LE MONDE | 06.07.09 | 15h34 • Mis à jour le 06.07.09 | 15h34
A l'automne pourrait débuter, en Allemagne, le dernier grand procès d'un criminel nazi présumé : malgré ses 89 ans, John Demjanjuk a été déclaré apte à être jugé, vendredi 3 juillet, à la suite d'une expertise médicale. D'origine ukrainienne, M. Demjanjuk est suspecté d'avoir participé au meurtre de 29 000 juifs, en 1943, en tant que gardien dans le camp d'extermination de Sobibor, en Pologne. L'accusé a été extradé en mai des Etats-Unis vers l'Allemagne, après une longue bataille judiciaire centrée sur son état de santé. Le parquet veut procéder à son inculpation courant juillet. Parmi les familles des victimes, plus d'une trentaine de personnes, aux Pays-Bas, aux Etats-Unis et en Israël veulent se porter parties civiles. La défense de John Demjanjuk conteste tous les faits qui lui sont reprochés. Confondu avec "Ivan le terrible", l'homme qui dirigeait les installations de gazage de Treblinka, il avait déjà été jugé une première fois et condamné à mort en Israël en 1988, avant d'être acquitté.
L'ancien garde de camp nazi Demjanjuk apte à être jugé
LEMONDE.FR avec AFP | 03.07.09 | 13h42 • Mis à jour le 03.07.09 | 13h47
L''ancien garde de camp nazi John Demjanjuk, 89 ans, accusé de participation au meurtre de vingt-neuf mille juifs, est apte à être jugé, a annoncé vendredi le parquet de Munich (sud de l'Allemagne), où il est détenu. "Les médecins estiment que l'accusé est apte à comparaître, avec une restriction, que les audiences soient limitées à deux fois quatre-vingt-dix minutes par journée d'audience", a précisé le parquet. L'affaire devrait être renvoyée devant le tribunal courant juillet.
Demjanjuk a été extradé le 11 mai des Etats-Unis vers l'Allemagne. Il est accusé de participation au meurtre d'au moins vingt-neuf mille juifs dans le camp d'extermination de Sobibor, aujourd'hui en Pologne, où il a été gardien du 27 mars 1943 à fin septembre 1943.
La justice allemande a lancé le 11 mars un mandat d'arrêt contre cet ancien ouvrier automobile de la banlieue de Cleveland (Ohio, nord des Etats-Unis), déchu de sa nationalité américaine en 2002. En décembre 2008, la plus haute autorité judiciaire allemande avait estimé qu'un tribunal de Munich était compétent pour le juger, au motif que Demjanjuk avait vécu près de la capitale bavaroise en 1952 avant d'émigrer aux Etats-Unis.
L’Allemagne a tout fait pour obtenir l’extradition de John Demjanjuk, 89 ans, en vue de ce qui pourrait être un des derniers procès du nazisme. «Il ne faudrait pas que ce procès soit une tentative de masquer les défaillances passées de la justice allemande face aux criminels nazis», prévient le quotidienSüddeutsche Zeitung. La communauté juive du pays espère un procès rapide et exemplaire. «Pour les survivants de l’Holocauste, il est insupportable qu’un criminel nazi présumé […] réclame pitié pour lui et qualifie de torture son extradition», insiste Charlotte Knobloch, la présidente du Conseil central des juifs d’Allemagne. Dans un entretien à l’hebdomadaire Der Spiegel paru lundi, un survivant de Sobibor, Thomas Blatt, a expliqué : «Les gardiens ukrainiens ont fusillé les nouveaux arrivants vieux et malades et ce sont eux qui poussaient les gens nus dans les chambres à gaz à coups de baïonnette».
Les Russes non seulement ne refusent pas le passé, celui de l’Union Soviétique mais ils en sont fiers. Et au plus haut niveau il est dénoncé ceux qui veulent refaire l’histoire et en particulier créer de quelque manière que ce soit une identité entre nazisme et communisme. Ou nier le rôle de libérateur joué par l’ex-Union soviétique. A la veille du 8 mai, date anniversaire de la victoire sur le nazisme qu’ils vont célébrer avec éclat, les Russes ont répété qu’ils n’acceptent pas que soit remise en cause le rôle joué par l’Union Soviétique. Il est vrai qu’ils ont payé le plus lourd tribu qui soit à la lutte contre l’Allemagne nazie.
Comme l’a annoncé jeudi 7 mai à Moscou, selon l’agence russe Ria novosti, l’ex-ministre soviétique de la défense le maréchal de l’Union soviétique Dmitri Iazov les pertes militaires soviétiques dans la Grande guerre patriotique de 1941-1945 se sont élevées à 8,644 millions et les pertes civiles à 27 ou 28 millions .
Selon lui, ces données ont été obtenues par une commission instituée à l’époque où il était encore ministre soviétique de la Défense (1987-1991).
Le général Alexandre Kiriline, chef de la Direction de la Défense russe en charge de commémorer les morts pour la Patrie, a annoncé le 5 avril que les pertes démographiques générales soviétiques entre 1941 et 1945 s’élevaient à 26 millions de personnes.
Selon lui, les pertes générales de l’Armée rouge ont été recalculées à trois reprises entre 1945 et 1991. “De 8,8 à 8,9 millions de personnes environ, dont 2,5 millions de prisonniers de guerre”, a annoncé le général.
La Wehrmacht a perdu près de 5,2 millions d’hommes, sans compter les alliés des Allemands, a précisé le militaire russe. Selon lui, ce chiffre est comparable aux pertes soviétiques, qui s’élèvent à près de 6,4 millions de tués sur le champ de bataille.
Après avoir payé un tel tribu à la lutte anti-nazi allez raconter aux Russes que communisme et nazisme c’est la même chose, et même que le goulag c’était l’équivalent des camps de la mort nazi. Ca c’est bon pour l’Union Européenne qui ferme les yeux sur les défilés de waffen SS et qui utilise les provocateurs négationnistes dans de minables opérations politiciennes comme cela se voit aujourd’hui en france.
Toujours le 7 mai, le président russe Dmitri Medvédev a félicité les véterans de Grande guerre patriotique (c’est ainsi qu’est appelée la guerre de1941-45 en Russie)en déclarant que la Russie sera toujours intransigeante contre les tentatives de réécrire l’histoire de la seconde guerre mondiale.
Medvédev a expliqu” que dans certains pays ceux-ci persistaient dans leur volonté d’interpréter à leur manière les événements de la Seconde Guerre mondiale. “je considère que nous devons toujours réagir devant de telles attitudes, mais il en sera comme il a été, le peuple a démontré en 1945 que personne ne réussirait à lui imposer sa volonté et que toute agression serait résolument repoussée “, a-t-il signalé.
“Peut-être, était-ce l’événement le plus important du siècle passé”, a ajouté Medvédev.
Le leader russe a rappelé que depuis qu’Il était institué, l’Ordre de l’Étoile d’Or de Héros de l’Union soviétique – déjà il y a 75 ans – plus de 13.000 personnes l’ont reçue, et la majorité a été décorée pour ses exploits durant la grande guerre patriotique du peuple soviétique de 1941-1945″ .
Les commentateurs occidentaux, européens en particulier tentent de donner des explications pour le moins étonnantes à la manière dont la Russie aujourd’hui se reconnaît plus dans l’ex-Union soviétique que dans ceux qui l’ont bradée et laissé dépecer. Il expliquent que les dirigeants russes sont y compris prets à réhabiliter Staline parce qu’ils veulent imposer l’autoritarisme et déconsidérer la démocratie. La démocratie telle qu’elle a été appliquée à la chute de l’Union Soviétique, la chute vertigineuse du niveau de vie russe, l’explosion de l’ex-Unionsoviétique, les révolutions de couleurs directement gérées par l’étranger, tout cela a créé les conditions d’un refus des diktats occidentaux. Et quand les Russes mesurent que certains pays de l’ex-Union Soviétique dirigés aujourd’hui par des pitres en faillite frauduleuse n’ont pour une unique issue qu’un anti-soviétisme voir une exaltation des anciens nazis dans leur lutte contre le communisme, ils ne peuvent que mettre en garde contre cette falsification de l’histoire.
J’aimerais qu’il en soit fait autant chez nous, où entre les communistes qui ont honte de l’Union Soviétique parce qu’ils sont devenus sociaux démocrates et les communistes qui flirtent avec des néonazis parce qu’ils sont trop décérébrés pour voir la différence entre lénine et Le Pen, et s’embarquent dans les joies du négationnisme, nous sommes mal barrés. Parce que si l’on gomme les camps d’extermination nazi et le fait que la population civile fut traitée comme des sous hommes en fonction de la même idéologie, on en arrive aisément à ce qui fleurit aujourd’hui: Hitler et Staline c’est la même chose, ce fut la lutte entre deux totalitarisme, heureusement il y a eu les Américains et les britanniques preux chevaliers de la démocratie, peuvent être gommées les alliances entre capitalistes pour laisser détruire le peuple soviétique . la libération des camps d’extermination, un détail et Vive faurisson… C’est à vomir… Triste 8 mai…
Nicolas Sarkozy a déposé vendredi matin une gerbe au pied de la statue du général de Gaulle sur les Champs Elysées à Paris, en ouverture des cérémonies de célébration de la victoire alliée le 8 mai 1945.
Photographe : Olivier Laban-Mattei AFP :: Nicolas Sarkozy et François Fillon pour la commémoration du 8 mai à Pari
photo : Olivier Laban-Mattei , AFP
Photographe : Benoit Tessier AFP :: Nicolas Sarkozy et son fils Jean lors de la commémorant de l'armistice le 7 mai 2009 à Neuilly-sur-Seine
photo : Benoit Tessier , AFP
Le chef de l'Etat était entouré du Premier ministre François Fillon, du maire de Paris Bertrand Delanoë, des ministre et secrétaire d'Etat à la Défense Hervé Morin et Jean-Marie Bockel, du ministre de l'Immigration Eric Besson et des présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale Gérard Larcher et Bernard Accoyer.
Tout le périmètre était bouclé par les forces de l'ordre pendant la cérémonie.
M. Sarkozy devait ensuite se rendre en fin de matinée à Sainte-Maxime (Var), sur la plage de La Nartelle, haut-lieu du débarquement de Provence du 15 août 1944. Il assistera à une revue navale, un défilé aérien et une prise d'armes en hommage à l'armée d'Afrique, en présence d'anciens combattants de l'armée d'Afrique.
Jeudi, le chef de l'Etat a rendu hommage aux policiers morts pour la France dans le cadre des commémorations de la fin de la Seconde guerre mondiale, à l'occasion d'une cérémonie à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).
M. Sarkozy, ancien maire de Neuilly (1983-2002), s'est recueilli quelques instants devant un monument en l'honneur des "héros de la police de France et d'Outre-mer morts pour la défense et la libération de la patrie". Accompagné de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, du préfet de police Michel Gaudin, du préfet des Hauts-de-Seine Patrick Strzoda et du Directeur général de la police nationale (DGPN) Frédéric Péchenard, il a auparavant passé en revue diverses sections de police.
De nombreux élus locaux ont assisté à la cérémonie, dont son fils, le conseiller général de Neuilly Jean Sarkozy (UMP), le député-maire de Levallois-Perret Patrick Balkany (UMP), et l'actuel maire de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin (DVD).
Nicolas Sarkozy s'est ensuite offert un bain de foule.
Les critères définissant les ayants droit au titre de survivants de la Shoah ont en revanche été revus à la baisse, excluant 85 000 immigrants de l’ex-URSS vivant en Israël. Le nouveau plan n’inclut que les rescapés des camps de concentration nazis et des ghettos.
"Rescapés du premier cercle" et réfugiés du "second cercle"
Il distingue entre " rescapés du premier cercle " et réfugiés du " second cercle ", ceux qui ont fui l’occupation nazie, par exemple les 300 000 juifs de Pologne réfugiés en URSS en 1939, dont certains ont repris les chemins de l’exil après l’avancée de la Wehrmacht en juin 1941 pour gagner cette fois la Sibérie, le Kazakhstan ou l’Ouzbékistan. Une partie d’entre eux avait ensuite été déportée vers le Goulag par le régime stalinien.
Jusqu’ici, Israël considérait comme " rescapés de la Shoah " tous ceux qui avaient vécu en territoire occupé par les nazis, qui avaient été harcelés dans les camps et les ghettos, ou pourchassés dans les forêts, fermes, couvents et autres abris. Apparemment dénué de logique historique, le distinguo entre premier et second cercle de l’horreur nazie a instauré une sorte de hiérarchie arbitraire des souffrances. " Si Anne Frank avait survécu au nazisme dans sa cachette, elle n’aurait eu droit à aucune assistance en Israël ", souligne le député Ophir Pinès.
Cette attitude contraste avec les énormes dédommagements versés par l’Allemagne au terme des " accords de réparation " (Wiedergutmachnung) conclus dans les années 50 par le chancelier Konrad Adenauer et le premier ministre David Ben Gourion. Ils auront permis notamment de doter l’État juif naissant d’une flotte marchande ultramoderne et d’intégrer une importante vague d’immigration. Selon des survivants de l’enfer nazi, ces accords d’État à État ne leur ont en revanche guère profité.