajapaksa a connu une remontée significative depuis que l'armée sri-lankaise a défait les rebelles des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE). Toutefois, les organisations de défense des droits des médias sri-lankais se sont plaints des conséquences négatives directes pour la liberté d'expression dans le pays.

Le 18 mai dernier, le gouvernement de Colombo a annoncé avoir écrasé la rébellion tamoule et avoir tué son chef, Velupillai Prabhakaran, au terme de plusieurs semaines d'une offensive finale dans le nord-est du pays. Les LTTE menaient depuis 1983 une lutte armée pour l'établissement d'un Etat tamoul dans le nord du Sri Lanka. Le conflit a fait entre 80.000 et 100.000 morts, selon les Nations unies. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090626/twl-sri-lanka-astrologue-1be00ca.html


Le Sri Lanka proclame sa victoire contre les Tigres, le chef rebelle tué

 Le Sri Lanka a proclamé lundi sa victoire militaire contre les Tigres tamouls en s'emparant de leur dernière poche dans le nord-est et en tuant tous les dirigeants de la guérilla, dont son chef suprême Velupillaï Prabhakaran. Evénement

"Toutes les opérations militaires ont été stoppées grâce à la prise du dernier bout de territoire" de moins d'un kilomètre carré encore contrôlé par les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), a annoncé le chef de l'armée de terre, le général Sarath Fonseka.

"A présent, le pays tout entier est libéré du terrorisme et 250 cadavres de terroristes gisent sur ce dernier bout de terre", a ajouté l'officier.

Cette annonce met fin à 37 ans de conflit séparatiste, au prix de plus de 70.000 morts et décapite le mouvement pour un Etat tamoul indépendant des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), qui avait déjà reconnu dimanche sa défaite militaire.

Lundi dans la matinée, les Tigres avaient perdu leur fondateur et commandant suprême, M. Prabhakaran, 54 ans, tué par l'armée. 

Invisible depuis 18 mois, il avait tenté de s'enfuir à bord d'une ambulance en compagnie de deux lieutenants, mais il est tombé dans une embuscade tendue par les militaires et a été abattu, ont indiqué à l'AFP deux hautes sources militaires.

L'ensemble de la direction des Tigres tamouls, fondé en 1972, y compris M. Prabhakaran, a été anéanti par l'armée, a confirmé la télévision publique ITN. 

Ses deux plus proches lieutenants -Pottu Amman, chef des services de renseignement et Soosai, chef de la force navale des "Tigres des mers"- ont aussi été éliminés.

M. Prabhakaran est vraisemblablement mort et le président sri-lankais Mahinda Rajapakse devrait le confirmer officiellement vers 12H30 GMT, a annoncé un porte-parole de la présidence.

Le chef de l'Etat nationaliste annoncera solennellement mardi au Parlement la fin de la guerre dans l'île de l'océan Indien.

Dans sa lutte à mort contre les Tigres, l'armée a mis au jour le cadavre du fils de M. Prabhakaran, Charles Anthony, 24 ans. Trois autres corps ont été retrouvés: ceux du chef de la vitrine politique de la rébellion, B. Nadesan, du chef du secrétariat à la paix du LTTE, S. Puleedevan, et du dirigeant S. Ramesh.

Dimanche, la guérilla la plus redoutable au monde avait annoncé avoir cessé le combat, admettant sa défaite militaire. "Nous avons décidé de faire taire nos armes (...) Cette bataille s'est achevée amèrement", avait déclaré le porte-parole du LTTE, Selvarasa Pathmanathan.

L'insurrection séparatiste contrôlait en 2006 un tiers des 65.000 km2 du Sri Lanka, dans le nord et l'est, où elle luttait pour un Etat tamoul indépendant.

La "défaite militaire des terroristes" avait déjà été annoncée samedi par le président Rajapakse, architecte depuis trois ans, avec son frère Gotabhaya au ministère de la Défense, d'une guerre à outrance.

En raison de la brutalité de son ultime coup de boutoir depuis janvier dans le nord-est -qui a probablement tué, selon l'ONU, 6.500 civils- Colombo s'est mis à dos l'Occident.

Gordon Brown, Premier ministre de la Grande-Bretagne, l'ex-puissance coloniale, l'a averti de "conséquences pour ses actions". Londres est favorable à une enquête pour "crimes de guerre", visant tant l'armée que les Tigres.

Ces jours-ci, les rebelles ont accusé les militaires d'avoir massacré des milliers de civils. Colombo a rétorqué que la guérilla tirait sur ces "boucliers humains".

Dimanche, l'armée avait affirmé avoir "sauvé" la totalité des "50.000 civils otages" des rebelles dans leur enclave. Depuis des semaines, le Sri Lanka assurait que les Tigres retenaient 20.000 Tamouls.

Près de 115.000 habitants avaient déjà fui le théâtre du conflit fin avril.

======================================================================

Les Tigres tamouls, la guérilla la plus redoutable au mondeLes séparatistes des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), jugés indestructibles, se sont effondrés sous les coups d'une guerre conventionnelle orchestrée depuis trois ans par le régime nationaliste du président Mahinda Rajapakse.

La rébellion contrôlait en 2006 un tiers des 65.000 km2 du territoire sri-lankais, dans le nord et l'est, où elle voulait fonder un Etat séparé.

"Leur chute a été aussi spectaculaire que leurs attaques", résumait récemment pour l'AFP le général en retraite, Vipul Boteju, se disant surpris par une "débâcle si rapide".

Le LTTE, acculé sur un rectangle de jungle de 400 m sur 600 m dans le nord-est, a annoncé dimanche avoir cessé le combat, admettant ainsi sa défaite militaire.

Les Tigres avaient été éjectés à l'été 2007 de leurs bastions de l'est. Ils avaient perdu en janvier dernier leurs fiefs du nord, notamment leur "capitale" politique Kilinochchi et leur dernière ville Mullaittivu.

En accumulant les déroutes, les insurgés ont perdu leurs infrastructures militaires: leurs bases terrestres, leur marine --les "Tigres des mers"-- et leur mini-armée de l'air, les "Tigres volants".

En mars 2007, ils avaient fait sensation en envoyant deux avions de fabrication tchèque bombarder une base de l'armée de l'air à Colombo.

Ces missions audacieuses se sont répétées jusqu'en février dernier.

Créés en 1972 par un Tamoul radical, Velupillaï Prabhakaran, les Nouveaux tigres tamouls --rebaptisés LTTE en mai 1976-- ont perpétré le plus d'attaques suicide au monde, bien devant les groupes islamistes.

La guérilla, qui a compté 20.000 combattants, est tristement célèbre pour ses commandos suicide --les "Tigres noirs", dont un tiers de femmes-- multipliant les attentats dès 1987.

En mai 1975, Prabhakaran avait commis le premier assassinat politique en tuant le maire de Jaffna (nord).

Les Tigres avaient assassiné en mai 1991 le Premier ministre indien Rajiv Gandhi et le président sri-lankais Ranasinghe Premadasa en mai 1993.

Pour ces crimes, le LTTE est inscrit depuis le 29 mai 2006 sur la liste d'organisations "terroristes" de l'Union européenne et figure depuis 1997 dans un classement identique du département d'Etat américain.

En outre, les Tigres disposent de réseaux de collecte de fonds, grâce à la diaspora tamoule en Europe, Amérique du Nord ou Australie. Ils sont également accusés, comme l'armée, d'avoir enrôlé des enfants comme soldats.

Pourtant, dans leur fief du nord --avec ses tribunaux, police et banques-- les rebelles accueillaient des dignitaires et médiateurs étrangers.

Leur mouvement avait été interdit par Colombo en janvier 1998, puis légalisé en septembre 2002, après un cessez-le-feu. Mais cette trêve fut rompue en janvier 2008 par le président Rajapakse, épaulé par son frère Gotabhaya à la tête du ministère de la Défense.

Les deux hommes ont choisi la guerre à outrance pour achever un conflit qui a fait plus de 70.000 morts.

Le budget de la Défense atteint 1,6 milliard de dollars en 2009, un record. Colombo a acheté des armes dernier cri, élargi le recrutement de soldats et modifié les stratégies et tactiques militaires.

Les Tigres "semblaient invincibles. Mais ils ont sous-estimé la puissance de l'armée", a analysé M. Boteju.

Les insurgés "n'ont pas réussi à être une grande force armée conventionnelle. Ils ont duré longtemps car aucun gouvernement précédent n'avait vraiment voulu aller à la confrontation", commente le co-fondateur du LTTE devenu un homme politique tamoul modéré, Dharmalingam Sithadthan.

 (Suite)

«La guérilla tamoule a les reins brisés»

Interview Eric Meyer, spécialiste du Sri Lanka à l’Institut des langues orientales :

Recueilli par ARNAUD VAULERIN

Historien et vice-président de l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) à Paris, Eric Meyer analyse la déroute des Tigres tamouls (LTTE), acculés par l’armée sri-lankaise dans une zone de 15 km2 sur la côte orientale de l’île.

L’armée sri-lankaise est-elle venue à bout de la guérilla tamoule ?

Sa puissance militaire est finie. Les Tigres ont perdu beaucoup d’hommes, de chefs, son système de communication a été détruit. L’organisation a indéniablement les reins brisés. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu’elle ne réapparaîtra pas sous d’autres formes. Le leader des Tigres, Velupillai Prabhakaran, serait encore en vie puisqu’il a été vu il y a quinze jours dans la zone sous contrôle tamoul. Il a d’ailleurs confié la direction des opérations à son fils et au chef des services spéciaux. La guérilla dispose également de militants et de cellules dormantes dans tout le pays. Elle avait des stocks d’armes importants à Puthukkudiyiruppu (nord) qu’elle a rapatriés avec elle dans son dernier bastion. Elle pourrait être capable d’organiser des attentats, comme elle l’a démontré le 10 mars en ciblant plusieurs ministres dans le sud du pays.

Comment Colombo est-il parvenu à affaiblir en quelques mois l’une des guérillas les plus puissantes au monde, qui la tenait en échec depuis plus de vingt ans ?

Il y a d’abord eu la défection de Karuna, le numéro 2 des Tigres, qui a rejoint les forces sri-lankaises en 2004. Ensuite, l’armée s’est professionnalisée depuis l’arrivée, en 2005, d’un faucon à la présidence [Mahinda Rajapakse, ndlr]. Colombo a acheté des vedettes rapides. Le pouvoir a repris le contrôle de la mer dans le nord et l’est de l’île. En 2007 et 2008, les forces sri-lankaises ont coulé une dizaine de cargos qui acheminaient des munitions et organisaient les trafics d’armes, source de financement non négligeable pour les Tigres. Dans le même temps, l’armée s’est procuré du matériel militaire en Chine, au Pakistan, en Israël, a intensifié son renseignement militaire et le recrutement. Elle peut aligner 200 000 soldats, paramilitaires, marines, etc. face aux 20 000 Tigres estimés il y a quelques mois.

Que recherche le pouvoir sri-lankais qui, depuis janvier, dit avoir lancé une «offensive finale» ?

L’armée veut sectionner la bande côtière où sont acculés les Tigres tamouls et 100 000 civils pour rejoindre la mer. Elle entend rayer les Tigres de la carte politique et militaire du pays pour ne pas avoir à négocier l’après-guerre avec eux. Et c’est beaucoup moins invraisemblable que cela l’était il y a un an.

Comment expliquer l’inaction de la communauté internationale depuis janvier ?

Elle tient au fait que la guérilla des Tigres ne bénéficie d’aucun soutien puisqu’elle figure, à juste titre, sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne. Il me semble que seules les pressions économiques, du Fonds monétaire international par exemple, seraient susceptibles d’infléchir aujourd’hui la politique de Colombo.

18/04/2009 à 06h51 http://www.liberation.fr/monde/0101562716-la-guerilla-tamoule-a-les-reins-brises

 


Bush devait signer l'accord nucléaire américano-indien

 Par Olivier KNOX AFP - Mercredi 8 octobre, 19h10

WASHINGTON (AFP) - Le président américain George W. Bush devait signer mercredi la loi promulguant l'accord de coopération nucléaire civile entre les Etats-Unis et l'Inde, au cours d'une cérémonie à la Maison Blanche, ouvrant une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays.

Le ministre indien des Affaire étrangères Pranab Mukherjee devrait ensuite faire une visite surprise vendredi à Washington pour signer officiellement l'accord avec son homologue américaine Condoleezza Rice, selon un haut responsable américain.

L'accord n'avait pas été signé samedi à l'occasion de la visite de Mme Rice à New Delhi, comme c'était pourtant prévu. Mme Rice avait invoqué "des questions administratives", mais, selon des sources du ministère indien des Affaires étrangères, New Delhi souhaitait en fait que l'accord porte le sceau du président américain.

Le pacte, signé en juillet 2005, avait rencontré l'opposition de critiques soulignant que l'Inde n'était pas signataire du Traité de non-prolifération (TNP) et que la signature d'un tel accord pouvait indirectement encourager des pays comme l'Iran à poursuivre leur activité nucléaire.

Pierre angulaire du rapprochement entre les deux puissances, l'accord autorise les Etats-Unis à vendre à l'Inde des réacteurs nucléaires, du combustible à usage civil et des transferts de technologies. En contrepartie, l'Inde s'engage à ouvrir certaines de ses installations nucléaires aux inspections de l'ONU.

Il met fin à des décennies d'interdiction de collaboration nucléaire avec l'Inde et devrait cimenter une nouvelle relation stratégique entre les deux pays.

L'accord est "la reconnaissance de l'émergence de l'Inde sur la scène mondiale", a dit samedi la chef de la diplomatie américaine, pendant que son homologue indien insistait sur l'amélioration des relations diplomatiques entre les deux pays depuis la Guerre froide, quand New Delhi s'illustrait par son "non-alignement".

Validé le 1er octobre par le Congrès américain, ce pacte prendra force de loi, une fois signé par le président Bush.

La cérémonie de mercredi réunira le vice-président américain Dick Cheney, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, le secrétaire à l'Energie Samuel Bodman et l'ambassadeur indien aux Etats-Unis Ronen Sen, qui assisteront à l'événement dans le salon Est, l'une des principales salles de réception de la Maison Blanche.

Des parlementaires américains ainsi qu'environ 200 invités, dont les représentants de la communauté indienne aux Etats-Unis, assisteront aussi à la cérémonie de signature, a déclaré un porte-parole du président américain, Carlton Carroll.

Aucun des deux candidats à la Maison Blanche ne devrait être présent.

"Cette loi renforcera nos efforts en matière de non-prolifération nucléaire au niveau mondial, protègera l'environnement, créera des emplois et aidera l'Inde à répondre à ses besoins croissants en énergie de manière responsable", a déclaré ajouté M. Carroll dans un communiqué.

Dixième puissance économique mondiale, l'Inde, troisième pollueur de la planète et qui importe 70% de ses besoins en pétrole, veut 60.000 mégawatts supplémentaires d'énergie nucléaire, représentant 100 milliards d'euros d'investissements dans les quinze ans à venir.

Pour que l'accord américano-indien s'applique, il a fallu que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et le Groupe des 45 pays fournisseurs de technologies nucléaires (NSG) acceptent la reprise du commerce nucléaire avec l'Inde, levant de facto un embargo mondial de 34 années.

New Dehli dispose désormais d'un régime dérogatoire, puisqu'en principe le NSG interdit de vendre du matériel nucléaire aux Etats non signataires du TNP.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20081008/twl-bush-devait-signer-l-accord-nucleair-5fb7533.html

=========================================================================================== 

 

Par Olivier KNOX AFP - Mercredi 8 octobre, 22h20

George W. Bush signe le pacte de coopération ...

WASHINGTON (AFP) - Le président américain George W. Bush a signé mercredi la loi promulguant le pacte historique de coopération nucléaire civile entre les Etats-Unis et l'Inde, au cours d'une cérémonie à la Maison Blanche, ouvrant une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays.

Cet accord envoie un message au monde: les nations qui suivent le chemin de la démocratie et qui ont un comportement responsable trouveront un ami en les Etats-Unis", a déclaré le président américain lors d'une cérémonie à la Maison Blanche, en présence de 200 invités.

Validé le 1er octobre par le Congrès américain, ce pacte prend force de loi avec la signature de M. Bush. Et permet au président américain de remporter un de ses derniers grands succès diplomatiques.

Le ministre indien des Affaires étrangères Pranab Mukherjee devrait se rendre vendredi à Washington pour signer officiellement l'accord avec son homologue américaine Condoleezza Rice, selon un haut responsable américain.

L'accord n'avait pas été signé samedi à l'occasion de la visite de Mme Rice à New Delhi, comme c'était pourtant prévu. Mme Rice avait invoqué "des questions administratives", mais, selon des sources du ministère indien des Affaires étrangères, New Delhi souhaitait en fait que l'accord porte le sceau du président américain.

Le pacte, signé en juillet 2005, avait rencontré l'opposition de critiques soulignant que l'Inde n'était pas signataire du Traité de non-prolifération (TNP) et que la signature d'un tel accord pouvait indirectement encourager des pays comme l'Iran à poursuivre leur activité nucléaire.

Pierre angulaire du rapprochement entre les deux puissances, l'accord autorise les Etats-Unis à vendre à l'Inde des réacteurs nucléaires, du combustible à usage civil et des transferts de technologies. En contrepartie, l'Inde s'engage à ouvrir certaines de ses installations nucléaires aux inspections de l'ONU.

Il met fin à des décennies d'interdiction de collaboration nucléaire avec l'Inde et devrait cimenter une nouvelle relation stratégique entre les deux pays.

"J'ai l'honneur de signer la législation qui renforcera les liens toujours plus importants entre les deux plus grandes démocraties au monde", a déclaré M. Bush devant ses invités.

Organisée dans le salon est, l'une des principales salles de réception de la Maison Blanche, la cérémonie a réuni le vice-président américain Dick Cheney, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, le secrétaire à l'Energie Samuel Bodman et l'ambassadeur indien aux Etats-Unis Ronen Sen.

Des parlementaires américains ainsi qu'environ 200 invités, dont les représentants de la communauté indienne aux Etats-Unis, étaient également présents.

Aucun des deux candidats engagés dans la course à la Maison Blanche, le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, n'a pu répondre à l'invitation "en raison de leurs programmes de campagne chargés", a indiqué un porte-parole de la présidence américaine, Carlton Carroll.

Dixième puissance économique mondiale, l'Inde, troisième pollueur de la planète et qui importe 70% de ses besoins en pétrole, veut 60.000 mégawatts supplémentaires d'énergie nucléaire, représentant 100 milliards d'euros d'investissements dans les quinze ans à venir.

Pour que l'accord américano-indien s'applique, il a fallu que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et le Groupe des 45 pays fournisseurs de technologies nucléaires (NSG) acceptent la reprise du commerce nucléaire avec l'Inde, levant de facto un embargo mondial de 34 années.

http://fr.news.yahoo.com/photos/diaporama/inde-photos.html?imageUrl=/afp/20081008/r_p_afp_wl_asia/pwl-george-w-bush-signe-le-f1b0012fc00f

=====================================================================================