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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

L'AIEA veut un Proche-Orient sans armes nucléaires

 Reuters - samedi 4 octobre 2008 à 21 H 10

VIENNE (Reuters) - L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a adopté samedi à Vienne une résolution appelant tous les Etats du Proche-Orient à renoncer à l'arme atomique, lors d'un vote boycotté par la plupart des pays arabes qui jugeaient plusieurs amendements trop favorables à Israël.

Après plusieurs jours de débats houleux au cours de l'assemblée générale annuelle de l'agence, le texte a été voté par 82 voix contre aucune. Il y a eu 13 abstentions.

Presque tous les pays membres de la Ligue arabe ont quitté la salle avant le scrutin pour dénoncer des amendements inspirés par Israël et défendus par les pays occidentaux, qui selon eux privaient la résolution, non contraignante, d'une grande partie de sa substance.

"Comment pourrions-nous approuver un appel à respecter nos obligations internationales alors qu'Israël refuse d'adhérer à tout critère de non-prolifération nucléaire. Cela mine la crédibilité de l'AIEA", a dit un diplomate arabe à Reuters.

D'autres diplomates ont souligné la tension inhabituelle qui a régné pendant les débats.

"C'était un vrai cirque, c'est la pire conférence de histoire de l'AIEA", a estimé un diplomate européen. "Je n'ai jamais vu une telle animosité."

La résolution a été votée par tous les pays européens, une poignée de pays asiatiques, africains et sud-américains, plus l'Iran et l'Egypte. Parmi les pays qui se sont abstenus figurent Israël, les Etats-Unis et la Syrie.

Un texte similaire avait été adopté il y a un an avec une écrasante majorité mais il y avait eu 47 abstentions parmi les pays occidentaux et les nations en voie de développement.

Les experts pensent que, dans la région, Israël dispose d'un arsenal nucléaire. La Syrie et l'Iran sont soupçonnés de chercher à se doter aussi de l'arme atomique.

Mark Heinrich, version française Guy Kerivel


Les Etats-Unis et l'Inde ont repoussé la signature de leur pacte nucléaire

Par Lachlan CARMICHAEL AFP - il y a 1 heure 24 minutes

NEW DELHI (AFP) - Les Etats-Unis et l'Inde n'ont pas signé samedi leur accord de coopération dans le nucléaire civil, comme c'était pourtant prévu lors de la visite à New Delhi de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, mais ils se sont engagés à le faire très prochainement. 

"Le président (américain George W. Bush) signera l'accord très bientôt", a assuré Mme Rice au cours d'une conférence de presse dans la capitale indienne où elle est arrivée samedi pour 24 heures avant de se rendre au Kazakhstan.

"L'accord est bouclé", a-t-elle insisté, aux côtés de son homologue Pranab Mukherjee. "Je ne veux pas que quiconque pense que nous ayons des problèmes (de fond). Il s'agit de questions administratives", a-t-elle assuré.

Mme Rice était pourtant venue à New Delhi pour apposer les derniers paraphes à ce texte historique annoncé en 2005 par le président Bush et le Premier ministre indien Manmohan Singh.

"Il y a beaucoup de détails administratifs à mettre au point", avait prévenu la secrétaire d'Etat dans l'avion qui l'emmenait en Inde.

En fait, selon des sources du ministère indien des Affaires étrangères, New Delhi souhaitait que l'accord porte le sceau du président Bush.

Validé la semaine dernière par le Congrès américain, ce pacte nucléaire dit "123" doit effectivement être formellement remis à la Maison Blanche pour que le président américain le promulgue sous forme de loi.

"Une fois que le président (Bush) aura signé, le processus sera achevé. Et une fois ce processus bouclé, nous conviendrons d'une date pour la (cérémonie) de signature" formelle par les deux pays, a expliqué M. Mukherjee.

Ce report de la signature de l'accord, pierre angulaire du rapprochement entre les deux puissances, est une nouvelle anicroche dans les négociations âpres menées depuis trois ans à Washington et à New Delhi.

Le voyage de Mme Rice en Inde faisait suite à l'adoption le 27 septembre et le 1er octobre par la Chambre des représentants et le Sénat d'une législation amendée autorisant les Etats-Unis à vendre à New Delhi des réacteurs nucléaires, du combustible à usage civil et des transferts de technologies.

Les deux démocraties espèrent ainsi renforcer leur nouveau "partenariat stratégique", a rappelé Mme Rice.

Car jusqu'à la fin de la Guerre froide, l'Inde s'illustrait par sa diplomatie du "non-alignement". Elle se méfiait des Etats-Unis et était proche de l'URSS, tout en refusant de choisir franchement entre les blocs occidental et soviétique.

La Russie équipe déjà une centrale nucléaire du sud de l'Inde et un accord de coopération est prêt à être paraphé. Paris et New Delhi ont signé le leur le 30 septembre.

Pour que tous ces textes s'appliquent, il a fallu que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et le Groupe des 45 pays fournisseurs de technologies nucléaires (NSG) acceptent en juillet et en septembre la reprise du commerce nucléaire avec l'Inde.

Le NSG et l'AIEA ont de facto levé un embargo international imposé il y a 34 ans à cette puissance atomique militaire depuis ses essais en 1974, puis ceux de mai 1998, et qui refuse de signer le Traité de non-prolifération (TNP).

New Delhi dispose donc d'un régime dérogatoire, puisqu'en principe, le NSG interdit de vendre du matériel nucléaire à des Etats non signataires du TNP. En contrepartie, l'Inde va séparer ses programmes nucléaires militaire et civil et placer sous surveillance internationale 14 de ses 22 réacteurs.

Mme Rice devait quitter New Delhi dimanche pour le Kazakhstan. Elle doit s'entretenir avec le président Noursoultan Nazarbaïev et le Premier ministre Karim Massimov de coopération en matière de sécurité et d'énergie ainsi que de réformes politiques et économiques.


Crise : le plan de sauvetage bancaire approuvé par la Chambre des représentants américains

Par Virginie MONTET AFP - vendredi 3 septembre 2008 - 21 H 

WASHINGTON (AFP) - Les parlementaires américains de la Chambre des représentants ont approuvé vendredi le plan massif de sauvetage bancaire, déjà adopté par le Sénat, un vote crucial qui était attendu par les places boursières à travers le monde. 

La Chambre a approuvé vendredi par 263 voix contre 171 ce plan de 700 milliards de dollars proposé par le Trésor, dans le cadre d'une "Loi de stabilisation économique d'urgence 2008" de 850 milliards de dollars en tout.

Une majorité de 218 voix était nécessaire pour faire passer ce texte à la Chambre, qui l'avait rejeté le 29 septembre par 228 voix contre 205.

Le Sénat avait adopté haut la main mercredi (74-25) le texte légèrement révisé sur le fond mais lourdement amendé par des ajouts divers pouvant satisfaire les élus récalcitrants.

Le président américain George W. Bush a promulgué le texte dans la journée.

Le dispositif a pour objectif d'assainir les institutions financières fragilisées par la crise immobilière.

A Tokyo, dans l'attente du vote, la Bourse a terminé la séance de vendredi en forte baisse de 1,94%, à son plus bas niveau en plus de trois ans.

La Bourse de New York restait en hausse mais réduisait ses gains après le vote: le Dow Jones gagnait 1,26% et le Nasdaq 1,57%. Les Bourses européennes avaient clôturé en hausse, semblant anticiper une approbation du plan du secrétaire au Trésor américain Henry Paulson: Paris a pris 2,96%, Francfort est montée de 2,41% et Londres de 2,26%.

Lors d'un premier vote lundi, 133 républicains et 65 démocrates s'étaient opposés au plan. Mais, après l'adoption mercredi au Sénat d'un texte amendé, plusieurs élus des deux camps ont annoncé qu'ils se ralliaient aux mesures préconisées par le secrétaire au Trésor.

Un conservateur influent, John Shadegg, qui réclamait il y a une semaine la tête de M. Paulson, a ainsi annoncé qu'il voterait finalement le plan, convaincu notamment par le doublement de la garantie par l'Etat des dépôts bancaires.

Un autre républicain, Jim Ramstad, a également changé d'avis après l'inclusion d'une mesure sur l'assurance-maladie pour traitements mentaux et de crédits d'impôts pour les énergies renouvelables.

La version amendée ajoute en effet quelque 150 milliards de crédits d'impôts et autres aides diverses aux 700 milliards de dollars du plan, ce qui rebutait bon nombre de démocrates anti-déficit.

Un bloc de démocrates, les "Blue dogs", soucieux de ne pas creuser le déficit, s'étaient montrés rétifs, mais certains ont annoncé qu'ils avaient changé d'avis après en avoir été convaincus par le candidat démocrate à la Maison Blanche, Barack Obama.

Jeudi, pour la 14e fois en 15 jours, le président George W. Bush a plaidé en faveur de l'adoption du plan, "parce que les Américains sont inquiets pour leurs emplois".

Le Républicain rallié Jim Ramstad l'a écouté: "Je vote pour ce plan amendé (...) parce que la crise est réelle. Elle détruit les emplois, l'épargne de la retraite et le rêve américain", a-t-il expliqué.

"Je crois que certains changeront leur vote parce qu'ils auront réalisé les conséquences très négatives sur l'économie, à la Bourse ou sur le marché du crédit", a promis de son côté le négociateur démocrate du plan à la Chambre, Barney Frank.

Le FMI (Fonds monétaire international) a annoncé jeudi "la forte probabilité d'un ralentissement prononcé aux Etats-Unis". Selon les chiffres du ministère du Travail publiés vendredi, le chômage aux Etats-Unis est demeuré en septembre à 6,1%, son plus haut niveau depuis cinq ans.

 (Suite)

conducteur du train de Los Angeles a envoyé un SMS 22 secondes avant la collision

AP - Jeudi 2 octobre, 07h31

LOS ANGELES - Le conducteur du train de banlieue qui a percuté un convoi de fret en Californie a envoyé un message depuis son téléphone portable seulement 22 secondes avant l'accident qui a fait 25 morts en septembre dernier, ont annoncé mercredi les enquêteurs fédéraux. 

Le mobile de Robert Sanchez, qui figure parmi les victimes, n'a pas été retrouvé dans les débris de la collision ferroviaire mais les enquêteurs ont obtenu de son opérateur la liste de ses communications.

D'après cette liste, le conducteur a reçu un SMS une minute et 20 secondes avant l'accident et il a envoyé un texto une minute plus tard, soit à 16:22:01. D'après la boîte noire du train de fret, la collision s'est produite à 16:22:23.

Les enquêteurs tentent de comprendre pourquoi Robert Sanchez qui conduisait le train Metrolink ne s'est pas arrêté à un signal rouge, se retrouvant ainsi sur la même voie que le train de fret de l'Union Pacific.

D'après les registres de l'opérateur mobile, Robert Sanchez a envoyé 24 SMS et en a reçu 21 en l'espace de deux heures durant son service du matin. Durant son service d'après-midi, il a reçu sept textos et en a envoyé cinq.

L'administrateur fédéral des chemins de fer Joseph Boardman a annoncé qu'il serait désormais interdit aux cheminots conduisant les trains ou occupant des postes clefs d'utiliser des appareils électroniques personnels durant leur travail.

Cette interdiction existe déjà en Californie. Par ailleurs, Veolia Transport, qui emploie les conducteurs de Metrolink, assure que la firme à une politique très stricte sur l'usage du téléphone portable au travail et que les employés qui ne la respectent pas s'exposent à des sanctions. AP

voir ici : http://patreg.romandie.com/post/10546/129127


Une seconde voiture piégée explose au Pays Basque espagnol, sept blessés

AP - Dimanche 21 septembre, 09h25

MADRID - Une seconde voiture piégée a explosé dans la nuit de samedi à dimanche au Pays basque espagnol, faisant sept blessés, selon les autorités. 

La deuxième explosion s'est produite aux environs de 4h30 du matin (02h30 GMT) devant un commissariat du port d'Ondarroa, selon un responsable du ministère de l'Intérieur espagnol. Trois policiers et quatre civils ont été légèrement blessés.

Une première voiture piégée avait explosé peu après minuit à la périphérie de la capitale régionale Vitoria sans faire de blessés.

Un appel téléphonique d'un correspondant se réclamant de l'organisation séparatiste basque, environ une heure avant l'explosion, avait permis à la police locale d'évacuer les environs de la capitale de la Communauté autonome du Pays basque. AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080921/twl-espagne-pays-basque-explosion-0ef7422.html

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http://fr.news.yahoo.com/fc/eta.html L'actualité de l'ETA

Espagne: nuit d'attentats au Pays Basque, sept blessés légers 

Par Fabien ZAMORA AFP - Dimanche 21 septembre 2008 à 12 H 20 

MADRID (AFP) - Le Pays Basque espagnol a été secoué par deux attentats dans la nuit de samedi à dimanche, l'un faisant sept blessés, des actes attribués à l'organisation séparatiste ETA, qui se livre à une démonstration de force alors que la justice espagnole adopte de nouvelles mesures pour resserrer l'étau autour des indépendantistes.

lLes deux attentats ont été perpétrés par voitures piégées, chargées chacune d'une centaine de kilos d'explosifs, et dans un des cas, les poseurs de bombes ont tenté de faire des victimes, selon le gouvernement régional basque.

La première bombe a explosé vers minuit (22H00 GMT), devant le siège de la caisse d'épargne Caja Vital, à Vitoria. Elle n'a pas fait de blessés. La police locale avait été avertie vers 23H15 de l'imminence de l'explosion par un correspondant anonyme se réclamant de l'ETA.

Les dégâts matériels sont en revanche "considérables", selon le ministère basque de l'Intérieur. L'attentat visait Caja Vital, dont le président, Gregorio Rojo, est le frère du président du Sénat espagnol, Javier Rojo.

Personne n'a appelé pour prévenir de l'explosion de la deuxième bombe, vers 04H30 (02H30 GMT) devant un commissariat de la police régionale à Ondarroa, un port de pêche de Biscaye, non loin de Bilbao.

Cet attentat a fait sept blessés légers, trois policiers et quatre passants, a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère basque de l'Intérieur, causant des dommages "assez importants".

Il a précisé que les poseurs de bombes ont utilisé un modus operandi inédit jusqu'ici, apparemment pour tenter de faire le maximum de victimes.

"Ils ont garé le véhicule le long d'un mur à côté du commissariat, en sont sortis, et ont lancé des cocktails molotov pour faire sortir les policiers. Après ils ont fait exploser la bombe", a-t-il expliqué.

Malgré l'absence d'appel au nom de l'ETA, ce deuxième attentat est unanimement attribué à l'organisation séparatiste basque.

L'ETA, considérée comme organisation terroriste par l'Union européenne et tenue pour responsable de la mort de 823 personnes en 40 ans de violence, a frappé à l'issue d'une semaine difficile pour la mouvance indépendantiste, malmenée par la justice.

Mardi et jeudi, le Tribunal suprême a déclaré hors-la-loi deux partis indépendantistes, Action nationaliste basque (ANV) et le Parti communiste des terres basques (PCTV,) au motif qu'ils sont liés à Batasuna, le bras politique interdit de l'ETA.

Parallèlement, la justice a condamné mercredi à des peines de huit et dix ans de prison les membres de la direction du comité de soutien aux prisonniers basques, Askatasuna, considéré comme une émanation d'ETA.

Mardi, cette dernière avait déjà tenté de frapper en plaçant une bombe ventouse sous la voiture d'un policier à Bilbao, mais l'engin n'avait pas explosé.

L'ETA se livre à ces démonstrations de force alors qu'elle a subi plusieurs revers importants ces derniers mois.

L'attentat d'Ondarroa a eu lieu dans la région basque de Biscaye, où a été démantelé en juillet le "commando Biscaye", qui était le groupe le plus actif de l'organisation.

Ce commando était tenu pour responsable du dernier attentat mortel de l'ETA, un attentat à la voiture piégée contre une caserne de la garde civile à Legutiano (Pays Basque) qui a coûté la vie à un garde civil en mai 2008.

De même, en mai, l'organisation avait eu à pâtir de l'arrestation en France de plusieurs de ses hauts dirigeants, dont Javier Lopez Peña, dit "Thierry", un de ses chefs.

Malgré cela, l'ETA avait maintenu son activité au cours d'une campagne d'été, en faisant exploser plusieurs bombes, sans faire de blessés, sur des sites balnéaires d'Andalousie (sud) ou de Cantabrie (nord).

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080921/twl-espagne-basques-attentat-prev-c99dde2.html


Mauritanie : les corps de 12 soldats retrouvés dans le désert après une embuscade

AP - samedi 20 septembre 21 H 28

NOUAKCHOTT - Le gouvernement mauritanien a annoncé samedi soir la découverte des corps sans vie de 12 soldats tombés cette semaine, en plein désert, dans une embuscade revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique. 

Le porte-parole du gouvernement Mohamed Ould Mohamed Abderahmane Ould Moine a précisé que des équipes de l'armée avait retrouvé samedi les soldats morts, la gorge tranchée, à environ 30 kilomètres au nord de la ville de Tourine, sur les lieux de l'attaque de lundi.

Le gouvernement mauritanien avait d'abord annoncé que les soldats étaient morts sous les balles des assaillants, avant de reconnaître qu'ils restaient introuvables.

Plusieurs sites web réputés proches de mouvements islamistes ont publié une déclaration attribué à Al-Qaïda au Maghreb islamique, dans laquelle la branche nord-africaine du réseau terroriste revendique l'embuscade. AP


Vingt-cinq arrestations après l'attentat contre l'ambassade américaine à Sanaa

30 suspects interpellés au lendemain de l'attentat au Yémen 

AP - Jeudi 18 septembre, 16h06

SANAA - Au moins 25 personnes soupçonnées d'avoir des liens avec Al-Qaïda ont été arrêtées ces dernières 24 heures dans tout le Yémen au lendemain de l'attentat contre l'ambassade américaine dans la capitale Sanaa, a annoncé jeudi un haut responsable de la sécurité yéménite. 

Selon ce même responsable, ces personnes sont actuellement interrogées par des enquêteurs yéménites et américains, et d'autres équipes, probablement du FBI, sont attendues. L'ambassade des Etats-Unis n'a pas confirmé cette dernière information.

L'attentat a causé la mort de 16 personnes, dont une ressortissante américaine de 18 ans et son tout récent époux yéménite, mais aucun diplomate ou employé de l'ambassade. Ce sont surtout les civils qui faisaient la queue pour les visas devant les locaux qui ont été touchés.

Il s'agissait de l'attaque la plus meurtrière contre une représentation diplomatique américaine depuis dix ans. Le Département d'Etat a recommandé à ses ressortissants d'éviter tout déplacement non-indispensable au Yémen, et autorisé le départ, sur la base du volontariat, de tous les personnels diplomatiques.

Depuis 2003, l'ambassade américaine à Sanaa a été attaquée à trois reprises, dont la dernière en mars, lorsqu'une volée d'obus de mortier la visant a frappé une école de filles voisine, où elle a fait un mort et des dizaines de blessés. AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080917/twl-yemen-usa-attentat-224d7fb.html

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Reuters - Jeudi 18 septembre, 17h49

SANAA/WASHINGTON (Reuters) - Trente personnes soupçonnées d'appartenance à Al Qaïda ont été interpellées au Yémen, annoncent les autorités jeudi, au lendemain du double attentat suicide à la voiture piégée qui a fait 17 morts devant les portes de l'ambassade des Etats-Unis à Sanaa

L'organisation du Djihad islamique au Yémen, qui a revendiqué l'attentat, a déclaré jeudi appartenir à la nébuleuse Al Qaïda et a juré de commettre d'autres actes du même genre.

"Nous, membres du Djihad islamique au Yémen, appartenant à l'organisation Al Qaïda, réitérons notre demande au président yéménite Ali Abdoullah Salah, pour qu'il libère rapidement nos frères, dans les 48 heures", lit-on dans un communiqué du groupe, signé par son dirigeant, Abou al Ghaïs al Yamani, et obtenu par Reuters.

L'organisation menace de "s'en prendre aux intérêts occidentaux et aux ambassades de Grande-Bretagne et d'Arabie saoudite (...), et d'assassiner des responsables de haut rang de l'Etat (yéménite)". L'organisation exige dans le même temps la fermeture des ambassades des Etats-Unis et de Grande-Bretagne.

L'ambassade est restée ouverte jeudi, a précisé un porte-parole de la mission diplomatique.

Le département d'Etat a précisé qu'une Américaine de 18 ans, qui faisait la queue avec deux membres de sa famille en quête de visas pour se rendre aux Etats-Unis, avait péri dans l'explosion.

Mohamed Soudam, dernière version française Eric Faye

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080918/twl-yemen-usa-attentat2-38cfb6d.html

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Les principales catastrophes aériennes depuis 25 ans

AP - Dimanche 14 septembre, 11h20

PARIS - Voici, par ordre chronologique, la liste des catastrophes aériennes les plus meurtrières, hors attentat, depuis un quart de siècle :

- 14 septembre 2008: un Boeing-737 d'une filiale d'Aeroflot s'écrase près de Perm en Sibérie, causant la mort des 88 personnes qui se trouvaient à bord

- 20 août 2008: un MD-82 de la compagnie Spanair sort de piste à l'aéroport de Madrid-Barajas et prend feu, tuant 153 personnes

- 16 septembre 2007: un MD-82 de la compagnie low-cost thaïlandaise One-Two-Go s'écrase sur l'aéroport de Phuket en Thaïlande, tuant 90 personnes, dont 54 touristes étrangers

- 17 juillet 2007: un Airbus A320 de la compagnie brésilienne TAM sort de piste à Sao Paulo, tuant les 187 personnes à bord et 12 au sol

- 5 mai 2007: un Boeing 737-800 de Kenya Airways plonge dans un marais après son décollage de Douala (Cameroun), tuant les 114 personnes à bord

- 29 octobre 2006: un Boeing 737 de la compagnie nigériane ADC s'écrase peu après avoir décollé en plein orage d'Abuja, faisant 96 morts

- 29 septembre 2006: un Boeing 737 de la compagnie brésilienne Gol reliant Manaus à Rio s'écrase dans la forêt amazonienne, tuant les 154 personnes à bord

- 1er septembre 2006: un Tupolev-154 affrété par Iran Airtour sort de piste à l'atterrissage à Machad en Iran, entraînant la mort de 80 des 147 passagers

- 22 août 2006: un Tupolev-154 de la compagnie russe Poulkovo Airlines avec 170 occupants à bord s'écrase dans l'est de l'Ukraine. Pas de survivants

- 9 juillet 2006: 124 personnes meurent dans l'accident d'un A310 de la compagnie russe S7 (ex-Sibir) lors de l'atterrissage à Irkoutsk en Sibérie

- 3 mai 2006: un A320 de la compagnie arménienne Armavia s'abîme en mer Noire alors qu'il allait atterrir à Sotchi, entraînant la mort des 113 personnes à bord

- 10 décembre 2005: un DC-9 de la compagnie nigériane Sosoliso Airlines s'écrase à Port Harcourt, tuant 107 personnes, essentiellement des écoliers

- 6 décembre 2005: un C-130 militaire iranien s'écrase sur un immeuble des faubourgs de Téhéran, tuant 94 personnes à bord et 21 au sol

- 22 octobre 2005: un 737-200 de la compagnie nigériane Bellview Airlines s'écrase peu après avoir décollé de Lagos, tuant les 117 personnes à bord

- 5 septembre 2005: un 737-200 de la compagnie indonésienne Mandala Airlines s'écrase sur la ville de Medan peu après le décollage, tuant 99 personnes à bord et 44 au sol

- 16 août 2005: un MD-82 de la compagnie colombienne West Caribbean Airways s'écrase dans l'ouest du Venezuela: 160 morts, dont 152 Français de Martinique

- 14 août 2005: un 737 de la compagnie Helios reliant Larnaca (Chypre) à Athènes s'écrase près de la capitale grecque, tuant 121 personnes

- 3 février 2005: un appareil de la compagnie afghane Kam Air s'écrase dans la montagne, tuant 104 personnes

- 3 janvier 2004: un Boeing 737 de la compagnie charter égyptienne Flash Airlines s'abîme en mer Rouge peu après son décollage de Charm el-Cheikh, faisant 148 morts, dont 133 Français

- 25 décembre 2003: un Boeing 727 de la compagnie libanaise Union des transports africains s'abîme dans l'Atlantique peu après son décollage de Cotonou au Bénin, faisant au moins 130 morts

- 8 juillet 2003: un Boeing 737 des Sudan Airways s'écrase peu après avoir décollé de l'aéroport de Port-Soudan (116 morts)

- 12 novembre 2001: un Airbus A300-600 d'American Airlines s'écrase peu après son décollage de l'aéroport JFK sur un quartier résidentiel du Queens (265 morts, dont 260 à bord)

- 31 octobre 2000: un Boeing de Singapore Airlines heurte un objet avant le décollage pour Los Angeles et prend feu (81 morts)

- 25 juillet 2000: un Concorde d'Air France s'écrase sur un hôtel près de Roissy peu après son décollage (113 morts, dont 109 à bord)

- 17 juillet 2000: un Boeing d'Alliance Air s'écrase sur des maisons après une seconde tentative d'atterrissage à Patna, en Inde (51 morts)

- 19 avril 2000: un avion d'Air Philippines s'écrase peu avant son atterrissage à Davao, aux Philippines (131 morts)

- 31 janvier 2000: un avion d'Alaska Airlines s'abîme au large de la Californie (88 morts)

- 30 janvier 2000: un Airbus A310 de Kenya Airways s'abîme dans l'Atlantique peu après son décollage d'Abidjan (Côte d'Ivoire), faisant 169 morts

- 31 octobre 1999: un Boeing 767 d'Egyptair s'abîme au large du Massachusetts (217 morts)

- 24 février 1999: un avion de China Southwest Airlines s'écrase dans la province de Zhejiang (61 morts)

- 11 décembre 1998: un A310 de la Thai Airways s'écrase en atterrissant à Surat Thani (101 morts)

- 2 septembre 1998: un MD-11 de la Swissair reliant New York à Genève s'abîme au large de la Nouvelle-Ecosse (229 morts)

- 16 février 1998: un Airbus A300 de la compagnie taïwanaise China Airlines s'écrase près de l'aéroport de Taïpeh (196 morts)

- 2 février 1998: un DC-9 de Cebu Pacific Air s'écrase sur une montagne dans le sud des Philippines (104 morts)

- 5 août 1997: un Boeing 747 de la Korean Air s'écrase sur l'île de Guam (228 morts)

- 12 novembre 1996: un Boeing 747 saoudien et un Iliouchine-76 kazakh se percutent en plein ciel dans la région de New Delhi (349 morts)

- 17 juillet 1996: un Boeing 747 de la TWA à destination de Paris explose au large de Long Island, après avoir décollé de l'aéroport JFK de New York (230 morts)

- 11 mai 1996: un avion de Valujet s'écrase en Floride après un incendie à bord (110 morts)

- 8 janvier 1996: un avion-cargo Antonov-32 s'écrase sur un marché de Kinshasa (plus de 300 morts)

- 26 avril 1994: un Airbus A300 des China Airlines s'écrase à Nagoya au Japon (264 morts)

- 11 juillet 1991: un DC-8 transportant des pélerins nigérians vers La Mecque s'écrase sur l'aéroport de Djeddah (261 morts)

- 26 mai 1991: un Boeing 767 de Lauda Air explose en vol au-dessus de la Thaïlande (223 morts)

- 3 juillet 1988: un Airbus A300 d'Iran Air est abattu par erreur par le navire américain USS Vincennes dans le détroit d'Ormuz (290 morts)

- 28 novembre 1987: un Boeing des South African Airways s'écrase au large de l'Ile Maurice (160 morts)

- 9 mai 1987: un Iliouchine-62 de la compagnie polonaise LOT s'écrase peu après son décollage de Varsovie (183 morts)

- 12 décembre 1985: un DC-8 d'Arrow Air transportant des parachutistes américains s'écrase lors du décollage à Gander, Terre-Neuve (256 morts)

- 12 août 1985: un Boeing 747 de la Japan Air Lines s'écrase contre une montagne au cours d'un vol intérieur (520 morts)

- 27 novembre 1983: un Boeing-747 d'Avianca s'écrase près de l'aéroport de Madrid-Barajas (183 morts). AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080914/twl-aviation-accidents-encadre-1be00ca.html

Depuis le début de l'été la SNCF en France a fait face à plusieurs incidents sur les lignes ferroviaires. La direction a décidé début septembre de vérifier tous les caténaires pour éviter de nouveaux retards dans le déplacement des voyageurs. Celui de la fin du mois d'août dans le sud de la France a été particulièrement perturbant pour la circulation des vacanciers.

La semaine dernière le tunnel sous la manche était fermé suite à un incendie de camion côté français. La circulation de l'eurostar a été arrêtée tout comme ce fut aussi le cas cet été après un incident de caténaire.

Le dernier accident de train est en Californie.

[QUOTE]

 Collision ferroviaire près de Los Angeles: 24 morts

AP - Dimanche 14 septembre, 01h43

LOS ANGELES - La catastrophe ferroviaire survenue vendredi après-midi dans la vallée de San Fernando (Californie), près de Los Angeles, a fait 24 morts et 135 blessés, selon un nouveau bilan donné samedi par les autorités. 

Cette collision frontale entre un train de banlieue et un convoi de marchandises est la pire catastrophe ferroviaire survenue aux Etats-Unis depuis 15 ans.

Les autorités ont annoncé que les opérations de recherche des victimes avaient pris fin et que le bilan s'établissait à 24 morts. Toutefois, sur les 135 blessés, 81 ont été hospitalisés et au moins neuf d'entre eux se trouvaient dans un état critique, selon des sources hospitalières.

Denise Tyrrell, porte-parole de Metrolink, compagnie qui exploitait le train de banlieue, a expliqué que, selon les premiers éléments de l'enquête, le conducteur de ce train ne s'était pas arrêté à un signal rouge peu avant l'accident survenu sur la commune de Chatsworth (Californie), dans la banlieue de Los Angeles. Le conducteur a probablement été tué dans la collision.

"C'est le pire accident que j'aie jamais vu", a déclaré le maire de Los Angeles, Antonio Villaraigosa.

L'accident s'est produit dans la vallée de San Fernando à l'heure de pointe de l'après-midi et a été suivi d'un incendie.

Plusieurs heures après la collision, les sauveteurs étaient toujours en train d'extraire les victimes des wagons retournés. Les secouristes se servaient de bulldozers et de grues pour dégager les wagons

Les pompiers, aidés par des bénévoles, ont installé une zone de secours sur un terrain de sports d'une école voisine, y transportant les blessés, avant d'évacuer les plus graves vers les hôpitaux.

La région de Chatsworth est l'un des plus paisibles de la vallée de San Fernando, devenue immense banlieue-dortoir de Los Angeles.

Le train de banlieue, qui transportait 222 personnes en provenance de Union Station à Los Angeles, approchait de sa destination finale de Moorpark, dans le comté de Ventura, au moment du choc: il était sur le point d'entrer dans le tunnel reliant la vallée de San Fernando à sa voisine, Simi. Trois employés se trouvaient à bord du convoi de marchandises exploité par la compagnie Union Pacific.

Sur cette portion du trajet, la vitesse limite est de 64km/h, et les deux convois, s'ils circulaient à cette vitesse, se seraient donc heurtés à la vitesse combinée de 129km/h.

Cet accident est la pire catastrophe ferroviaire survenue aux Etats-Unis depuis 15 ans. Le 22 septembre 1993, un train avait plongé dans un bayou près de Mobile, dans l'Alabama, faisant 47 morts.[/quote]

En cette rentrée il est inimaginable le nombre de défections ayant touchées les transports ferroviaires.

Le dernier en date à Los Angeles montre qu'aucuns états n'est à l'abri de ces aléas technologiques.

Celui qui a ralenti la circulation sous le tunnel sous la manche a, paradoxalement, été moins meurtrier que cette dernière collision frontale.

L'enquête a déterminé que l'arrêt des TGV, fin août dans le sud de la France, est du à une cause humaine.

Quelle est la raison de cet impact meurtrier ?

En espèrant que le détachement du héros holliwodien (gouverneur de Californie) envers la campagne électorale du parti républicain n'en n'est pas (insidieusement) à l'origine, sinon il y aurait de graves causes pour affliger les Républicains, en guerre contre TOUT ce qui n'est pas en accord avec eux... ce que le professeur Daniele Gänser (université de Bâle) appelle la "stratégie de la tension". Tactique que les services secrets appliquent ponctuellement à des fins politiques et qui consiste à commettre des attentats criminels et à les attribuer à un autre groupe ou organisation. (voir ici : http://www.reopen911.info/11-septembre/lancement-a-paris-du-film-documentaire-zero-enquete-sur-le-11-septembre-le-samedi-13-septembre-a-20h00/?symfony=e80e419dbbf2e17e534ecb112e723e26 ) 

 (Suite)

Géorgie : Un épisode grossier de la guerre de l'information

 | http://blog.lefigaro.fr/russie/

La guerre de Géorgie, a été le théâtre d'une formidable guerre de l'information comme le racontait Laure Mandeville dans Le Figaro dès le 13 août.

Retour sur un épisode, l'histoire Fox News, qui a fait florès sur le "runet", l'internet russe, la télévision russe et jusque dans la bouche de Vladimir Poutine.

Première étape: le témoignage d'Amanda. Le 13 août, la chaîne de télévision américaine Fox News interroge en direct Amanda Kokoeva, une fille de 12 ans qui vit à San Francisco. Le 8 août, Amanda était en vacances dans sa famille en Ossétie du sud quand les Géorgiens ont attaqué. Elle a pu s'enfuir vers la Russie, puis regagner San Francisco, d'où elle parle, aux côtés de sa tante.

Amanda, très vite, explique que ce sont les bombes géorgiennes qu'elle a fui. Et que les soldats russes l'ont aidée à s'enfuir. Sa tante enchaîne: "Je veux que vous sachiez qui est le responsable de ce conflit, c'est M. Saakachvili (le président géorgien) qui a commencé cette guerre". Là-dessus, le présentateur l'interrompt, en s'excusant, pour introduire une page de publicité. La tante a le temps de protester: "Je sais, vous ne voulez pas entendre cela". Après la pause, le présentateur accorde encore trente secondes à la tante qui précise que c'est le gouvernement géorgien, pas le peuple géorgien qui est en cause, et que le président géorgien doit démissionner. Le présentateur conclut: "C'est certainement ce que les Russes veulent".

 

Deuxième étape: la dissémination sur la Toile. Le jour même, 13 août, la vidéo est publiée sur le site YouTube. Pour les internautes russes ou pro-russes, il ne fait aucun doute que Fox News, chaîne notoirement proche de l'administration Bush, a essayé de faire taire ces deux témoins qui disaient la vérité.

 

Troisième étape: la manipulation grossière. La version originale n'est sans doute pas assez convaincante. Aussi, quelqu'un (j'ignore évidemment qui) se livre à un montage. Le son d'une toux est ajouté, comme si le présentateur cherchait à couvrir la voix de la tante. Puis vers la fin, une voix-off en anglais est ajoutée, criant le compte-à-rebours: "10 secondes!" Comme s'il s'agissait encore de couvrir la voix du témoin et de le déstabiliser. Enfin, dans la traduction russe, le présentateur ne dit pas: "C'est que ce que les Russes veulent" (à propos de la démission de Saakachvili) mais "C'est ce que les Russes veulent entendre". Sous-entendu: ma bonne dame, vous êtes en train de faire la propagande éhontée des Russes. 

 

Cette version truquée est ensuite diffusée par la chaîne publique Rossia, et la chaîne d'information continue Vesti 24. Et va à nouveau se démultiplier sur Internet.

 

Quatrième étape: Poutine amplifie encore l'histoire. L'histoire ne s'arrête pas là. Le 28 août, Vladimir Poutine accorde une interview à CNN (le transcript, en anglais, sur le site de CNN. Pour trouver le paragraphe en cause, vous pouvez faire Ctrl+F puis taper "cough", toux en anglais). Le premier ministre russe déclare que la perception de l'opinion dépend des manipulations des politiciens puis: "Souvenons-nous par exemple, de l'interview de cette fille de 12 ans avec sa tante" (...)  Le présentateur d'une des chaînes principales, Fox News, l'interromptait tout le temps (...). Dès qu'il n'a pas aimé ce qu'elle a dit, il a commencé à l'interrompre, il a toussé, sifflé, couiné. Tout ce qui lui restait à faire était de faire dans son pantalon, de façon suffisamment expressive pour les interrompre. C'est la seule chose qu'il n'a pas faite, mais au sens figuré, il était dans cet état".

 

Commentaire.  En Russie, la version que tout le monde retient, y compris donc, le premier ministre, est qu'un présentateur américain a grossièrement toussé pour couvrir le témoignage d'une fillette et d'une dame parce qu'elles s'en prenaient à Saakachvili, parce qu'elles disaient la vérité.

La journaliste Ioulia Latynina s'est émue dans le journal Novaïa Gazeta (8 septembre) de cette grossière falsification. Elle s'étonne que Poutine en soit victime. Dans cette guerre, bien sûr, il y a eu de la propagande et des sujets très partiaux des deux côtés. Cet épisode illustre néanmoins jusqu'où certains cercles, au sein du pouvoir russe, sont capables d'user de grosses ficelles pour diaboliser les Américains et faire prévaloir leur vision de l'histoire.

Personnellement, vus les propos qu'il a tenus sur CNN, j'estime que Vladimir Poutine n'est pas ici victime mais bel et bien acteur de cette désinformation.

 

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Géorgie: un petit "incident" estival

"Je pense que c'est seulement un incident". C'est ainsi que Silvio Berlusconi, sans doute le plus "poutinophile" parmi les dirigeants des Vingt-Sept, a qualifié mercredi la guerre de Géorgie. "Un incident, pas quelque chose qui va ramener l'Europe et le monde à l'époque de la guerre froide".

Silvio Berlusconi a peut-être raison pour l'avenir, mais dans l'immédiat, l'"incident" a sérieusement bouleversé les relations internationales, redessiné la carte de l'Europe sans même parler des victimes, morts, blessés, déplacés. 

 Convoi russe, le 9 août, en Ossétie du sud, photo Dmitri Kostioukov/AFP

Ce blog a passé jusqu'à présent l'"incident" sous silence. Dans un premier temps pour cause de pause estivale, puis parce que, n'en déplaise aux lecteurs qui ont déploré cette trop longue absence, notre priorité est la version papier du Figaro. Laure Mandeville, co-auteur de ce blog, a passé une grande partie du mois d'août sur le terrain, en Géorgie.

Ma précédente note, publiée fin juillet vous proposer de deviner où avait été prise les photos de station balnéaire. Comme plusieurs lecteurs l'ont trouvé, il s'agissait de Sotchi, la station russe à la mode sur les bords de la mer Noire. Sotchi qui doit accueillir en 2014 les Jeux olympiques d'hiver. Le parc olympique sera construit à dix minutes en voiture de la frontière avec ce qui est pour la communauté internationale la Géorgie, mais pour la Russie (et le Nicaragua, sic), la république indépendante d'Abkhazie...

Sotchi qui est aussi la capitale d'été des tsars d'aujourd'hui, comme Key West en Floride le fut pour le président américain Truman. Sotchi, où Vladimir Poutine doit recevoir dans une semaine son homologue français François Fillon, officiellement pour parler économie. Presque comme si c'était "business as usual" comme on dit en bon français "corporate". Comme si cet été, il ne s'était passé qu'un "incident".


Sarkozy, Barroso et Solana en mission impossible à Moscou et Tbilissi lundi

AP - dimanche 7 septembre 2008 - Yahoo news 

PARIS - Une seule journée, deux étapes, trois priorités: après avoir donné en vain une semaine de répit à la Russie pour enfin quitter la Géorgie, les représentants de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy en tête, vont tenter lundi une nouvelle médiation à Moscou et Tbilissi, cherchant à obtenir le départ des troupes russes, le renforcement des observateurs chargés de vérifier l'application du cessez-le feu et l'engagement de pourparlers internationaux.

La journée sera longue pour faire avancer le dossier et pousser la Russie, qui continue de le bafouer, à respecter le plan de cessez-le-feu en six points: le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, est cette fois-ci flanqué du président de la Commission José Manuel Barroso et du Haut-représentant chargé de la politique étrangère et de sécurité communes Javier Solana.

Cette "troïka" commencera par rencontrer le maître du Kremlin Dimitri Medvedev à la mi-journée, avant de gagner Tbilissi, puis de rentrer à Paris dans la nuit: un timing rappelant la dernière "navette express" Moscou-Tbilissi de Sarkozy, qui avait débouché le 12 août, dans l'urgence, sur ce plan de cessez-le-feu toujours pas respecté totalement trois semaines après sa signature.

"Nous devons clarifier la situation", expliquait samedi le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, au deuxième jour d'une réunion informelle avec ses homologues des 27 à Avignon.

Les trois priorités de la mission, telles que définies par une source diplomatique française, sont: le retrait des troupes russes du territoire géorgien, le déploiement de nouveaux observateurs internationaux et le lancement de pourparlers internationaux (point 6 de l'accord).

Paris a l'espoir de voir le retrait total "en quelques semaines de toutes les forces russes" actuellement toujours en Géorgie (hors Ossétie du Sud et Abkhazie). C'est là l'objectif premier, "et si on l'atteignait ça sera déjà un beau résultat des efforts de l'Union européenne", estimait-on de même source.

Il y a toujours divergence d'interprétation sur l'ampleur du retrait russe, servie par les ambiguïtés de l'accord de cessez-le-feu. Ce dernier prévoit le retrait sur les positions d'avant le 7 août, mais Moscou s'appuie sur le point 5 du texte pour occuper toujours des "zones-tampon" de Géorgie, hors Abkhazie/Ossétie.

Autre priorité: "essayer d'obtenir des dates précises des mécanismes et des engagements qui garantissent l'achèvement" de ce retrait: la mission d'observation que l'UE veut déployer, en renfort de l'ONU et de l'OSCE, est quasiment prête et devrait compter plusieurs centaines d'hommes, selon Javier Solana.

Enfin, "ce qui nous paraît important", c'est que la rencontre permette de déterminer "une date et un lieu pour ouvrir ces discussions internationales prévues par le point 6", poursuit-on de même source.

Il s'agirait de débattre de la stabilité et sécurité dans les provinces séparatistes et du retour des réfugiés et personnes déplacées. Mais Moscou, qui a reconnu unilatéralement l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, décision annoncée comme irréversible, ne semble pas franchement encline au compromis.

Cette visite a été annoncée lundi à Bruxelles lors du conseil européen extraordinaire consacré à la crise géorgienne. L'UE y avait condamné l'attitude de Moscou en lui donnant une semaine pour mettre totalement en oeuvre le cessez-le-feu, mais sans menaces concrètes de rétorsion. Les 27 se sont contentés de geler les discussions en cours sur le partenariat stratégique UE-Russie.

Nicolas Sarkozy avait alors évoqué une riposte "graduée": d'abord le dialogue avec Moscou, et si la nouvelle séance de lundi échoue, "on se réunira alors et on prendra d'autres décisions". En ligne de mire, le sommet UE-Russie prévu à la mi-septembre, qui risque de passer à la trappe. Même si Bernard Kouchner semblait exclure samedi d'autres sanctions pour l'heure.

Malaisé en effet pour l'UE, au grand dam des nouveaux Etats-membres également ex-satellites de l'URSS, de vraiment fâcher Moscou, partenaire incontournable: la Russie dispose d'une arme de dissuasion considérable, l'UE étant dépendante de son gaz et de son pétrole.

En attendant, sur le terrain, c'est le statu quo: les Russes sont toujours là, notamment à Poti, port stratégique sur la mer Noire, où un navire de guerre américain est arrivé, transportant 17 tonnes d'aide humanitaire, rendant les Russes furieux... Les déplacés d'Ossétie et d'Abkhazie sont toujours empêchés de rentrer chez eux, et la direction bicéphale du Kremlin continue de multiplier les déclarations tonitruantes. AP