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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

L'UE en panne de solidarité face aux clandestins

 Jean-Jacques Mével, correspondant à Bruxelles
26/08/2009 | Mise à jour : 11:33
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Ces immigrants clandestins ont été récupérés en mer par un navire italien au large de l'île de Lampedusa, près de la Sicile. (photo datant de 2007). Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

La présidence suédoise de l'Union européenne va tenter de proposer, dès septembre, des avancées dans le dossier empoisonné de l'immigration.

La Suède, présidente de l'UE et fière de sa tradition d'accueil, a quatre mois pour réussir là où beaucoup d'autres ont failli : mettre sur les rails une politique européenne crédible face à un afflux de réfugiés qui, via la Méditerranée, ne cesse d'enfler.

Le drame humain, marqué par la récente noyade de plusieurs dizaines de clandestins érythréens au large de l'île italienne de Lampedusa, se heurte de plein fouet à la réalité politique : la crise économique, la montée du chômage et le virage à droite des opinions européennes ne poussent ni à l'ouverture ni à la sérénité du débat sur l'immigration.

L'Europe du Sud sous la pression des flux migratoires

Stockholm et le commissaire français à la Justice, Jacques Barrot, ont pourtant décidé de proposer, dès septembre, une avancée sur deux chapitres clefs de ce dossier empoisonné. D'abord, la réinstallation dans le reste de l'Europe - et au bon vouloir de chaque capitale - d'une partie des irréguliers échoués au sud de l'Italie, en Grèce, en Espagne, à Chypre et à Malte. Jusqu'ici seule la France a entrouvert sa porte.

Pour la présidence suédoise, il faut aussi mettre sur pied une politique d'asile «plus efficace». Le droit européen n'impose que des normes minimales de protection. Stockholm veut s'atteler à une harmonisation de lois nationales. Ce serait le pendant logique de l'espace de libre circulation ouvert par l'Europe de Schengen. L'an dernier, quelque 70 000 clandestins ont traversé la Méditerranée dans l'espoir de forcer la porte de l'UE.

L'Europe du Nord et du Sud

 

Pour l'heure, l'impasse sordide des camps au Sud et le refus du Nord de se laisser imposer un «partage du fardeau» donnent une piètre image de l'Europe après ses sermons sur Guantanamo. Le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU a demandé lundi la fermeture immédiate d'un centre de l'île grecque de Lesbos, où s'entassent hommes, femmes et enfants. Les mêmes conditions prévalent à Pagani, une installation sans eau courante qui n'offre qu'un sanitaire par centaine de détenus. En Italie, à Chypre ou à Malte, d'autres centres d'accueil essuient la dénonciation régulière des ONG. «On ne peut pas continuer à traiter les gens comme ça !», insiste un haut responsable européen.

En première ligne face aux boat people venus d'Afrique et du Moyen-Orient, les pays méditerranéens de l'UE ont beau jeu de dénoncer l'absence de solidarité du reste de l'Europe. «Nous entendons de belles paroles, mais l'Europe ne nous a toujours pas dit que faire quand une vague d'immigrants s'abat sur nos côtes», répète Franco Frattini, chef de la diplomatie italienne et prédécesseur de Jacques Barrot à Bruxelles. Frustré, Rome prend le risque de la réprobation internationale et renvoie les irréguliers de l'autre côté de la Méditerranée, sans autre forme de procès. L'Italie est la première destination d'une bonne moitié des clandestins.

Les textes européens en vigueur entretiennent eux-mêmes l'afflux des irréguliers et la regrettable division des Européens. Pour demander le statut de réfugié, il faut atteindre physiquement l'UE. Faute d'un visa, le plus souvent refusé, reste l'entrée «en douce». Voilà pour l'afflux sur la façade maritime de l'UE. Une fois sur place, le droit d'asile n'est reconnu que par le pays qui a accordé sa protection. Résultat : même régularisés, les immigrants restent parqués au Sud. Pour eux comme pour le droit, l'Europe reste un inextricable labyrinthe.


Nouvelle évasion en Belgique

Mardi 4 août 2009 à 21H40 

Nouvelle évasion en Belgique, la troisième en deux semaines. Deux hommes armés ont fait irruption mardi matin dans une salle d'audience du Palais de Justice de Bruxelles, dans le centre de la capitale, et ont aidé trois détenus à prendre la fuite, a-t-on appris auprès du ministère de la Justice. 

Interpol a lancé mardi une alerte internationale "orange" pour retrouver les trois hommes. Leurs photos et leurs empreintes ont été envoyées aux 187 pays membres de l'organisation de coopération policière, immédiatement après leur évasion, précise Interpol dans un communiqué.

Il y a deux semaines, trois détenus d'une prison de haute sécurité située près de Bruges (nord-ouest) se sont évadés à bord d'un hélicoptère détourné par des complices. La semaine dernière, ce sont six prisonniers qui se sont échappés d'une prison près d'Anvers (nord), après avoir escaladé le mur d'enceinte avec une échelle.

Sur les 12 évadés, cinq ont été repris et sept sont encore en fuite. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090804/twl-belgique-evasions-detenus-0ef7422.html


L'UE enquête sur un agent accusé de filtrer des informations

 Reuters - Lundi 8 septembre 2008

BRUXELLES (Reuters) - L'Office européen de lutte anti-fraude (Olaf) a ouvert une enquête préliminaire sur un fonctionnaire européen soupçonné d'avoir fourni des informations sensibles contre la promesse d'une rémunération.

La Commission européenne avait ouvert dès vendredi une enquête administrative sur ces allégations lancées par l'hebdomadaire britannique The Sunday Times, qui a mené son enquête à l'aide d'une caméra cachée.

"La Commission suit une politique de tolérance zéro à l'égard des conduites contraires à l'éthique et illégales", peut-on lire dans un communiqué de l'institution.

Un porte-parole de l'exécutif européen a précisé lundi que cette enquête serait menée "aussi rapidement que possible" et ferait "toute la lumière sur cette affaire".

Pressé par les journalistes, il a confirmé que cet agent se trouvait en disponibilité pour une durée d'un an.

Tout en rappelant la règle de la présomption d'innocence, il a indiqué que l'intention de la Commission était de pouvoir s'entretenir avec le fonctionnaire incriminé dès que possible.

L'Olaf, qui est totalement indépendant de la Commission, a suivi lundi le mouvement en ouvrant un dossier qui pourrait mener ensuite à l'ouverture d'une enquête formelle.

Selon The Sunday Times, Fritz-Harald Wenig, un haut fonctionnaire de la direction générale du Commerce à la Commission européenne, aurait transmis à des reporters se faisant passer pour des lobbyistes des informations concernant notamment des enquêtes confidentielles sur des pratiques de dumping.

LE FONCTIONNAIRE SE DÉFEND

L'hebdomadaire britannique, qui précise disposer de bandes vidéo prouvant la véracité de son article, affirme avoir obtenu ces informations pour le compte de prétendus clients chinois travaillant dans les secteurs de la chaussure et des bougies.

La Chine est soupçonnée de vendre certains produits à perte sur le marché européen pour éliminer ses concurrents, ce qui amène parfois la Commission à frapper les importations de droits anti-dumping pour protéger ses entreprises.

En échange d'informations permettant d'éviter de telles amendes, les deux journalistes disent avoir tenté de corrompre le fonctionnaire allemand lors de dîners organisés dans les meilleurs restaurants de Bruxelles.

Ils affirment lui avoir offert une prime de plusieurs dizaines de milliers d'euros et un contrat de travail assorti d'une rémunération annuelle de plusieurs centaines de milliers d'euros.

Selon le Sunday Times, l'agent de la Commission a discuté des modalités éventuelles de paiement mais la transaction n'a finalement pas eu lieu, même si des informations confidentielles sur les enquêtes anti-dumping ont été fournies.

Contacté par le journal en milieu de semaine dernière, il s'est défendu d'avoir posé des actes illégaux, affirmant que les informations fournies sont "semi-publiques".

La Commission européenne avait été contrainte à démissionner en bloc en mars 1999 après la révélation de pratiques de népotisme, ce qui l'a amenée à durcir considérablement sa politique de lutte contre la corruption.

Julien Toyer, avec Darren Ennis, édité par Yves Clarisse

 (Suite)