Importante saisie de substances chimiques en Guinée-Conakry
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24 Juillet 2009 à 23:20 dans
- Afrique
LIberation.fr le 08/07/2009 à 19h08
Le groupe armé nigérian Mend poursuit sa "guerre du pétrole" contre les autorités du pays. Il a revendiqué mercredi deux nouvelles attaques contre des oléoducs des compagnies Shell et Agip, dans le sud pétrolier. Les deux oléoducs ont été attaqués avant l'aube dans l'Etat de Bayelsa, a indiqué le Mouvement pour l'émancipation du delta du Niger.
Ces faits portent à sept en deux semaines le nombre d'opérations revendiqués par le groupe contre des installations pétrolières. Le Mend est le premier groupe rebelle séparatiste du Nigéria. Le président Umaru Yar'adua a émis le 25 juin une offre d'amnistie aux rebelles, afin d'arrêter la fuite de pétrole et de devises. Cette offre a été aussitôt rejetée par le Mend, qui reproche au pouvoir central d'être complice des multinationales étrangères accusées de piller les ressources locales et de dévaster l'environnement. Les violences dans le sud du pays causent quotidiennement la perte de millions de barils au Nigeria, dont 80% des revenus viennent de l'or noir.
Mardi, le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria (CBN), Lamido Sanusi, a d'ailleurs déclaré que les réserves en devises étrangères du pays avaient chuté en quelques mois, pour s'établir la semaine dernière à 43,19 milliards. Depuis 2006, la production de brut a ainsi baissé de près d'un tiers et plafonne actuellement à 1,8 million de baril/jour contre 2,6 mbj trois ans plus tôt. Le Nigéria a longtemps été le premier producteur pétrolier d'Afrique
http://www.liberation.fr/monde/0101578674-le-mend-continue-sa-guerre-du-petrole
Mort des moines de Tibéhirine: Sarkozy veut que la justice aille "jusqu'au bout"
En 1996, sept moines français sont morts en Algérie, leur assassinat avait été abominable, les islamistes avait été accusés, sans preuve.
1. Ils auraient été tués, par erreur, par l'armée algérienne
Et non par le Groupe islamique armé selon la version officielle (le JDD).
2. Un général de l'armée a reconnu "la bavure"
Voici, les confidences d'un ancien officier de l'armée (France Info)
3. Les autorités françaises étaient au courant
Elles auraient demandé au général de se taire, selon Médiapart.
4. La France doit lever le secret-défense
L' Algérie doit restituer les corps des moines, selon l'avocat de la partie civile (Le Figaro).
5. Sarkozy souhaite que la justice "aille jusqu'au bout de son travail", dans cette enquête, selon Europe 1.
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Le massacre des sept moines de Tibéhirine en 1996, longtemps imputé à un groupe islamiste, résulte d'une "bavure" de l'armée algérienne, selon le témoignage de l'ancien attaché militaire français à Alger devant le juge antiterroriste chargé de l'enquête.
Le massacre des sept moines de Tibehirine en 1996, longtemps imputé à un groupe islamiste, résulte d'une "bavure" de l'armée algérienne, ensuite tue par Paris, selon le témoignage d'un ancien attaché de Défense français à Alger devant le juge antiterroriste chargé de l'enquête.
Révélé par Le Figaro, Mediapart et L'Express, ce témoignage constitue la preuve qu'il y a eu "dissimulation de la part des autorités algériennes et certainement de la part des autorités françaises" sur les circonstances de la mort des sept religieux français au printemps 1996, pour l'avocat des parties civiles, Patrick Baudouin.
Selon ce témoin, le général François Buchwalter, les moines ont été tués peu après leur enlèvement par des tirs depuis des hélicoptères militaires alors qu'ils se trouvaient dans ce qui semblait être un bivouac de djihadistes.
"Les hélicoptères ont vu un bivouac. Comme cette zone était vidée, ça ne pouvait être qu'un groupe armé. Ils ont donc tiré sur le bivouac. (...) Une fois posés, ils ont découverts qu'ils avaient tiré notamment sur les moines. Les corps des moines étaient criblés de balles", a déclaré le général Buchwalter dans sa déposition que l'AFP a pu consulter.
L'officier général, qui a quitté le service actif, a affirmé au magistrat tenir ses informations d'un ancien camarade algérien de l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr dont le frère, commandant d'une escadrille d'hélicoptères à Blida, à mi-chemin entre Tibehirine et Alger, avait participé à cette "bavure".
Les sept moines avaient été enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère isolé Notre-Dame de l'Atlas, au sud d'Alger, ceinturé de maquis contrôlés par les groupes armés islamistes et où les tueries étaient alors fréquentes. Le Groupe islamique armé (GIA) avait revendiqué cet enlèvement.
Le 30 mai, l'armée algérienne affirmait avoir découvert les dépouilles des moines. Seules les têtes avaient en fait été retrouvées.
Les corps auraient-ils été démembrés pour ne pas identifier les balles à l'origine de leur mort, s'est-on interrogé de source proche du dossier.
Avant ces révélations du général Buchwalter, d'autres témoignages d'officiers algériens en rupture de ban avaient relevé le rôle trouble des autorités algériennes, accusant Alger d'avoir manipulé le groupe armé ayant revendiqué l'enlèvement des moines.
L'ancien attaché de défense, à l'époque colonel, a affirmé avoir eu connaissance du raid d'hélicoptères "quelques jours après les obsèques" des moines et en avoir informé dans un rapport les autorités françaises: le chef d'état-major des armées et l'ambassadeur.
Selon lui, "il n'y a pas eu de suite, ils ont observé le +black-out+ demandé par l'ambassadeur".
Pour l'ancien supérieur des moines, le père Armand Veilleux, ce témoignage est "beaucoup plus crédible" que la thèse officielle.
"Dès les semaines ou les mois qui ont suivi les événements, cette nouvelle a commencé à circuler à Alger, je l'ai entendue, y compris par ce témoin-là", a déclaré le père Veilleux à l'AFP.
Pour Me Baudouin, c'est "la confirmation de ce que nous disons depuis l'origine, que c'est l'+omerta+ qui a prévalu au nom de la raison d'Etat".
L'avocat a indiqué à l'AFP qu'il s'apprêtait à demander la levée du secret-défense "pour obtenir les rapports envoyés (par le général Buchwalter, ndlr) au chef d'état-major des armées et à l'ambassadeur" ainsi que les auditions d'Hervé de Charette, à l'époque ministre des Affaires étrangères, d'agents des services de renseignement français ainsi qu'une nouvelle audition de Michel Lévêque, alors ambassadeur à Alger.
Le président Nicolas Sarkozy a souhaité que la justice "aille jusqu'au bout de son travail".
© 2009 AFP
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L’hypothèse, déjà avancée à plusieurs reprises ces dernières années, mais jamais démontrée, selon laquelle les sept moines trappistes auraient été tués par l’armée algérienne au cours d’une "bavure", se trouve aujourd’hui singulièrement renforcée
L’archevêque de Lyon, Mgr Philippe Barbarin, et l’imam Gaci
devant les plaques à la mémoire des moines assassinés par des terroristes algériens en 1996 à Tibéhirine, en Algérie, le 20 février 2007.
Après des années d’hésitation, un témoin clé de cette affaire a accepté de déposer, le 25 juin à Paris, devant Marc Trévidic, le juge d’instruction chargé de l’enquête depuis deux ans, à la suite du juge Jean-Louis Bruguière. Il s’agit d’un Français, qui a été attaché militaire à l’ambassade de France à Alger, entre 1995 et 1998, en pleine "décennie de sang", lorsque groupes islamistes armés et service de sécurité algériens s’affrontaient dans une "sale guerre" qui allait se solder par quelques 100 000 morts.
En mai 1996, lors d’une mission dans l’Atlas blidéen, du côté de Médéa, à une soixantaine de kilomètres d’Alger, deux hélicoptères de l’armée algérienne ont mitraillé un bivouac, croyant qu’il s’agissait d’un groupe armé, car la zone était supposée être vide. " Ils se sont ensuite posés. (…) Ils ont pris des risques. Une fois posés, ils ont découvert qu’ils avaient tiré notamment sur les moines. Les corps des moines taient criblés de balles. Ils ont appelé par radio le CTRI de Blida", a expliqué le général à la retraite Buchwalter, le nouveau témoin, au juge Trévidic dans sa déposition à laquelle Le Monde a eu accès.
DRAME MAQUILLÉ
De qui l’attaché de défense français tenait-il cette information ? De l’un de ses bons amis algériens, qui lui avait fait cette confidence, à l’époque des faits, tous deux étant très liés pour être passés ensemble par l’école de Saint-Cyr. Le frère de cet ami algérien était aux commandes de l’un des hélicoptères qui avait tiré sur le groupe dans lequel se trouvaient les sept moines et leurs ravisseurs.
Le témoin du juge Trébidic pourrait-il être l’informateur d’un journaliste italien, Valerio Pellizzari, qui a fait des révélations en ce sens, il y a tout juste un an ? Dans La Stampa du 6 juillet 2008, Valerio Pellizzari, enquêteur réputé, expliquait déjà ce dérapage de l’armée algérienne. En revanche, il masquait l’identité et la fonction de son informateur, se contentant d’évoquer "un haut fonctionnaire d’un gouvernement occidental". Il semblerait bien que sa source était le général Buchwalter.
Le procès-verbal du 25 juin rejoint en tous points l’article de La Stampa, lequel fournissait encore plus de détails. Il y était démontré que l’enlèvement des moines avait été planifié par des militaires algériens "déviés ". Les islamistes ne représentant que la "main-d’œuvre" de l’opération. Celle-ci avait été planifiée pour montrer le danger que représentait la déferlante islamique, de manière à provoquer l’indignation internationale face à la séquestration de sept cibles humaines désarmées. Sans la bavure des hélicoptères, les sept moines auraient peut-être été libérés sans une égratignure.
A la suite de cette méprise, les autorités algériennes firent tout pour maquiller le drame et en faire porter la responsabilité aux islamistes des Groupes islamiques armés (GIA). Mais les corps des sept religieux étant criblés de projectiles "qui ne pouvaient appartenir qu’à un arsenal d’une armée régulière" et non aux GIA, comme le soulignait Valerio Pellizzari, les moines furent décapités pour qu’on ne voie jamais leurs dépouilles. Seules, leurs têtes furent découvertes, officiellement le 31 mai. Elle furent inhumées à Tibéhirine. Les corps n’ont jamais été retrouvés.
Les autorités françaises ont-elles su, au printemps 1996, que la mort des sept moines n’était pas due aux GIA mais à un dramatique dérapage de militaires algériens ? Le témoin du juge Trévidic est formel : "oui". Il avait rendu compte à ses supérieurs des informations qu’il avait recueillies de son ami algérien dans un rapport écrit. "Il n’y a pas eu de suite. [Les uns et les autres] ont observé le black-out demandé par l’ambassadeur [de France à Alger]", répond-il laconiquement.
Par Florence Beaugé pour LeMonde.fr
Reuters - dimanche 21 septembre 2008 à 17 H 28
KINSHASA (Reuters) - La mission des Nations unies au Congo démocratique (Monuc) tente d'imposer un cessez-le-feu entre les forces gouvernementales et les rebelles tutsis du général Laurent Nkunda dans l'est du pays.
Les rebelles ont affirmé dans un communiqué que les soldats gouvernementaux avaient attaqué dimanche deux de leurs positions au mortier et à l'artillerie lourde mais cette information n'a pu être confirmée de source indépendante.
Samedi, des duels d'artillerie avaient éclaté près de la ville de Sake, à 25 km de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, entre les rebelles postés dans les collines et l'armée congolaise déployée en contrebas.
Les soldats des Nations unies en poste à Sake ont été pris entre deux feux.
"Nous ne laisserons pas les rebelles prendre Sake. Il n'y a toujours pas de cessez-le-feu mais au moins ils ont pour le moment arrêté de se tirer dessus", a déclaré dimanche à Reuters le porte-parole de la Monuc, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich.
Il a précisé que les casques bleus avaient vainement tenté samedi de négocier une trêve entre les belligérants, alors que des milliers de civils fuyaient les combats.
Vendredi, près de Masisi, plus au nord-ouest, des hélicoptères de combat de la Monuc ont ouvert le feu pour bloquer l'avance des rebelles.
"Mais à Sake les positions des combattants sont trop proches les unes des autres pour que nous puissions recourir à nos moyens militaires", a expliqué le lieutenant-colonel Dietrich.
La ville de Sake est située sur l'une des deux principales routes qui sortent de Goma, à quelques kimomètres seulement de camps qui abritent des dizaines de milliers de personnes déplacées.
Le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), le mouvement de Nkunda, a sollicité il y a quelques jours la médiation de l'Allemagne dans ses pourparlers avec Kinshasa.
Le mouvement tutsi et une douzaine de groupes rebelles actifs dans les provinces orientales du Nord et du Sud-Kivu ont conclu en janvier un accord de paix avec le gouvernement.
Les violences qui font rage depuis plus dix ans dans la région se sont néanmoins poursuivies et d'intenses combats ont à nouveau éclaté il y a trois semaines.
Le CNDP accuse les médiateurs de la Monuc, de l'Union européenne et des Etats-Unis de faire cause commune avec Kinshasa.
Le chef de la Monuc, Alan Doss, refuse la mise en place d'un nouveau cadre de discussions, comme le demande le CNDP pour revenir à la table des négociations.
"Nous ne voulons pas d'un nouveau cadre parce que les accords qui ont été signés couvrent tous les domaines. Il y a ces accords et ils doivent être respectés", a-t-il dit à Radio France Internationale. "Nous ne voulons pas que le sang coule mais nous sommes responsables de la sécurité des habitants menacés."
Joe Bavier, version française Guy Kerivel