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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Le Tchad, nouvel eldorado pétrolier des Chinois

 Libération le 03/07/2009 à 06h52

Déjà très présents dans le secteur pétrolier au Soudan, les Chinois passent à l'offensive au Tchad voisin. Mercredi, le président Idriss Déby Itno a lancé, dans le sud-ouest du pays, la construction d'un oléoduc qui doit permettre d'acheminer, fin 2011, le brut exploité sur le site de Koudalwa, à Mogo, jusqu'à une raffinerie située à une quarantaine de kilomètres de N'Djamena. «Les Tchadiens ont attendu longtemps cette opportunité. Ils vont circuler dans deux ans avec leur pétrole», a proclamé le Président, jamais avare de promesses.

Neutralité. Dans cette ex-colonie française, c'est la Compagnie nationale pétrolière chinoise (CNPC) qui a été chargée de construire le pipeline long de plus de 300 km. Cette société d'Etat exploite d'importants gisements de brut au Soudan, exporté vers la Chine, via Port-Soudan. La CNPC avait racheté, en 2007, les actifs du canadien EnCana au Tchad pour 20,5 millions de dollars (14,6 millions d'euros). Cette irruption des Chinois au Tchad est d'autant plus remarquable qu'elle est récente. N'Djamena a attendu 2006 avant de rompre ses relations diplomatiques avec Taiwan pour mieux embrasser Pékin.

Visiblement, Déby ne tient pas rigueur à la Chine du soutien politique et militaire qu'elle apporte au voisin soudanais. Régulièrement, comme ce fut encore le cas en mai, des rebelles tchadiens équipés en armes chinoises par Khartoum lancent des offensives contre N'Djamena. Sans succès. Mais l'octroi de contrats aux Chinois peut aussi s'expliquer, côté tchadien, par la volonté d'inciter Pékin à prendre ses distances avec Khartoum, ou du moins d'obtenir sa neutralité.

Promesses. Le Tchad, qui produit actuellement plus de 170 000 barils/jour, a commencé à pomper son pétrole en 2003. A l'époque, c'est la Banque mondiale qui avait, grâce à un prêt, permis la construction de l'oléoduc pour acheminer le brut du bassin de Doba jusqu'au port de Kribi, au Cameroun. L’institution financière avait conditionné son aide à l’engagement de N’Djamena d’utiliser l’argent du pétrole pour assurer le développement du pays. Une promesse jamais tenue, les pétrodollars servant au président Déby à acheter des armes pour résister aux attaques rebelles… «En investissant au Tchad, la Chine se place dans la perspective de l’après-guerre au Darfour», note Philippe Hugon, de l’Institut des relations internationales et stratégiques.

http://www.liberation.fr/monde/0101577642-le-tchad-nouvel-eldorado-petrolier-des-chinois


L'UA suspend sa coopération avec la CPI en raison du Soudan

Vendredi 3 juillet 2009 à 22H 

Les dirigeants de l'Union africaine ont adopté une résolution suspendant leur coopération avec la Cour pénale internationale (CPI) en conséquence de l'inculpation par celle-ci du président soudanais Omar al Bachir.

"Etant donné que sa requête (visant à faire ajourner l'inculpation de Bachir) n'a jamais été suivie d'effet, l'Union africaine décide que les Etats membres ne coopéreront pas, conformément aux dispositions de l'article 98 des statuts de Rome de la CPI relatif à l'immunité du président soudanais Omar al Bachir concernant son arrestation et son transfert à la CPI", dit un texte de résolution obtenu par Reuters.

Deux délégués ont indiqué que la résolution, approuvée la veille au niveau des ministres des Affaires étrangères, avait été adoptée vendredi par les chefs d'Etat.

Christian Lowe, version française Pierre Sérisier

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Vendredi 3 juillet 5H12 

L'Union africaine se dote d'une "Autorité"

Les dirigeants africains se sont mis d'accord dans la nuit de jeudi à vendredi sur la proposition libyenne visant à transformer l'Union africaine et étendre ses prérogatives.

Ces changements devraient voir la Commission de l'Union africaine devenir l'"Autorité africaine". Adopté à 4h00 locales lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA, ce projet d'accord indique que cette nouvelle Autorité va simplifier la structure de l'UA en étendant de manière significative ses pouvoirs en matière de défense, d'échanges internationaux et diplomatiques.

Le document obtenu par l'Associated Press est considéré comme une étape capitale de la vision du leader libyen Moammar Kadhafi d'un gouvernement fédéral qui présiderait aux destinées des "Etats-Unis d'Afrique". AP

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Mercredi 1er juillet 12H47 

Ouverture du sommet de l'Union africaine en Libye sans Mahmoud Ahmadinejad

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annulé un déplacement en Libye, où il devait assister au sommet de l'Union africaine, qui s'est ouvert mercredi à Syrte, à l'est de Tripoli.

Aucune explication n'a été fournie dans l'immédiat par des responsables iraniens ou libyens présents au sommet de l'UA sur les raisons pour lesquelles Mahmoud Ahmadinejad ne s'est pas présenté au sommet comme prévu dans la matinée. "Tout ce que nous savons, c'est qu'il ne vient pas", a déclaré sous couvert d'anonymat un représentant libyen faisant partie de l'organisation.

La visite de Mahmoud Ahmadinejad aurait marqué l'une de ses premières grandes apparitions publiques depuis sa réelection contestée le 12 juin, l'opposition iranienne, Mir Hossein Moussavi en tête, dénonçant des irrégularités au cours du scrutin.

L'agence iranienne semi-officielle Fars a confirmé l'annulation de la visite du président iranien, sans avancer de raisons.

D'après des diplomates africains présents au sommet, plusieurs délégués étaient agacés que le dirigeant libyen Moammar Kadhafi ait invité Mahmoud Ahmadinejad sans consulter les instances dirigeantes de l'UA. Certains craignaient selon eux que la présence du président iranien ne détourne l'attention.

Mercredi, Silvio Berlusconi était également absent du 13e sommet de l'Union africaine. Le président du Conseil italien, qui accueille un sommet du G-8 la semaine prochaine à L'Aquila, a annulé sa participation à la suite du déraillement dans la nuit de lundi à mardi d'un train de marchandises et de l'explosion d'un wagon-citerne rempli de gaz de pétrole liquéfié (GPL) qui ont fait au moins 16 morts à Viareggio, en Toscane, dans le nord de l'Italie.

Autre absent inattendu, le président égyptien Hosni Moubarak, qui devait s'exprimer en ouverture. L'agence de presse officielle MENA a rapporté que le Premier ministre Ahmed Nazif le remplacerait au sommet, sans fournir d'explication. AP

articles parus sur yahoo news http://fr.news.yahoo.com/3/20090701/twl-iran-libye-ua-sommet-ba66223.html


Poursuite des combats dans le Nord-Kivu en RD Congo

 Reuters - dimanche 21 septembre 2008 à 17 H 28

KINSHASA (Reuters) - La mission des Nations unies au Congo démocratique (Monuc) tente d'imposer un cessez-le-feu entre les forces gouvernementales et les rebelles tutsis du général Laurent Nkunda dans l'est du pays.

Les rebelles ont affirmé dans un communiqué que les soldats gouvernementaux avaient attaqué dimanche deux de leurs positions au mortier et à l'artillerie lourde mais cette information n'a pu être confirmée de source indépendante.

Samedi, des duels d'artillerie avaient éclaté près de la ville de Sake, à 25 km de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, entre les rebelles postés dans les collines et l'armée congolaise déployée en contrebas.

Les soldats des Nations unies en poste à Sake ont été pris entre deux feux.

"Nous ne laisserons pas les rebelles prendre Sake. Il n'y a toujours pas de cessez-le-feu mais au moins ils ont pour le moment arrêté de se tirer dessus", a déclaré dimanche à Reuters le porte-parole de la Monuc, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich.

Il a précisé que les casques bleus avaient vainement tenté samedi de négocier une trêve entre les belligérants, alors que des milliers de civils fuyaient les combats.

Vendredi, près de Masisi, plus au nord-ouest, des hélicoptères de combat de la Monuc ont ouvert le feu pour bloquer l'avance des rebelles.

"Mais à Sake les positions des combattants sont trop proches les unes des autres pour que nous puissions recourir à nos moyens militaires", a expliqué le lieutenant-colonel Dietrich.

La ville de Sake est située sur l'une des deux principales routes qui sortent de Goma, à quelques kimomètres seulement de camps qui abritent des dizaines de milliers de personnes déplacées.

Le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), le mouvement de Nkunda, a sollicité il y a quelques jours la médiation de l'Allemagne dans ses pourparlers avec Kinshasa.

Le mouvement tutsi et une douzaine de groupes rebelles actifs dans les provinces orientales du Nord et du Sud-Kivu ont conclu en janvier un accord de paix avec le gouvernement.

Les violences qui font rage depuis plus dix ans dans la région se sont néanmoins poursuivies et d'intenses combats ont à nouveau éclaté il y a trois semaines.

Le CNDP accuse les médiateurs de la Monuc, de l'Union européenne et des Etats-Unis de faire cause commune avec Kinshasa.

Le chef de la Monuc, Alan Doss, refuse la mise en place d'un nouveau cadre de discussions, comme le demande le CNDP pour revenir à la table des négociations.

"Nous ne voulons pas d'un nouveau cadre parce que les accords qui ont été signés couvrent tous les domaines. Il y a ces accords et ils doivent être respectés", a-t-il dit à Radio France Internationale. "Nous ne voulons pas que le sang coule mais nous sommes responsables de la sécurité des habitants menacés."

Joe Bavier, version française Guy Kerivel


Des milliers de personnes fuient les combats au Darfour

Reuters - il y a 1 heure 34 minutes

KHARTOUM (Reuters) - Des milliers de personnes ont été obligées de fuir leurs villages dans le nord du Darfour où les affrontements entre les troupes soudanaises et les rebelles font rage depuis une semaine, ont rapporté lundi des organisations humanitaires. 

Plusieurs villages ont été complètement abandonnés par leurs habitants qui ont trouvé refuge dans des montagnes voisines où ils sont privés de toute aide alimentaire et sanitaire.

L'armée soudanaise, soutenue par des bandes de miliciens, ont mené une série d'attaques contre les positions des rebelles dans le nord du Darfour tout au long de la semaine passée.

"La région a été complètement désertée", a précisé un responsable d'une ONG. "Les gens s'enfuient. Pour l'instant, on ne sait pas s'ils se rendent dans d'autres villages ou s'ils se réfugient dans les montagnes ou dans des camps."

Une autre source a précisé que ces mouvements de populations concernaient des milliers de personnes.

Pour l'instant, les organisations humanitaires n'ont pas pu porter assistance à ces personnes, a déclaré dimanche soir Ameerah Hak, représentante de l'ONU au Soudan.

"Les conséquences de ces opérations militaires sur les populations sont très inquiétantes", a-t-elle ajouté. "Il est évident qu'il y a des déplacements de populations mais nous ne disposons d'aucun chiffre fiable."

Selon l'organisation Partner Aid International, basée à Francfort, des témoins ont raconté que l'hôpital de Khazan Tunjur et quatre villages proches de Taouila ont été incendiés dimanche matin.

"D'importants groupes de villageois sont en train de fuir la région", indique l'organisation dans un communiqué.

Version française Pierre Sérisier