JERUSALEM (AFP) - Les relations entre Israël et la Russie ont subi un sérieux coup de froid à la suite de l'intervention russe en Géorgie et du rapprochement entre Moscou et Damas, qui suscite des vives inquiétudes chez les responsables israéliens.

Israël, qui entretient des liens amicaux avec la Géorgie et lui a livré des armes -- à l'instar de plusieurs pays occidentaux-- craint que Moscou ne lui fasse payer son appui.
"Nous sommes parfaitement conscients que la Russie est une grande puissance. Le problème est que son retour en force sur la scène internationale ne garantit nullement qu'elle aura un rôle constructif dans l'avenir au Proche-Orient" a déclaré à l'AFP un haut responsable du ministère des Affaires étrangères.
"Il est difficile de croire en la bonne foi de la Russie quand il s'avère, malgré toutes les dénégations de Moscou, que des armes russes vendues à la Syrie sont parvenues au (mouvement chiite libanais) Hezbollah", a poursuivi ce haut responsable parlant sous couvert d'annoymat.
Il faisait référence à de nouveaux modèles de missiles antichars russes qui avaient causé des pertes sévères aux blindés israéliens durant la guerre au Liban de l'été 2006.
Le responsable a dénoncé par ailleurs la politique russe vis-à-vis de l'Iran: "La Russie continue à vendre des équipements militaires à l'Iran et n'applique pas les sanctions internationales pour empêcher Téhéran d'acquérir l'arme nucléaire".
Il a néanmoins estimé qu'"il ne faut pas exagérer la crise avec la Russie", soulignant à ce propos qu'Israël a "tenu compte des demandes russes visant à limiter son aide militaire à la Géorgie".
Le chargé d'affaires russe à Tel-Aviv, Anatoli Yurkov, s'est voulu tout aussi rassurant. "Nous ne livrerons (à la Syrie) aucune arme susceptible de modifier l'équilibre stratégique" de la région, a-t-il déclaré jeudi soir aux journalistes.
Il a lui-même souligné que le soutien israélien à la Géorgie était "moins important que celui des Etats-Unis et de la France" et s'est félicité de ce qu'"Israël ait suspendu ses livraisons d'armes" à Tbilissi.
Le professeur de politique internationale Amnon Sela estime lui aussi que la "crise entre Israël et la Russie ne devrait pas dégénérer".
"Le seul élément nouveau, c'est que l'aide militaire fournie (par Israël) à la Géorgie a donné un argument à la Russie pour justifier ses ventes d'armes à la Syrie", estime ce chercheur, selon lequel Israël "devrait prendre en compte des susceptibilités de la Russie".
Selon le quotidien Yediot Aharonot, le Premier ministre israélien Ehud Olmert devrait se rendre à Moscou dans les deux prochaines semaines pour convaincre la Russie de ne pas vendre des armes d'un nouveau modèle à la Syrie.
Son porte-parole Mark Regev s'est toutefois refusé à confirmer l'information mais a fait état d'un entretien téléphonique mercredi entre M. Olmert et le président russe Dmitri Medvedev "à l'initiative de ce dernier".
Selon le journal, les deux hommes sont convenus de se rencontrer lors de cet entretien téléphonique.
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé jeudi que son pays était prêt à vendre de nouveaux types d'armement à la Syrie, au moment où le président syrien Bachar al-Assad se trouvait en Russie.
A la suite à cette déclaration, des responsables israéliens ont exprimé leur inquiétude particulièrement en ce qui concerne des livraisons de missiles antichar et anti-aériens, qui pourraient parvenir au Hezbollah.
"Un renforcement des liens entre Damas et Moscou constitue un développement très négatif. Il poussera la Syrie à avoir une politique irresponsable et aventuriste", a mis en garde vendredi le président de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du parlement, Tzahi Hanegbi.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080822/twl-po-israel-russie-georgie-syrie-prev-0a24677.html
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http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080822/twl-po-israel-gaza-38cfb6d.html

JERUSALEM (Reuters) - Israël a rouvert ses points de passage de marchandises avec la bande de Gaza, rapporte un responsable israélien au surlendemain de leur fermeture en riposte à un tir de roquette palestinien
Il est ainsi prévu que des camions transportant du carburant, du bétail, des fournitures scolaires ainsi que des vivres et du matériel médical passent par les points de Nahal Oz, Kerem Shalom et Soufra, a déclaré un responsable du ministère israélien de la Défense, Peter Lerner.
Joseph Nasr, version française Eric Faye
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Deux bateaux de pro-palestiniens tentent de briser le blocus de Gaza
LARNACA (AFP) - Deux bateaux transportant une quarantaine de militants pro-palestiniens voulant briser par la mer le blocus israélien de la bande de Gaza ont quitté vendredi matin le port de Larnaca, dans le sud de Chypre.
Les embarcations ont quitté Larnaca à 09H50 (06H50 GMT), et devaient être escortées, selon les autorités chypriotes, par un bateau des gardes-côtes pendant trois milles nautiques (5,5 km). Quelque 370 km séparent l'île de Chypre de la bande de Gaza, distance que les organisateurs espéraient couvrir en une vingtaine d'heures.
Plus de quarante personnes, originaires de 14 pays et âgées entre 22 et 81 ans, ont pris place dans les deux grandes barques de pêche, dont le départ a été salué par une petite foule.
"Notre mission est de dénoncer l'illégalité des actions israéliennes, et de briser le siège afin d'exprimer notre solidarité avec le peuple de Gaza qui souffre", indique vendredi dans un communiqué le Mouvement liberté pour Gaza.
Ce mouvement a été fondé il y a deux ans et regroupe notamment des défenseurs des droits de l'Homme, des travailleurs humanitaires et des journalistes, selon son site www.freegaza.org.
Parmi les passagers figure Lauren Booth, la belle-soeur de l'ancien Premier ministre Tony Blair, actuellement représentant du Quartette pour le Proche-Orient.
L'Etat hébreu a demandé à ces militants, partis de Crète le 13 août, de ne pas tenter d'approcher de la bande de Gaza, avait indiqué le 19 août l'ambassade israélienne à Athènes.
Nombre de militants, dont la plupart sont américains et britanniques, ont affirmé avoir reçu des menaces de mort pour les dissuader de mener cette expédition.
Les deux bateaux, baptisés Liberty et Free Gaza, naviguent sous pavillons grecs et transportent 200 prothèses auditives pour les enfants de Gaza et 5.000 ballons.
"Pour ôter à Israël tout prétexte +de sécurité+, nos bateaux ont été inspectés et certifiés par les autorités chypriotes comme ne transportant aucune arme ou (objet de) contrebande de quelque sorte", indique encore le communiqué.
"Nous sommes des défenseurs des droits de l'Homme, invités à visiter Gaza par nos partenaires palestiniens (...) Si Israël décide de nous arrêter par la force et fouiller nos bateaux, nous ne résisterons pas par la force", poursuit le texte.
"Une telle fouille se fera sous la contrainte et avec notre protestation formelle. Après cette fouille, nous nous attendons à ce que la marine israélienne s'écarte pour que nous puissions continuer pacifiquement vers Gaza".
Israël impose un blocus à la bande de Gaza depuis janvier en guise de riposte aux tirs de roquettes palestiniennes contre son territoire.
En mars, des organisations humanitaires internationales avaient affirmé que la situation humanitaire dans la bande de Gaza, où vivent 1,5 million de personnes, était la pire depuis l'occupation du territoire par Israël en 1967.
http://fr.news.yahoo.com/afp/20080822/twl-po-palestiniens-israel-gaza-chypre-l-0a24677.html
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