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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Le TPIY juge son ancienne porte-parole pour outrage au tribunal

Florence Hartmann, ancienne porte-parole de la procureure du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), comparaît à partir lundi devant l'instance onusienne pour outrage. La journaliste française est accusée d'avoir publié des informations confidentielles sur les procédures.  

Celle qui fut la porte-parole de Carla Del Ponte jusqu'en 2006 doit répondre de deux chefs d'outrage au tribunal pour "avoir délibérément et sciemment entravé le cours de la justice en divulguant des informations" confidentielles dans un livre intitulé "Paix et Châtiment", paru chez Flammarion en 2007, et un article publié par le Bosnian Institute en janvier 2008, selon les documents du TPIY. Elle n'a pas souhaité dire si elle plaidait coupable ou non coupable, la cour retenant par défaut qu'elle plaidait non coupable.

Ses soutiens dénoncent une attaque contre la liberté d'expression, tandis que les défenseurs du tribunal arguent qu'il est crucial de démontrer que le tribunal de La Haye est en mesure de préserver la confidentialité de secrets d'Etat et de protéger ses témoins.

Florence Hartmann a divulgué des décisions prises à titre confidentiel par les juges lors du procès de l'ancien président serbe Slobodan Milosevic. Elle a révélé que les magistrats avaient décidé de ne pas rendre publics des documents qui auraient pu aider la Bosnie dans sa tentative pour poursuivre la Serbie pour génocide pour les guerres qui ont ensanglanté les Balkans de 1991 à 1995.

Ces archives, toujours secrètes, établiraient des liens entre Belgrade et des atrocités comme le massacre de musulmans lors de la chute de Srebrenica, en juillet 1995, pendant la guerre de Bosnie. Elles auraient été fournies au TPIY par l'Etat serbe pour être utilisées lors du procès de Slobodan Milosevic, à condition de rester confidentielles. Florence Hartmann souligne que ces informations se trouvaient déjà dans le domaine public avant que son livre ou son article ne paraissent.

Le procès de Slobodan Milosevic à La Haye s'est achevé en 2006 sans verdict, après la mort de l'ancien homme fort des Balkans, qui a succombé à une crise cardiaque dans sa cellule.

Florence Hartmann encourt une peine maximale de sept ans de prison et une amende de 100.000 euros. Aucune des peines prononcées pour outrage au tribunal n'a jusqu'ici approché la peine maximale. La plupart du temps, des amendes ont été infligées.

Pour le groupe de défense de la liberté d'expression ARTICLE 19, le procès met en lumière le difficile équilibre que doit trouver le tribunal lorsqu'il traite des documents confidentiels dans les procès les plus sensibles.

"ARTICLE 19 reconnaît la nécessité d'un certain degré de confidentialité pour protéger l'administration de la justice", avait déclaré la directrice exécutive de l'organisation Agnès Callamard dans un communiqué en février dernier. "Mais il faut justifier la nécessité de toute restriction de la liberté d'expression dans une société démocratique."

Les informations que Florence Hartmann est accusée d'avoir révélées sont d'une importance pour le public qui "justifie une forte protection en tant qu'exercice de la liberté d'expression", estime ARTICLE 19 qui juge qu'à ce titre, il ne s'agit pas de déterminer seulement si Florence Hartmann a violé ou non une ordonnance.

Mais pour Alex Whiting, un ancien procureur du TPIY qui enseigne aujourd'hui le droit à Harvard aux Etats-Unis, les poursuites contre Florence Hartmann ne constituent en rien une atteinte à la liberté d'expression. "Il y a toujours eu des exceptions à la liberté d'expression et la protection d'informations confidentielles lors d'une procédure judiciaire en est clairement une", dit-il. Pour lui, "ce genre d'affaires sont extraordinairement importantes car elles mettent en valeur l'intégrité et la crédibilité de la cour". AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090614/twl-pays-bas-justice-tpiy-hartmann-1be00ca.html

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Un ancien chef militaire bosno-serbe condamné à 25 ans de prison 

Le tribunal bosniaque sur les crimes de guerre a condamné un ancien commandant serbe de Bosnie à 25 ans de prison pour avoir ordonné une attaque au mortier qui fit 71 morts et 150 blessés en 1995 dans la ville de Tuzla, dans le nord de l'ancienne république yougoslave.

Novak Djukic a été reconnu coupable de crimes de guerre et de violation du droit international et des conventions de Genève sur la protection des civils en temps de guerre.

"Novak Djukic est coupable (...) parce qu'il a ordonné à son unité d'artillerie sur le mont Ozren, le 25 mai 1995, de bombarder Tuzla, qui avait été déclarée zone protégée par les Nations unies", a déclaré le président du tribunal.

"Un missile a frappé en plein coeur de la ville, à Kapija, tuant 71 personnes et en blessant plus de 150", a-t-il ajouté en soulignant que toutes les victimes étaient des civils.

La plupart des victimes étaient âgées de 18 à 25 ans. La plus jeune était un garçonnet de deux ans, mort dans les bras de son père.

Djukic avait été promu général à la fin de la guerre de Bosnie, en 1995. Il est devenu par la suite le chef d'état-major de l'armée bosno-serbe avant de prendre sa retraite en 2005. Il a été arrêté en 2007.

Daria Sito-Sucic, version française Jean-Stéphane Brosse

http://fr.news.yahoo.com/4/20090612/twl-bosnie-justice-bd5ae06.html


Des milliers de personnes fuient les combats au Darfour

Reuters - il y a 1 heure 34 minutes

KHARTOUM (Reuters) - Des milliers de personnes ont été obligées de fuir leurs villages dans le nord du Darfour où les affrontements entre les troupes soudanaises et les rebelles font rage depuis une semaine, ont rapporté lundi des organisations humanitaires. 

Plusieurs villages ont été complètement abandonnés par leurs habitants qui ont trouvé refuge dans des montagnes voisines où ils sont privés de toute aide alimentaire et sanitaire.

L'armée soudanaise, soutenue par des bandes de miliciens, ont mené une série d'attaques contre les positions des rebelles dans le nord du Darfour tout au long de la semaine passée.

"La région a été complètement désertée", a précisé un responsable d'une ONG. "Les gens s'enfuient. Pour l'instant, on ne sait pas s'ils se rendent dans d'autres villages ou s'ils se réfugient dans les montagnes ou dans des camps."

Une autre source a précisé que ces mouvements de populations concernaient des milliers de personnes.

Pour l'instant, les organisations humanitaires n'ont pas pu porter assistance à ces personnes, a déclaré dimanche soir Ameerah Hak, représentante de l'ONU au Soudan.

"Les conséquences de ces opérations militaires sur les populations sont très inquiétantes", a-t-elle ajouté. "Il est évident qu'il y a des déplacements de populations mais nous ne disposons d'aucun chiffre fiable."

Selon l'organisation Partner Aid International, basée à Francfort, des témoins ont raconté que l'hôpital de Khazan Tunjur et quatre villages proches de Taouila ont été incendiés dimanche matin.

"D'importants groupes de villageois sont en train de fuir la région", indique l'organisation dans un communiqué.

Version française Pierre Sérisier


Karadzic a été protégé par les Américains jusqu'en 2000, selon un journal serbe

BELGRADE (AFP) - Radovan Karadzic a été protégé par les Etats-Unis jusqu'en 2000, date à laquelle la CIA l'a surpris en train de rompre les termes de l'accord qui le liait à eux et qui lui permettait d'échapper à la justice internationale, a affirmé samedi le quotidien serbe Blic.

L'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, inculpé pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, "était sous protection américaine jusqu'en 2000, date à laquelle la CIA a intercepté une de ses conversations téléphoniques démontrant clairement qu'il dirigeait personnellement une réunion de son ancien parti politique", le SDS, écrit le journal, citant "une source du renseignement américain bien informée".

Radovan Karadzic, qui a comparu jeudi, pour la première fois depuis son arrestation à Belgrade, devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPI) à La Haye, a assuré que l'émissaire américain Richard Holbrooke, l'un des architectes de l'accord de paix en Bosnie en 1995, lui avait promis qu'il échapperait au TPI s'il se retirait de la vie publique. Richard Holbrooke a démenti l'existence d'un tel accord.

"Je ne suis pas sûr qu'il y ait eu un document écrit confirmant (un accord), mais j'ai en revanche l'admission par Holbrooke que des garanties verbales avaient été fournies à Karadzic au plus haut niveau" américain, a déclaré la source citée par Blic.

"Au cours de l'année 2000, au moment des élections (générales de novembre) en Bosnie, la CIA a appris que Karadzic dirigeait toujours le SDS (la formation nationaliste serbe qu'il avait mis en place au début des années 90), en dépit de leur accord stipulant qu'il ne devait pas s'occuper de politique", a poursuivi la même source.

"En 2000", a précisé cette source, "s'est tenue dans la ville de Bijeljina (est de la Bosnie) une réunion du SDS dirigée personnellement par Karadzic. Il donnait des instructions aux militants et désignait les membres de la direction qui devaient être remplacés ou encore les personnes qui devaient être nommées et à quelles positions".

Karadzic "était personnellement engagé dans toutes les activités du SDS. En Amérique, ils ont été furieux lorsqu'ils ont réalisé que Karadzic se payait leur tête de la sorte". Les Américains et la CIA ont décidé alors de mettre fin à la "protection informelle" dont bénéficiait l'ancien chef des Serbes de Bosnie, conclut la source.

Dans le cadre de cet accord avec la CIA, Radovan Karadzic était également protégé d'une arrestation par d'autres services de renseignement, comme ceux de France et de Grande-Bretagne, affirme Blic.

Un ancien ministre des Serbes de Bosnie, Aleksa Buha, a affirmé samedi à Radio Belgrade avoir été témoin en 1996 d'un accord entre Richard Holbrooke et Radovan Karadzic assurant l'immunité à l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie.

"Holbrooke m'a formellement promis que Karadzic ne serait pas concerné par le tribunal de La Haye s'il se retirait pour toujours de la vie politique", a déclaré à la radio publique de Serbie Aleksa Buha, qui a été jusqu'en 1998 ministre des Affaires étrangères de la Republika Srpska (RS), l'entité serbe de Bosnie.

Selon M. Buha, cette promesse de M. Holbrooke a été faite au cours d'une réunion à Belgrade "dans la nuit du 18 au 19 juillet 1996", à laquelle assistaient également Slobodan Milosevic, à l'époque président yougoslave, Milan Milutinovic, alors ministre yougoslave des Affaires étrangères, et Momcilo Krajisnik, un haut responsable politique des Serbes de Bosnie.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080802/twl-serbie-bosnie-tpi-karadzic-usa-2elea-c99dde2.html


Arrestation et comparution devant le TPIY du leader serbe Rodovan Karadzic

Karadzic évoque un "accord" avec les Etats-Unis pour expliquer sa cavale

Chez les partisans de Karadzic
LEMONDE.FR | 24.07.08
© Le Monde.fr

Karadzic sans sa barbe en photo
envoyé par FRANCE_24
 (Suite)

Un soldat de la Minuad tué au Darfour

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080716/twl-soudan-darfour-minuad-bd5ae06.html 

Reuters - KHARTOUM (Reuters) - Un soldat de la Mission des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Minuad) a été tué par balle au Darfour, dans l'ouest du Soudan, une semaine après la mort de sept autres soldats tués par des miliciens, annonce une porte-parole de l'Onu. 

Le soldat a été tué lors d'une patrouille dans l'ouest du Darfour, a indiqué sans autre précision Marie Okabe, porte-parole de l'Onu.

L'incident s'est produit peu avant 17h00 et le soldat tué était nigérian.

"Il s'agissait d'un vol de voiture. Il a opposé une certaine résistance et il a été abattu", a déclaré à Reuters Balla Keita, commandant de secteur pour l'Etat du Darfour occidental.

Shereen Zorba, porte-parole de la Minuad au Soudan, a condamné l'agression qui s'est produite près de la frontière tchadienne et elle a souligné que la force de maintien de la paix avait atteint les limites de ses capacités.

"Nous invitons la communauté internationale à agir rapidement pour renforcer la force. Nous avons besoin de renforts, sinon nous sacrifions en vain les vies de nos hommes et de nos femmes", a-t-elle dit.

La semaine dernière, des soldats et des policiers de la Minuad qui effectuaient une patrouille de routine sont tombés dans le nord du Darfour dans une embuscade tendue par des miliciens armés se déplaçant à bord d'une quarantaine de véhicules. Sept membres de la Minuad ont été tués et une vingtaine ont été blessés.

Un diplomate du Conseil de sécurité a déclaré mercredi que dans un compte-rendu fait à huis clos après l'attaque, Jean-Marie Guéhenno, chef des opérations de maintien de la paix de l'Onu, avait donné au Conseil de sécurité des détails établissant des liens entre les miliciens et le gouvernement soudanais.

Khartoum s'est défendu de toute implication. Son représentant permanent à l'Onu, Abdalmahoud Abdalhaleem, a imputé l'attaque à un groupe de rebelles du Darfour, la SLM Unity.

Aucune information n'a filtré sur les auteurs de l'attaque de mercredi.

Les responsables de l'Onu ont indiqué que le personnel de la Minuad était en état d'alerte depuis que Luis Moreno-Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale, a demandé que la CPI délivre un mandat d'arrêt à l'encontre du président soudanais Omar Hassan al Bachir, soupçonné de génocide au Darfour.

Louis Charbonneau, version française Nicole Dupont


Ban Ki-moon: Khartoum doit assurer la sécurité des personnels de l'ONU

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon 

NEW YORK (Nations unies) (AFP) - Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon attend du Soudan qu'il assure la sécurité des personnels des Nations unies après la demande d'une inculpation du président Omar el-Béchir pour crimes au Darfour, a indiqué lundi son service de presse.

Dans un communiqué, Ban Ki-moon souligne que la Cour pénale internationale (CPI) "est une institution indépendante et que les Nations unies doivent respecter l'indépendance du processus judiciaire".

Indiquant que les opérations de maintien de la paix de l'ONU au Soudan se poursuivront, le communiqué ajoute que M. Ban "attend du gouvernement du Soudan qu'il continue à coopérer pleinement avec les Nations unies, tout en remplissant son obligation d'assurer la sécurité des personnels et des biens de l'ONU sur son territoire".

Le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, a réclamé lundi à La Haye aux juges de la CPI d'émettre un mandat d'arrêt contre le président Béchir pour "génocide" au Darfour (ouest du Soudan).

Depuis 2003, les affrontements entre forces gouvernementales et mouvements rebelles au Darfour ont fait jusqu'à 300.000 morts et déplacé 2,2 millions de personnes, selon l'ONU. Khartoum parle de quelque 10.000 morts.

avec yahoo news http://fr.news.yahoo.com/afp/20080714/twl-onu-cpi-soudan-darfour-conflit-lead-f8fd361.html

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 (Suite)

La terreur US conduit dans l'impasse d'un bourbier politique

Par Syed Saleem Shahzad, 31 mai 2001

KARACHI : Un sentiment d'anti-américanisme sur le théâtre de "la guerre contre le terrorisme" en Asie du Sud-Est est à la hausse, lassant Washington dans un dilemne pour savoir la façon d'intervenir et de péserver ses intérêts.

Un discours de l'ancien premier ministre Nawaz Sharif sur Youm-e-Takbeer (le 10 e anniversaire de l'essai d'engin nucléaire Pakistanais le 28 Mai 1998) montre comment l'anti-américanisme est devenu un outil des politiques pour mobiliser les masses.

 Je ne vais pas absoudre [Président Pervez] Musharraf des  accusations contre lui d'avoir dévastaté le pays en le vendant à des puissances étrangères, menant le massacre de Lal Masjid massacre, incarcérant le scientifique nucléaire Dr [Abdul Qadeer] Khan et les juges des cours supérieures et remettant des Pakistanais innocents à des agences américaines en échange de dollars.

Sharif se référait à la signature de Musharraf sur la US-led "guerre contre le terrorisme" après le 11 Septembre  2001, initiant le raid militaire sur la radicale pro-talibans Lal Masjid (Mosquée rouge) à Islamabad l'année dernière, emprisonnement Khan, le père du programme de la bombe du Pakistan, et l'année dernière congédiant les juges opposés à la poursuite de la présidence de Musharraf.

 Sharif, qui dirige la Ligue-Nawaz musulmane du Pakistan (PML-N), de toute évidence ne veut pas que Musharraf disparaîsse tranquillement. Il veut lui rendre compte de ses années au pouvoir après la mise en scène un coup d'Etat militaire en 1999. La PML-N aidé à former un gouvernement de coalition suivant les élecions de Février, avec le dominant Parti du Peuple du Pakistan (PPP), mais depuis lors il a eu une relation difficile avec son nouveau partenaire politique.

Le discours de Sharif est venu avant une visite prévue au Pakistan de Richard Boucher, le secrétaire adjoint des États-Unis des Affaires d'état de l'Asie du Sud et centrale. Boucher devait coordonner avec le gouvernement PPP-led, la présidence et l'armée sur une meilleure stratégie dans la «guerre contre le terrorisme».

Toutefois, le voyage de Boucher a été mis en attente par l'ambassadeur du Pakistan aux États-Unis, Husain Haqqani, en raison du fort sentiment anti-américain dans les rues et le plan de PML-N de mettre en scène des démonstrations sur son arrivée - cela aurait pu être embarrassant pour les relations Pakistan - US.

Khan a fustigé les États-Unis, ainsi que Musharraf, au cours de sa détention.

Peut-être n'est-ce pas par hasard, si une série d'entrevues téléphoniques par Khan, qui est en résidence surveillée, a été diffusée récemment par des réseaux sélectionnés de télévision locales. En Janvier 2004, Khan a avoué avoir été impliqué dans un réseau clandestin international de prolifération technologique d'armes nucléaires du Pakistan vers la Libye, l'Iran et la Corée du Nord. Il a été gracié par Musharraf, mais placé en résidence surveillée.

 Khan nie maintenant la fuite de secrets atomiques, selon la Corp Télévisuelle Britanique, citant un entretien téléphonique avec le scientifique dont les détails ont été publiés jeudi. Khan a dit que la pression a été mise sur lui pour accepter les accusations "dans l'intérêt national", a dit la BBC sur son site Internet. "Ces allégations sont fausses", at-il dit au service radiodiffuseur Ourdou. Lorsqu'on lui demande pourquoi il a été mis sous pression pour avouer, M. Khan a dit: "Si une personne assume la responsabilité, vous sauver le pays."

Auparavant, dans un mouvement à peine remarqué, un ancien fonctinnaire d'Intelligence Inter-Services (ISI), retraité de Squadron Leader Khalid Khawaja, a demandé d'enregistrer une plainte de police contre Musharraf, le général Tariq Majeed, alors commandant du Corps de Rawalpindi et maintenant président du comité de direction des Chefs Unis, ainsi que d'autres fonctionnaires civils, en lien avec les meurtres commis au cours de l'assaut de la Mosquée Rouge (Lal Masjid).

 Khalid a été une fois ami d'Oussama bin Laden et a aidé à la mise en place de nombreuses réunions de Sharif avec le leader d'Al-Qaida dans une tentative de renversement du gouvernement de Benazir Bhutto en 1989. (Voir Les pions qui paient quand les pouvoirs jouent  Asia Times en ligne, Juin 22, 2005.) Après de nombreux refus, Sharif a fini par admettre à ces réunions dans une récente émission de télévision, en disant que, au moment même les Américains se réunissaient avec ben Laden.

 Khalid a également sollicité l'enregistrement de plusieurs autres cas, dans le cadre d'enlèvements - des personnes soupçonnées d'oir des liens avec al-Qaida et les Talibans détenues par les forces de sécurité sans qu'aucune plainte de police a été portées contre eux.

Musharraf a été cité dans ces cas et il devrait démissionner de la présidence, les procès intentés contre lui seront immédiatement activés et pourraient conduire à son arrestation et procès, c'est ce à quoi Sharif faisait  allusion dans son discours à Youm-e-Takbeer.  Les rumeurs ont circulé au Pakistan au cours des derniers jours que Musharraf est sur le point de démissionner.

Un autre bras de fer implique le retraité Lieutenant-Ggénéral Hamid Gul, ancien chef de l'ISI. Un certain nombre de retraités officiers militaires programme de faire le siège autour du oement du Président, le 10 Juin, exigeant que Musharraf quitter la maison et démissionne de son poste de président. Anciennement connu sous le nom de Maison de l'armée, la résidence de Rawalpindi a été rebaptisée par Logement du président après que Musharraf démissione comme chef de l'armée en Novembre dernier et a décidé de continuer à y vivre pour des raisons de sécurité.

Le 12 Juin, les avocats disent qu'ils relanceront un mouvement en faveur de la restauration du système judiciaire, et Sharif a déclaré qu'il sera à leurs côtés.

PLS SUR MUSHARRAF 

Les rumeurs sur une possible démission de Musharraf s'est renforcée cette semaine quand un ancien chef de l'armée, le général à la retraite Aslam Beg - un auto-proclamé islamistes - a affirmé que les militaires avaient déjà mis Musharraf en garde et qu'il allait bientôt présenter sa démission et prendre des dispositions pour en exil soit en Turquie, États-Unis ou Grande-Bretagne. (Beg plus tard a retiré sa déclaration.)

Cette incertitude a placé le pays alliés pro-américains en pays du gouverneent mené par le PPP. Musharraf lui-même et l'armée - sous la pression immense et tout mouvement efficacement bloqué contre toute initiative qu'ils pourraient vouloir faire en conformité avec les polices régionales des États-Unis.

Fondamentalement, cela coïncide avec l'offensive des Taliban en Afghanistan. Asia Times Online a reçu l'information selon laquelle le seigneur de guerre tribal le pakistanais pro-talibans Baitullah Mehsud - contre lequel une plaintee a été enregistrée en ce qui concerne l'assassinat de Bhutto en Décembre - indemnisera en argent distribuée entre les tribus qui ont perdu des biens et des hommes au cours des dernières batailles avec les forces de sécurité pakistanaises. L'argent est susceptible d'être livrée la semaine prochaine, après quoi un accord sera officiellement signé entre le Pakistan et Baitullah Behsud.

 Même si Musharraf ne démissionne pas, il est probable qu'il y aura un bras de fer entre la PML-N et le mouvement d'avocats d'un côté, et le PPP d'un autre, réduisant la capacité du pays à coopérer dans la «guerre contre le terrorisme».

Dans un autre développement en Afghanistan, les Taliban et les dirigeants du Front national Afghan dirigé par Burhanuddin Rabbani, ancien président et chef moudjahidine et maintenant chef de l'opposition, ont reconnu à la tenue de négociations. Les seigneurs de la guerre associés avec le groupe de Rabbani ont toujours ressenti l'écart sous le gouvernement du président Hamid Karzai et sont la recherche d'un nouveau rôle.

Comme au Pakistan, des événements domestiques(intérieurs) en Afghanistan prennent sur une vie à eux au-delà des préceptes des EU et ses alliés locaux.

 Syed Saleem Shahzad est chef de bureau au Pakistan Asia Times Online. Il peut être joint à saleem_shahzad2002@yahoo.com

Copyright 2008 Asia Times Online Ltd Tous droits réservés. S’il vous plaît contactez-nous sur les ventes, de syndication et de réédition.)

Traduction par Patricia Régnier avec google traducteur

http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/JE31Df01.html

 


Depuis la destruction de la mosquée rouge au Pakistan en 2007 sous la pression américaine, les Talibans ont promis les plus sévères représailles.

Le ministre de l'Intérieur terminait son discours à Charsada, à 30 kilomètres de Peshawar, lorsque le kamikaze s'est élancé vers la tribune pour se faire exploser.
- le 28/04/2007 - 21h48

Vingt-quatre personnes ont été tuées  samedi dans le nord-ouest du Pakistan, lors d'un attentat-suicide commis durant  une réunion politique du ministre de l'Intérieur. Le ministre Aftab Sherpao s'adressait à la foule lorsque l'explosion s'est  produite au cours d'un meeting réunissant quelque 400 personnes à Charsada, à  une trentaine de kilomètres de Peshawar, la grande ville du nord-ouest du Pakistan. Cinq policiers qui avaient tenté d'intercepter le kamikaze  figuraient parmi les tués.

Le ministre a réchappé à l'attentat avec des  blessures légères.  Les télévisions pakistanaises ont montré des images d'Aftab Sherpao, choqué mais en possession de tous ses moyens, quittant à pied les lieux de la réunion publique, avec des taches de sang sur ses vêtements. Le ministre a reçu quelques soins dans un hôpital de Charsada avant de rejoindre sa résidence de Peshawar. "C'était le chaos total", a expliqué Sabz Ali, un journaliste local, en  décrivant les scènes de panique et l'état des victimes après l'explosion.

"Nous avons retrouvé la tête du kamikaze"

Le président pakistanais Pervez Musharraf a condamné  l'attentat auquel a réchappé le ministre de l'Intérieur, un fervent partisan du  général Musharraf. "Nous avons retrouvé la tête du kamikaze et il semble qu'il pourrait s'agir  d'un Afghan", a assuré le chef de la police de la  Province-Frontière du Nord-Ouest (NWFP), frontalière de l'Afghanistan. En visite en Bosnie, a le président Musharraf a déclaré "rentrer" au Pakistan, sans  préciser s'il annulait la rencontre prévue en Turquie avec son homologue afghan, Hamid Karzaï.

Plusieurs centaines de milliers d'Afghans vivent dans le nord-ouest du  Pakistan où les forces pakistanaises s'efforcent de contrôler la présence de  militants islamistes liés à l'ancien régime afghan des talibans (1996-2001) et  au réseau Al-Qaïda. Le Pakistan a été frappé depuis le début de l'année par une demi-douzaine  d'attaques suicide qui ont fait une cinquantaine de morts, notamment dans le  nord-ouest du pays. D'après agence

Article publié le 27 Décembre 2007
Source : LE MONDE.FR avec AFP, AP et Reuters
Les partisans de l'ex-première ministre, tuée jeudi dans un attentat-suicide, ont manifesté dans les grandes villes du pays, placé en "état d'alerte" par les autorités. Nawaz Sharif, autre leader de l'opposition, a appelé au boycott des élections législatives du 8 janvier et à une grève nationale, vendredi. Quelques heures après l'attentat-suicide qui a coûté la vie à Benazir Bhutto, jeudi 27 décembre, l'ex-premier ministre et opposant Nawaz Sharif a exhorté le président Pervez Musharraf à démissionner sur le champ pour "sauver le Pakistan". Pour M. Sharif, le chef de l'Etat est "la source de tous les problèmes auxquels le pays est confronté".

http://www.lefigaro.fr/international/2007/12/27/01003-20071227ARTFIG00323-benazir-bhutto-tuee-dans-un-attentat-suicide.php 

Au moins quatre personnes ont été tuées au cours d'affrontements survenus jeudi dans plusieurs villes du Pakistan. Crédits photo : AFP Crédits photo : AFP

Des émeutes ont éclaté au Pakistan jeudi soir, après l'attentat qui a coûté la vie à l'ex-premier ministre.

Les forces de sécurité, c'est-à-dire les troupes paramilitaires et la police, ont été placées en «état d'alerte» jeudi au Pakistan, quelques heures après la mort de Benazir Bhutto. L'ancienne premier ministre a été tuée dans un attentat-suicide qui a fait au moins 16 morts à Rawalpindi, une ville proche de la capitale Islamabad, dans l'est du Pakistan. L'opposante, âgée de 54 ans, a reçu des balles dans le cou et la poitrine alors qu'elle montait dans son véhicule à l'issue d'une réunion électorale. Le kamikaze se serait ensuite fait exploser. Benazir Bhutto a été transportée grièvement blessée à l'hôpital. C'est là qu'elle s'est éteinte.

Immédiatement après le drame, des violences ont éclaté dans plusieurs villes. Quatre personnes ont été tuées lors de ces affrontements. La police pakistanaise a dispersé à coups de bâton et de gaz lacrymogène plus d'une centaine de manifestants à Peshawar, un commissariat de police a été visé par des jets de pierre, des protestataires ont enflammé des pneus et bloqué les routes à Karachi. Le ministère de l'Intérieur de la province méridionale de Sindh a déclaré que l'armée pourrait être déployée.

Elections boycottées

 

La Maison-Blanche a tout de suite réagi en appelant les manifestants au calme. L'ex-premier ministre et opposant Nawaz Sharif a, de son côté, exhorté le président Musharraf à démissionner sur le champ pour «sauver le Pakistan». Il a appelé à une grève nationale et d'ores et déjà prévenu qu'il boycotterait les élections législatives du 8 janvier. Quelques heures auparavant, Nawaz Sharif s'était rendu à l'hôpital où est morte Benazir Bhutto, et s'était adressé à la foule : «Je serai avec vous pour venger sa mort!»

Conséquence des violences et de l'attentat, le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé de tenir une réunion d'urgence : il a c ondamné «dans les termes les plus forts l'attentat suicide terroriste». Le chef de l'Etat pakistanais, Pervez Musharraf, a annoncé trois jours de deuil et lancé un appel au calme. Il a aussi convoqué une réunion extraordinaire pour discuter des réponses du gouvernement à ce crime. Son premier ministre de transition, Mohammedmian Soomro a promis que le gouvernement allait employer tous les moyens pour «mettre au jour le complot» contre le Pakistan.

Une femme menacée

 

L'attentat suicide qui a tué Benazir Bhutto est le dernier d'une série qui a fait près de 800 morts en 2007 au Pakistan. Le plus meurtrier avait déjà visé une manifestation du parti de Benazir Bhutto: le 18 octobre, deux kamikazes avaient tué 139 personnes dans un gigantesque défilé de sympathisants qui célébraient, à Karachi le retour de l'ex-premier ministre après six années d'exil.

Depuis lors, les autorités ont multiplié les avertissements, assurant que des informations «précises» permettaient de penser que les terroristes islamistes voulaient attenter à sa vie. Après l'attentat, Benazir Bhutto avait accusé des «hauts responsables» proches du pouvoir et des membres des services de renseignements d'être à l'origine de cette attaque, sans jamais le prouver.

L'ex-premier ministre, qui fut la première femme à occuper ce poste dans un pays musulman, dirigeait le PPP. Et ce depuis qu'elle avait tourné le dos au président Pervez Musharraf début novembre après avoir négocié, dans un premier temps, un accord de partage du pouvoir. Cet accord lui avait permis de rentrer d'exil grâce à une amnistie sur les poursuites pour corruption pesant sur elle depuis l'époque où elle dirigeait le pays (1988-1990 et 1993-1996).

C'est précisément en invoquant notamment la menace terroriste islamiste que Pervez Musharraf avait instauré l'état d'urgence le 3 novembre (levé le 15 décembre). Après quelques jours de tergiversations, Benazir Bhutto avait mis un terme à ses négociations avec le chef de l'Etat pour un partage du pouvoir dans la perspective des élections législatives et provinciales prévues pour le 8 janvier et était entrée dans l'opposition. Benazir Bhutto menait campagne contre Pervez Musharraf, réélu le 6 octobre à la tête du pays, mais surtout contre les fondamentalistes musulmans, en promettant d'«éliminer la menace islamiste» du pays. Quelques instants après le drame, de nombreuses capitales ont condamné cet attentat suicide.

Pakistan : attentats en série après la chute de la mosquée
Trois attaques, qui ont fait 70 morts dans le nord du pays, annoncent une guerre entre les islamistes et Musharraf.
Par LAURA MARTEL
QUOTIDIEN : lundi 16 juillet 2007
Après l’assaut sur la Mosquée rouge, devenue le symbole de la «talibanisation» de la société pakistanaise au cœur de la capitale, le numéro 2 d’Al-Qaeda, Ayman al-Zawahiri, avait appelé à la vengeance et à la résistance contre le président Musharraf. Un appel qui semble avoir été entendu. Ce week-end, 70 personnes, surtout des soldats, sont mortes dans des attentats-suicides contre des convois militaires et un centre de recrutement de la police. Ces trois attaques ont eu lieu dans les zones tribales frontalières du nord du Pakistan, dont certains islamistes retranchés dans la Mosquée rouge auraient été issus. Ces attentats pourraient annoncer une guerre entre le président pakistanais et les partis islamistes qu’il a longtemps soutenus jusqu’à l’assaut sur la mosquée.
«Stratégie».  D’après les forces de sécurité, l’échec des tentatives de négociation avec les insurgés pourrait signifier leur volonté de provoquer l’assaut et ainsi pousser les extrémistes du pays à prendre les armes contre le gouvernement. Hier, le conseil taliban dans le Waziristan, une province du Nord-Ouest, a annoncé mettre fin à un accord de paix conclu avec Islamabad en 2006.
Après la mort des radicaux de la mosquée et l’appel à la révolte d’Al-Zawahiri, des milliers de manifestants avaient envahi, jeudi dernier, les rues du Pakistan. Le même soir, Musharraf était apparu à la télévision pour présenter sa «nouvelle stratégie contre le terrorisme». En décidant d’envoyer plusieurs milliers de soldats dans les provinces du Nord, susceptibles de s’embraser les premières, il espérait étouffer un début de «guerre sainte». Un conflit ouvert que le président tente d’éviter depuis le 11 Septembre et sa décision contestée de s’allier aux Américains dans la lutte contre le terrorisme.
«Guérilla».  Hier, une bombe a explosé au passage d’un convoi militaire qui traversait la vallée de Swat, dans le Nord-Ouest. Dans le même temps, deux kamikazes lançaient leurs voitures sur les camions. Aux 20 morts de cet attentat se sont ajoutés les 26 morts et 30 blessés de l’attaque suicide d’un centre de recrutement de la police à Dera Ismail Khan, toujours dans le Nord-Ouest. Samedi, ce sont 24 soldats qui avaient été tués à Miransha.
Pressé par les Etats-Unis, dont un récent rapport désigne le nord du Pakistan comme une base arrière majeure d’Al-Qaeda, et par les chefs talibans du Nord qui promettent «une guerre de guérilla» aux forces pakistanaises, Musharraf dispose d’une faible marge de manœuvre pour préserver l’équilibre précaire de son pays.
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