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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Mondialisation du pouvoir militaire grâce à l’expansion de l’OTAN

L’OTAN et le réseau plus vaste d’alliances militaires sous l’égide des Etats-Unis

Après la dissolution du Pacte de Varsovie et l’effondrement de l’Union soviétique, l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) n’a pas changé fondamentalement sa mission. A la suite de la guerre froide, elle n’a pas cessé de s’élargir. En 1999, avant sa guerre contre la Yougoslavie, elle s’est étendue en direction de l’Europe de l’Est.

L’OTAN, résolue à augmenter à la fois le nombre de ses membres et celui de ses missions, devrait finalement devenir une puissance militaire mondiale. En plus, il lui appartient, en tant qu’alliance militaire globale, de garantir la «sécurité énergétique» de ses pays membres. Cela revient à militariser les «artères» du monde, c’est-à-dire les oléoducs stratégiques, les couloirs maritimes empruntés par les pétroliers ainsi que les eaux internationales.
 

La «clause de défense mutuelle», moyen de contrôler les ressources pétrolières?

 Le sénateur américain Richard Lugar a appelé l’OTAN à se porter au secours d’un pays membre, comme les Etats-Unis, si ses ressources pétrolières étaient menacées. Selon lui, cette intervention serait justifiée par la clause de défense mutuelle (article 5). Son idée a reçu le soutien appuyé des membres d’Europe de l’Est et de l’UE qui dépendent de la Fédération de Russie pour leur approvisionnement en énergie. Lugar s’est exprimé en ces termes: «[L’OTAN] devrait comprendre qu’il n’y a pratiquement pas de différence entre un membre contraint de se soumettre parce qu’on lui coupe son approvisionnement en énergie et un membre confronté à un blocus militaire ou à d’autres opérations militaires à ses frontières.» (1) L’article 5 est la raison d’être de l’OTAN. Il considère toute attaque contre un pays membre comme une attaque contre l’ensemble de ses membres. Il constitue la base de la «défense mutuelle». Toute interprétation de cette clause en rapport avec la sécurité énergétique signifierait que tout membre de l’OTAN auquel on coupe l’approvisionnement en énergie pourrait compter sur l’assistance du reste de l’Alliance. On pourrait donc interpréter l’article 5 comme voulant dire que couper l’approvisionnement en énergie d’un pays membre constitue une agression ou un acte de guerre. On notera que presque aucun membre de l’OTAN ne dispose de ressources énergétiques à lui. Il n’est pas surprenant que la Russie soit extrêmement fâchée et déconcertée par cette extension de la notion de sécurité énergétique. Si cette doctrine était acceptée par l’OTAN, elle pourrait servir de justification pour imposer des sanctions économiques et politiques à la Russie et aux autres pays producteurs d’énergie. La clause pourrait également justifier une attaque contre la Russie ou n’importe quel autre pays producteur dont l’Iran, le Turkménistan, la Libye et le Venezuela, dans le but de s’emparer de ses ressources énergétiques naturelles. Peter Mandelson, commissaire européen au commerce, a récemment déclaré publiquement «Chacune des deux [la Russie et l’UE] croit que l’autre utilise l’arme énergétique comme instrument politique.» Il a ajouté que les relations entre l’UE et la Russie étaient au plus mal depuis la fin de la guerre froide et que «l’Europe recherchait la sécurité de l’approvisionnement énergétique». (2) C’est pourquoi, parmi d’autres, la Russie et ses alliés considèrent le projet de défense anti-missile globale des Etats-Unis et de l’UE comme un moyen permettant, par la menace du recours à la force, de s’emparer des réserves énergétiques russes et mondiales. La Russie, la Chine et l’Iran se trouvent entourés par une frontière militaire que la Russie considère comme faisant partie des efforts de l’OTAN pour l’encercler, elle et ses alliés.

En outre, l’OTAN envisage un processus de «portée globale» qui la transformerait en une puissance militaire mondiale comprenant des Etats extérieurs à l’Amérique du Nord et au continent européen. Bien que cela ne soit pas encore officiel, l’OTAN a déjà commencé une transition vers la «globalisation» de ses troupes et de ses opérations. Elle est très impliquée en Afghanistan et empêtrée en Asie centrale. Elle a des bases en Afghanistan aux frontières immédiates de la Chine et de l’Iran. Elle a également consolidé sa présence dans les Balkans, qui avait été mise en relief par son intervention en ex-Yougoslavie. En outre, elle envisage d’importantes interventions au Soudan et plus généralement sur tout le continent africain, ce que ses adversaires qualifient de «mascarade de maintien de la paix».
 

L’expansion-intégration de l’OTAN constitue une alliance militaire globale

 «Depuis la guerre froide et son rôle régional dans les années 1990, l’OTAN s’est transformée en une organisation transatlantique effectuant des missions globales, de portée globale avec des partenaires globaux. C’est en Afghanistan que cette transformation est la plus évidente. Mais elle a dépassé définitivement le débat «in-area/out-of-area» qui avait duré si longtemps dans les années 1990. Tout appartient potentiellement à la zone de l’OTAN. Cela ne signifie pas que ce soit une organisation globale. C’est une organisation transatlantique mais l’article 5 a maintenant des implications globales. L’OTAN est en train de développer les capacités et les perspectives politiques nécessaires pour s’attaquer aux problèmes et aux éventualités qui surviennent dans le monde entier. Cela représente un changement considérable.»Daniel Fried, Secrétaire d’Etat adjoint américain aux affaires européennes et eurasiennes (17 avril 2007) De plus, l’OTAN, bien que de manière informelle, intervient au Liban (3). Une armada de bâtiments de guerre de l’OTAN est déployée dans les eaux d’Afrique orientale, de la mer Rouge et de la mer d’Oman. Les forces navales des pays membres tels que l’Allemagne et le Danemark sont présentes dans l’est de la Méditerranée, prêtes à frapper la Syrie en cas de guerre. (4)   

L’OTAN s’étend du côté du golfe Persique vers l’Iran (The “Gulf Security Initiative”)

 L’OTAN a officiellement pénétré dans le golfe Persique même si en réalité les forces armées de plusieurs de ses pays membres opèrent là-bas depuis la guerre froide. Le directeur adjoint du National Security Apparatus du Koweït Cheikh Thamer Ali Sahab Al-Salem Al-Sabah a annoncé que son pays avait signé avec l’OTAN un accord sur la sécurité au cours d’une conférence réunissant le Gulf Cooperation Council (GCC) et l’OTAN qui a eu lieu les 11 et 12 décembre 2006. Le GCC, qui a été rebaptisé Cooperation Council for the Arab States of the Gulf, comprend l’Arabie saoudite, le Koweït, les Emirats arabes unis, le Qatar, Bahreïn et Oman. Le GCC possède déjà un accord militaire entre ses membres, la Gulf Shield Defence Force, et des accords bilatéraux individuels sur la sécurité avec les USA et la Grande-Bretagne. L’OTAN a déjà été en pourparlers avec le Qatar, le Koweït et d’autres membres du GCC en vue d’établir une présence plus officielle de l’Alliance dans le golfe Persique et de conclure un nouvel accord sur la sécurité dirigé contre l’Iran. Le nouvel équilibre régional dans le golfe Persique fait partie d’une alliance plus large du Moyen-Orient liée à l’OTAN. L’Arabie saoudite, la Jordanie, l’Egypte, Israël, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l’OTAN font tous partie, en plus du GCC, de cette coalition moyen-orientale.(5) Cette alliance ou coalition militaire représente essentiellement un élargissement à l’est du «Dialogue méditerranéen» de l’OTAN. On attribue aux membres moyen-orientaux de cette coalition l’appellation de «coalition des modérés» alors que l’Iran et la Syrie sont censés diriger une «coalition d’extrémistes». A part la conséquence possible d’une confrontation avec l’Iran, cette coopération entre le GCC et l’OTAN confirme le fait que l’Alliance atlantique se prépare à devenir une institution et une force militaire globales. Le Moyen-Orient est une région d’élargissement de l’OTAN très importante au point de vue géostratégique et riche en ressources énergétiques. Les avant-gardes de l’OTAN y sont la Turquie et Israël. Les Etats-Unis ont déjà installé leur arsenal de missiles dans le golfe Persique et y ont acheminé de grandes quantités de matériel militaire et de systèmes radars. A l’origine, la justification du déploiement militaire dans le Golfe était la «guerre globale contre le terrorisme» puis ce fut l’invasion de l’Irak et maintenant il s’agit de protéger de la menace des missiles balistiques iraniens les alliés de l’Amérique dans le Golfe, c’est-à-dire les Emirats arabes unis, le Koweït et l’Arabie saoudite. La Conférence GCC/OTAN a reçu son mandat de l’Initiative de coopération d’Istanbul et était consacrée au thème «Facing Common Challenges» («Venir à bout de défis communs»), qui désigne directement l’Iran comme la cible de la coopération militaire et sécuritaire entre la GCC et l’OTAN. (6)   

L’encerclement de l’Iran par les alliés de l’OTAN

 En outre, la Conférence a eu lieu après des manœuvres militaires des membres du GCC, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France et de l’Australie, ce qui prouve également que la coopération entre les deux branches de l’OTAN, l’entente franco-allemande et l’alliance anglo-américaine a commencé avant la conférence historique de l’OTAN à Riga (Lituanie) en 2006. (7)  Les accords entre le GCC et l’OTAN sont également importants parce qu’ils signifient que le golfe Persique pourrait être partagé et divisé par l’entente franco-allemande et l’alliance anglo-américaine. Bien que Cheikh Thamer Ali Sabah Al-Salem Al-Sabah et des dirigeants koweïtiens aient essayé de minimiser l’importance de la coopération entre le Koweït et l’OTAN, cette collaboration est un signe de l’expansion de l’OTAN et d’une probable confrontation avec l’Iran. Les Koweïtiens ont également souligné que l’objectif de la Conférence était de mettre à profit les expériences variées de l’OTAN dues à sa composition internationale. La montée en puissance militaire anglo-américaine et l’extension de l’OTAN dans le golfe Persique ont encouragé les chefs du GCC à coopérer avec les armées américaine et britannique. Récemment, le ministre de la Défense du Bahreïn Cheikh Kalifa bin Ahmed Al-Khalifa a déclaré que les émirats du golfe Persique «sont en mesure de répondre à n’importe quelle attaque de l’Iran voisin» et «répliqueraient par la force» si l’Iran bloquait le détroit d’Ormuz à la suite de frappes américaines.(8) Et ce n’est pas un hasard si les dirigeants koweïtiens ont également déclaré qu’ils étaient préparés à une attaque de l’Iran conduite par les Américains et à une guerre au Moyen-Orient.(9)  Notons que toute attaque par l’Iran des émirats du golfe Persique serait une réponse à leur coopération avec les Etats-Unis et au fait qu’ils acceptent que les armées des Etats-Unis et de leurs alliés utilisent leurs espaces aériens, maritimes et terrestres contre l’Iran. Les dirigeants de ces pays ont soutenu les Américains et les Britanniques dans leur invasion de l’Irak et ils hébergent d’importantes bases terrestres, aériennes et navales américaines.   

L’objectif final de l’OTAN est d’encercler la Russie, la Chine et leurs alliés

 «Le premier et le plus important changement que nous devons opérer consiste à développer notre capacité à étendre la stabilité à l’Est..» Manfred Wörner, Secrétaire général de l’OTAN   Le 7 février 2007, les déclarations devant le Congrès du ministre de la Défense américain Robert Gates, qui présentait le budget militaire 2008 du Pentagone confirment que les Etats-Unis continuent de considérer la Chine et la Russie comme des adversaires potentiels en plus de l’Iran. Gates a déclaré que la Russie comme la Chine représentaient des menaces pour les Etats-Unis: «En plus de la guerre globale contre le terrorisme, nous devons également faire face aux voies incertaines de la Chine et de la Russie qui poursuivent toutes les deux des programmes de modernisation militaire sophistiqués.(10)  La vraie question est de savoir si les Russes et les Chinois constituent une menace pour les Etats-Unis ou si c’est l’inverse; et également si la Chine et la Russie représentent une menace économique pour les Etats-Unis. Le ministre des Affaires étrangères et le gouvernement russes ont presque immédiatement demandé des explications à la Maison Blanche sur ces propos menaçants.

Les Russes ont manifesté de plus en plus d’inquiétude au fur et à mesure qu’ils se rendaient compte qu’ils étaient encerclés. Il y a pas mal de temps que la Russie, la Chine et leurs alliés sont peu à peu encerclés. La Chine se trouve face à une frontière orientale militarisée en Asie tandis que l’Iran a été pratiquement encerclé et que les frontières occidentales de la Russie ont été infiltrées par l’OTAN.
 L’expansion de l’OTAN se poursuit malgré la fin de la guerre froide et malgré les promesses de l’Alliance qu’elle ne s’étendrait pas. Les bases militaires et les installations de missiles encerclent la Chine, l’Iran et la Fédération de Russie.   

La Russie se trouve face à des menaces militaires beaucoup plus graves que durant la guerre froide

 Le 27 février 2007, lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, le président Poutine a déclaré que l’OTAN visait la Fédération de Russie et a rappelé à l’Alliance qu’elle avait promis de ne pas s’étendre vers l’Est.(11) Boris Eltsine s’était exprimé dans le même sens à propos de l’expansion de l’OTAN lors de l’entrée des Etats baltes dans ce bloc militaire. Le discours de Poutine représente la déclaration russe la plus importante jusqu’ici et indique que la Russie commence à ressentir la menace qui pèse sur ses frontières, de l’extrême-orient russe aux frontières avec la Géorgie et l’Europe de l’Ouest. Du point de vue russe, l’OTAN n’est plus vouée à la «coexistence pacifique». Le général Iouri Balouievsky, chef d’état-major des forces armées russes et premier adjoint au Ministre de la Défense, a averti les Russes qu’ils se trouvaient face à des menaces militaires beaucoup plus graves que durant la guerre froide. Il a, avec le président Poutine, demandé une nouvelle doctrine militaire russe pour répondre aux menaces croissantes venant des Etats-Unis et de l’OTAN.(12) Les projets militaires lancés par les Etats-Unis, certains alliés européens membres de l’OTAN (Grande-Bretagne, Pologne et République tchèque) et le Japon en vue de l’installation de deux boucliers antimissile parallèles menacent à la fois la Russie et la Chine. L’un des boucliers sera situé en Europe et l’autre en Extrême-Orient. Ils sont censés répondre à d’hypothétiques menaces iraniennes et nord-coréennes contre les Etats-Unis, l’Europe, la Corée du Sud et le Japon. «Il s’agit là [le bouclier antimissile situé aux frontières de la Russie] d’une question très urgente et politiquement très importante qui pourrait nous entraîner dans une nouvelle course aux armements», a déclaré le général Iouri Soloviev, commandant de l’Armée russe, à propos du projet d’installations antimissile qui devraient être déployées en Europe de l’Est, à la frontière russe.(13) Il est également question d’un autre bouclier qui serait déployé dans le Caucase ou même peut-être en Ukraine. Les républiques d’Azerbaïdjan et de Géorgie sont des candidats potentiels pour l’abriter.
  

Le projet de radar ne vise pas principalement l’Iran mais la Russie

 «Notre analyse montre que l’installation d’un système radar en République tchèque et d’un système de défense antimissile en Pologne constitue une menace réelle pour nous», a précisé le général Vladimir Popovkine, commandant des Forces spatiales russes, et il a ajouté: «Il n’est pas sûr du tout que les éléments du système de défense antimissile américain en Europe soient dirigés contre l’Iran, comme l’ont déclaré [des responsables américains].» (14) Le projet de radar prévu en République tchèque se heurte également à l’opposition de la majorité de la population tchèque (15) mais on ignore ici la volonté du peuple de même que les gouvernements ne cessent d’ignorer celle des peuples américain, britannique, italien, canadien et japonais. En d’autres termes, ces gouvernements prétendument démocratiques se révèlent extrêmement antidémocratiques quand il s’agit de projets militaires et de guerres à l’extérieur. Les frontières russes et chinoises sont en train d’être militarisées par l’OTAN et le réseau plus vaste des alliances organisées par les Etats-Unis. Curieusement, la Turquie, membre moyen-oriental de l’OTAN, voisin immédiat de l’Iran et choix logique pour toute installation antimissile destinée à protéger contre une prétendue menace balistique iranienne, n’a pas été choisie comme site d’un bouclier. Le fait qu’il doive être installé en Pologne et en République tchèque plutôt qu’en Turquie et dans les Balkans fait penser qu’il ne vise pas principalement l’Iran mais la Russie.  

Projet de bouclier en Extrême-Orient

 L’autre projet de bouclier, en Extrême-Orient, serait voisin, outre de la Corée du Nord, des provinces très peuplées de l’est de la Chine et de l’extrême-orient russe riche en ressources énergétiques. Le bouclier serait installé essentiellement au Japon, avec d’éventuels éléments en Corée du Sud. Le Japon et les Etats-Unis ont commencé un projet commun de défense antimissile en 1999, comme par hasard l’année de l’expansion de l’OTAN et de sa guerre contre l’ex-Yougoslavie.16 Taiwan constitue également un chaînon vital dans la militarisation de la frontière avec la Chine. Une fois que la constitution de ce réseau militaire international sera achevée, la véritable base de la création de deux projets parallèles de boucliers antimissile sera tout à fait évidente. Ces projets sont liés. Ils font partie de la globalisation de l’OTAN et d’une alliance militaire plus large ayant pour but d’encercler la Russie, la Chine et leurs alliés. Parallèlement au développement de ce réseau militaire global, l’OTAN et les USA ont commencé d’essayer de contrôler les océans. Le commerce international en haute mer et le trafic maritime sont également l’objectif d’un régime de contrôle en voie de consolidation dirigé par le gouvernement américain.

 

Encerclement de la Chine: importance des routes maritimes stratégiques du pétrole, Taiwan, Singapour

 Les Etats-Unis ont des liens militaires étroits avec Taiwan parce que l’île offre une plaque tournante stratégique pour des opérations militaires contre la Chine et sa sécurité énergétique. Taiwan a une importance géostratégique parce que l’île est située entre la mer de Chine méridionale et la mer de Chine orientale. Les Etats-Unis attribuent une extrême importance à la situation de Taiwan en raison des voies de navigation d’une très grande importance stratégique le long desquelles s’effectue le transport vers la Chine du pétrole et d’autres ressources. On a beaucoup discuté de l’importance des routes du pétrole en Asie centrale et de celle des couloirs terrestres, mais il faudrait également s’intéresser aux routes maritimes du pétrole et aux voies maritimes internationales d’importance stratégique.  L’approvisionnement en énergie est étroitement lié à la sécurité nationale de la Chine, à son développement et à sa puissance militaire. Si, en cas de guerre, l’approvisionnement en pétrole de la Chine était bloqué ou, plus probablement, retardé, elle serait vulnérable et pourrait être paralysée, étouffée. Un cordon maritime autour du pays répondrait à un tel objectif.
 


Contrôle sur l’approvisionnement en énergie de la Chine

 Les détroits de Taiwan et de Malacca ont une importance géostratégique vitale pour le transport du pétrole et d’autres ressources vers la Chine. Celui qui contrôle les deux détroits contrôle l’approvisionnement en énergie de la Chine sous le présent statu quo. Ce serait un coup dur pour la Chine si les détroits étaient bloqués et les pétroliers stoppés ou retardés comme ce serait un coup dur pour les Etats-Unis et l’UE si l’Iran fermait le détroit d’Ormuz. Il se trouve que la Marine américaine contrôle ces voies de navigation. Tant que la Chine n’aura pas un moyen sûr de recevoir de l’énergie par une route non contrôlée par les Etats-Unis, elle continuera d’être vulnérable à la Marine américaine qui ne cesse de surveiller les détroits de Taiwan et de Malacca. C’est pour cela que Taiwan et Singapour sont de proches alliés des Etats-Unis. Ils sont très militarisés pour permettre de contrôler les deux détroits vitaux. En cas de guerre entre la Chine et les Etats-Unis, Singapour et Taiwan ont tous les deux des plans d’urgence pour empêcher le pétrole d’atteindre la Chine. Bien que le détroit de Malacca se trouve dans les eaux territoriales de la Malaisie, la rapide militarisation de Singapour a pour but de contrôler et, si nécessaire, d’arrêter les pétroliers. Cela bloquerait le transport d’énergie vers la Chine en cas de guerre entre la Chine et les Etats-Unis. Les installations navales de Singapour sont également hautement spécialisées dans le service des navires de guerre et des sous-marins et sont très utilisées par la Marine américaine.   

Couloir énergétique trans-asiatique

 La Chine sait qu’elle est vulnérable à une intervention militaire visant son approvisionnement en énergie. C’est pourquoi les Chinois ont développé leurs bases navales et font leur possible pour construire des terminaux pétroliers et des couloirs énergétiques terrestres reliant directement l’Asie centrale et la Fédération de Russie à la Chine. La coopération de la Chine avec la Russie, l’Iran et les républiques d’Asie centrale a pour but de créer un couloir énergétique trans-asiatique qui assurerait la continuité de l’apport d’énergie à la Chine en cas de blocus américain des hautes mers. Des discussions sont en cours concernant le développement, avec la collaboration de la Russie, d’un gazoduc qui irait d’Iran en Chine en passant par le Pakistan et l’Inde.(17)  La Chine s’est opposée aux propositions et initiatives concernant le réchauffement climatique. Elle soutient que le débat sur le climat est un défi délibéré lancé à la croissance économique de la Chine et des pays en développement. Elle croit que l’objectif de l’initiative des Etats-Unis et de l’UE sur le changement climatique est de les pousser à réduire leurs émissions de dioxyde de carbone (CO2) afin de nuire à leur dynamisme industriel et économique.(18)   

Montée en puissance navale dans l’océan Indien et sur le flanc est de la Chine

 Il y a eu une montée en puissance navale graduelle tout autour de la Chine, notamment le renforcement des escadres de sous-marins de la région Asie-Pacifique. Un rapport publié par l’Australian Strategic Policy Institute (ASPI) a prévenu qu’une course aux armements était en cours en Asie: «Dans un arc qui va du Pakistan et de l’Inde au Japon en passant à travers l’Asie du Sud-Est, une modernisation et une expansion [militaire] frappantes sont en cours.» (19) Bill Gertz écrit dans le Washington Times: «Selon un rapport interne préparé à l’intention du ministre de la Défense Donald H. Rumsfeld qui avait été gardé secret jusqu’ici, la Chine est en train de développer ses forces armées et d’établir des bases le long des voies de navigation depuis le Moyen-Orient pour projeter ses forces outre-mer et protéger ses cargaisons de pétrole.» (20)  La Chine s’est lancée dans une politique navale proactive visant à sécuriser la mer de Chine orientale, la mer de Chine méridionale et l’océan Indien. Ces zones maritimes correspondent toutes aux routes maritimes internationales qui transportent le pétrole d’Afrique et du Moyen-Orient vers la Chine. L’objectif des Chinois est de protéger de la Marine des Etats-Unis et de leurs alliés son approvisionnement vital en énergie. Le Pentagone appelle ces bases navales «rang de perles» à cause de leur importance géostratégique pour l’équilibre du pouvoir mari-time dans l’océan Indien.(21)  

Importance géostratégique du Sri Lanka

 Les installations chinoises sont toutes situées le long de ce corridor vital. Le port de Gwadar, au Pakistan, au bord de la mer d’Oman, a été conçu et construit par les Chinois. En outre, un accord a été signé avec le Sri Lanka (Ceylan) aux termes duquel la Chine obtient l’accès au port naval de Hamabatota, au sud de l’île.(22)  La Chine a aussi planifié la construction d’un port naval au Myanmar (Birmanie), allié d’importance géostratégique pour la Chine. La construction d’un port au Myanmar éliminerait toute difficulté ou menace venant des détroits de Taiwan et de Malacca. La Chine touche le Myanmar et un réseau ferroviaire et une route de transport existent qui conduisent de la côte du Myanmar au sud de la Chine. (23)  Les Etats-Unis essayent aussi de bloquer toutes les routes par lesquelles le pétrole pourrait, grâce à une coopération pétrolière trans-asiatique, arriver directement en Chine à l’écart des voies maritimes traditionnelles vulnérables qui sont surveillées par la Marine américaine. Tous les accords trans-asiatiques sur l’énergie comme l’oléoduc Iran-Pakistan-Inde sont préjudiciables aux intérêts anglo-américains et au projet de l’OTAN de contrôler l’Eurasie. La flotte américaine du Pacifique attribue une grande importance à la valeur stratégique de l’île de Guam dans l’océan Pacifique car les Etats-Unis approfondissent leur coopération avec l’Australie, Singapour, les Philippines et le Japon afin de continuer à encercler la Chine.(24) La question des missiles balistiques et des armes nucléaires de la Corée du Nord est utilisée actuellement comme prétexte idéal pour encercler davantage la Chine. L’Initiative de sécurité contre la prolifération (ISP) lancée par l’administration Bush junior en 2003 juste après l’invasion de l’Irak est aussi un moyen de contrôler le trafic international et de bloquer l’approvisionnement en énergie de la Chine en cas d’agression contre ce pays.   

Contrôle des voies maritimes stratégiques et «marine de guerre US globale»

 Le contrôle des mers et du commerce constitue un front d’attaque supplémentaire destiné à encercler les géants eurasiatiques que sont la Chine et la Russie. Ce sont précisément les objectifs visés par l’ISP et l’établissement de «forces navales globales» sous le commandement des Etats-Unis. De ce point de vue, la Chine est beaucoup plus exposée que la Russie à une menace venant de l’océan. Le réseau maritime créé par l’OTAN et ses alliés commence à apparaître. Plus de 40 pays ont participé à des manœuvres navales dans la mer d’Oman et l’océan Indien.(25) Cela menace l’approvisionnement en énergie de la Chine et le commerce international entre l’Afrique et l’Eurasie à travers l’océan Indien.  

«Une marine de mille navires»

 L’amiral Mike Mullen, chef des opérations navales américaines, a déclaré que les USA essayaient de créer une «marine de mille navires» pour contrôler les eaux internationales.(26) Cette stratégie signifie en fin de compte la fusion de l’OTAN et des forces navales alliées en un «partenariat maritime mondial» – selon l’expression de la Marine américaine – qui réunit, pour les affaires maritimes, «les flottes, les gendarmeries maritimes, les forces navales, les exploitants des ports, les entreprises commerciales maritimes et beaucoup d’autres organisations gouvernementales et non gouvernementales.»(27) Les premières régions auxquelles cette nouvelle stratégie sera appliquée sont le golfe Persique, les eaux d’Afrique orientale et la mer d’Oman. L’amiral Mullen a aussi mentionné comme faisant partie de cette force navale mondiale la présence de 45 navires de guerre, dont la majorité appartient à l’OTAN, qui sont déployés dans le golfe Persique et les eaux du Moyen-Orient.(28) Les opérations dans les eaux du Proche-Orient et dans la mer d’Oman mettent en jeu les combined task forces (CTF) 150 et 152. La CTF 150 opère dans les eaux du golfe d’Oman, du golfe d’Aden, en mer Rouge et dans le nord de la mer d’Oman où sont stationnés plusieurs navires de guerre français. La CTF 152, qui comprend des navires de guerre italiens, français et allemands, opère dans le golfe Persique et son quartier général opérationnel se trouve au Bahreïn. Il est significatif que la CTF 152, qui fait partie du groupe des 45 vaisseaux de guerre dont l’amiral Mullen a dit qu’ils faisaient partie des forces navales globales, soit sous le commandement de la marine américaine et du Commandement central (Centcom). Ils dirigent les opérations navales dans le golfe Persique et tout le Proche-Orient.  L’opération Liberté pour l’Irak dans le golfe Persique et l’opération Liberté immuable au large de la Corne de l’Afrique sont précisément deux opérations impliquant pour la plupart des navires de guerre de l’OTAN.  

Entente franco-allemande

 L’armada qui monte en puissance est composée de 3 CTD principales de la coalition et 7 unités navales de soutien. Parmi les 45 navires, il y en a de France, d’Allemagne, d’Italie, des Pays-Bas, du Canada, d’Australie, du Pakistan et d’autres partenaires de l’OTAN, sans compter ceux des USA et de la Grande-Bretagne. Ces forces navales mondiales sont placées sous le commandement commun de l’OTAN et du Centcom. La formation de cette armada importante et inédite n’est possible qu’avec l’accord de l’entente franco-allemande au sein de l’OTAN. Ces navires de guerre se sont rassemblés sous prétexte de «guerre mondiale contre le terrorisme».  

Contrôle total des eaux internationales

 Outre les forces navales mondiales créées par les USA et l’OTAN, une stratégie a été développée pour contrôler le commerce international, le trafic international et les eaux internationales. La PSI, sous prétexte de faire cesser la contrebande de composants ou de technologie d’armes de destruction massive et de systèmes destinés à leur lancement (technologie ou composants de missiles), a pour but de contrôler le transport des matières premières et le commerce international. Cette stratégie a été élaborée par John Bolton lorsqu’il était Sous-secrétaire d’Etat au ministère américain des Affaires étrangères chargé du contrôle des armements et de la sécurité internationale.  Cette stratégie a été initiée le 31 mai 2003 par la Maison Blanche et prévoyait d’autoriser la violation du droit international. Selon le droit international, les navires de guerre des Etats-Unis et de l’OTAN ne peuvent pas arraisonner et perquisitionner les navires marchands étrangers qui se trouvent dans les eaux internationales. Dans la partie VII de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (1982), les opérations des USA sont illégales sauf si elles sont autorisées par le pays d’où viennent les navires marchands. Les navires de guerre ne peuvent arraisonner et perquisitionner que les navires du même pays à moins qu’il existe un accord bilatéral avec l’autre pays qui leur en donne le droit.  

Les USA s’arrogent le droit de contrôler arbitrairement des navires étrangers

 Dans les eaux internationales, les vaisseaux étrangers ne peuvent être perquisitionnés que s’ils polluent l’eau à proximité des pays auxquels appartiennent les navires de guerre ou en cas de soupçon justifié de piraterie. En outre, les navires qui se trouvent dans les eaux internationales qui appartiennent au gouvernement d’un pays jouissent d’une immunité: ils ne peuvent pas être arrêtés, inspectés ou saisis par des navires d’autres Etats. Selon ces directives internationales, le fait pour la Marine américaine d’arrêter dans des eaux internationales un navire appartenant à la Corée du Nord, à la Syrie ou à la Chine serait illégal. Avec le nouveau régime proposé et appliqué actuellement par le gouvernement des Etats-Unis à l’encontre de la Corée du Nord, tout a commencé à changer, surtout dans les eaux des océans Indien et Pacifique. Les gouvernements de plusieurs pays asiatiques, dont la Malaisie, ont critiqué ouvertement ces opérations et mis en doute leur légalité.(29)

Naturellement, la Chine s’est méfiée de cette initiative et a refusé de participer au projet 2003. Les Chinois voient là un moyen permettant aux USA et à leurs alliés de continuer à contrôler les eaux et le commerce internationaux. La Russie, de son côté, s’est associée à ce projet parce que Moscou ne se trouve pas dans la même situation que la Chine dont l’existence dépend du trafic maritime et des eaux internationales. De plus, la Marine russe peut toujours arrêter et arraisonner des navires marchands des USA.
 Ce n’est pas un hasard si Singapour, le Japon et la mer de Chine méridionale, qui sont tous situés dans le voisinage immédiat de la Chine, ont été choisis comme site principal des nombreux exercices de la flotte sous la bannière de l’Initiative de sécurité contre la prolifération auxquels ont participé, avec la Russie, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Japon, l’Australie, le Canada, Singapour, la France, l’Italie et l’Allemagne. De nombreux navires nord-coréens ont été illégalement arrêtés et importunés depuis l’introduction de l’Initiative, mais la Chine, comme d’autres pays, se trouve aussi sous la menace d’opérations internationales illégales qui rappellent les zones internationales d’exclusion aérienne imposées illégalement à l’Irak avant l’invasion par les gouvernements américain et français. Le précédent était créé pour arrêter les futurs navires chinois et le trafic maritime vers la Chine.  

L’expansion de l’OTAN prépare le terrain à un conflit mondial

 La conception militaire globale et les ambitions géopolitiques de l’OTAN laissent de plus en plus entrevoir l’objectif des opérations de l’OTAN et de ses directives militaires. Le système des alliances militaires se resserre et les principales cibles semblent être les géants d’Eurasie: la Russie, la Chine et peut-être l’Inde. L’expansion de l’OTAN ne se limite pas à l’Europe et à l’ex-Union soviétique. L’Alliance aspire à une expansion mondiale. En Asie, une alliance parallèle est en train de se constituer à partir du réseau d’alliances militaires existant dans la région de la côte asiatique du Pacifique.(30) La Chine, la Russie et maintenant l’Iran sont en tête d’une alliance eurasiatique qui est en train de prendre forme pour s’opposer à l’OTAN et aux Etats-Unis. Finalement, ce pourrait être au Proche-Orient que le rythme de l’élargissement de l’OTAN sera fixé. Si le Proche-Orient tombe sous le contrôle total de l’alliance anglo-américaine et de l’OTAN, le terrain sera préparé pour une nouvelle phase de la «longue guerre» qui conduira droit au cœur de l’Eurasie.   


Article original en anglais, «The Globalization of Military Power: Nato Expansion, Nato and the broader network of US sponsored military alliances», 18 mai 2007.

 

Traduction Horizons et débats, no. 26, 9 juillet 2007.

  

Notes

 

1    Judy Dempsey, U.S. senator urges use of Nato defense clause for energy, International Herald Tribune, 28.11.2006.

2    Mu Xuequan, Mandelson: Mistrust between Russia, EU worst since Cold War ends, Xinhua News Agency, 21.4.2007.

3    Pr. Michel Chossudovsky, Behind Closed Doors: Nato’s Riga Security Conference, Centre for Research on Globalization, 26.11.2007.

«Riga», the Latvian capital, was the place of a historical Nato conference which involved all the major decision makers, parties, corporations, and individuals within the Nato alliance. The Belarusian Opposition was also invited.

Debating «War and Peace» behind Closed Doors: Nato’s Riga Security Conference, by Pr. Michel Chossudovsky, outlines the Nato program being discussed behind closed doors and provides a comprehensive list of attendants and participants of the Trans-Atlantic summit in Latvia.

4    Mahdi Darius Nazemroaya, The March to War: Naval build-up in the Persian Gulf and the Eastern Mediterranean, Centre for Research on Globalization (CRG), 1.10.2006.

5    Kuwait to sign Nato security agreement during Gulf conference next week, Kuwait News Agency (KUNA), 6.12.2006.

6    Kuwait to sign Nato agreement, Op. cit.

7    Pr. Michel Chossudovsky, «Weapons of Mass Destruction:» Building a Pretext for Waging War on Iran?, Centre for Research on Globalization (CRG), 1.11.2006.

8    Gulf states «can respond to attack,» Gulf Daily News, Vol. XXIX (29), No. 364, 19.3.2007.

9    B. Izzak, Kuwait prepared for any US-Iran war, Kuwait Times, 10.5.2007.

10    Robert M. Gates, Posture Statement to the Senate Armed Services Committee (Testimony, Senate Armed Services Committee, Washington, District of Columbia, 6.2.2007).

11    Vladimir Putin, Speech and the Following Discussion at the Munich Conference on Security Policy (Address, Munich Conference on Security Policy, Munich, Bavaria, 10.2.2007).

12    U.S. Anti-Missile Systems in Europe Threatens Russia-General, MoscNews, 9.2.2007.

13    U.S. Anti-missile Shield in Europe May Cause Arms Race-Russian General, MoscNews, 16.3.2007.

14    U.S. anti-missile shield threatens Russia-General, Reuters, 22.1.2007.

15    Mark John, U.S. missile plan triggers Nato tensions, Reuters, 5.3.2007.

16    Sarah Suk, U.S. admiral confident of missile shield effectiveness, Kyodo News, 1.5.2007.

17    Atul Aneja, «Pipeline should extend to China,» The Hindu, 7.5.2007.

18    Chinese object to climate draft, British Broadcasting Corporation (BBC), 1.5.2007.

19    Andrew Davies, The enemy down below: Anti-submarine warfare in the ADF (Barton, Australian Capital Territory: Australian Strategic Policy Institute ASPI, Février 2007), page 1.

20    Bill Gertz, China builds up strategic sea lanes, The Washington Times, 18.1.2005.

«China is building strategic relationships along the sea lanes from the Middle East to the South China Sea in ways that suggest defensive and offensive positioning to protect China’s energy interests, but also to serve broad security objectives,» said the report sponsored by the director, Net Assessment, who heads Mr. Rumsfeld’s office on future-oriented strategies.

21    Pallavi Aiyar, India to conduct naval exercises with China, The Hindu, 12.4.2007.

22    Ibid.

23    Ibid. 

24    Luan Shanglin, U.S. to stage large-scale war games near Guam, Xinhua News Agency, 11.4.2007.

25    Naval chief: U.S. has no plan to attack Iran, Xinhua News Agency, 17.4.2007.

26    Thom Shanker, U.S. and Britain to Add Ships to Persian Gulf in Signal to Iran, The New York Times, 21.12.2006.

27    Ibid.

28    Ibid.

29   Malaysia in no hurry to join U.S.-led security pact, Reuters, 17.4.2007.

30   Mahdi Darius Nazemroaya, Global Military Alliance: Encircling Russia and China, Centre for Research on Globalization, 10.5.2007.

  

Mahdi Darius Nazemroaya est un auteur indépendant basé à Ottawa et spécialisé dans les affaires du Moyen-Orient. Il est chercheur associé au Centre de recherches sur la mondialisation.


 Articles de Mahdi Darius Nazemroaya publiés par Mondialisation.ca

L'armée US pénètre au coeur de l'Afrique


http://20six.fr/basta/ et http://www.info-actualite.com/news/

Tout habillé de bleu et loin des tueries d'Irak ou d'Afghanistan, le chef touareg de Tombouctou Alher Ag Metky a pour mission de combattre sur un autre front de la guerre de l'Amérique contre le terrorisme. Depuis la légendaire cité à la lisière sud du Sahara, ses hommes, entraînés par les USA, patrouillent sur des centaines de kilomètres dans la partie malienne de l'étendue désertique, pour tenter de prouver que ce sont eux, et non les terroristes, les bandits armés ou d'autres bons à rien, qui contrôlent le désert.

La mission d'Ag Metky n'est qu'un tout petit aspect de ce que les Américains appellent le partenariat anti-terroriste transsaharien (Trans-Sahara Counter-Terrorism Partnership). C'est dans ce cadre que de petites équipes des forces spéciales US entraînent des soldats tchadiens, mauritaniens, maliens et nigériens et coopèrent avec les armées d'Algérie, du Maroc, du Nigeria, du Sénégal et de Tunisie pour contrôler ce que les USA qualifient de zones "sous-gouvernées" du Sahara : de vastes portions du désert où les populations sont plus ou moins en rébellion depuis des années et visitées tout récemment par des clercs de l'islamisme radical et de nouveaux groupes terroristes.
Mondialisation.ca, Le 25 juillet 2007
L'armée US pénètre au coeur de l'Afrique

Les Américains sont particulièrement inquiets de l'éventualité de voir les terroristes réussir à consolider leurs bases dans le Sahel, la frange méridionale du Sahara qui s'étend de la Mauritanie à l'ouest au Soudan à l'est, ce qui leur permettrait de pénétrer dans le ventre mou européen via le Maroc et l'Algérie. C'est cet itinéraire qu'avaient emprunté les auteurs, Marocains pour la plupart, des attentats de Madrid qui avaient tué près de 200 personnes.

Des soldats US du 1er Bataillon du 10ème Groupe aéroporté des Forces spéciales enseignant la guerre con tre-insurrectionnelle aux soldats maliens

La Corne de l'Afrique devient plus effilée

En Afrique de l'Est, les USA sont déjà mêlés de près à une offensive généralisée contre al Qaïda en Somalie. Les USA ont aidé l'Éthiopie à envahir la Somalie à la fin de l'année dernière pour renverser l'Union des Tribunaux islamiques, supposée protectrice des terroristes. Les Américains combattent al Qaïda dans la région depuis 1998, année où cette organisation avait fait sauter les ambassades US au Kenya et en Tanzanie, tuant au moins 225 personnes. Maintenant, leurs forces armées s'impliquent de plus en plus dans le reste de l'Afrique. Un nouveau commandement pour l'Afrique, baptisé AFRICOM, offrira pour la première fois un commandement unifié pour le continent.


Il s'agit, affirme le général William Ward, un des hommes chargés de mettre en place le nouveau commandement, de la "reconnaissance de l'importance toujours croissante de l'Afrique," en raison principalement du terrorisme et du pétrole. L'objectif, dit-il, est d'apporter la stabilité aux pays musulmans pauvres qui bordent le Sahara et qui pourraient autrement s'effondrer créant ainsi des repaires terroriste dans le genre de ce qu'était devenu l'Afghanistan sous les Talibans.

L'inquiétude des USA au sujet du terrorisme en Afrique est aiguisée par ses besoins toujours plus grands de pétrole africain. Le Nigeria est le premier exportateur continental de pétrole vers les USA. Le fait que la moitié de ses 140 millions d'habitants sont musulmans préoccupe les spécialistes usaméricains du contre-terrorisme. Le Nigeria est déjà confronté à une insurrection - sans lien avec des revendications musulmanes - dans sa riche région pétrolière du Delta.

Encore plus au sud sur la côte atlantique, l'Angola est un autre pays dont le pétrole a suscité un approfondissement de l'implication des USA. Les USA n'ont reconnu l'Angola qu'en 1983, après 20 ans (sic ! The Economist est brouillé avec les dates : l'Angola n'est indépendant que depuis 1975, NdR) d'hostilité envers le gouvernement soutenu par les Russes pendant la Guerre Froide. Actuellement les USA y bâtissent une de leurs plus importantes ambassades en Afrique et versent des aides. L'Angola est déjà le second exportateur africain de pétrole et pourrait détrôner le Nigeria.

Les officiels usméricains insistent sur le fait qu'AFRICOM ne se consacrera pas seulement à la construction de base et de pistes aériennes mais coopérera également avec des agences de développement, des ONG et des diplomates pour gagner les coeurs et les esprits des Africains et empêcher ainsi les terroristes de disposer de bases à partir desquelles ils pourraient agir. Le Contre-Amiral William McRaven*, chef des forces spéciales qui opèrent actuellement dans le Sahara affirme que ses hommes auront certainement plus à forer des puits et à construire des maisons qu'à tirer sur qui que ce soit.

"Comme l'USAID ou Greenpeace, je ne veux pas voir un État fragile s'effondrer," déclare-t-il.

L'intérêt stratégique de la mise en place d'une institution préventive de ce genre découle en partie du fait qu'elle est bien moins coûteuse que des interventions militaires dans des endroits comme la Somalie où des États fragiles se sont déjà effondrés. A la lumière des difficultés que les forces US ont rencontrées après leurs interventions en Irak, en Afghanistan et en Somalie, AFRICOM dit vouloir tirer les leçons du passé pour que les choses se passent mieux.

Cela semble évident. Mais la menace terroriste en Afrique est-elle suffisamment importante pour justifier l'investissement des USA?

Une menace réelle est celle posée par une organisation qui se nomme elle-même al Qaïda dans le Maghreb Islamique - AQIM dans le vocabulaire de l'armée usaméricaine. Elle a été constituée l'an dernier après que la fusion du Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat algérien (GSPC) avec des unités combattantes locales d'al Qaïda

Le GSPC lui-même est issu de la guerre civile algérienne des années 90 et ses quelque 200 000 morts. Ses attentats les plus récents, une attaque à la voiture piégée au mois d'avril à Alger, ont tué au moins 30 personnes.

La CIA considère qu'AQIM dispose d'environ 100 ou 150 agents qui pourraient être des "démultiplicateurs de forces," c'est-à-dire qu'ils pourraient former beaucoup plus d'autres djihadistes dans les camps d'entraînement mobiles que les Américains prétendent avoir découvert dans le désert du nord Mali près de la frontière avec l'Algérie.

Les Usaméricains s'inquiètent de l'éventualité de voir AQIM s'associer avec des organisations moins bien connues comme les Talibans Noirs du nord du Nigeria Cette organisation a été accusée d'un attentat très meurtrier commis en avril à Kano. Mais la responsabilité des Talibans Noirs reste difficile à prouver. Il est également difficile de confirmer que, coiffant les groupes marocains et Algériens, existerait quelque part ailleurs dans le Sahel un réseau terroriste en développement ou même des voies de communication et d'approvisionnement les reliant à la Somalie ou encore à l'Irak. Généralement, l'Afrique de l'Est pratique un Islam tolérant et pacifique. Mais les fondamentalistes musulmans, sous la bannière du salafisme, sont certainement de plus en plus actifs dans la région. Un mouvement islamiste qui semble gagner du terrain est le Jamaat Tablighi. Quoique il n'appelle pas ouvertement à l'engagement politique, sa doctrine, répandue principalement par des Pakistanais, a inspiré un certain nombre de terroristes, dont Richard Reid, le converti britannique qui avait essayé de faire sauter un avion usaméricain en 2001 avec une chaussure explosive, et John Walker Lindh, le « Taliban Américain » arrêté par les forces usaméricaines en Afghanistan en 2001 et condamné à 20 ans de prison pour terrorisme un an plus tard.

En Afrique, le combat des superpuissances pour conquérir les coeurs et les esprits pourrait s'avérer plus facile qu'au Moyen-Orient. Les Africains pensent encore que l'Amérique est un adversaire du colonialisme. Ils sont de plus en plus nombreux, notamment dans les pays anglophones, à partager le protestantisme évangélique qui est populaire en Amérique. Et aux yeux des Africains, le rêve américain a été relancé par la candidature à la présidence de Barack Obama, le fils usméricain d'un Musulman du Kenya.

Et par-dessus tout, les Africains savent que les investissements militaires de la superpuissance apporteront de l'argent et créeront des emplois. Le budget 2007 du partenariat anti-terroriste transsaharien est d'environ 115 millions de dollars et de son côté l'aide non militaire a augmenté d'environ 60 % l'an passé. Fait inimaginable dans de nombreuses régions du monde, il existe une compétition serrée entre pays africains pour héberger le nouveau quartier général d'AFRICOM.  

Note

*Le Contre-Amiral William H. McRaven est un penseur militaire éminent. Il a notamment publié en 1996 le livre Spec Ops : Case Studies in Special Operations Warfare, éditions Presidio. Lire la note de lecture rédigée en 2004 par le Lieutenant-Colonel Ludovic Monnera, de l'État-major de l'armée suisse.

  

Article original ,The Economist, publié le 16 juin 2007

 

 

Traduction de l'anglais:  Djazaïri

28.7.07 16:27

Les Etats-Unis augmentent leur aide militaire à Israël

 M.S. (lefigaro.fr) avec AFP. 29 juillet 2007

Dans le même temps, le pays s'apprête à signer d'énormes contrats d'armements avec les pays arabes du Golfe pour contrer l'influence de l'Iran.

Le premier ministre israélien Ehoud Olmert a annoncé dimanche que les Etats-Unis allaient augmenter de 25% leur aide militaire à Israël, pour la porter à plus de 30 milliards de dollars sur dix ans. Cette année, l'Etat hébreu a reçu 2,4 milliards de dollars d'aide militaire de la part des Etats-Unis, dont les trois quarts servent à l'achat d'armes à des sociétés américaines tandis qu'un quart de ce total finance des achats d'équipements militaires auprès d’entreprises israéliennes. "Cette aide marque une amélioration considérable et extrêmement importante et constitue un élément très important de la sécurité d'Israël", a commenté le premier ministre. Selon une source gouvernementale, les Etats-Unis ont également accepté de vendre à Israël des avions de chasse de nouvelles générations ainsi que des bombes sophistiquée et des missiles à guidage laser.
L'annonce de Ehoud Olmert intervient au moment où les Etats-Unis s'apprêtent, selon la presse américaine, à dévoiler une série de contrats d'armement d'au moins 20 milliards de dollars avec l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Qatar, le Bahreïn et Oman. Washington entend venir en aide à ces pays face à l'influence grandissante de l'Iran, soupçonné par l'Occident de chercher à se doter de l'arme atomique.
«Pas de course à l’armement»
Il y a quelques mois, l'Etat hébreu avait fait part à Washington de ses réticences face à la vente d'armes ultra-sophistiquées à l'Arabie saoudite, craignant de perdre son avantage stratégique militaire dans la région. Les discussions sur ce contrat avaient donc été retardées. Dimanche, Ehoud Olmert a indiqué que le président Bush lui avait fourni "un engagement explicite et détaillé pour garantir à Israël un avantage qualitatif sur les autres pays arabes". "Nous comprenons le désir des Etats-Unis d'aider les pays modérés qui font partie d'un front uni avec les Etats-Unis et Israël dans la lutte contre l'Iran", a expliqué le premier ministre israélien.
Le ministre israélien de l'Intérieur Meir Sheetrit a quant à lui nié l'existence "d'une course à l'armement" au Moyen-Orient. "L'armement s'améliore constamment mais Israël veille à posséder des armes sophistiquées et à garder son avantage sur les autres pays" de la région, a-t-il assuré.

23/7/7  contreinfo.info/ Radar juillet 2007

Des missiles chinois en provenance d’Iran découverts en Irak

L’armée américaine a annoncé dimanche avoir découvert en Irak des missiles de fabrication chinoise, qui seraient entré dans le pays via l’Iran.

L’amiral Mark Fox, porte-parole de l’armée américaine, a également déclaré que des éclats de mortiers retrouvés portaient des marques distinctives d’origine iranienne

Le Stennis fait escale à Singapour

Le porte-avion Stennis, qui patrouillait récemment à proximité de l’Iran avec le Nimitz, a fait escale à Singapour le 18 juillet.

L’éloignement de ce navire du théâtre iranien, s’il se confirme, réduit sensiblement les risques d’une intervention militaire contre l’Iran.

http://www.lejdd.fr/

International 29/07/2007 - 21:35 A l'orée de sa rencontre avec le président américain George Bush, qui le reçoit à Camp David, le Premier ministre britannique Gordon Brown a affirmé qu'il entendait renforcer les relations avec Washington, et rappelé que "nous devons reconnaître la dette du monde envers les Etats-Unis pour être les meneurs de la lutte contre le terrorisme international". Citant Churchill et "l'héritage conjoint" des deux pays, il a parlé des Etats-Unis comme de la "plus importante relation bilatérale" pour Londres. Les deux hommes doivent dîner ensemble dimanche, avant que leurs chefs de la diplomatie - David Milliband et Condoleezza Rice - ne se joignent à leurs discussions, lundi. www.leblogfinance.com

USA : vente d'armes au Golfe et aide militaire à Israël ... pour contrer l'Iran 
Par Elisabeth Studer le 29 juillet 2007 
Alors que les Etats-Unis devraient annoncer lundi avoir conclu de somptueux contrats de fourniture d'armement avec ses alliés du Golfe pour - officiellement - contrer l'influence croissante de l'Iran, Israël ne l'entend pas de cette oreille.
Pour "amadouer" les Israéliens, Washington a donc annoncé qu'il leur serait versé une aide militaire supplémentaire. Comme quoi, il est toujours bon de "râler" ... cela peut-être tout de même bigrement porter ses fruits.D'après le Washington Post et le New York Times, les contrats d'armement devraient être annoncés lundi juste avant le début d'une tournée au Proche-Orient de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice et du secrétaire à la Défense Robert Gates, attendus notamment en Egypte et en Arabie Saoudite.

 I – USA : vente d'armes à ses alliés du Golfe

Selon les termes des contrats qui devraient être rapidement conclus par les Etats-Unis, des ventes d'armes seront effectuées sur les dix prochaines années à l'Arabie saoudite, aux Emirats Arabes Unis, au Qatar, à Bahrein et à Oman, et ce pour un total de vingt milliards de dollars.

Le contrat saoudien, le plus important, devrait prévoir une modernisation des systèmes de missiles et de l'aviation du royaume. Un haut responsable du Pentagone ayant requis l'anonymat avait indiqué vendredi que les Etats-Unis préparaient un important contrat d'armement avec l'Arabie Saoudite.

D'après le Washington Post, les contrats d'armement seraient les plus importants négociés sous l'administration du président George W. Bush,. Ils auraient -officiellement - pour but de renforcer les alliés de Washington au Proche-Orient et de contrer l'influence croissante de l'Iran dans la région.

"Nous sommes attentifs aux besoins de nos alliés et à ce que chacun dans la région considère être une démonstration de force d'un Iran plus agressif. L'un des moyens de faire face à ça, c'est de renforcer nos alliés et amis", a déclaré un haut responsable cité par le Post.

Le contrat avec l'Arabie saoudite comprend notamment des missiles air-air et des JDAM (Joint Direct Attack Munitions), qui transforment des bombes classiques en armes guidées de précision.

Le New York Times avait indiqué en avril que les discussions sur ce contrat avaient été retardées en raison de l'inquiétude des Israéliens sur la vente aux Saoudiens d'armes guidées de précision. D'après le quotidien samedi, le Pentagone, pour calmer les inquiétudes israéliennes, demanderait aux Saoudiens d'accepter des restrictions sur le type, la taille de ces armes et l'endroit où elles seraient stockées.

Mais néanmoins, ces contrats ne font pas que des heureux, si Israël s'inquiète de telles négociations, selon Jack Jacobs, expert militaire américain, "il ne fait aucun doute que ces contrats vont alimenter l'idée du congrès et de la population selon laquelle le gouvernement Bush ne sait pas ce qu'il fait. Il va y avoir un sacré combat au parlement sur la vente de ces armes". Sous-entendu : l'Arabie saoudite est tout de même accusée par Washington d'attiser la guérilla en Irak....

Le Congrès américain, démocrate, risque en effet de s'opposer à George Bush, dont le but de l'opération est – officiellement - de rassurer ses alliés de la région face à un Iran de plus en plus belligérant. Cependant, on se doute bien que les armements vendus vont gonfler les bénéfices des entreprises américaines et qu'une telle attitude risque de renforcer le pouvoir des Etats-Unis sur les contrées « bénéficiaires » des « largesses » américaines.

Le gouvernement américain espère obtenir cet accord cet automne même si les tensions avec Ryad pourraient constituer un obstacle. "Nous aidons les Arabes du Golfe depuis des années et cela doit doit continuer", a dit un haut responsable au Post. Les alliés des américains dans le Golfe sont "très inquiets concernant notre implication (dans la région) et un éventuel retrait d'Irak", a dit vendredi le haut responsable du Pentagone.

II – Les ventes d'armes suscitent les craintes d'Israël

Israël faisait preuve de prudence dimanche à propos d'informations concernant la prochaine vente d'au moins 20 milliards d'armes américaines à l'Arabie Saoudite et à cinq autres pays du Golfe.

"Nous n'éprouvons aucun doute sur le fait que les Etats-Unis ne feront rien qui puissent mettre en cause la sécurité d'Israël et son avantage qualitatif", face aux armées des pays arabes, a indiqué Miri Eisin, porte-parole du Premier ministre Ehud 0lmert. Sous-entendu, nous avons quelques craintes ... et un geste fort des USA pour « calmer les peurs » d'Israël serait très bien venu ...

Citant des responsables américains ayant requis l'anonymat, le Washington Post et le New York Times révèlent que Washington prévoierait également d'augmenter parallèlement l'aide militaire à Israel, qui atteint actuellement 2,4 milliards de dollars par an, pour la porter à un total de 30,4 milliards de dollars durant la prochaine décennie.

"Ces dossiers ont été effectivement évoqués lors de la dernière rencontre à Washington le 19 juin entre le Premier ministre et le président américain", a confimé Miri Eisin. "A cette occasion, le président a affirmé qu'il souhaitait augmenter l'aide à Israël, mais sans citer de chiffre", a-t-elle ajouté.

Interrogée sur d'éventuelles réserves israéliennes au renforcement des capacités militaires de Ryad, qui n'entretient pas de relations diplomatiques avec l'Etat hébreu, Miri Eisin s'est bornée à qualifier l'Arabie saoudite de "pays arabe modéré qui lutte contre le terrorisme sur son propre territoire".

"L'Arabie Saoudite soutient également une initiative de paix avec Israël et nous espérons qu'elle jouera un rôle plus actif pour favoriser des négociations", a poursuivi Miri Eisin sans se prononcer d'avantage.

III – Israël : aide militaire supplémentaire des USA

Face aux craintes d'Israël suscités par les projets de ventes d'armes aux pays du Golfe, les Etats-Unis vont verser à l'Etat hébreu une aide militaire de trente milliards de dollars durant la prochaine décennie.

Ehoud Olmert a annoncé dimanche 29 juillet que les Etats-Unis allaient augmenter de 25 % leur aide militaire et de défense à Israël, pour la porter à plus de 3 milliards de dollars par an, durant les dix prochaines années."Cette aide marque une amélioration considérable et extrêmement importante et constitue un élément très important de la sécurité d'Israël", a salué le premier ministre israélien.

Cette année, l'Etat hébreu a reçu 2,4 milliards de dollars d'aide militaire américaine, dont les trois quarts servent à l'achat d'armes à des sociétés américaines, le reste finançant des achats d'équipements militaires auprès de firmes israéliennes.

M. Olmert a également souligné que le président George W. Bush lui avait donné des assurances concernant le maintien "de l'avantage qualitatif" entre Israël et les pays arabes de la région."Nous comprenons le désir des Etats-Unis d'aider les pays modérés qui font partie d'un front uni avec les Etats-Unis et Israël dans la lutte contre l'Iran", a-t-il poursuivi.

Les Etats-Unis prévoient également un contrat d'assistance militaire de 13 milliards de dollars sur dix ans pour l'Egypte, a déclaré une source haut placée au sein du département d'Etat.

Sources : AFP, Reuters, Euronews, Le Monde

 (Suite)

Le Sénat américain double la prime pour la capture de ben Laden

Le vendredi 13 juillet 2007 ; http://www.cyberpresse.ca/

Agence France-Presse, Washington 

Le Sénat américain a décidé vendredi de doubler la prime offerte pour toute information conduisant à la capture d'Oussama ben Laden, sur fond de craintes renouvelées que le chef d'Al-Qaeda puisse de nouveau frapper.

La prime a été portée à 50 millions de dollars, et la décision adoptée par 87 votes contre 1. Ce texte permet ainsi à la secrétaire d'État Condoleezza Rice «d'autoriser le versement d'une prime de 50 millions de dollars pour la capture ou la mort ou toute information conduisant à la capture ou la mort d'Oussama ben Laden».

Cette prime fait partie du programme des «Primes pour la Justice» du département d'État, qui a déjà versé des millions de dollars pour des personnes aussi recherchées que les fils de Saddam Hussein.

Le vote reflète l'insatisfaction de certains parlementaires, mécontents que le gouvernement n'ait pu mettre la main sur ben Laden. Le texte demande d'ailleurs que les secrétaires d'État et à la Défense ainsi que le directeur du Renseignement fournissent tous les trois mois au Congrès un rapport sur les progrès de l'enquête sur le sort de ben Laden et autres chefs terroristes.

«Cela fait six ans» depuis les attentats du 11 septembre 2001 que les membres d'Al-Qaeda «reconstituent leur capacité de nous attaquer», a fait valoir le sénateur du Dakota du Nord, Byron Dorgan, à l'origine de cette proposition.

Al-Qaeda «demeure la plus grande menace pour les États-Unis, même après ces six longues années, après deux guerres (Afghanistan et Irak), après des milliards de dollars dépensés pour financer ces deux guerres et pour la sécurité intérieure, après la mort de milliers de nos soldats et après des dizaines de milliers de nos soldats blessés», a-t-il poursuivi.

Ce vote fait suite à une série de rapports révélant que le réseau Al-Qaeda, responsable du 11-Septembre, est en train de se renforcer et a trouvé refuge dans des régions tribales de l'ouest du Pakistan où ses membres s'entraînent. Selon ces informations, le réseau essaierait de faire pénétrer des membres aux États-Unis.

Le président George W. Bush a reconnu jeudi qu'Al-Qaeda restait «une menace» pour les États-Unis même après des années de «guerre contre le terrorisme».

Mais il a vivement démenti que l'organisation terroriste soit aussi forte qu'à la veille du 11-Septembre. «À cause des mesures que nous avons prises, ils sont plus faibles aujourd'hui qu'ils n'auraient pu l'être», a-t-il dit.

Le secrétaire à la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, avait cependant déclaré mardi «avoir un pressentiment» que les États-Unis seraient bientôt la cible de nouvelles attaques.

Le directeur-ajoint du renseignement à la CIA, John Kringen, a indiqué mercredi, devant une commission parlementaire, qu'Al-Qaeda semblait «plutôt bien installé dans le refuge sûr des zones du Pakistan qui ne sont pas sous contrôle gouvernemental».

En janvier 2005, la presse avait annoncé que l'administration Bush allait doubler la prime pour ben Laden, qui était alors de 25 millions de dollars, mais le département d'État avait indiqué qu'aucune décision n'avait été prise. À l'époque, une nouvelle campagne de publicité avait été lancée au Pakistan par les États-Unis, pour diffuser plus largement le montant de la prime en échange d'informations sur le chef terroriste.

Le programme des «primes pour la justice» a jusqu'ici versé quelque 62 millions de dollars pour des récompenses permettant de conduire à d'importants suspects ou de prévenir certains attentats, selon le sépartement d'État.

Parmi les primes les plus fortes versées, figurent celles à 15 millions de dollars chacune pour les deux fils de Saddam, tués par les troupes américaines en Irak en 2003.

 (Suite)

Le Canada au premier plan

Les Rwandais suivent le premier procès pour génocide de l'histoire du Canada qui a lieu à Montréal

Presse Canadienne http://www.matin.qc.ca/

Dans le monde entier, des Rwandais suivent ardemment le tout premier procès pour génocide de l'histoire du Canada, qui a lieu à Montréal, ces jours-ci.

Désiré Munyaneza, âgé de 40 ans, est la première personne accusée au pays en vertu de la Loi sur les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre, entrée en vigueur en 2000, à cause du rôle qu'il aurait joué dans le génocide survenu au Rwanda en 1994. Il fait face à sept chefs d'accusation, incluant de génocide, de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre _ tous passibles d'une peine d'emprisonnement à perpétuité qui serait purgée au Canada.

Jean-Paul Nyilinkwaya, de PAGE-Rwanda, organisme canadien représentant des amis et des familles de victimes du génocide, affirme que les procédures sont suivies de près par les Rwandais _ non seulement au Rwanda, mais également en Europe et partout ailleurs.

M. Nyilinkwaya ajoute que la presse rwandaise concentre ses efforts sur toutes les histoires touchant de près ou de loin au génocide.

Le procès a débuté en Cour supérieure du Québec, la semaine dernière

 

Presse Canadienne

Le Canada a officiellement planté son drapeau dans la province afghane de Kandahar, il y a un an, et l'événement est à l'époque passé largement inaperçu aux yeux de Haji Salam, un agriculteur local.

Canadiens ou Américains, cela ne faisait guère de différence pour le fermier, qui cultivait trois champs à Zangabad, village situé environ 50 kilomètres à l'ouest de Kandahar, capitale de la province du même nom, où sont déployés les militaires canadiens.

Alors que les Canadiens d'une extrémité à l'autre du pays sont devenus de plus en plus familiers avec les images de combats et de rangées de cercueils recouverts de l'unifolié rouge et blanc diffusées à la télévision, M. Salam est graduellement devenu insensible au carnage se déroulant devant ses yeux.

Pour les soldats qui ont combattu et qui ont vu 36 de leurs camarades mourir dans les rues et les champs de Kandahar, les 12 dernières mois ont constitué une dure épreuve et l'occasion de se forger le caractère.

 

Le dirigeant de CARE Canada croit que le Canada erre en Afghanistan
Presse Canadienne

Le dirigeant de CARE Canada, John Watson, affirme qu'en Afghanistan, le Canada a commis une erreur irréparable en confondant l'aide humanitaire et les opérations militaires.

M.Watson estime qu'en faisant la guerre dans le sud du pays, le Canada neutralise les efforts des organisations non-gouvernementales visant à aider les populations sinistrées. A son avis, jumeler l'aide humanitaire au déploiement d'un camp militaire est un bien mauvais concept auquel la population afghane n'adhère pas.

John Watson aurait préféré que le Canada s'en tienne à son rôle traditionnel de maintien de la paix, laissant les affrontements militaires aux Etats-Unis.

Presse Canadienne

Quatre ans après l'invasion américaine de l'Irak, des centaines de manifestants anti-guerre sont descendus dans la rue à travers le Canada, samedi, pour dénoncer autant la guerre en Irak que la présence canadienne en Afghanistan.

Des manifestations ont eu lieu dans des villes à la grandeur du pays, notamment à Halifax, Montréal, Ottawa, Toronto, Edmonton et Vancouver.

Une centaine de manifestants se sont rassemblés sous le ciel gris de Halifax pour écouter des orateurs après une marche à travers les rues du centre-ville.

Ils ont ainsi pu entendre l'ancien marine américain Dean Walcott, qui a servi en Irak et qui demande maintenant le statut de réfugié au Canada, en raison de son opposition à la guerre.

"Je crois que tous les pays ont le droit à l'autodétermination et je crois qu'ils peuvent le faire sans l'ingérence de l'Occident, a déclaré M. Walcott, un jeune homme de 25 ans, à une foule enthousiaste. Il doit y avoir une meilleure façon d'aider un pays à devenir libre que de lui pointer un fusil au visage."

M. Walcott est allé deux fois en Irak comme technicien et a travaillé avec la police militaire qui escortait des convois à Bagdad. Il a quitté les marines en décembre dernier et a discrètement pris un autobus pour Toronto.

L'invasion américaine de l'Irak a commencé le 20 mars 2003 à la suite d'allégations voulant que le pays du Moyen-Orient possède des armes de destruction massive posant un risque immédiat.

Quatre ans plus tard, ces armes n'ont pas été découvertes, l'ancien dirigeant du pays, Saddam Hussein, a été exécuté, 3200 soldats américains ont été tués et le pays est aux prises avec des violences quotidiennes.

La campagne en Afghanistan a commencé en 2001 et le Canada compte maintenant 2500 soldats dans le pays, la plupart dans la province de Kandahar. Ils font partie d'une mission de l'OTAN de plus de 30 000 hommes en provenance de plusieurs pays. Quarante-cinq soldats et un diplomate canadiens ont perdu la vie en Afghanistan.

Presse Canadienne

Dans un discours prononcé devant un auditoire de l'American Enterprise Institute, le président Bush a cité plusieurs pays qui contribuent à cet effort, mais il n'a nullement fait mention du Canada qui y a pourtant envoyé quelques milliers de soldats depuis le début de son intervention dans ce pays, en 2002.

Le Canada compte quelque 2500 soldats dans le sud de l'Afghanistan présentement, l'un des plus importants contingents venant de l'étranger. Quelques dizaines de soldats canadiens ont d'ailleurs péri au combat au cours des derniers mois.

George W. Bush a par ailleurs déclaré que lorsque les commandants militaires réclamaient de l'aide sur le terrain, il fallait la leur fournir. Il a rappelé que l'OTAN a été fondée sur le principe qu'une attaque contre l'un de ses membres constituait une attaque contre tous ses membres.

Presse Canadienne

Le Canada et les Pays-Bas devraient faire une demande commune à leurs alliés, cette semaine lors du sommet de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), dans l'espoir que soient diminuées les restrictions imposées à leurs forces combattant en Afghanistan.

Les deux pays espèrent que la pression exercée par le premier ministre Stephen Harper et son homologue néerlandais Jan Peter Balkenende aura un impact à travers l'Europe, où un certain nombre de pays hésitent à permettre

à leurs troupes de prendre part aux offensives menées contre les insurgés talibans.

Néanmoins, les deux dirigeants feront vraisemblablement attention à la façon dont ils formuleront leur requête.

"Cela ne visera pas de pays en particulier, a affirmé une source au sein des milieux de la défense, sous le couvert de l'anonymat. Personne ne veux pointer du doigt qui que ce soit."

Les dirigeants de l'OTAN se rencontrent cette semaine à Riga, en Lettonie, et la question de la difficile mission militaire en Afghanistan devrait dominer le programme.

Un précédent appel par les commandants de l'OTAN afin d'obtenir 2500 soldats additionnels et une baisse des limites imposées par certains pays membres de l'alliance à leurs troupes déjà déployées sur place s'est jusqu'à présent heurté à un mutisme généralisé.

Les forces canadiennes, américaines, britanniques et hollandaises dans le sud de l'Afghanistan supportent le plus gros des combats et des pertes subies face aux insurgés. Depuis 2002, 42 soldats et un diplomate canadiens ont été tués, pour la plupart dans les environs de Kandahar.

Presse Canadienne

Alors que le conflit afghan divise l'opinion publique canadienne, le gouvernement conservateur a lancé lundi, à l'approche du jour du Souvenir, une publicité télévisée associant les sacrifices passés et présents des militaires canadiens.

Le message publicitaire, dévoilé par le premier ministre Stephen Harper, montre des soldats canadiens en discussion avec des civils afghans ainsi que de vieilles images granuleuses des Première et Deuxième Guerres mondiales.

Mais le premier ministre a d'abord inauguré une semaine de commémoration par un discours prononcé au Musée canadien de la guerre dans lequel il a à maintes reprises évoqué le fameux poème de la Première Guerre mondiale "In Flanders Fields", "Au Champ d'honneur" selon l'adaptation française.

M. Harper a dit que les soldats canadiens déployés en Afghanistan honorent l'esprit de ce poème, rédigé par le lieutenant-colonel John McCrae en s'inspirant de la cruauté de la Grande Guerre de 1914-1918, et adapté en français en 1973 par le major Jean Pariseau.

Le premier ministre a tracé un parallèle entre les combats en Afghanistan et ceux de 14-18, disant trouver les vers du poème particulièrement poignants cette année, avec la perte de plusieurs soldats canadiens tués en sol afghan.

Chaque victime nous fait mal, mais avec la souffrance vient une immense fierté envers la génération des soldats canadiens d'aujourd'hui. Ils ont repris le combat de leurs camarades disparus, et ceux qui gisent sous les coquelicots au champ d'honneur peuvent reposer en paix, a-t-il déclaré.

Presse Canadienne
Présentée comme un discours pour souligner l'anniversaire des attentats du 11 septembre, l'allocution qu'a prononcée lundi le premier ministre Stephen Harper s'est rapidement transformée en un plaidoyer en faveur de la participation du Canada à la mission en Afghanistan.

Les images incontournables des attentats terroristes ont dominé toute la journée de lundi, en ce cinquième anniversaire des événements. Ce sont ces images qu'a évoquées le premier ministre Harper, d'entrée de jeu, avant de délaisser le passé pour faire référence au présent. Entouré de proches de victimes canadiennes des attentats ainsi que d'épouses de soldats déployés en Afghanistan, le premier ministre a dressé un lien direct entre les tristes événements d'il y a cinq ans et la mission actuelle qui fait l'objet de critiques de plus en plus nombreuses.

Les attentats terroristes du 11 septembre 2001 auront réussi à rapprocher les gens et les nations afin "d'offrir à toute l'humanité une meilleure vision de l'avenir", a déclaré M. Harper. "Pour que cette vision prévale, il faut affronter la menace du terrorisme", a-t-il poursuivi.

C'est dans la foulée de ces attentats que le Canada s'est joint aux autres pays membres des Nations unies dans cette mission militaire en Afghanistan "pour aller jusqu'à la source de la terreur du 11 septembre et mettre fin, une fois pour toutes, au régime brutal qui maltraitait son propre peuple tout en choyant les terroristes", a rappelé le premier ministre Harper.

S'il avait espéré mettre derrière lui la controverse entourant la mission en Afghanistan en tenant un vote d'appui précipité aux Communes, le printemps dernier, le souhait de M. Harper est loin de s'être concrétisé. De plus en plus nombreuses, des voix discordantes exigent le rapatriement des quelque 2300 soldats canadiens.

 (Suite)

Armée canadienne bien armée

e gouvernement canadien aimerait fournir de nouvelles pièces d'artillerie aux troupes qui sont déployées dans le sud de l'Afghanistan, selon ce qu'a appris la Presse Canadienne.

L'armée canadienne serait très impressionnée par la performance de ses six nouveaux canons britanniques M-777, qui ont été achetés directement de l'armée américaine l'hiver dernier.

Le ministère canadien de la Défense négocierait maintenant avec la firme BAE Systems l'acquisition à court terme de six autres de ces pièces d'artillerie de 155 millimètres, et possiblement l'achat de 15 autres à long terme.

Un porte-parole de BAE Systems a uniquement accepté de confirmer que des négociations avaient lieu.

"Je peux confirmer que nous négocions des ventes potentielles de M-777, a dit John Neilson. Nous avons bon espoir. Mais puisque nous négocions encore, il ne serait pas sage de mentionner des quantités ou des échéanciers."

L'achat au coût de quelque 42 millions $ des six M-777 en service avait été approuvé en catastrophe par le précédent gouvernement libéral, avant le déploiement des soldats canadiens à Kandahar. L'armée avait alors informé Ottawa que les pièces d'artillerie à sa disposition n'étaient pas adéquates pour ce genre de mission et qu'elles étaient si imprécises qu'elle risquaient même de faire des victimes civiles.

En comparaison, les M-777 peuvent projeter un obus conventionnel à une distance de 20 kilomètres. Elles peuvent aussi accommoder un obus sophistiqué baptisé Excalibur qui, grâce à son système intégré de guidage par GPS, peut tomber à l'intérieur d'un cercle de 10 mètres à une distance de 40 kilomètres.

http://www.matin.qc.ca/  La police de Kandahar exhorte le Canada à prolonger sa mission

Presse Canadienne

Le Canada ferait une erreur funeste en quittant "précipitamment" l'Afghanistan comme il prévoit le faire en 2009, a estimé dimanche le nouveau chef de la police provinciale de Kandahar, Sayed Aka Sakib.

Dans une entrevue accordée à la Presse Canadienne dans son quartier général de Kandahar, M. Sakib a exhorté les pays de l'Otan, dont le Canada, à maintenir leur présence en sol afghan aussi longtemps qu'il le faudra pour endiguer la menace terroriste et stabiliser la région. Autrement, affirme le commandant en poste depuis moins d'un mois, l'Afghanistan restera un terreau fertile pour les groupes terroristes et réactionnaires.

L'enlèvement récent de 23 ressortissants sud-coréens lors d'une action commando revendiquée par les talibans au centre de l'Afghanistan et l'assassinat présumé il y a quelques jours de deux Allemands et de leur cinq accompagnateurs afghans renforcent la conviction des autorités locales à l'effet que les talibans s'engagent dans un guerre d'usure qui risque d'être aussi longue que violente.

En conséquence, même si certains de ses soldats tombent au combat dans la lutte contre le terrorisme, le Canada doit résister aux pressions internes en faveur du retrait de ses troupes, argue M. Sakib.

"Ce qui se passe ici, ce n'est pas seulement un problème afghan. C'est un problème international. Ce qui arrive ici risque d'arriver ailleurs, le terrorisme peut aussi se transporter au Canada, comme c'est arrivé aux Etats-Unis, si le travail ici n'est pas fait", a déclaré M. Sakib, par le biais d'un interprète.

Trente ans de guerres, de guérillas et de tyrannie ont laissé l'Afghanistan exsangue. Il faudra, aux yeux du chef Sayed Aka Sakib, au bas mot "15 à 20 ans" avant que le pays puisse espérer reprendre en main sa destinée. D'ici là, il lui faut rebâtir ses réseaux d'éducation et de santé, ses infrastructures sociales, son économie et former une armée compétente et bien équipée.

Mais ces efforts seront vains si la communauté internationale, qui s'est engagée à soutenir la reconstruction de l'Afghanistan, plie bagages prématurément. En prévoyant redéployer ses troupes en février 2009, le Canada envoie le mauvais message, selon lui.

"C'est une erreur", insiste-t-il.

Parmi la foule de passants bigarrés et de commerçants occupés de la ville Kandahar, les avis sont toutefois partagés sur la pertinence de la présence canadienne dans le pays.

Abdul Wasay ne regrettera certainement pas le départ des Canadiens. "Ils ont fait de graves erreurs dernièrement. Des innocents, des civils ont été tués par leur faute, prétend l'homme de 38 ans. Ils ne devraient pas rester ici".

Ina Yatullah est au contraire convaincu de l'importance de la participation canadienne au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS). Il n'y exprime qu'un bémol. "L'entraînement prodigué par les forces canadiennes à l'armée afghane est une bonne chose. Mais les Canadiens doivent respecter nos coutumes, Entre eux et nous, il y a de grandes différences. S'ils respectent nos différences, ils n'auront pas de problème ici", a-t-il dit.

Presse Canadienne
Les Canadiens sont très satisfaits de la gestion du gouvernement Harper, et vont appuyer en masse les conservateurs lors des prochaines élections générales.

C'est ce qu'a déclaré à NTR le ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux, Michael Fortier, en commentant le récent sondage Strategic Councel' qui place les conservateurs ex-aequo avec les libéraux au niveau national et 3e au Québec, derrière les bloquistes et les libéraux.

M. Fortier n'est pas préoccupé par ces enquêtes d'opinion qui, selon lui, varient grandement d'un sondage à l'autre. Coprésident des campagnes nationales du Parti conservateur en 2004 et 2006, Michael Fortier estime que c'est sur le terrain que se gagnent les élections. Il souligne que les commentaires qu'il reçoit régulièrement des électeurs confirment que les Canadiens, particulièrement les Québécois, sont satisfaits de la performance du gouvernement, parce que celui-ci livre la marchandise.

La députation conservatrice a été très présente sur la scène publique ces derniers jours, en dépit de la période estivale de vacances. Au Québec, députés et ministres ont fait plusieurs annonces, notamment celles de la réouverture du Collège militaire de St-Jean et l'ajout de soldats à la base de Bagotville.

Michael Fortier se dit confiant que la population réalise à quel point la gestion du gouvernement est entre bonnes mains.

Presse Canadienne

Le Canada a pris le relais du programme de formation des soldats afghans des provinces de Kandahar et d'Uruzgan.

Au cours d'une cérémonie réunissant des militaires canadiens, américains et afghans, mardi, les États-Unis ont officiellement transféré aux Canadiens la responsabilité du programme de mentorat, considéré comme un élément-clé du retrait futur de la coalition d'Afghanistan.

Le lieutenant-colonel Wayne Eyre, commandant de l'équipe de mentorat et de liaison, a fait l'éloge des soldats de l'armée afghane.

"C'est la prochaine étape de l'engagement du Canada en Afghanistan, a-t-il dit après la cérémonie. Nous assumons davantage de responsabilités de mentorat auprès de l'Armée nationale afghane (ANA) pour l'amener à un stade où elle pourra assurer elle-même la sécurité de l'Afghanistan."

Les soldats de l'ANA sont qualifiés pour le combat, a assuré le lieutenant-colonel Eyre. Il reste maintenant à enseigner à l'armée les innombrables aspects de la planification et de l'organisation nécessaires au soutien des opérations des troupes, a-t-il dit.

Les forces de la coalition ne pourront pas se retirer d'Afghanistan tant que cette étape n'aura pas été franchie, a-t-il ajouté. "Si nous voulons sortir d'ici un jour, nous devons développer les forces de sécurité afghanes pour qu'elles puissent s'occuper de leur propre sécurité."

Un officier afghan, le capitaine Amrruind, a déclaré pour sa part que les militaires afghans sont impatients de diriger eux-mêmes les opérations.

Il a souligné que la plupart de ses soldats ont eu à se familiariser avec les règles qui caractérisent les armées modernes.

L'ANA a eu des problèmes, par le passé, avec des soldats qui s'absentaient sans permission, mais la situation s'améliore, a indiqué le lieutenant-colonel Eyre.

Les soldats et commandants canadiens apportent aussi à l'ANA une autre perspective sur les droits de la personne. Les allégations faisant état de détenus victimes de mauvais traitements de la part des services secrets afghans ont fait les manchettes au Canada pendant des semaines.

Le major Peter Sullivan, qui est commandant adjoint de l'équipe de mentorat et de liaison, a souligné que les soldats canadiens défendaient la notion de respect des droits de la personne longtemps avant que la controverse sur le sort des détenus éclate, il y a quelques semaines.

Selon lui, les militaires membres de l'équipe sont constamment à l'affût de tout ce qui est susceptible d'enfreindre les règles canadiennes d'engagement, les lois sur les conflits armés et les conventions de Genève.


 


LE LOBBY AMERICAIN DE L'ARMEMENT ENTRETIENDRAIT LES TENSIONS ENTRE L'OTAN ET LES TALIBANS POUR DES RAISONS ECONOMIQUES

Une sale besogne menée avec la régularité d'une horloge suisse

Source http://www.ledevoir.com/  

Pierre Castonguay (p.castonguay@videotron.ca)
Envoyé Le jeudi 14 juin 2007 10:00

L'OTAN est armé par le lobby américain de l'armement, les Talibans sont armées par des sous sous contractuels du lobby américain de l'armement. 

Le lobby américain de l'armement a besoin d'un retour d'investissement durable pour que cette petite guerre soit rentable. Il faut donc équiper et maintenir en action des forces suffisamment considérables pour que cette guerre soit économiquement viable. Il faut aussi attiser la haine des Talibans pour maintenir un taux d'actions belligérantes justifiant, à la fois le déploiement des troupes et à la fois leurs actions militaires soutenues. Le mauvais traitement des prisonniers Talibans est nécessaire et joue ce rôle.
Il ne faut pas détruire les Talibans (génocide) mais maintenir une tension suffisante pour contenir la combustion du bruleur. Ce n'est pas la peur du génocide qui retient l'OTAN mais la peur de la cessation subite du conflit. Il faudrait alors déclencher la guerre d'Iran bien que ni l'opinion internationale, ni les forces armées ne sont prêtes pour à se déployer dans ce secteur.

Harper est un allié de Bush financé par le Lobby de l'Armement. Dans ce dossier, il ne représente pas le Canada mais les intérêts des républicains et conservateurs dans le maintien des conflits armés à teneur économique dans le monde.

Harper ne se soucie pas :

- De la réputation du Canada
- De la vie de nos jeunes canadiens envoyés se faire tuer
- De la vérité en chambre face à ce conflit
- Du bien-ëtre du peuple afghan et de sa survie

Il fait calmement sont travail pour le lobby de l'armement et son représentant George W. Bush en :

- Désinformant le parlement canadien
- Mentant aux soldats canadiens et leurs familles
- Collaborant avec Karzaï (un autre pantin du Lobby) pour qu'une apparence d'oeuvre humanitaire soit maintenue de façon soutenable pour le maintien de l'opinion mondiale

On peut sur prendre Harper à mentir presque quotidiennement dans ce dossier. En fait Harper utilise une stratégie bipartite :

- Par action : mensonge et maintien des efforts de guerre canadiens tant au niveau budgétaire que des effectifs
- Par omission : en maintenant les médias à l'écart et en s'abstenant de poser des gestes de gestion démocratique des informations afin de ne pas nuire au déroulement du conflit

Harper noie constamment le poisson et maintien un floue artistique suffisant pour empêcher les médias d'avoir une prise solide tant documentaire que stratégique dans ce dossier. Cette stratégie conservatrice est très efficace puisque dans les faits le conflit perdure et des citoyens canadiens offrent inutilement leur vies dans cette affaire.

N'ayant pas de prise sur Harper, les médias doivent faire pression sur l'opposition car les députés du NPD, du BLOC et du PARTI LIBÉRAL sont tout aussi au courant de cette stratégie conservatrice que les médias le sont. Ils se confinent dans une confortable position de dénonciateurs doux et mielleux : certes ils dénoncent mais... visant eux aussi le maintien de leurs sièges, ne s'opposent pas à la puissance du lobby de l'armement et du pétrole dans ce dossier.

Dans son ensemble, le Canada maintient une position d'acquiescement soumis car l'ère des Démocrates n'étant pas encore venue dans le Monde (la France venant tout juste de virer aux tenants du lobby), ils ne se sentent pas une äme de missionnaires pour la paix. Nous vivons donc dans un début de paradigme qui manque son départ : parce que personne n'a le courage d'être un politicien des temps actuels. Tous sont rivés aux valeurs et aux champs de force du paradigme précédent. Il en est de mëme dans le dossier de l'environnement et dans le dossier de la nouvelle économie.

L'avenir nous met en retard et les grands cataclysmes environnementaux et économiques à venir vont surprendre ces incompétents au détriment des populations civiles mondiales.

Comme tant d'autres citoyens, je sais que j'appartiens au nouveau paradigme. Je suis même probablement un des nouveaux politiciens de ce nouveau paradigme. Mais je ne connais aucun moyen actuellement d'agir pour le rétablissement de la paix mondiale et la prise en charge des moyens que je connais et des solutions que je possède face aux impasse politiques, environnementales et économiques que nous imposent ceux du pouvoir en nous isolant et en nous empêchant d'avoir accès à la vie politique de notre pays. Nous sommes méticuleusement et très efficacement isolés et maintenus à l'écart des grands partis politiques : ils n'en veulent pas 20, ils n'en veulent pas 10, ils n'en veulent aucun qui pense comme nous. La population ne sachant pas que nous existons croit que l'impasse politique qu'on lui impose soit le seul horizon déployé pour le futur de l'Humanité.

Pierre Castonguay

 Le point de vue canadien différe de celui du secrétaire d'Etat adjoint américain

Dans le même temps nous pouvons lire sur le Monde édition du 14 juin 2007 (Nicolas Bourcier)

L'Iran arme les talibans, selon le secrétaire d'Etat adjoint américain

POUR la première fois, un haut responsable de l'administration Bush accuse nommément l'Iran de fournir des armes aux talibans en Afghanistan. Au cours d'une conférence de presse organisée à Paris, mardi 12 juin, Nicholas Burns, secrétaire d'Etat adjoint américain aux affaires politiques, a reproché à Téhéran de « transférer actuellement » du matériel militaire aux combattants rebelles afghans, soulignant le sentiment d'inquiétude qui prévaut à Washington au sujet de l'évolution de la situation militaire dans le pays.

Si l'on continue de lire les papiers récents comme celui-ci sur http://www.matin.qc.ca/ le 8 juillet 2007 nous pouvons conclure que les tensions ne s'amenuisent pas, bien au contraire.

Dans la lutte qui oppose talibans et militaires occidentaux en Afghanistan, le bilan des morts civiles constitue aussi une arme de propagande, d'autant plus qu'il est généralement très difficile de vérifier ces informations.

Ainsi, des Anciens ont affirmé samedi que 108 civils, dont des femmes et des enfants, avaient été tués dans des bombardements dans l'ouest, tandis que dans le nord-est des villageois faisaient état de 25 Afghans tués par des frappes aériennes, certains étant enterrés vivants lors des funérailles d'autres victimes dans un cimetière.

Des responsables américain et de l'OTAN ont déclaré ne disposer d'aucune information étayant ces allégations. Selon un militaire américain, des combattants talibans ont ordonné aux habitants de signaler la mort de civils dans les combats, même si c'était faux.

Même les responsables afghans qui ont relayé ces affirmations samedi ne pouvaient confirmer: ces décès se seraient produits dans des régions dangereuses et reculées, inaccessibles aux journalistes et autres investigateurs indépendants étant donné les combats et les routes fermées.

L'ONU non plus n'a pas pu vérifier les derniers bilans, reconnaît Adrian Edwards, porte-parole des Nations unies en Afghanistan, qui accuse les talibans d'utiliser des boucliers humains. "Si des chiffres sortent rapidement, à mon avis, il faut les prendre avec des pincettes. Mais cela n'aide pas non plus si les informations mettent deux ou trois semaines à sortir", explique-t-il.

Dans la province occidentale de Farah, le chef du conseil provincial, Abdul Qadir Daqeq, précise que les Anciens du district de Bala Baluk ont déposé à son bureau une lettre faisant état de la mort jeudi et vendredi de 108 civils. Trente-trois militants auraient également été tués, et onze policiers ont été retrouvés décapités.

"La zone est sous le contrôle de l'ennemi. Personne ne peut se rendre à Bala Baluk pour savoir quel est le nombre exact de victimes. Je ne peux pas, les organisations humanitaires ne peuvent pas, les responsables du gouvernement ne peuvent pas", déplore M. Daqeq.

A l'OTAN, le commandant John Thomas, porte-parole, affirme que les bombardements aériens étaient nécessaires pour soutenir les forces afghanes dans la province de Farah, mais que les autorités ne disposent d'"aucune information" étayant les allégations sur les victimes civiles. Il a déclaré que des efforts importants étaient déployés pour "déplacer les civils des zones de combat avant le début de ceux-ci".

Dans la province de Kunar, dans le nord-est, le gouverneur Shelzai Dedar a appris de villageois que 25 civils auraient été tués pendant des combats qui ont par ailleurs coûté la vie à deux militaires de l'OTAN et deux soldats afghans ces derniers jours. Le gouverneur Dedar rapporte aussi la mort de 20 militants, alors que le ministère de la Défense en signale 37. D'autres responsables gouvernementaux croient savoir que des civils ont péri dans une frappe aérienne à Wata Pur.

Ce à quoi le commandant Thomas répond que l'OTAN est "aussi certain qu'on peut l'être dans les circonstances actuelles de n'avoir tiré que sur des positions rebelles dans un secteur isolé, et que les seuls tués sont des insurgés". Il assure que les autorités sont "réellement intéressées" par toute information susceptible de confirmer les signalements de décès parmi les civils.

Le président Hamid Karzai déplore régulièrement la mort de civils, et d'après un décompte de l'ONU et de l'agence Associated Press, les forces américaines et de l'OTAN ont fait davantage de victimes civiles que les talibans depuis le début de l'année. Environ 600 civils ont été tués par les deux camps.

Le lieutenant-colonel Rob Pollack, sur la principale base américaine, à Bagram, affirme que les talibans se battent dans des zones habitées car les décès de civils alimentent le rejet des forces étrangères. Le dédommagement des familles des victimes pourrait aussi inciter à la dénonciation de morts civiles fictives, estime-t-il.

Mais Qari Yousef Ahmadi, qui se présente comme un porte-parole des talibans, assure que les milices fondamentalistes ne se battent jamais dans des maisons civiles et ne forcent pas les villagois à signaler des victimes.

Reste que plus de 3.100 personnes, des talibans pour la plupart, sont mortes dans les violences liées à l'insurrection en 2007, selon les calculs de l'AP basés sur les déclarations officielles occidentales et afghanes

A mon humble avis, mieux vaudrait tenter des développements économiques autres que ceux de l'armement. Mais ceci n'est pas l'objectif du lobby américain. Il faudrait très certainement trouver un lobby de compensation.... pour dévier de cet objectif qui ne rend pas la vie belle à vivire et encore moins à imaginer.

Pour tout complément d'information il est possible de suivre ce lien : http://www.afghana.org/html/article.php?sid=2417 ou celui-ci : http://www.afghana.org/html/article.php?sid=1515