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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Le premier procès en indemnisation de victimes du 11-Septembre fixé à avril prochain

La première plainte pour "mort injuste" liée aux attentats du 11-Septembre sera examinée le 12 avril 2010 à New York, a décidé un juge mardi.

La date a été retardée en raison des difficultés des transporteurs aériens mis en cause à appréhender leurs responsabilités, d'après le juge Alvin Hellerstein. "La défense est en état de choc" a résumé Desmond Thomas Barry, un avocat représentant les compagnies.

American Airlines a recherché des arrangements financiers avec la plupart des victimes. Quelque 90 familles ont accepté d'être indemnisées par un fonds public mis en place par le Congrès. En tout, plus de 7 milliards de dollars (4,93 milliards d'euros) ont été distribués à plus de 5.000 personnes.

Mais le cas d'une hôtesse de l'air du vol AA11, Sarah Low, 28 ans, et celui d'une passagère, Barbara Keating, 72 ans n'a pas été réglé. Leurs ayant-droits poursuivent la compagnie.

Un autre procès concernera Mark Bavis, un joueur de hockey de 31 ans qui se trouvait dans l'autre avion à avoir percuté les tours jumelles, le vol 175 de United.

Ensuite, a précisé le juge Hellerstein, on passera aux procès des victimes indirectes, souffrant de troubles respiratoires liés aux poussières des tours. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090729/twl-usa-11-septembre-proces-224d7fb.html


Le cerveau du 11/09 aurait subi 183 fois le "waterboarding"

Les interrogateurs de la CIA ont eu recours au "waterboarding", une technique consistant à infliger un simulacre de noyade, à 183 reprises sur Khalid Sheik Mohamed, le cerveau des attentats du 11 septembre 2001, rapporte le New York Times.

Le quotidien, qui cite une note du ministère de la Justice datant de 2005, ajoute qu'un autre membre présumé d'Al Qaïda, Abou Zoubaydah, a été interrogé de la sorte à 83 reprises.

Selon cette note, le waterboarding a été utilisé 183 fois sur Khalid Sheik Mohamed au cours du seul mois de mars 2003.

Le président Barack Obama a interdit l'usage de cette technique d'interrogatoire prenant ses distances avec son prédécesseur, George Bush, dont l'administration ne considérait pas qu'il s'agissait d'actes de torture.

Il a toutefois déclaré jeudi dernier que les agents de la CIA ayant eu recours au "waterboarding" ou à d'autres méthodes musclées d'interrogatoires ne seraient pas poursuivis.

Bill Trott, version française Clément Dossin

Lundi 20 avril 2009 à 8 H 30 http://fr.news.yahoo.com/4/20090420/twl-usa-11septembre-interrogatoire-bd5ae06.html


Le manuel du parfait interrogateur

Dans une note, le cabinet de la Justice briefe la CIA sur la façon de faire parler Abou Zoubaydah 

Sur les quatre mémos secrets publiés jeudi soir par l’administration Obama, le premier révèle le traitement subi lors de son interrogatoire par Abou Zoubaydah, l’un des membres les plus hauts placés d’Al-Qaeda. Daté du 1er août 2002, le document est signé de la main de l’avocat du département de la Justice, Jay S. Bybee, qui répond à John Rizzo, de la CIA. Ce dernier avait requis «l’avis de ce cabinet sur certaines pratiques qui pourraient tomber sous le coup de la loi d’interdiction de la torture».

«Habitué au traitement». Le cabinet de la Justice commence par rappeler les faits : «Notre avis est basé sur les faits suivants, que vous nous avez communiqués. L’équipe d’interrogatoire est persuadée qu’il possède encore des informations qu’il refuse de divulguer. Il s’est habitué au traitement et ne présente aucun signe d’une quelconque volonté de parler. Au vu des informations que Zoubaydah posséderait et du haut niveau de menace actuel, semblable à celui qui régnait à la veille des attentats du 11 Septembre, vous désirez faire basculer les interrogatoires dans ce que vous appelez une "phase de pression accrue" […]. Vous envisagez d’employer dix techniques pour l’encourager à divulguer les informations cruciales mentionnées ci-dessus. Ces dix techniques sont : (1) l’intimidation, (2) la "technique du mur" [qui consiste à repousser violemment le prisonnier contre un mur auquel il est adossé, ndlr], (3) la saisie au visage, (4) la gifle au visage, (5) le confinement dans un endroit exigu, (6) le "wall standing" [forcer le prisonnier à se tenir debout pendant des heures près d’un mur sans avoir le droit de s’y appuyer], (7) les positions stressantes, (8) la privation de sommeil, (9) le confinement dans un endroit exigu avec des insectes, (10) la simulation de noyade.»

La conclusion de ce mémo de 18 pages est la suivante : «Au regard des éléments fournis, il apparaît que la procédure d’interrogatoire envisagée ne violera pas la loi d’interdiction de la torture.»

«Banc incliné». Le mémo précise les limites à ne pas franchir et les circonstances dans lesquelles doivent être appliquées les méthodes. La simulation de noyade (waterboard) est ainsi décrite : «L’individu est attaché à un banc incliné, ses pieds légèrement surélevés. Un linge est placé sur son front et ses yeux et de l’eau est versée dessus. La respiration est légèrement entravée pendant vingt à quarante secondes […]. Le linge est retiré, l’opération peut recommencer après trois ou quatre inspirations. Elle ne doit pas dépasser les vingt minutes au total.» Enfin, il recommande «qu’un médecin soit présent durant cette expérience et que la procédure soit stoppée en cas de sévère dommage physique ou mental. Zoubaydah présente une blessure : des mesures doivent être prises pour qu’elle ne soit pas aggravée».

18/04/2009 à 06h51 AURELIA HILLAIRE http://www.liberation.fr/monde/0101562705-le-manuel-du-parfait-interrogateur

 (Suite)

Prise de position tardive de la part d'un stratège enseignant à l'école de guerre française

Nous avions entendu que dès 2001 le politicien Thierry Meyssan était banni de France pour saprise de position qui ne convenait à aucuns partis politiques, y compris l'extrême droite qui stigmatisait les réseaux islamistes et attisait les haines. Pourtant face à la nouvelle donne ceux-là mêmes qui propageaient la haine envers certaines  communautés. Leur reconnaissent aujourd'hui d'être victime de la théorie du complot qu'ils rejettaient naguère. 

 Mieux vaut tard que jamais. Nous leur aurons servi de guide et d'éclaireur. Espèrons qu'ils nous épargneront et nous laisseront en vie pour continuer à les éclairer. Voir leur article repris sur le site reopen911.info http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?pid=186409#p186409


Checho Galleguillos ou l'histoire vraie de l'autre 11 septembre

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Villeneuve_d_Ascq/actualite/Secteur_Villeneuve_d_Ascq/2008/09/11/article_checho-galleguillos-ou-l-histoire-vraie.shtml

Douglas Galleguillos, dit «Checho», place Allende, Villeneuve d'Ascq 

 SALVADOR ALLENDE |

C'est une particularité locale : chaque année, Villeneuve-d'Ascq se souvient de Salvador Allende, au nom de son combat, au nom des nombreux Chiliens accueillis par la ville nouvelle. Il y a trente-cinq ans jour pour jour, le 11 septembre 1973, le général Augusto Pinochet renversait par un coup d'état Salvadore Allende, président du Chili. Rencontre avec Douglas Galleguillos, dit « Checho », Villeneuvois qui avait 19 ans, à Santiago, en 1973.

 

PAR SAMI CHEBAH

villeneuvedascq@lavoixdunord.fr PHOTO LA VOIX

Quelle que soit la fréquence, la radio diffusait le même message. C'était le mardi 11 septembre 1973 au matin, Douglas Galleguillos avait à peine vingt ans et se préparait pour une nouvelle journée à la faculté de Santiago du Chili. « L'armée a diffusé un premier message sur toutes les ondes : elle prenait le contrôle, Salvador Allende était renversé. » Douglas et quelques-uns de ses amis se retranchent chez les parents, s'inquiètent, s'interrogent et respectent scrupuleusement le couvre-feu. « A parir de 15 heures, l'armée tirait à vue, se rappelle le Villeneuvois. Il régnait une ambiance de terreur.  » Checho revoit « ces cadavres entassés dans la rue principale de Santiago, leur corps criblé de balles. J'ai encore, gravé dans l'esprit, l'image de leur uniforme de travail, une blouse, avec l'étiquette de l'entreprise.  » Les syndicalistes, une des premières cibles de l'armée de Pinochet. Chez les Galleguillos, l'angoisse est d'autant plus grande que le père de Douglas ne donnera pas signe de vie pendant quatre longs jours. Voilà pour la semaine qui a précédé le coup d'État. Au fil des mois, Douglas le jeune militant de la « gauche chrétienne » reprendra le flambeau de son combat. Il intègre un collectif de résistance et, dans la clandestinité, diffuse des tracts qui dénoncent la dictature. Dangereux, il le sait. Alors que ses deux soeurs ont fuit le pays dès 1977, ce n'est qu'en 1984 que Checho décide de témoigner de sa lutte, en Europe. D'abord en Allemagne puis en France où il rencontre celle avec qui, aujourd'hui encore, il partage sa vie. Dans les années 1980 à Villeneuve-d'Ascq, sa guitare en bandoulière, Checho intègre une communauté chilienne déjà bien établie depuis que la ville et son maire, sensible à l'actualité politique chilienne et à la cause socialiste d'Allende, lui a offert son hospitalité dès les événements de 1970.

Trente-cinq ans après, Douglas Galleguillos éprouve une certaine fierté à chaque commémoration villeneuvoise, sur la place de son héros politique, Salvadore Allende. « Je suis fier qu'il ait su conquérir le coeur des gens ici. Son engagement pour les travailleurs était d'une grande humanité. C'est ce message-là qu'il faut retenir. » Aujourd'hui responsable du secteur jeunesse et enfance au centre social du centre-ville, Checho a le projet de faire découvrir le Chili à ses deux grands enfants. « C'est le moment  », estime-t-il avec une pointe d'impatience de présenter son autre pays. •


Biographie de Georges W. Bush

Sa famille joue un rôle crucial dans sa vie personnelle comme dans sa vie politique. De son propre aveu, c'est pour finir le « job » de papa en Irak, et aussi parce que Saddam Hussein avait commandité un projet d'assassinat contre son père, que « W » a décidé d'éliminer le tyran de Bagdad. Tout son premier mandat a été obsédé par l'idée de la non-réélection de son père, en 1992. Son épouse, Laura, plutôt discrète comme First Lady, tient une place primordiale dans sa vie. C'est elle qui l'a décidé à arrêter de boire en lui lançant, au lendemain d'une énième cuite monumentale : « Ce sera moi ou le bourbon. A toi de choisir ! »

Bush a renoncé à son jogging à cause de problèmes de genou et s'est mis au vélo. Il lit peu en dehors de quelques biographies et des polars. Le week-end, il regarde des matchs de base-ball à la télévision avec quelques intimes. Son ranch de Crawford, au Texas, lui tient lieu de refuge. A l'été 2001, il y avait passé les plus longues vacances (cinq semaines !) de l'histoire de la présidence américaine.

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Spécial élections américaines 2004 - Politoscopie George Walker Bush -  Publié le 17/01/2007

Malgré ses allures de shérif, Bush est par origine familiale un pur produit de la société WASP (White Anglo-Saxon Protestant). S'il en prend le contre-pied dans les manières - les bottes texanes, le chapeau de cow-boy, un certain langage cru -, George W. Bush n'a jamais vraiment remis en question les valeurs de son milieu. Né avec une cuillère d'argent dans la bouche, ce fils à papa garde l'arrogance satisfaite et la conviction d'appartenir à une élite faite pour diriger.

A Andover, Yale ou Harvard, Bush n'a pas laissé des souvenirs impérissables. Etudiant médiocre et bon vivant, il avait la réputation d'un cancre frivole plutôt sympathique, affichant un désintérêt manifeste pour la chose publique. Le Vietnam et 1968 lui sont largement passés au-dessus de la tête.

Diplômé de la Harvard Business School, il y fait des débuts dans le pétrole au Texas, plutôt calamiteux. Piètre homme d'affaires, il n'a été sauvé de la faillite que grâce aux protections dues à son nom. Les relations de Daddy lui ont permis de racheter l'équipe de base-ball des Texas Rangers, un tremplin pour devenir gouverneur du Texas.

STYLE

Il n'a pas le charisme ni la présence d'un Clinton, mais Bush partage avec lui un vrai goût pour les gens. Convivial et naturel, il sait nouer le contact avec un public s'il ne le sent pas hostile a priori. Dans toutes les enquêtes, Bush revient comme le type avec lequel les Américains aimeraient bien boire une bière. Il adore être en campagne électorale mais redoute l'exercice obligé des conférences de presse.

Chaleureux, il plaisante volontiers et ne se prend pas au sérieux. En plein débat avec John Kerry, il fait un clin d'oeil à la salle. A l'armée, ses instructeurs soulignaient déjà son sens du contact. En face de Kerry, dont le maintien grave évoque Henry Fonda, Bush fait plutôt penser à Steve McQueen. Sur la scène diplomatique, il fait figure de cow-boy mal dégrossi. Ses manières exaspèrent les Européens et l'intelligentsia américaine. Mais il passe bien auprès du « Joe Public » (Monsieur Dupont) du Midwest. Orateur rustique, il fait souvent subir à l'anglais les derniers outrages. Parmi ses « bushismes » les plus célèbres : « C'est votre argent. Vous avez payé pour l'avoir ! », ou encore : « C'est vraiment un budget. Il y a plein de chiffres à l'intérieur ! »

CONVICTIONS

Bush fonctionne sur le mode binaire et ne s'embarrasse guère de nuances. Anticonformiste d'apparence, il est foncièrement conservateur dans les valeurs qu'il défend. Le « conservatisme compassionnel » dont il avait fait son slogan n'a pas vu l'ombre d'un début de réalisation. Sous son mandat, l'administration américaine s'est laissée aller à des extrémités partisanes. Par exemple, livrer en pâture à la presse le nom d'un agent de la CIA au seul motif que son mari, l'ex-ambassadeur Joseph Wilson, n'était pas en cour à la Maison-Blanche pour avoir critiqué l'aventure irakienne.

Le choc du 11 Septembre a encore accentué sa vision manichéenne du monde. Arrivé à la Maison-Blanche en promettant une Amérique « plus humble », il incarne l'arrogance sur la scène internationale et se veut le promoteur d'un improbable nouvel ordre mondial. Après l'attentat contre le World Trade Center, le capital de sympathie et de solidarité à l'égard des Etats-Unis a fondu comme neige au soleil. Depuis Nixon, aucun président américain n'avait cristallisé sur lui autant d'aversion. Bush n'en a cure. L'Amérique, à ses yeux, n'a pas besoin d'être aimée pour être respectée.

MÉTHODES

Bush a fait sienne la formule chère à son vice-président, Dick Cheney : « L'indécision tue. » Comme Clinton, il pense que les Américains préféreront toujours un président fort, même s'il a tort, à un président faible qui a raison. Impatient de nature, Bush ne supporte pas les réunions qui traînent et les notes interminables. Il a défini pour l'hebdomadaire Time sa conception du métier de président : « Il est essentiel que le pays et le monde voient en lui un homme décidé. Les leaders ont une vision. Ils écoutent, mais ils décident et ils dirigent. »

Cette obsession de s'affirmer comme leader va de pair avec une brutalité délibérée. Tout comme il a mis ses alliés devant le fait accompli en Irak, il attend pour l'essentiel que le Congrès obéisse à ses ordres. Bush pense que la vraie force en politique est de savoir ne pas changer. Au risque de paraître borné et inflexible, il applique cet axiome sans états d'âme.

La loyauté de ses proches collaborateurs est son premier critère de sélection. Mais il n'aime pas les béni-oui-oui et déteste le consensus qui ronronne.

ENTOURAGE

Sa famille joue un rôle crucial dans sa vie personnelle comme dans sa vie politique. De son propre aveu, c'est pour finir le « job » de papa en Irak, et aussi parce que Saddam Hussein avait commandité un projet d'assassinat contre son père, que « W » a décidé d'éliminer le tyran de Bagdad. Tout son premier mandat a été obsédé par l'idée de la non-réélection de son père, en 1992. Son épouse, Laura, plutôt discrète comme First Lady, tient une place primordiale dans sa vie. C'est elle qui l'a décidé à arrêter de boire en lui lançant, au lendemain d'une énième cuite monumentale : « Ce sera moi ou le bourbon. A toi de choisir ! »

A la Maison-Blanche, son premier cercle se limite à quelques hommes clés en qui il a une confiance absolue. Comme Karl Rove, son mentor en politique, qui l'accompagne depuis sa première campagne électorale au Texas ; ou Dick Cheney, qui a fait ses preuves auprès de Bush père. Il adore donner des surnoms à ceux qu'il aime bien. Karl Rove est « Genius Boy » ; Condi Rice est la « Mère poule » ; Wolfowitz est « Wolfie ». Bush délègue volontiers et sait écouter. Mais, pour les tâches de « commander in chief » , c'est lui, et lui seul, qui décide.

MODE DE VIE

Ses journées sont immuables. Réveillé à 5 heures, il est au travail dès 7 heures dans le bureau Ovale. Couché à 21 heures, extinction des feux à 22 heures. Cette routine, qu'il s'impose, le rassure. Après une jeunesse plutôt débridée, il a reconstruit sa vie, comme beaucoup d'anciens alcooliques, sur l'autodiscipline. Les Bush sortent peu, ne fréquentent guère les salles de concert, les dîners en ville. Le président protège sa sphère privée, où il se ressource. Casanier, il n'aime guère les voyages. Quand il se déplace sur le territoire américain, il préfère rentrer à Washington.

Bush a renoncé à son jogging à cause de problèmes de genou et s'est mis au vélo. Il lit peu en dehors de quelques biographies et des polars. Le week-end, il regarde des matchs de base-ball à la télévision avec quelques intimes. Son ranch de Crawford, au Texas, lui tient lieu de refuge. A l'été 2001, il y avait passé les plus longues vacances (cinq semaines !) de l'histoire de la présidence américaine.

POINTS FORTS/POINTS FAIBLES

+ Le discours guerrier. Bush est encore perçu par une majorité d'Américains comme le meilleur chef de guerre face à la menace terroriste. Alors que le pays reste traumatisé par le 11 septembre 2001, c'est son atout numéro un. Depuis, l'Amérique n'a subi aucune attaque majeure sur son territoire ou à l'extérieur.

+ Les valeurs. Son affichage religieux et la défense des valeurs conservatrices - contre l'avortement, le mariage gay, pour les armes à feu, etc. - sont en prise avec l'Amérique profonde. « Dans un pays empreint de foi et de morale, le langage de Bush a une profonde résonance auprès de gens qui savent qu'il n'est pas toujours compétent, mais qui partagent le même schéma mental », estime l'éditorialiste David Brooks.

- Tout le reste... L'Irak peut tourner au désastre et le Moyen-Orient reste une poudrière. L'image personnelle de Bush, et à travers elle celle des Etats-Unis dans le monde, est exécrable. Sa politique fiscale a favorisé les riches de façon éhontée. Les déficits crèvent tous les plafonds et les Etats-Unis ont perdu 1,6 million d'emplois sous son mandat - Documentation : Marie-Christine Morosi