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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

L'Etat italien a capitulé devant la mafia

Les preuves existent de négociations de «paix» dans les années 1990 entre la République italienne et son pire ennemi.

vendredi 31 juillet 2009

L'Etat républicain italien a bien négocié la paix avec la Mafia, son ennemi numéro 1. Et plus d'une fois. Tout a commencé au début des années 1990. La grande saison des enquêtes et des procès touchait à sa fin, «Cosa Nostra», la principale organisation mafieuse sicilienne, était à bout de souffle, la grande vague des repentis avait décimé les rangs des «cosche» (cellules mafieuses): tout semblait aller au mieux dans la lutte décennale et pas toujours très glorieuse de l'Etat contre la Mafia.

Mais l'histoire a démontré qu'il s'agissait d'une illusion. L'année 1992 fut la plus sanglante et marqua un véritable tournant. D'abord il y eut l'assassinat de Salvo Lima, député européen mais surtout chef du principal courant sicilien de la Démocratie Chrétienne, et plus proche allié de Giulio Andreotti, éléphant de la politique italienne. Puis il y eut le grand carnage organisé par Cosa Nostra pour faire sauter le cortège qui protégeait Giovanni Falcone. Sur l'autoroute menant à l'aéroport de Palerme, le fameux juge emblématique de l'antimafia, sa femme et les cinq hommes de l'escorte perdirent la vie. Deux mois plus tard, Paolo Borsellino mourrait dans sa voiture piégée à la dynamite (avec les cinq policiers de son escorte). Il était le juge d'instruction le plus proche de Giovanni Falcone. De nombreuses sources judiciaires et policières restent convaincues que les vrais commanditaires de l'attentat contre Paolo Borsellino se trouvaient au sein de l'Etat italien.

La saison des massacres remonte aujourd'hui à la surface au travers de nouvelles informations éparpillées, et apparemment incohérentes. Les enquêtes menées jusque là s'avèrent faibles, voire fausses. Repentis et témoins ne sont plus crédibles, d'autres témoins ayant surgi du néant en apportant plus de précisions, plus crédibles. Les détails à prendre en compte sont infinis, mais le sens de la nouveauté est clair: au moment où Silvio Berlusconi semble affaibli, la mafia porte son coup.

Soudainement le fils de Vito Ciancimino, ancien maire de Palerme dans les années de la grande spéculation immobilière, qui avait toujours été suspecté d'être le grand commis de la Mafia à l'intérieur du «palais», a produit trois documents. Trois lettres, apparemment jamais parvenues à leur destinataire, dans lesquelles les milieux mafieux enjoignaient Silvio Berlusconi, patron du système médiatique privé italien, de diffuser des émissions présentant la mafia sous un jour favorable. Sinon, ils menaçaient d'enlever Pier Silvio, son fils aîné. Personne ne connaît la suite, mais reste que la mafia a proféré une nouvelle menace, sobre, apparement incompréhensible, à l'endroit du M. Berlusconi.

Dans cette période obscure de l'histoire italienne, les massacres ne se sont pas arrêtés là. En 1993 deux explosions à Florence (à coté du Musée des Offices) et dans le centre de Milan, firent plusieurs victimes. La signature de Cosa Nostra était claire. Et c'était la première fois que la mafia commettait des actes terroristes hors de la Sicile. Quelque mois plus tard le sexagénaire Toto Riina, chef des «Corleonesi», la famille qui avait pris le contrôle de Cosa Nostra, tombait aux mains de la police. Recherché depuis vingt ans, il coulait pourtant des jours paisibles dans une petite villa de Palerme.

Tout était connu, mais rien n'était clair. Les appareils d'Etat avaient agi en solo, les carabiniers oeuvrant à l'insu de la police, qui à son tour agissait à l'insu du Parquet, où le turinois Giancarlo Caselli avait remplacé Giovanni Falcone. Un panorama tout à fait sombre que les enquêtes n'ont pas clarifié.

Les années suivantes ont connu une relative paix mafieuse, jusqu'à l'arrestation de Bernardo Provenzano, il y a trois ans, lui aussi recherché depuis trente ans. Une arrestation que tout le monde a interprété comme le signe d'une page qui se tournait, la fin d'une époque. La mafia n'a plus besoin de ses anciens boss, les équilibres du business illégal se trouvent ailleurs, la mondialisation a éparpillé les centres de décision, l'économie noire a même pris l'avantage sur l'économie légale, comme le démontre «Gomorra», le livre-enquête de Roberto Saviano sur la Camorra napolitaine.

Alors pourquoi ces nouveautés sur des histoires anciennes? Pourquoi de nouveaux repentis sur la saison des massacres? Encore une fois le panorama n'est pas très clair. Les nouveautés sont plutot concentrées sur la période entre les deux massacres de 1992, entre la fin de Giovanni Falcone et l'assassinat de Paolo Borsellino, les deux magistrats symbolisant la lutte de l'Etat contre la mafia. Beaucoup de choses se sont passées dans ces deux mois, des pans de l'appareils d'Etat ont négocié avec des pans de l'univers mafieux. Et c'est une réalité qui personne, désormais, ne peux démentir. Mais la véritable et terrible question est: est-ce le juge Paolo Borsellino a été tué parce qu'il avait découvert l'inadmissible? C'est-à-dire que quelqu'un, au nom de l'Etat, était un train de négocier la paix avec les assassins de son ami Giovanni Falcone? La Sicile, disait Leonardo Scascia, est «irredimibile», irrachetable. L'Etat italien aussi.

Cesare Martinetti, directeur adjoint de La Stampa

Image de Une: Le cercueil du juge assassiné par la mafia Paolo Borsellino en 1992 à Palerme REUTERS/Domenico Stinellis


La violence causée par la drogue menace Mexico de virer à la guerre civile

Drug violence spins Mexico toward ‘civil war' 

Arthur Brice CNN
February 19, 2009

A shootout in a border city that leaves five alleged drug traffickers sprawled dead on the street and seven police wounded. A police chief and his bodyguards gunned down outside his house in another border city. Four bridges into the United States shut down by protesters who want the military out of their towns and who officials say are backed by narcotraffickers. 

That was Mexico on Tuesday.

Mexican police carry a body after a clash with gangs that left 21 dead in the state of Chihuahua on February 10.Mexican police carry a body after a clash with gangs that left 21 dead in the state of Chihuahua on February 10.

What is most remarkable is that it was not much different from Monday or Sunday or any day in the past few years.

Mexico, a country with a nearly 2,000-mile border with the United States, is undergoing a horrifying wave of violence that some are likening to a civil war. Drug traffickers battle fiercely with each other and Mexican authorities. The homicide rate reached a record level in 2008 and indications are that the carnage could be exceeded this year.

Every day, newspapers and the airwaves are filled with stories and images of beheadings and other gruesome killings. Wednesday’s front page on Mexico City’s La Prensa carried a large banner headline that simply said “Hysteria!” The entire page was devoted to photos of bloody bodies and grim-faced soldiers. One photo shows a man with two young children walking across a street with an army vehicle in the background, with a soldier standing at a turret machine gun.

Larry Birns, director of the Washington-based Council on Hemispheric Affairs, calls it "a sickening vertigo into chaos and plunder."

By most accounts, that's not hyperbole.

"The grisly portrait of the violence is unprecedented and horrific," said Robert Pastor, a Latin America national security adviser for President Jimmy Carter in the late 1970s.

"I don't think there's any question that Mexico is going through a very rough time. Not only is there violence with the gangs, but the entire population is very scared," said Peter Hakim, president of the Inter-American Dialogue, a Washington-based policy center.

Speaking on a news show a few weeks ago, former House Speaker Newt Gingrich called it a civil war. Birns agrees.

"Of course it's a civil war, but that only touches the violence of it," he said Wednesday. "It's also a civic conflict, as an increasing number of people look upon the law and democratic values as something that can be violated."

Hakim is not prepared to go that far.

"One has to be careful and not overdo it," he said. "Mexico is a long way from being a failed state. Mexico has real institutions. It paves roads and collects the garbage. It holds regular elections."

Enrique Bravo, an analyst with the Eurasia consulting group, points out that the violence so far is mostly affecting just drug gangs and is primarily localized along the U.S. border and Mexico's western coast.

The violence along the border is particularly worrisome, analysts say.

"The spillover into the United States is bound to expand and bound to affect U.S. institutions," Birns said.

Pastor and Hakim note that the United States helps fuel the violence, not only by providing a ready market for illegal drugs, but also by supplying the vast majority of weapons used by drug gangs.

Pastor says there are at least 6,600 U.S. gun shops within 100 miles of the Mexican border and more than 90 percent of weapons in Mexico come from the United States.

And it's not just handguns. Drug traffickers used a bazooka in Tuesday's shootout with federal police and army soldiers in Reynosa, Mexico, across the border from McAllen, Texas.

"The drug gangs are better equipped than the army," Hakim said.

Pervasive corruption among public officials is central to the drug cartels' success.

"There is so much money involved in the drug trade, there is so much fear involved in the drug trade, that no institution can survive unaffected," Birns said.

"This has really revealed just how corrupt Mexican officeholders are," Hakim said.

In one recent instance, Noe Ramirez Mandujano, who was the nation's top anti-drug official from 2006 until August 2008, was arrested on charges that he accepted $450,000 a month in bribes from drug traffickers while in office.

Such dire problems call for a new way of looking at the situation, some say.

"The unthinkable is happening," Birns said. "People are beginning to discuss decriminalization and legalization. ... There's only one thing that can be done: Take the profit out of it."

Pastor calls the problem in Mexico "even worse than Chicago during the Prohibition era" and said a solution similar to what ended that violence is needed now.

"What worked in the U.S. was not Eliot Ness," he said, referring to the federal agent famous for fighting gangsters in 1920s and '30s. "It was the repeal of Prohibition."

That viewpoint has picked up some high-level support in Latin America.

Last week, the former presidents of Mexico, Colombia and Brazil called for the decriminalization of marijuana for personal use and a change in strategy on the war on drugs at a meeting in Brazil of the Latin American Commission on Drugs and Democracy.

"The problem is that current policies are based on prejudices and fears and not on results," former Colombian President Cesar Gaviria said at a news conference, in which the 17-member commission's recommendations were presented.

Mexican President Felipe Calderon has taken the war on drugs to the cartels and some say it's not working.

"It's as if the burden of being the main arena of the anti-drug war has overwhelmed Mexican institutions," Birns said. "The occasional anti-drug battle is being won, but the war is being lost. And there's no prospect the war is going to be won."

In the meantime, the killings will continue at a record pace.

On Wednesday, the Mexican cities of Torreon and Gomez Palacio reported at least eight shootouts involving heavily armed men.

Mexique: un gang armé fait s'évader 53 prisonniers, narcotrafiquants et tueurs à gages

Un gang lourdement armé a libéré samedi avant l'aube, en cinq minutes seulement, 53 détenus de la prison de Cieneguillas (Zacatecas), dans le centre du Mexique, dont 27, issus des puissants cartels mexicains de la drogue, a expliqué la gouverneur de l'Etat, Amalia Garcia Medina. Lire la suite l'article

Le directeur de la prison, les 40 surveillants et deux commandants de police présents lors de l'intervention étaient interrogés par les forces de l'ordre. Ils ont aidé les 20 hommes armés et leurs 10 véhicules, selon les images enregistrées par les caméras à l'intérieur et à l'extérieur de la prison, a précisé la gouverneur.

"Il est clair pour nous qu'il s'agit d'une opération parfaitement orchestrée avec de l'aide à l'intérieur, car elle a duré à peine cinq minutes et aucun coup de feu n'a été tiré", a dit Amalia Garcia Medina, ajoutant qu'il pourrait s'agir d'une revanche, après les récentes arrestations de narcotrafiquants et de tueurs à gages.

La police et l'armée se sont lancées aux trousses des fugitifs. La corruption est très répandue au sein de la police et des membres du gouvernement.

Les autorités mexicaines ont arrêté au moins 327 membres des cartels de la drogue, depuis l'arrivée à la présidence mexicaine de Felipe Calderon, un chiffre important mais faible par rapport au nombre de chefs existant. Les violences liées au trafic de drogue ont tué au moins 10.750 personnes en deux ans et demi. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090517/twl-mexique-prison-evasion-1be00ca.html


L'exposition "Our Body" interdite

http://fr.news.yahoo.com/78/20090421/tsc-l-exposition-our-body-interdite-171aa27.html

Mardi 21 avril, 17h51 

Un juge des référés parisiens a interdit ce mardi l'exposition anatomique "Our Body", laissant 24 heures aux organisateurs pour suspendre la manifestation qui présente au public, depuis le 12 février à Paris, de vrais corps humains. Lire la suite l'article

Déjà présentée à Lyon et Marseille, l'exposition devait s'achever le 10 mai à l'Espace 12, boulevard de la Madeleine, avant de migrer au Parc Floral du 22 mai au 23 août.

Deux associations de lutte pour les droits humains avaient assigné la société Encore Events, organisateur de l'exposition, pour obtenir l'interdiction de cette manifestation.

Tandis qu'à l'audience du 1er avril, Encore Events avait souligné le caractère pédagogique et scientifique de la manifestation, les associations avaient argué qu'elle portait atteinte aux droits humains.

Pascal Bernardin, gérant de Encore events, s'est déclaré "stupéfait" de cette décision. Selon lui, "il n'y aucune atteinte au respect des morts, il ne s'agit pas d'une exposition artistique, il s'agit d'une exposition anatomique, pédagogique".

30 millions de visiteurs

Statuant en référé (urgence) à la demande de deux associations, le magistrat s'est appuyé sur une loi de décembre 2008 qui a étendu aux cadavres la protection accordée aux personnes vivantes.

Il estime qu'hormis les usages médicaux prévus par la loi avec autorisation, "l'espace assigné par la loi au cadavre est au cimetière", ou à la crémation.

"La loi prohibe les conventions ayant pour objet de marchandiser le corps", déclare le magistrat dans ses attendus. "La commercialisation est une atteinte manifeste au respect dû aux cadavres", ajoute-t-il.

Les corps du litige sont exposés depuis le 12 février à Paris. Au prix de 15,50 euros l'entrée, le public peut y découvrir 17 cadavres de Chinois, hommes et femmes, entiers ou disséqués. Les corps sont préservés par plastination, une technique qui consiste à remplacer les liquides organiques par du silicone.

"Our Body" a déjà été proposée par d'autres organisateurs aux EtatsUne greffe d'un visage et des deux mains à Créteil


Interpellation de responsables du ministère mexicain de la Justice, qui travaillaient pour un des cartels de la drogue

Des responsables du ministère mexicain de la Justice travaillaient pour un important cartel de trafiquants de drogue, auxquels ils ont fourni des informations confidentielles, a annoncé lundi le ministère

Quatre agents du bureau de l'office ministériel contre le crime organisé ont été appréhendés. Ils sont soupçonnés d'avoir livré au cartel Beltran-Leyva des informations en échange d'importants versements d'argent, atteignant jusqu'à 450.000 dollars (357.950 euros) par mois. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20081027/twl-mexique-corruption-drogue-1be00ca.html