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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Plusieurs vols en France et prises d'otages avec armes aux USA

Sur la même période plusieurs hold-ups en France commis par des employés des entreprises rançonnées. Aux USA au moins deux spectaculaires prises d'otages avec armes. Dans le quartier de Bordeaux une des plus "luxueuse" pâtisserie-chocolaterie a brûlé pendant la nuit de mercredi à jeudi (paralysant un quartier et perturbant le trajet des bus)

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Un employé de la Poste à Marseille soupçonné d'avoir volé un million d'euros 

Un employé de la Poste à Marseille, soupçonné d'avoir détourné près d'un million d'euros dans les coffres de son agence, est recherché par la police, a-t-on appris samedi de source proche de l'enquête, confirmant des informations du quotidien Aujourd'hui en France.

 
Photographe : Joel Saget AFP/Archives :: Des boîtes aux lettres sur la façade d'une agence de la Poste.
photo : Joel Saget , AFP

Naïm El Jaziri, un caissier d'une quarantaine d'années, possédait, de par sa fonction, les clefs du coffre de son agence située dans le 7e arrondissement de la ville et avait ainsi accès à l'argent destiné à être déposé dans des distributeurs automatiques de billets, selon la même source.

L'alerte a été donnée en début de semaine par le service de sécurité interne de l'entreprise après la disparition d'une grosse somme. L'employé qui a été l'objet de mises à pied dans l'entreprise, sans liens avec l'affaire, a été rapidement soupçonné mais demeure introuvable malgré l'audition de ses proches. Le coup semble avoir été préparé de longue date, le fuyard ayant "nettoyé" son appartement qui a été perquisitionné, a-t-on ajouté de même source.

"On pense qu'il a fait ça durant le week-end dernier", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la direction de la Poste dans les Bouches-du-Rhône.

Le parquet de Marseille a ouvert une information judiciaire et les policiers de la Sûreté départementale sont en charge de l'enquête, menée jusqu'à présent dans la plus grande discrétion.

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Des "fautes de procédure de sécurité" ont pu rendre possible le vol spectaculaire de plus de 10 millions d'euros dans un fourgon blindé jeudi à Lyon, ont estimé vendredi des syndicats de police.

Photographe : Jean-Philippe Ksiazek AFP/Archives :: Un fourgon de la société Loomis après une attaque le 21 avril 2009 à Valence
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Photographe : Jean-Philippe Ksiazek AFP/Archives :: Un fourgon de la société Loomis après une attaque le 21 avril 2009 à Valence
photo : Jean-Philippe Ksiazek , AFP

"Il y a une procédure définie pour les convois de fonds", a expliqué à l'AFP Jean-Paul Borrelly, responsable du syndicat Alliance à Lyon.

Dans une équipe de trois convoyeurs comme dans l'attaque de jeudi, "un convoyeur reste dans le véhicule, un autre va chercher les sacs de billets et un troisième assure sa sécurité. On peut donc avoir un moment où un convoyeur est seul dans le véhicule", a-t-il tempéré.

Mais dans cette affaire, "les deux autres seraient allés remplir des formalités administratives" et non pas chercher de l'argent et "dans ce cas, il y a une faute de procédure", a-t-il souligné. "Il y a aussi un plafond d'argent à transporter à l'intérieur de chaque entreprise et avec 11 millions d'euros, le plafond est dépassé", a renchéri un autre syndicaliste de Synergie, qui ne souhaite pas être nommé.

"Soit le chauffeur du fourgon s'est débrouillé pour influencer ses collègues en vue de faire le coup et transporter l'argent en une seule fois, soit les trois avaient l'habitude de ne faire qu'un voyage et il en a profité", a-t-il ajouté. "Est-que le chauffeur du fourgon a insisté auprès de ses collègues pour convoyer en une fois les 11 millions d'euros ou est-ce-que les collègues avaient l'habitude de gagner un tour, je sais pas, c'est une supposition", a-t-il dit.

Le fourgon blindé de la société suédoise Loomis contenant une dizaine de millions d'euros emballés dans "49 sacs" de billets compactés s'est volatilisé jeudi vers 10H00 à Lyon avec son chauffeur, principal suspect, toujours recherché, ce qui en fait l'un des plus importants vols de transport de fonds de ces dernières années. Le fourgon a été retrouvé vide et sans chauffeur, deux heures et demi plus tard près de Vénissieux, dans la banlieue est de Lyon.

Employé chez Loomis depuis "une dizaine d'années", Tony Musulin, 39 ans, était activement recherché par la police.

"Bien sûr que les soupçons portent a priori sur ce chauffeur", a déclaré jeudi devant la presse le procureur de la République de Lyon, Xavier Richaud. M. Richaud, indiquant qu'on "avait coupé le GPS et le téléphone" du camion pendant les quelques heures où l'engin a disparu.

"On a été faire une perquisition chez ce garçon, et on a eu la surprise de découvrir un appartement quasiment inoccupé, presque nettoyé, comme s'il avait préparé sa fuite" en vidant son réfrigérateur et en emportant draps et papiers, a poursuivi le procureur.

Le magistrat a ajouté avoir "un certain nombre d'éléments" indiquant que les comptes bancaires de cet homme, employé chez Loomis depuis une dizaine d'années, "ont été vidés". "Son état civil et sa photo ont été diffusées à toutes les frontières", a-t-il précisé.

Le convoyeur de 39 ans, qui n'avait jamais fait parler de lui, est décrit comme "légèrement taciturne" par un témoin cité par le quotidien régional Le Progrès, dans son édition à paraître vendredi.M. Richaud a "totalement écarté" l'hypothèse d'une prise d'otages ou de menaces faites aux proches du suspect, indiquant que l'homme était "célibataire, sans enfant", et ne voyait plus les membres de sa famille "depuis très longtemps".

"Aujourd'hui, rien ne permet de dire qu'il a eu un complice. Les recherches se poursuivent, notamment dans le quartier où a été vidé le fourgon", a conclu le procureur. Contacté par l'AFP, le groupe Loomis s'est refusé à tout commentaire.

Des "fautes de procédure de sécurité" ont pu rendre possible le vol spectaculaire de plus de 10 millions d'euros dans un fourgon blindé jeudi à Lyon, ont estimé vendredi des syndicats de police.

Photographe : Jean-Philippe Ksiazek AFP/Archives :: Un fourgon de la société Loomis après une attaque le 21 avril 2009 à Valence
photo : Jean-Philippe Ksiazek , AFP

"Il y a une procédure définie pour les convois de fonds", a expliqué à l'AFP Jean-Paul Borrelly, responsable du syndicat Alliance à Lyon.

Dans une équipe de trois convoyeurs comme dans l'attaque de jeudi, "un convoyeur reste dans le véhicule, un autre va chercher les sacs de billets et un troisième assure sa sécurité. On peut donc avoir un moment où un convoyeur est seul dans le véhicule", a-t-il tempéré.

Mais dans cette affaire, "les deux autres seraient allés remplir des formalités administratives" et non pas chercher de l'argent et "dans ce cas, il y a une faute de procédure", a-t-il souligné. "Il y a aussi un plafond d'argent à transporter à l'intérieur de chaque entreprise et avec 11 millions d'euros, le plafond est dépassé", a renchéri un autre syndicaliste de Synergie, qui ne souhaite pas être nommé.

"Soit le chauffeur du fourgon s'est débrouillé pour influencer ses collègues en vue de faire le coup et transporter l'argent en une seule fois, soit les trois avaient l'habitude de ne faire qu'un voyage et il en a profité", a-t-il ajouté. "Est-que le chauffeur du fourgon a insisté auprès de ses collègues pour convoyer en une fois les 11 millions d'euros ou est-ce-que les collègues avaient l'habitude de gagner un tour, je sais pas, c'est une supposition", a-t-il dit.

Le fourgon blindé de la société suédoise Loomis contenant une dizaine de millions d'euros emballés dans "49 sacs" de billets compactés s'est volatilisé jeudi vers 10H00 à Lyon avec son chauffeur, principal suspect, toujours recherché, ce qui en fait l'un des plus importants vols de transport de fonds de ces dernières années. Le fourgon a été retrouvé vide et sans chauffeur, deux heures et demi plus tard près de Vénissieux, dans la banlieue est de Lyon.

Employé chez Loomis depuis "une dizaine d'années", Tony Musulin, 39 ans, était activement recherché par la police.

"Bien sûr que les soupçons portent a priori sur ce chauffeur", a déclaré jeudi devant la presse le procureur de la République de Lyon, Xavier Richaud. M. Richaud, indiquant qu'on "avait coupé le GPS et le téléphone" du camion pendant les quelques heures où l'engin a disparu.

"On a été faire une perquisition chez ce garçon, et on a eu la surprise de découvrir un appartement quasiment inoccupé, presque nettoyé, comme s'il avait préparé sa fuite" en vidant son réfrigérateur et en emportant draps et papiers, a poursuivi le procureur.

Le magistrat a ajouté avoir "un certain nombre d'éléments" indiquant que les comptes bancaires de cet homme, employé chez Loomis depuis une dizaine d'années, "ont été vidés". "Son état civil et sa photo ont été diffusées à toutes les frontières", a-t-il précisé.

Le convoyeur de 39 ans, qui n'avait jamais fait parler de lui, est décrit comme "légèrement taciturne" par un témoin cité par le quotidien régional Le Progrès, dans son édition à paraître vendredi.M. Richaud a "totalement écarté" l'hypothèse d'une prise d'otages ou de menaces faites aux proches du suspect, indiquant que l'homme était "célibataire, sans enfant", et ne voyait plus les membres de sa famille "depuis très longtemps".

"Aujourd'hui, rien ne permet de dire qu'il a eu un complice. Les recherches se poursuivent, notamment dans le quartier où a été vidé le fourgon", a conclu le procureur. Contacté par l'AFP, le groupe Loomis s'est refusé à tout commentaire.

Originaire de l'ex Yougoslavie, l'homme est recherché dans ce secteur. Il avait déclaré il y  plusieurs semaines un vol de Ferrari d'un montant de  120 000 EURO. Somme hors de portée d'un salarié selon les sources averties.


Hausse du cours de l'or le novembre 2009 suite à la vente de 200 tonnes d'or par le FMI

Le Fonds monétaire international a annoncé lundi dans un communiqué qu’il avait vendu 200 tonnes d’or à l’Inde, environ la moitié du total de 403,3 tonnes qu’il prévoit de vendre sur plusieurs années pour renforcer ses finances.

La vente à la banque centrale indienne, qui a été effectuée par tranches quotidiennes entre le 19 et le 30 octobre, aux prix du marché, a rapporté 6,7 milliards de dollars à l’institution multilatérale.

"Cette transaction est une étape importante en vue de parvenir aux objectifs du programme de vente d’or encadrées du FMI, qui sont de contribuer à asseoir les finances du Fonds sur une base solide à long terme et de nous permettre d’accroître des prêts concessionnels aux pays pauvres tout à fait nécessaires", a commenté le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn.

La plus haute instance de décision du Fonds, son conseil d’administration, avait donné son feu vert en septembre à la vente d’un huitième des 3.217 tonnes d’or détenues par le FMI.

L’idée de cette vente avait émergé en 2008, les Etats membres du FMI ayant affirmé leur souhait de diversifier les ressources du Fonds, qu’il tire surtout de son activité de prêt aux pays.

Le bénéfice doit être investi dans des actifs financiers sûrs, principalement des emprunts d’Etat, ce qui lui rapportera des revenus réguliers.

Les ventes, destinées en priorité aux détenteurs officiels pour ne pas perturber les cours, doivent s’insérer dans celles des banques centrales, qui se sont engagées à respecter collectivement un plafond de 400 tonnes par an sur les cinq prochaines années.

le cous de l'or a nettement augmenté suite à cette vente

http://argent-or.blogspot.com/2009/11/le-fmi-vend-200-tonnes-dor-linde.html

 (Suite)

Deux-tiers des armes vendues au monde sont américaines

J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP
07/09/2009 | Mise à jour : 14:06

 

En visite en Inde fin juillet, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton (ici à gauche serrant la main de son homologue indien S.M. Krishna) signait un accord de défense prévoyant la vente d'armes américaines à New Delhi. Crédits photo : AFP

Malgré la crise et un marché en baisse depuis 2005, Washington a signé l'an dernier pour 37,8 milliards de dollars de contrats d'armement, soit un quart de plus qu'en 2007.

C'est un rapport du Congrès américain qui le dit. Les Etats-Unis ont confirmé en 2008 leur statut de premier marchand d'armes du monde. En dépit de la crise économique, Washington a ainsi signé des contrats d'armements équivalents à 37,8 milliards de dollars l'an dernier, contre 25,4 en 2007. Le tout alors que sur le plan international le marché des ventes d'armes a reculé de 7,6% à 55,2 milliards de dollars, selon ce rapport cité par le New York Times. Il s'agit du chiffre le plus bas depuis 2005, selon l'étude.

Les contrats d'armements américains représentaient 68,4% en 2008, soit les deux tiers du marché mondial des armes. Cette orientation à la hausse «doit être attribuée non seulement à d'importantes nouvelles commandes au Proche-Orient et en Asie, mais également à la poursuite de contrats significatifs de service d'équipements et de maintenance avec un nombre importants de clients américains dans le monde», souligne l'étude réalisée par le Congressional research service (CRS), un département de recherche dépendant du Congrès américain.

L'Italie, au deuxième rang

 

Les principaux clients de Washington sont les Emirats arabes unis, le Maroc et Taiwan. Des accords ont aussi été signés avec l'Inde, l'Irak, l'Arabie saoudite, l'Egypte, la Corée du Sud ou le Brésil. Toujours selon cette étude, les Etats-Unis sont les plus gros fournisseurs des pays en développement. Ce seul marché représentait 42,2 milliards de dollars l'année dernière, en légère augmentation sur un an.

Selon l'étude, avec un montant de contrats d'armements équivalent à 3,7 milliards de dollars, l'Italie se place au deuxième rang en 2008, tandis que la Russie, avec des contrats estimés à 3,5 milliards de dollars - contre 10,8 milliards de dollars en 2007 - occupe la troisième place. Moscou conserve l'Inde et la Chine comme clients principaux dans les pays en développement mais s'intéresse de plus en plus aux pays d'Amérique centrale, le Venezuela en particulier. La France est troisième sur le seul critère des ventes d'armes aux pays en développement.

http://www.lefigaro.fr/international/2009/09/07/01003-20090907ARTFIG00465-deux-tiers-des-armes-vendues-au-monde-sont-americaines-.php

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Un nouveau cataclysme financier se profile à l'horizon

Dominique Mariette
Journaliste spécialiste des questions financières. Ancienne rédactrice en Chef de la Tribune.

La crainte d'un nouveau tsunami financier prend de l'ampleur. Il ne trouvera pas ses origines dans des prêts immobiliers attribués à des particuliers insolvables, comme ce fut le cas avec les "subprime" américains, mais dans les prêts accordés aux fonds d'investissements pour racheter des entreprises. En Europe, 150 milliards d'euros de crédit pourraient se traduire par des pertes sèches pour les banques. Il s'agit de la fameuse dette LBO (leveraged buy out) du nom de la technique qui permet d'acquérir une entreprise avec effet de levier: peu de capital initial mais beaucoup d'endettement.
Depuis le début des années 2000 et jusqu'à l'année dernière, les fonds spécialisés dans les LBO ont levé des capitaux en masse et obtenu des banques tous les prêts qu'ils désiraient à des taux avantageux assortis de clauses de moins en moins restrictives. A la belle époque, les banquiers se précipitaient pour être retenus parmi les prêteurs. Il aurait été du dernier ringard de ne pas être admis dans le cercle des élus. Les fonds d'investissement spécialisés dans les LBO ont fort bien vécu. En revendant les entreprises 4 ou 5 ans après leur acquisition, ils réalisaient de confortables plus-values qui permettaient de rembourser l'endettement et de rémunérer les investisseurs entre 15 et 20% par an, parfois davantage. Sur le plan financier tout le monde y trouvait son compte. Les perspectives de gains étaient si attrayantes que les fonds d'investissement ont élargi leur champ d'intervention des sociétés non cotées aux entreprises cotées en Bourse. Pour nombre d'experts, les fonds LBO ont permis au capital-investissement d'accéder au rang des acteurs incontournables du financement des entreprises des plus petites aux plus grandes.
La crise financière et la récession économique qu'elle a provoqué donnent aujourd'hui de sueurs froides aux princes des LBO et surtout aux banquiers, leurs pourvoyeurs de fonds. Car les prévisions sont de plus en plus pessimistes. L'agence de notation Fitch estime que les taux de défaut pourraient passer de 10% à 15% d'ici 12 à 18 mois. Mais le plus dur reste à venir. Selon Fitch, 50% des 250 milliards d'euros de dette notée par ses soins sont en risque de défaillance. En France à la fin de l'année dernière, les banques avaient inscrits à leur bilan environ 60 milliards d'euros de dette dont 28 milliards recèlent des pertes potentielles d'après les experts. BNP Paribas a prêté 8,4 milliards d'euros et la Société Générale 5,4 milliards.
Comme d'habitude les banquiers se veulent rassurants. Baudouin Prot le directeur général de BNP Paribas affirmait récemment que le portefeuille LBO de sa banque était de bonne qualité. L'heure est donc à la sérénité. Une voix s'est pourtant élevée la semaine dernière pour mettre en garde les banquiers contre "le syndrome du retour à la normale". En s'exprimant ainsi, Christian Noyer le gouverneur de la Banque de France est sorti de sa prudence de chat devenue légendaire. Il a insisté sur les risques de "second tour" de la crise en particulier sur les dérivés de crédit et les financements à effet de levier. La dette LBO fait partie de cette dernière catégorie.
Jusqu'à présent les banques ont tout fait pour ne pas afficher de pertes sur les financements LBO. Lorsque les entreprises éprouvent des difficultés à rembourser la dette, les banquiers proposent des rééchelonnements. Si la situation devient plus grave les banquiers acceptent de transformer de la dette en capital et d'injecter des capitaux. Le fabricant de toitures Monier, qui était propriété du fonds PAI vient d'être sauvé par un pool bancaire et un consortium de fonds. Il croulait sous 1,8 milliard d'euro de dette et était dans l'incapacité de rembourser. Materis, fabricant de matériaux pour la construction, filiale de la société d'investissement Wendel va bénéficier d'un rééchelonnement de sa dette qui avait atteint la somme astronomique de 2 milliards d'euros... Pour le moment les banques passent à travers les gouttes, mais pour combien de temps? Elles ne pourront multiplier à l'infini les restructurations de dettes ni la transformation de dette en capital. Un jour ou l'autre elles devront bien passer par pertes et profits certaines de leurs créances. Les fonds spécialisés dans le rachat d'entreprises en difficulté ayant fait l'objet d'un LBO, qualifiés aussi de fonds de retournement sont à l'affut. Ils espèrent réaliser de bonnes affaires car ils rachètent les entreprises en demandant aux banques d'abandonner 50% de la dette et de convertir le reste en capital. Mais cette technique entraine fatalement des pertes pour les créanciers. Les banques françaises ont évoqué en France, l'idée d'une "bad bank" ou banque poubelle qui aurait repris les dettes à effet de levier mais le projet n' a pas abouti.
Une chose est sûre la sphère financière redoute que la dette LBO ne mette sur le flan des banques que l'on croyait revigorées ou carrément sorties d'affaire. S'il y a vraiment péril en la demeure, pourquoi les gouvernants, les régulateurs et les dirigeants de banques ne prennent-ils pas les devants pour trouver les moyens d'amortir le choc? Il ne suffit pas de faire la politique de l'autruche ou de miser sur une reprise de la croissance économique plus rapide que prévu pour éviter les risques.

http://finances.orange.fr/Points-de-vue-eco/Un-nouveau-cataclysme-financier-se-profile-a-l-horizon-183393.html

 

 (Suite)

Dans les paradis fiscaux, 20 % des dépôts proviennent des pays en voie de développement

l est communément admis que 10 000 à 12 000 milliards de dollars (7 130 à 8 555 milliards d'euros) transitent en moyenne annuelle par les différents paradis fiscaux de la planète. Ces flux illégaux ne viennent pas seulement des pays riches. Une bonne partie d'entre eux est issue des pays en voie de développement (PVD). Combien ? Telle est la question. Pour la quantifier, le gouvernement norvégien a commandé un rapport à une commission d'experts présidée par le professeur Guttorm Schelderup, économiste, et dont Eva Joly, ancien magistrat, faisait partie. Après plusieurs mois de travail, un rapport intitulé "Paradis fiscaux et développement" a été remis à la mi-juin à Erik Solheim, ministre de l'environnement et du développement international de Norvège. Le résultat est édifiant. Les économistes norvégiens estiment qu'environ 20 % des dépôts dans les paradis fiscaux proviennent des PVD, soit "une somme comprise entre 2 200 et 2 400 milliards de dollars, soit trente fois ce que les pays en développement reçoivent sous forme d'aide". Si l'on en croit le rapport, l'évasion fiscale au sein des PVD a représenté pour l'année 2006 une somme comprise entre 641 et 979 milliards de dollars. Par comparaison, les flux de capitaux entrants dans ces pays ont atteint en 2006, selon la Banque Mondiale, 571 milliards de dollars. "Mêmes les estimations les plus basses aboutissent au fait que les flux sortants de capitaux illégaux sont supérieurs aux flux entrants", indique le rapport. L'évasion fiscale des PVD représente aussi environ 10 fois le montant de l'aide apportée par les pays riches et environ 6 % à 8,7 % du produit intérieur brut (PIB) de ces pays. Par comparaison, les revenus fiscaux des pays les plus pauvres représentent 13 % de leur PIB. Tous ces flux illégaux n'aboutissent pas forcément dans les paradis fiscaux. Mais, et c'est l'un des points-clés du rapport, les places offshore contribuent à la "gangstérisation" des systèmes politiques dans les PDV. Les paradis fiscaux "favorisent ainsi la corruption et les escroqueries menées par les hommes politiques sur l'aide au développement, les ressources naturelles et les deniers publics". Pis encore, le rapport ajoute que les exemples ne manquent pas "de destruction délibérée d'institutions destinées à prévenir les sorties illégales de capitaux, de pressions exercées contre des fonctionnaires afin qu'ils négligent leur mission sans parler de l'assassinat de ces fonctionnaires". Le rapport cite ainsi l'exemple des Philippines, de l'Indonésie et de la Malaisie où les politiciens locaux ont délibérément torpillé le rôle des agences locales de protection de l'environnement dans le but d'autoriser une exploitation intensive des forêts tropicales. Les commissions occultes versées dans ce but ont presque fatalement atterri dans des paradis fiscaux. Ces pratiques mafieuses facilitées par l'existence des paradis fiscaux n'incitent guère les pays pauvres à investir en vue d'une meilleure efficacité administrative. "La probabilité de découverte d'un crime économique est plus basse dans les pays en développement", indique le rapport qui ajoute que l'existence des "paradis fiscaux est un encouragement aux comportements criminels". Le rapport norvégien pointe avec une sévérité particulière la responsabilité des multinationales dans l'affaiblissement fiscal des PDV. La politique dite des "prix de transfert", à savoir les différentes techniques permettant de manipuler le prix des échanges internes - ou même des échanges avec des sociétés tierces - dans le but de transférer les profits dans les juridictions à fiscalité zéro, joue un rôle déterminant dans l'affaiblissement fiscal de tous les pays du monde. Les pratiques comptables des multinationales norvégiennes engendreraient ainsi une perte fiscale de 30 % pour le budget norvégien. Parmi ses recommandations prioritaires, le Pr Schelderup réclame l'amélioration des règles relatives aux prix de transfert et une modification des conventions fiscales pour que les activités réelles d'une société déterminent son domicile fiscal. Yves Mamou Le monde le 29.06.09 à 15H5 http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/06/29/dans-les-paradis-fiscaux-20-des-depots-proviennent-des-pays-en-voie-de-developpement_1212997_1101386.html#xtor=RSS-3234

Difficile concorde entre les parlements de tous pays et toutes tendances politiques et religieuses

Assassinat du chef du Front de la concorde en Irak 

Le chef du Front de la concorde, principal groupe parlementaire sunnite en Irak, a été assassiné vendredi par un homme armé d'un pistolet et d'une grenade, ont annoncé la police et un responsable de ce parti.

Ce meurtre, qui coïncide avec des négociations entre les partis avant les élections législatives programmées pour janvier, pourrait nuire aux efforts de réconciliation entre les communautés religieuses.

Le scrutin parlementaire est considéré comme une étape capitale dans la perspective d'un Irak où sunnites, chiites et kurdes pourraient vivre en paix après les années de bain de sang consécutives à l'invasion américaine de 2003.

Haris al Oubaïdi, qui était également membre de la commission parlementaire des droits de l'homme, a été tué alors qu'il se trouvait dans la mosquée Al Chaouaf, dans l'ouest de Bagdad.

"Il était dans la mosquée. Un homme lui a tiré dessus avec un pistolet et a lancé une grenade dans sa direction à l'intérieur de la mosquée Al Chaouaf", a dit un porte-parole du Front de la concorde.

"Al Qaïda est peut-être derrière cet événement, ou un autre groupe armé. Cela montre que la situation sécuritaire reste précaire et dangereuse. Le gouvernement se doit de garantir davantage la sécurité", a-t-il ajouté.

Les circonstances de l'assassinat ont fait l'objet de plusieurs témoignages contradictoires.

Un témoin a déclaré que l'agresseur était un kamikaze qui a couru vers Oubaïdi, l'a agrippé avant de déclencher une ou plusieurs grenades qu'il portait sur lui.

La police a déclaré que l'attaque avait fait six morts dont l'agresseur. Selon elle, l'assassin a ouvert le feu à l'aveugle sur les fidèles avant de faire sauter une grenade. L'agresseur était âgé de 15 à 18 ans et a atteint Oubaïdi de deux balles dans la tête, a ajouté la police.

"Les assassinats de dirigeants politiques ont un effet énorme sur la paix dans le pays. Ces actes visent à attiser les tensions religieuses entre sunnites et chiites, et aussi entre factions sunnites rivales", souligne Hazim al Nouaimi, politologue à l'université de Bagdad.

Le Premier ministre Nouri al Maliki a mis en garde jeudi contre le risque d'une montée de la violence avant les élections législatives. Le retrait des troupes de combat américaines des centres urbains, qui doit s'achever à la fin du mois, est une autre source potentielle de tensions.

Avec Walid Ibrahim, Khalid al Ansary, Muhanad Mohamed, Mohamed Abbas, version française Pierre Sérisier, Jean-Stéphane Brosse - Reuters

http://fr.news.yahoo.com/4/20090612/twl-irak-violence-38cfb6d.html

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Arabie saoudite-Iran, la rivalité cordiale 

Les Iraniens votent vendredi (12 juin) pour élire leur président. Mais pour l'Arabie saoudite, peu importe quAhmadinejad obtienne ou non un second mandat. Le régime wahhabite est condamné à composer avec la puissance militaire et démographique de son rival chiite, jusquà pousser son roi à se balader main dans la main avec le président iranien pendant le pèlerinage de La Mecque.

La question clé des relations entre les deux pays est celle de la minorité chiite, présente dans la province Est de l'Arabie saoudite, une région considérée comme la plus grande réserve du pétrole au monde. Marginalisés depuis l'institutionnalisation du wahhabisme dans le Royaume, les chiites d'Arabie se sont révoltés en 1979, en réaction à la révolution iranienne. Une «Intifada» qu'ils commémorent aujourd'hui chaque année, et qui témoigne, comme leurs rassemblements de plus en plus réguliers, de leurs difficultés à exister au sein du Royaume. Troisième volet de notre série sur l'élection iranienne vue par les Arabes.

mediapart

http://fr.news.yahoo.com/70/20090612/twl-arabie-saoudite-iran-la-rivalit-cord-3d40b91.html

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Grosse surprise au Liban. La majorité sortante, conduite par Saad Hariri et soutenue par les grandes puissances occidentales, a remporté les élections législatives de dimanche. Alors qu’elle semblait dans une passe difficile, minée par les clivages internes, usée par quatre années de pouvoir dans un contexte chaotique, la coalition du 14 Mars a déjoué toutes les prévisions en remportant la majorité absolue des sièges au Parlement, soit 71 députés sur les 128 que compte l’Assemblée. Une victoire nette qui place la coalition antisyrienne en position de diriger le Liban pour une nouvelle mandature, mais elle va devoir composer avec une opposition qui, tout en reconnaissant sa défaite, demande déjà à être considérée comme un partenaire à part entière dans la gestion du pays. «Le Liban ne peut être gouverné qu’à travers une coopération entre les formations politiques, a déclaré le porte-parole et député du Hezbollah, Hassan Fadlallah. Ce qui nous importe, c’est que le Liban ouvre une nouvelle page, basée sur le partenariat, la coopération et la compréhension.»

Chrétiens. De compréhension, il n’en a pourtant guère été question au cours de ces dernières années. Les relations entre l’opposition, formée des deux grands partis chiites (Amal et Hezbollah) et du Courant patriotique libre du général chrétien Michel Aoun, et la majorité - emmenée par le parti sunnite de Saad Hariri, allié à différents partis chrétiens et au druze Walid Joumblatt - se sont progressivement détériorées pour dégénérer en affrontements armés dans l’ensemble du pays en mai 2008. Après l’accord de Doha, qui a mis fin à la crise, chaque camp considérait ces élections comme la bataille qui prouverait qu’il était le plus fort dans le pays.

«Grâce à Dieu, les résultats seront excellents le 7 juin», affirmait le général Aoun quelques jours avant l’échéance. L’ancien chef de l’armée était persuadé de rafler la mise dans les circonscriptions chrétiennes qui l’avaient largement soutenu lors des législatives de 2005. Cette année, elles étaient en position de faire pencher la balance en faveur de l’un ou l’autre bloc, dès lors que les communautés sunnites et chiites se rangeaient massivement derrière la majorité pour la première et l’opposition pour la seconde. Le succès du général dans ces régions aurait donné la victoire à l’ensemble de sa coalition. Aujourd’hui, la défaite de son groupe est avant tout la sienne. «Les chrétiens sont fondamentalement attachés à l’indépendance du pays et à l’Etat de droit, estimait hier un partisan de la coalition du 14 Mars. Ils ont sanctionné les alliances contre-nature de Aoun.»

En 2006, le leader maronite avait signé un document d’entente avec le Hezbollah, appuyé par l’Iran et la Syrie. Devant les bureaux de vote, de nombreux électeurs affirmaient être venus déposer un bulletin contre «l’avancée de Téhéran et Damas au Liban» et contre «l’arsenal du parti chiite dont la branche armée devrait être intégrée à l’armée». A l’issue du scrutin, le chef chrétien dispose malgré tout d’un bloc conséquent à l’Assemblée, mais ne peut plus se présenter comme le leader incontestable de sa communauté. D’autant plus qu’un certain nombre de ses députés sont passés sur le fil grâce aux voix du Hezbollah.

«Blocage». Si les listes de la majorité sortante l’ont emporté, ses leaders doivent à présent se pencher sur la formation d’un nouvel exécutif. Mais, même vaincue, l’opposition veut la mise sur pied d’un gouvernement d’union nationale dans lequel elle disposerait, à nouveau, d’une minorité de blocage. Une aberration pour le camp du 14 Mars qui estime que la majorité doit diriger et que ce type de formule ne peut que nuire à la bonne gouvernance du pays en entraînant des blocages systématiques. Mais la coalition du 14 Mars a-t-elle le choix ? En 2008, le Hezbollah, qui réclamait déjà un gouvernement d’union nationale, avait imposé par la force de ses armes un remaniement. Aujourd’hui, des analystes redoutent la répétition de ce scénario si la majorité refusait de céder. Pour l’instant, elle ne semble pas favorable à cette formule. «Je dis non à la minorité de blocage», a déclaré hier soir le druze Walid Joumblatt, qui se prononce en revanche pour la participation du Hezbollah au gouvernement.

Autre point de litige : les armes du Parti de Dieu. Les élus de la majorité souhaitent que les combattants chiites soient intégrés à l’armée. Réponse du député Hezbollah Mohammed Raad : l’arsenal de la «résistance» est un sujet «non négociable». En d’autres termes, le dialogue de sourds a déjà repris au Liban. Et une nouvelle crise politique n’est pas à exclure.

http://www.liberation.fr/monde/0101572356-reelection-surprise-de-la-majorite-antisyrienne-au-liban


Un vol à l'ancienne dans une bijouterie bordelaise

300.000 euros de bijoux dérobés à l'aide d'une corde à noeuds
Le 17/04/2009 à 11:49


Des cambrioleurs ont dérobé dans la nuit de mercredi à jeudi 300.000 euros de bijoux dans une galerie commerciale bordelaise en s'introduisant dans la bijouterie par la toiture, à l'aide d'une corde à noeuds, a-t-on appris vendredi de source policière.

Sans déclencher les systèmes d'alarme et de vidéosurveillance, les malfaiteurs se sont introduits discrètement dans la bijouterie par le plafond, en grimpant sur le toit de la galerie par l'arrière du bâtiment, au nez et à la barbe des vigiles de l'établissement.

Après avoir fait main basse sur environ 300.000 euros, en valeur marchande, de montres, bagues et autres bracelets ornés de pierres précieuses, les monte-en-l'air ont repris le même chemin, laissant au passage quelques bijoux dans les faux plafonds, les poches étant certainement trop pleines, a-t-on précisé de même source.

Selon le quotidien Sud Ouest, qui a révélé l'affaire dans son édition de vendredi, la bijouterie venait de recevoir "les nouvelles collections" dont un solitaire d'une valeur de 15.000 euros. Citant le directeur de la galerie commerciale, le quotidien régional évoque des individus "bien informés" et "qui ne sont pas venus au hasard car la surface commerciale fait 4 hectares".

http://bordeaux.ville.orange.fr/direct/index.html?direct/listeactu/090417094840.2bh6npdd



© 2009 AFP


Des sculptures soviétiques oubliées exhumées près de Paris

Trophées offerts à la France du Front populaire et brisés par Vichy, de grandes statues de l'époque soviétique oubliées depuis plus d'un demi-siècle dans une glacière du parc d'un château de Baillet-en-France (Val-d'Oise) ont été exhumées vendredi devant la presse. Têtes, membres, troncs, médaillons: un amoncellement de grandes statues brisées de 2 ou 3 mètres de haut gît dans la profonde glacière du parc du château, aujourd'hui disparu. Au fond de cette grande cavité ovale, quelques archéologues de l'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP), en gilet rouge, remontent les pièces brisées à la surface à l'aide d'un treuil électrique. Ces statues de Joseph Tchaïkov ornaient le pavillon soviétique de l'exposition des arts et techniques de la vie moderne à Paris, en 1937. Offertes par l'URSS à la CGT, elles ont été placées pendant le Front Populaire dans le parc du château, qui accueillait un centre de vacances du syndicat. Saisi en 1939, le parc est devenu un centre des jeunesses pétainistes et les sculptures ont été brisées, puis reléguées et oubliées dans la glacière. La première pièce mise au jour devant les journalistes est un médaillon représentant une République soviétique. "C'est le Tadjikistan", indique l'archéologue François Gentili, qui a découvert par hasard en 2004 les statues, alors qu'il faisait des recherches sur l'habitat seigneurial à Baillet. "Sur le médaillon on voit le mont du Panir, une centrale électrique, des fleurs de coton, un bonhomme sur son tracteur, qui représentent le Tadjikistan", décrypte-t-il. On lit aussi "CSS Toçikiston" et, indique une journaliste d'une télévision russe venue couvrir l'événement, le slogan "prolétaires de tous les pays, unissez-vous", écrit en cyrillique et en latin. Situé face au pavillon nazi d'Albert Speer, l'immense bâtiment de 160 m de long du pavillon soviétique portait les allégories sculptées en béton armé des onze républiques soviétiques de l'époque. Depuis le début des fouilles mardi, une centaine de pièces ont été entreposées sur une dalle en béton du parc. On reconnaît un homme qui porte la chapka, une femme qui porte un foulard, une botte... "Cela a un côté cimetière de l'Union soviétique", s'amuse Paul Salmona, directeur du développement culturel de l'Inrap. Deux stagiaires archéologues dépoussièrent les résidus au pinceau avant de les numéroter. "On donne un numéro à chaque fragment pour que le restaurateur sache où on a trouvé la pièce", explique Julie Marchand qui tient un "bout de socle" numéroté 48-15 dans la main. Une bouteille de bière en verre orange, au bouchon scellé par du ciment, attire l'attention. A l'intérieur, on entrevoit un papier. "Je l'ai trouvé mardi en fouillant le sol. J'espère qu'elle va nous donner des précisions sur la chronologie des événements", dit en souriant François Gentili. Une petite partie des statues devrait être montrée dans le cadre de l'exposition "Symphonies d'octobre, musique et pouvoir en Russie soviétique" organisée en octobre 2010, à la cité de la musique, dans le cadre de l'année franco-russe. Ensuite, "la question de la préservation et de la représentation en musée de cette découverte n'est pas réglée", explique M. Salmona. Plusieurs musées franciliens sont intéressés, dont le musée d'art et d'histoire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), dit-il. http://actu.orange.fr/articles/a-la-une/Des-sculptures-sovietiques-oubliees-exhumees-pres-de-Paris.html

Les Farc accusées de massacres d'indiens dans le sud de la Colombie

 Jeudi 12 février 19 H 56 Yahoo actualité

Les autorités civiles et aborigènes du sud de la Colombie ont accusé jeudi la guérilla des Farc de massacres d'indiens dans le département de Nariño, une région vouée au trafic de drogue, parsemée de mines anti-personnel, où la force publique n'a pu encore accéder pour enquêter.

 

"Nous avons reçu des informations des autorités de la région sur le fait que dix personnes qui avaient pris la fuite après un précédent massacre, ont été assassinées hier (mercredi) près de la localité de Guangarial", dans le département de Nariño, a déclaré à l'AFP Luis Evelis Andrade, chef de l'Organisation nationale indigène de Colombie (ONIC).

Le gouverneur de ce département limitrophe de l'Equateur, Antonio Navarro, a expliqué de son côté que des membres de l'ethnie Awá lui avaient rapporté "qu'à l'aube de mercredi dix personnes avaient été tuées" dans la municipalité de Ricaurte, en lui indiquant "le lieu exact du massacre et le nom du propriétaire de la maison où cela s'est produit".

Cette tuerie fait suite à un précédent massacre d'indiens le 4 février, dont la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) a été accusée.

L'ONIC, qui regroupe un million d'amérindiens, et les autorités civiles de Nariño ont accusé un groupe des Farc d'avoir torturé et assassiné à l'arme blanche 17 indiens Awá la semaine dernière dans une bourgade reculée du département.

Selon le gouverneur Navarro, les Farc retenaient un groupe de familles indiennes en les accusant de collaborer avec l'armée colombienne.

Quelques jeunes indigènes détenus "se sont échappés et ont raconté" que les victimes avaient été "tuées à l'arme blanche", a expliqué M. Navarro.

Le bureau du Haut Commissariat aux réfugiés des Nation unies (HCR) à Bogota a signalé dans un communiqué avoir également reçu des informations selon lesquelles "des hommes, des femmes et trois enfants ont été assassinés la semaine dernière dans la réserve Awa de Tortugaña Telembi".

M. Andrade a indiqué que ses informateurs "ont dit que c'étaient les Farc qui ont aussi commis ces meurtres" de dix autres indiens mercredi, alors que le gouverneur Navarro assurait ne pas avoir d'information sur les responsables de cette nouvelle tuerie.

"Cela s'est produit dans la zone où a eu lieu le premier massacre", a déclaré le gouverneur à la presse.

"Pour le premier (massacre), je suis totalement certain que ce sont les Farc, dans le second cas, je ne peux pas l'affirmer", a-t-il souligné en assurant que des représentants des autorités devaient "arriver sur le site" jeudi pour vérifier les faits.

Les conditions topographiques et de sécurité difficiles, dues à la présence de la guérilla, aux champs de mines et au trafic de drogue dans la région, compliquent l'accès de la force publique aux lieux des massacres présumés pour enquêter à la suite de ces accusations.

Le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos, a annoncé qu'il devait accompagner jeudi à Nariño les militaires et policiers pour "se faire une idée de la situation", tout en qualifiant de "complexe" l'attitude des indiens consistant "à ne dire absolument rien aux autorités qui tentent de retrouver les corps".

Mais selon M. Andrade, "le grand problème, ce sont les mines. Les gens ont peur de devoir se déplacer, montrer le chemin, alors que ceux qui y seraient disposés ne le connaissent pas. Cela pourrait aboutir à une nouvelle tragédie".

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En Amérique Latine le président Hugo Chavez a lancé un énième référendum. C'est l'occasion de récapituler les référendums dans cette partie du monde /

 Un aperçu des référendums organisés récemment en Amérique latine.

Plus de 16 millions de Vénézuéliens étaient appelés aux urnes dimanche pour un référendum sur la fin de la limite des mandats des élus. Nombreux sont les pays d'Amérique latine à avoir organisé des référendums constitutionnels à la faveur de la chute des dictatures depuis la fin des années 1980, pour rompre avec le passé ou autoriser les chefs d'Etat à rester au pouvoir. Voici quelques exemples récents de ces consultations.

- VENEZUELA: en 1999 déjà, le président Hugo Chavez fait voter une nouvelle Constitution, moins d'un an après son arrivée au pouvoir. Le texte renforce la protection des droits de l'Homme, autorise les membres de l'armée à voter et donne au président la possibilité de briguer un second mandat. Fin 2007, les électeurs rejettent de peu les 69 amendements proposés par Chavez pour faire du Venezuela une "république socialiste". Le référendum de dimanche a de nouveau pour enjeu de lever la limite de mandats de tous les élus du pays, y compris le président et de les autoriser à se représenter indéfiniment. Le Venezuela a eu 24 Constitutions depuis son indépendance en 1811.

- BOLIVIE: en janvier 2009, les électeurs boliviens approuvent à 62% le projet de nouvelle Constitution proposé par le président Evo Morales. Le texte autorise le président à se représenter pour un mandat de cinq ans, accorde l'autonomie politique à 36 "nations" indigènes, désormais mieux représentées au Congrès, et contient un projet de redistribution des terres et de limitation de la taille des propriétés à 5.000 hectares au maximum, plutôt que 10.000.

- EQUATEUR: en septembre 2008, les Equatoriens adoptent largement une nouvelle constitution proposée par le président Rafael Correa améliorant la sécurité sociale pour les plus pauvres, renforçant les pouvoirs du gouvernement central et autorisant le président à se présenter pour deux nouveaux mandats. L'Equateur a eu 20 constitutions depuis son indépendance en 1822.

- COLOMBIE: la constitution colombienne est amendée en 2004 pour autoriser le président Alvaro Uribe à effectuer deux mandats consécutifs. Le chef d'Etat est réélu en 2006, et ses partisans souhaitent aujourd'hui un nouvel amendement lui permettant de se représenter pour un troisième mandat l'année prochaine. Amendement qui doit d'abord être approuvé par les électeurs et la Cour constitutionnelle.

- REPUBLIQUE DOMINICAINE: le pays a eu 31 constitutions depuis sont indépendance en 1844. La dernière révision date de 2002, pour autoriser les présidents à effectuer plus d'un mandat. Le président Leonel Fernandez a été réélu en 2004.

- GUATEMALA: lors d'un vote fortement marqué par l'appartenance raciale, les Guatémaltèques rejettent en 1998 un paquet d'une cinquantaine d'amendements visant à inscrire dans la Constitution les accord de paix, conclus sous l'égide des Nations unies, qui avaient mis fin à une guerre civile de 36 ans dans le pays.

- PANAMA: les électeurs panaméens rejettent en 1998 la proposition du président Ernesto Perez Balladeres d'autoriser un deuxième mandat consécutif.

- BRESIL: les électeurs approuvent en 1997 une proposition du président Fernando Henrique Cardoso autorisant les élus à se présenter pour un deuxième mandat consécutif. Il est réélu l'année suivante.

- ARGENTINE: le président Carlos Menem défend avec succès en 1994 un amendement qui renforce les droits des citoyens, réduit la législature et autorise la réélection du président.

- PEROU: le président Alberto Fujimori modifie en 1993 la constitution afin de pouvoir être se représenter. Il est réélu à deux reprises avant de s'enfuir au Japon en 2000 au moment de l'effondrement de son gouvernement suite à un scandale de corruption. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090215/twl-amerique-latine-referendums-encadre-1be00ca.html


USA: 15% des soldats revenant d'Irak et Afghanistan ont subi des traumatismes sexuels

Près de 15% des militaires, en grande majorité des femmes, récemment rentrés d'Irak ou d'Afghanistan, traités par les services de soins du Ministère américain des anciens combattants, font part d'expériences sexuelles traumatisantes durant leur déploiement, selon un étude dévoilée mardi. 

une femme soldat américaine en juillet 2008

Ces travaux présentés lors de la conférence annuelle de l'American Public Health Association qui se tient à San Diego (Californie), sont basés sur l'analyse de données portant sur plus de 100.000 membres du personnel militaire ayant été déployés en Irak ou en Afghanistan et soignés dans un des centres hospitaliers dépendant du Ministère des anciens combattants, précise Joanne Pavao, une des co-auteurs, selon un communiqué.

Ces données ont porté sur une période de six ans.

Outre une femme sur sept, 0,7% des hommes ont également indiqué avoir eu des expériences sexuelles traumatisantes durant leur déploiement en Irak ou en Afghanistan.

Les femmes et les hommes ayant fait part de ces expériences présentaient une plus grande probabilité d'être diagnostiqués comme souffrant d'une maladie mentale que ceux n'ayant pas vécu de tels traumatismes, ont constaté les chercheurs.

Ces expériences sexuelles traumatisantes, allant d'avances répétées malgré des rejets jusqu'au viol, peuvent provoquer des dépressions, de l'anxiété, des troubles post-traumatiques et le recours à des drogues.

"Les résultats de cette étude mettent en lumière l'importance d'une politique de dépistage universelle aussi bien qu'une intervention précoce parmi ces militaires de retour de déploiement ayant subi des expériences sexuelles traumatisante de manière à prévenir des séquelles durables", souligne Joanne Pavao.

La politique du Ministère américain des anciens combattants requiert que tous les anciens militaires soient soumis à des examens de dépistage pour détecter des expériences sexuelles traumatisantes, précise-t-elle.

Ces personnes sont soignées gratuitement pour les troubles qui en résultent dans tous les établissement couverts par le Ministère.

http://fr.news.yahoo.com/2/20081029/twl-usa-15-des-soldats-revenant-d-irak-e-36d2a39.html