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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Attentats de Bombay : l'accusé plaide coupable

J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP et AP
20/07/2009 | Mise à jour : 13:11
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Mohammad Ajmal Amir Iman le 26 novembre 2008 dans la gare de Bombay.
Mohammad Ajmal Amir Iman le 26 novembre 2008 dans la gare de Bombay. Crédits photo : AP

Pour la première fois depuis le début de son procès, le Pakistanais Mohammad Ajmal Amir Iman, alias «Kasab», avoue sa responsabilité dans les attaques et raconte leur déroulement.

Il est le seul survivant des 10 membres du commando islamiste pakistanais qui avait attaqué Bombay en novembre 2008. Mohammad Ajmal Amir Iman, alias «Kasab», a plaidé coupable lundi lors de son procès dans la capitale économique indienne, reconnaissant pour la première fois sa responsabilité dans les attentats. Le procureur Ujjwal Nikam a indiqué que Mohammad Ajmal Amir Iman s'est levé dans le box du tribunal spécial en déclarant vouloir passer aux aveux, avant de commencer à raconter comment s'étaient déroulées les attaques du 26 au 29 novembre 2008 (174 tués, dont neuf assaillants).

Ce Pakistanais de 21 ans est jugé depuis le 15 avril. Début mai, après avoir fait des aveux au cours de sa détention préventive, il avait finalement plaidé non coupable et rejeté les 86 chefs d'accusation le visant, dont celui d'«actes de guerre» contre l'Inde. Mohammad Ajmal Amir Iman encourt la peine de mort. Le 26 novembre 2008, avec un complice, il avait ouvert le feu et jeté des grenades dans la gare centrale de Bombay, tuant 52 personnes, dont des officiers de la police, et faisant 109 blessés.

Clinton salue l'engagement du Pakistan

 

New Delhi - mais aussi les Etats-Unis et la Grande-Bretagne - soupçonne l'organisation terroriste pakistanaise Lashkar-e-Taiba («l'armée des purs»), dont «Kasab» serait membre, d'avoir fomenté les attentats de Bombay. Le tout avec la complicité des services de renseignements militaires d'Islamabab. Mais l'organisation terroriste conteste toute implication. Ces accusations ont contribué à geler le fragile processus de paix entre les deux puissances nucléaires voisines. Islamabad a toutefois admis que le complot avait été «en partie» ourdi sur son sol et a arrêté des responsables présumés qui doivent être jugés prochainement.

Après une rencontre jeudi en marge du sommet des Non-alignés en Egypte entre le premier ministre indien Manmohan Singh et son homologue pakistanais Yousuf Raza Gilani, le premier a annoncé que le dialogue de paix avec le Pakistan resterait gelé tant qu'Islamabad n'agirait pas contre le terrorisme et contre les responsables des attaques de Bombay.

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, arrivée vendredi soir en Inde pour une visite de plusieurs jours, a salué dimanche «l'engagement» du Pakistan à lutter contre le terrorisme, tout en prévenant que les auteurs des attaques de Bombay devaient être traduits en justice.

» Attentats de Bombay : l'accusé revient sur ses aveux

» Bombay : 1 000 euros, le prix du «martyre»

http://fr.news.yahoo.com/80/20090720/twl-attentats-de-bombay-l-accus-plaide-c-554568f.html


Arabes et Kurdes s'opposent dans la province irakienne de Ninive

Dimanche 19 juillet 20 H

Un différend entre Arabes sunnites et Kurdes divise la province irakienne de Ninive et exacerbe des tensions qui menacent la stabilité à long terme du pays.

Les conseillers kurdes d'une partie de la province boycottent tout contact avec son gouverneur arabe, Assil al Noudjaïfi et ils ont menacé dimanche de former un conseil provincial dissident si leur désaccord avec le gouverneur n'est pas réglé.

Ces conseillers occupent 16 des 37 sièges de Ninive.

Les Kurdes considèrent qu'une partie de la province de Ninive, où les Arabes sont majoritaires, fait partie de leur berceau historique et ils veulent qu'elle soit incluse dans la région semi-autonome du Kurdistan.

Ils accusent Noudjaïfi de les avoir marginalisés au conseil provincial depuis son élection, en janvier.

"Si aucune solution n'est trouvée, nous serons contraints de former un conseil de Ninive pour administrer les 16 circonscriptions administratives", a déclaré le conseiller kurde Derrman Khitari, ajoutant qu'il demanderait au gouvernement central de transférer une partie du budget de Ninive.

MÉDIATION

Les tensions à Mossoul, chef-lieu de la province de Ninive, l'ont transformée en un endroit violent, alors que la plus grande partie du pays jouit d'un calme relatif qu'elle n'avait plus connu depuis des années.

Les Kurdes refusent de participer au nouveau gouvernement provincial à dominante arabe et plusieurs villes kurdes ont annoncé qu'elles ne respecteraient pas le nouveau gouvernement de Mossoul.

Le gouverneur arabe prend soin d'éviter les régions à dominante kurdes en raison des problèmes de sécurité.

Les Arabes avaient boycotté les précédentes élections provinciales, en 2005, mais à la suite des élections du 31 janvier dernier, ils ont cessé d'être sous-représentés et détiennent à nouveau le pouvoir dans la province de Ninive.

Depuis lors, les Kurdes accusent Noudjaïfi de les marginaliser.

Ce dernier a rappelé qu'il était habilité à dissoudre tout conseil provincial qui violerait la Constitution, mais il a ajouté qu'il restait ouvert au dialogue.

Une délégation de personnalités chiites appartenant au mouvement de l'imam Moktada Sadr a ouvert une médiation mais elle n'a pas encore abouti.

Ali al Dabbagh, porte-parole du gouvernement, a lancé un appel au dialogue.

Avec Mohammed Abbas et Khalid al Ansary à Bagdad, version française Nicole Dupont

http://fr.news.yahoo.com/4/20090719/twl-irak-mossoul-38cfb6d.html


Arrestation d'un important trafiquant d'êtres humains en Grèce

Samedi 18 juillet 18h41

La police de Thessalonique (nord de la Grèce) a annoncé samedi l'arrestation d'un chauffeur de taxi qu'elle a présenté comme le chef du "plus important réseau de passeurs de clandestins des Balkans". Lire la suite l'article

Tryfon Koukios, chef de la division spécialisée dans l'immigration clandestine de Thessalonique, a expliqué à la presse que cette interpellation intervenait au terme d'une enquête entamée en septembre 2008 et menée en coopération avec les autorités serbes et macédoniennes.

Ce chauffeur de taxi, un ressortissant grec de 51 dont l'identité n'a pas été rendue publique, a été arrêté avec un complice, également chauffeur de taxi, tôt samedi matin dans les environs de Thessalonique, en compagnie de huit clandestins chinois.

Ce réseau traitait principalement des migrants chinois, qui venaient de Pékin à Belgrade via Moscou par avion, avant d'être conduits jusqu'en Grèce par la route, selon la police. Autre aspect de son activité, il aidait des Albanais et Kosovars à entrer en Grèce clandestinement.

En novembre 2008, les autorités macédoniennes avaient interpellé 18 personnes accusées d'être impliquées dans ce même réseau de trafiquants. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090718/twl-grece-immigration-clandestine-arrest-1be00ca.html


Suite à l'explosion des deux bombes de l'attentat à Jakarta les responsables locaux accuse l'islamiste Noordin Top

J.B. et C.J. (lefigaro.fr) Avec AFP et AP
18/07/2009 | Mise à jour : 13:06

Les forces de l'ordre déployées près de l'hôtel Ritz-Carlton de Jakarta, vendredi. Crédits photo : AP

Les forces de l'ordre déployées près de l'hôtel Ritz-Carlton de Jakarta, vendredi.

L'islamiste est soupçonné d'être à l'origine des attentats de Bali de 2002. Au moins 8 personnes sont mortes et une cinquantaine blessées dans les attaques de vendredi qui ont visé les hôtels Marriott et Ritz-Carlton de la capitale indonésienne.

Au lendemain du double attentat suicide, qui a visé vendredi à Jakarta les hôtels Marriott et Ritz-Carlton, l'Indonésie porte ses soupçons sur l'islamiste radical Noordin Top. «Le modus operandi des attentats suicides, qui ont huit morts et cinquante blessés , sont clairement liés» au groupe de l'islamiste radical, a indiqué samedi un responsable de l'anti-terrorisme.De plus, les bombes sont «identiques» à des engins explosifs découverts il y a quelques jours par la police dans une maison qui aurait servi de cachette à Noordin Top à Cilacap, à l'ouest de l'île de Java)

Cet ancien comptable de nationalité malaisienne est considéré comme «l'homme le plus recherché d'Indonésie». Il est soupçonné d'être l'un des principaux organisateurs des attentats meurtriers perpétrés par la Jemaah Islamiyah (JI) au début de la décennie, notamment à Bali en 2002 (202 morts) et déjà à l'hôtel Marriott de Jakarta en 2003 (12 morts). Mais certains experts estiment que Top agit désormais indépendamment, «en dissidence de la JI».

Les attentats de vendredi «démontrent» que l'homme, toujours introuvable, est actif et que «la priorité doit être de l'arrêter», a soulignée le chef des services anti-terrorisme au ministère indonésien de la Sécurité. «Tant que ce responsable ne sera pas attrapé, tous les efforts pour anticiper des attaques)seront vains»,

Au moins quatre étrangers, deux Australiens, un néo-Zélandais et un Singapourien, ont été tués dans les attentats de vendredi. Parmi la cinquantaine de blessés, figurent 18 étrangers, notamment des Australiens et des Néerlandais. Il n'y a pas de Français parmi les victimes, a annoncé le Quai d'Orsay.Certains d'entre eux sont des hommes d'affaires basés en Indonésie qui participaient à un petit-déjeuner séminaire consacré au secteur minier et énergétique du pays. Le kamikaze a actionné sa bombe en entrant dans la salle de restaurant où ils étaient réunis.

La première explosion s'est produite peu avant 8 heures (3 heures en France métropolitaine) dans un café situé au sous-sol de l'hôtel Marriott, provoquant la mort de sept des huit victimes. La seconde a dévasté, deux minutes plus tard, un restaurant du Ritz Carlton, alors que des clients y prenaient le petit déjeuner. «Tout d'un coup, le plafond est tombé et on a entendu un bruit énorme», a indiqué Cho In Sang, un Sud-coréen de 50 ans. Le chef de la police nationale a confirmé l'hypothèse d'attaques suicide «sur la base des informations obtenues sur les lieux». Le terroriste présumé ayant perpétré l'attentat au Marriott s'est fait passer pour un invité à l'entrée de l'établissement avant de faire exploser sa bombe dans un café au rez-de-chaussée.

Attentat en 2003 au Mariott

Le président Susilo Bambang Yudhoyono, qui s'est rendu sur les lieux, a dénoncé un «acte terroriste» et une «attaque cruelle et inhumaine». Ce double attentat «ébranle la situation sécuritaire du pays», a-t-il ajouté. Les responsables de ces actes «n'ont pas d'humanité et aucune considération pour les dommages faits à notre pays avec cet acte de terrorisme qui va avoir un fort impact sur notre économie, le commerce, le tourisme et notre image dans le monde», a estimé le président.

La capitale indonésienne n'avait pas été visée par des attentats depuis celui du 9 septembre 2004 qui avait provoqué la mort de 10 personnes devant l'ambassade d'Australie. Un an plus tôt, le 5 août 2003, l'hôtel Marriott avait déjà été victime d'un attentat, qui avait tué 12 personnes. Cette série d'attentats avait été attribué à la Jemaah Islamiyah (ou «Communauté islamique»), un réseau terroriste soupçonné de liens avec al-Qaida et ayant pour objectif la création d'un Etat islamique en Asie du Sud-est. C'est ce mouvement qui avait également revendiqué les attentats qui, le 12 octobre 2002, avaient visé deux boîtes de nuit de Bali et fait 202 morts, dont de nombreux touristes.

Ces explosions interviennent deux jours avant l'arrivée des joueurs du célèbre club de football anglais de Manchester United, qui devaient séjourner au Ritz Carlton avant une rencontre prévue lundi soir contre une sélection de joueurs indonésiens. L'étape indonésienne a été annulée par le club. Elles surviennent aussi une semaine après la tenue de l'élection présidentielle qui a vu, selon des résultats encore partiels, la réélection de Susilo Bambang Yudhoyono pour cinq ans.

La présidence suédoise de l'UE a condamné ce double attentat et dit sa solidarité avec le gouvernement et le peuple indonésiens. La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a qualifié des «actes de violence insensés». «Ces attaques illustrent la brutalité des extrémistes et nous rappellent que la menace du terrorisme est très rélle», a-t-elle dit.

Les deux hôtels ont mis en place un numéro de téléphone pour l'information : 1-402-390-3265 (précédé du 0062 depuis la France) ou le 866-211-4610 (pour les Etats-Unis).

http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/17/01003-20090717ARTFIG00197-attentats-a-la-bombe-contre-deux-hotels-a-jakarta-.php

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Diffusion des portraits de suspects des attentats de Djakarta

Les autorités indonésiennes ont diffusé des portraits de deux Indonésiens soupçonnés d'être les kamikazes impliqués dans les attentats commis vendredi dans deux palaces de Djakarta.

Les deux attentats quasi simultanés qui ont visé les hôtels Marriott et Ritz-Carlton, dans le quartiers des affaires de la capitale indonésienne, ont fait neuf morts et 53 blessés, dont de nombreux étrangers.

"Nous pensons qu'il s'agit des deux kamikazes", a déclaré le porte-parole de la police indonésienne, Nanan Soekarna, en présentant les deux esquisses, réalisées à partir de têtes retrouvées sur les lieux des attaques.

Le premier portrait concerne un homme dont les restes ont été retrouvés au Ritz-Carlton. Il présente un visage joufflu, à la peau très foncée, des cheveux bruns et courts. La police a estimé son âge entre 20 et 40 ans et sa taille à environ 1m65.

Le second portrait est celui d'un homme au visage plus fin, ovale, à la peau plus claire et aux cheveux bruns et courts. Il aurait été âgé de 20 à 25 ans et mesurait environ 1m80. Son corps a été découvert à l'hôtel Marriott.

La police a en outre déclaré que les échantillons d'ADN prélevés sur la famille d'un dénommé "Nurhasbi", donné pour être un des kamikazes présumés, ne correspondait avec ceux obtenus sur les lieux des attentats.

"Nurhasbi", dont l'identité avait été dévoilée par les médias indonésiens, n'a pas donné de nouvelles à sa famille depuis le double attentat.

Il a suivi il y a une dizaine d'années des cours dans une école islamique, réputé pour avoir hébergé des membres de la Jemaah Islamiah, un mouvement islamiste responsable d'une série d'attaques à la bombe entre 2002 et 2005 et dont l'implication dans celles de vendredi est évoquée par la police.

Telly Natalia, version française Grégory Blachier

http://fr.news.yahoo.com/4/20090722/twl-indonesie-attentats-portraits-41953f5.html


Indonésie : deux attentats contre des hôtels de Jakarta

 Par Arnaud Aubron | Rue89 | 17/07/2009 | 10H26

Deux attentats ont visé deux hôtels internationaux de Jakarta, la capitale indonésienne, faisant au moins neuf morts et 41 blessés, dont 14 étrangers. Les hôtels Marriott et Ritz-Carlton sont situés dans le quartier des affaires de Kuningan. Les deux explosions ont eu lieu quasi simultanément à 8h00 locales (3h00 heure de Paris). 

Un témoin, qui avait une chambre à l'hôtel Marriot, s'est confié à CNN. (Voir la vidéo)

Le pays n'avait plus connu d'attaque depuis 2004. Le président Susilo Bambang Yudhoyono avait d'ailleurs mené sa campagne de réelction sur le thème de la sécurité. Selon la correspondante du Figaro en Indonésie :

« On avait l'impression d'être dans un pays sûr, un pays qui avait réussi à lutter efficacement contre le terrorisme et qui était cité en modèle pour cela. Aujourd'hui c'est le choc. »

Des attaques qui renvoient donc aux heures sombres de l'histoire indonésienne. Le 5 août 2003, 12 personnes avaient ainsi trouvé la mort dans l'hôtel Marriot au cours d'un précédent attentat alors attribué à la Jemaah Islamiyah. (Voir la vidéo de l'INA du 5 août 2003)

http://www.rue89.com/2009/07/17/indonesie-deux-attentats-contre-des-hotels-de-jakarta

 


Après le sommet du G8 et la visite papale le président Barack Obama est au Ghana

AP
samedi 11/07/2009 | Mise à jour : 08:15
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Après la Russie, le sommet du G-8 en Italie, et une rencontre avec le pape au Vatican, Barack Obama est arrivé au Ghana pour le premier voyage en Afrique subsaharienne de sa présidence.

Son avion s'est posé à Accra vendredi peu après 21h locales. Accueilli à son arrivée au son des tambours et de danses, le chef de la Maison Blanche a rencontré le président John Atta Mills, accompagné d'un groupe de dignitaires.

Le Ghana constitue la dernière étape du voyage d'une semaine qui l'a déjà conduit en Russie et en Italie et sa deuxième visite en Afrique après celle effectuée au Caire début juin. Le président américain doit effectuer samedi une visite hautement symbolique au fort de Cape Coast, un lieu historique de la traite des Noirs, et prononcer un discours devant les parlementaires ghanéens. Il doit également s'entretenir avec son homologue John Atta Mills.

M. Obama est le premier président américain de descendance africaine -son père était kényan- à visiter cette démocratie relativement stable, citée comme un modèle pour l'Afrique. Il a choisi le Ghana "car c'est un exemple admirable de gouvernance démocratique et de société civile vivante", a expliqué Michelle Gavin, une conseillère de la Maison Blanche.

Source : AP -->
ces événements se situent avant l'envoi du spam et la divulgation de l'encyclique papale aux chrétiens....

Une militante russe, proche de Politkovskaïa, assassinée

Le jeudi 16 juillet 2009 à 11H30 

C'est mercredi 15 juillet au matin, à Grozny, que des inconnus ont enlevé Natalia Estemirova. Elle a été retrouvée morte quelques heures plus tard en Ingouchie voisine. La militante des droits de l'homme avait pour habitude de dénoncer, dans les médias russes, les atteintes commises par les services de sécurité en Tchétchénie.

"Je sais avec certitude qui est responsable du meurtre de Natalia (...) Son nom est Ramzan Kadirov", écrit Oleg Orlov, président de Memorial, sur le site internet de l'organisation.

"Ramzan avait déjà menacé et insulté Natalia, qu'il considérait comme une ennemie personnelle", poursuit-il.

Le président tchétchène, cité par Interfax, avait jugé un peu plus tôt que les auteurs de ce crime "monstrueux" ne méritaient "aucun soutien" et devaient subir "un châtiment digne des criminels les plus cruels". A Moscou, son homologue russe Dmitri Medvedev s'est dit "indigné" et a ordonné l'ouverture d'une enquête.

Plusieurs assassinats de militants des droits de l'homme et de journalistes russes ont soulevé récemment l'indignation de la communauté internationale et mis en doute les promesses des autorités en faveur du respect de l'Etat de droit.

Les Etats-Unis "troublés" et "tristes"

Le plus retentissant a été celui d'Anna Politkovskaïa, journaliste très critique à l'égard du Kremlin, tuée en 2006 dans le centre de Moscou. L'affaire n'a toujours pas été élucidée.

Parce qu'elle parlait couramment le tchétchène, Natalia Estemirova lui a servi d'interprète lorsqu'elle enquêtait sur les actes de l'armée russe dans la petite république du Nord-Caucase.

Elle a été, en 2007, la première lauréate du "prix Anna Politkovskaïa", décernée par l'organisation caritative Reach All Women in War (RAWinWAR). Agée d'une cinquantaine d'année, elle vivait seule avec sa fille.

L'ONG Human Rights Watch a précisé que Natalia Estemirova travaillait sur des dossiers extrêmement délicats de violations des droits en Tchétchénie.

 Exprimant le "trouble profond" et la "tristesse" des autorités américaines, Mike Hammer, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison blanche, a invité le gouvernement russe "à livrer les responsables de ce crime révoltant à la justice et à démontrer que l'anarchie et l'impunité ne seront pas tolérés".

http://fr.news.yahoo.com/78/20090716/twl-une-militante-russe-proche-de-politk-5231d91.html

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Natalia Estemirova ou la mort à petit feu des droits de l'homme en Tchétchénie

Tout le monde savait qu'elle était menacée, elle la première." Pour Anne Le Huérou, chargée de mission à la Fédération internationale des droits de l'homme, comme pour la plupart des connaisseurs de la situation en Tchétchénie, le meurtre, mercredi 15 juillet, de Natalia Estemirova n'est pas une surprise.

Son travail et sa volonté inébranlable de dénoncer les exactions commises en Tchétchénie depuis 2000 avaient fini par faire d'elle la femme à abattre dans la région. Journaliste de formation, cette militante de 50 ans sillonnait sans relâche la Tchétchénie pour traquer les violations des droits de l'homme. Principale responsable de l'ONG russe Memorial dans cette république, elle détenait beaucoup d'informations, travaillait avec des avocats, des journalistes russes ou étrangers qui trouvaient en elle une interlocutrice sérieuse, fiable et expérimentée.

"Les gens de la région eux-mêmes s'adressaient directement à elle, ils se confiaient à elle", raconte Shakhman Akboulatov, du bureau de Memorial à Grozny, la capitale de la Tchétchénie. Une chose peu courante dans cette région, où le mutisme est plutôt de mise. "Grâce à son sérieux, son écoute et sa gentillesse, elle avait réussi à gagner la confiance des gens", ajoute-t-il. "Elle était l'une des plus expérimentées à travailler dans cette région", renchérit Mme Le Huérou.

"RAMZAN KADYROV A MIS EN PLACE UNE VÉRITABLE TERREUR D'ETAT"

Car Natalia Estemirova exerçait en Tchétchénie depuis presque dix ans. Arrivée lors de la seconde guerre de Tchétchénie (1999-2000), elle n'avait cessé, depuis, d'enquêter sur les abus et violations des droits de l'homme et sur les conditions des femmes, victimes de meurtres commis en toute impunité. Relativement protégée par son statut au début de la guerre, elle était de plus en plus menacée depuis que les chars russes avaient quitté Grozny pour laisser la région entre les mains toutes-puissantes de Ramzan Kadyrov, président de la Tchétchénie. "Ramzan Kadyrov a alors mis en place une véritable terreur d'Etat, un règne de la peur", explique Mme Le Huérou.

Ces derniers mois, ses conditions de travail étaient devenues de plus en plus difficiles. La dénonciation de trop, selon Anne Le Huérou, fut celle d'une exécution publique d'un présumé combattant tchétchène. "Elle gênait de plus en plus. Elle avait reçu des menaces directes de Ramzan Kadyrov, car son travail l'empêchait de faire croire que tout se passait bien en Tchétchénie, que le calme et la prospérité étaient revenus. Si M. Kadyrov n'est pas directement responsable de ce meurtre, il en a en tout cas clairement à l'avance absous les auteurs. Et les autorités russes ont accepté cela sur leur sol, elles ont laissé faire, elles en portent la responsabilité", accuse Mme Le Huérou.

Car si Dmitri Medvedev, le président de la Russie, a "fait part de son indignation devant ce meurtre" et a, surtout, reconnu que "ce meurtre prémédité [était] lié à l'activité professionnelle de Natalia Estemirova", pour Memorial, les autorités russes sont au moins complices de ce crime. Une enquête a été ouverte mais, selon Anne Le Huérou, "une enquête telle que celle qui a suivi le meurtre d'Anna Politkovskaïa en 2006 est à craindre". C'est-à-dire une investigation qui aboutirait dans le meilleur des cas à la mise en cause de seconds couteaux mais non des auteurs principaux ni des commanditaires.

"NOUS N'ABANDONNONS PAS"

Dans cette région où, comme le note l'association Human Rights Watch,"les enlèvements sont encore une pratique courante pour se débarrasser de ceux qui critiquent le pouvoir", défendre les droits de l'homme relève de plus en plus d'une mission quasi impossible. L'assassinat de Natalia Estemirova est le dernier d'une longue série de meurtres "punitifs".

"Beaucoup de défenseurs des droits de l'Homme comparent le régime de Kadyrov aux années 1936-1938, lors de la pire période de la terreur stalinienne. Il semble que désormais, le seul choix restant soit de se rallier à Ramzan Kadyrov", déplore Anne Le Huérou. A l'antenne de Grozny de l'ONG Mémorial, on veut garder encore un peu d'espoir. "Nous n'abandonnons pas. Nous resterons prudents, mais nous allons continuer notre travail", assure M. Akboulatov.


Chine: plus d'une centaine d'Africains manifestent autour d'un commissariat de Guangzhou

Plus d'une centaine de ressortissants africains vivant à Guangzhou ont encerclé un commissariat de cette ville du sud de la Chine après la mort d'au moins un vendeur ambulant africain dans un raid de la police chinoise, rapportent de médias chinois, jeudi.

Selon l'agence officielle Chine Nouvelle, les manifestants affirment qu'un Africain est mort dans une bagarre mercredi au cours d'un contrôle d'identité sur le principal marché de Guangzhou. D'autres protestataires affirment que deux personnes ont été tuées dans la bousculade, ajoute Chine Nouvelle.

De son côté, la police de Guangzhou a précisé mercreedi dans un communiqué que deux ressortissants étrangers ont été blessés après avoir sauté de fenêtres du premier étage du marché de vêtements Tangqi alors que des policiers procédaient à un contrôle d'identité. La police n'a pas fait état de décès ni donné la nationalité des blessés.

Les manifestations d'étrangers sont extrêmement rares en Chine. Selon le "South China Morning Post", la plupart de ces manifestants étaient Nigérians. S'appuyant sur des témoignages, le quotidien en langue anglaise basé à Hong Kong précise que ces manifestants ont porté le corps sans vie d'un Nigérian, Emmanul Egisimba, au poste de police pour exiger une explication après la mort de cet homme qui a sauté du premier étage au cours de l'opération de police.

Les manifestants protestaient également contre le refus des autorités chinoises de proroger leur visa en raison du renforcement des mesures de sécurité en prélude aux cérémonies marquant le 60e anniversaire du régime communiste en octobre prochain.

La chaîne câblée de Hong Kong a, elle, rapporté que deux Africains sont morts au cours du raid policier. Elle a montré des images de dizaines d'Africains rassemblés devant le commissariat alors que des centaines de policiers ont été déployés et que le secteur a été bouclé. Les manifestants ont fini par se disperser.

Ni le consulat du Nigeria à Hong Kong ni le service de presse du Parti communiste à Guangzhou n'étaient en mesure de confirmer cette information.

On estime à quelquer 20.000 le nombre d'Africains vivant à Guangzhou exerçant essentiellement la profession de petits commerçants. La plupart d'entre eux vivent dans le secteur du marché. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090716/twl-chine-africains-manifestation-2f4e741.html


Explosion dans une unité pétrochimique de Total, deux morts

Une explosion a eu lieu mercredi dans une unité pétrochimique de Total à Carling, dans la Moselle, faisant deux morts et plusieurs blessés, apprend-on auprès de la mairie locale.

Un porte-parole du groupe français parle quant à lui d'un accident et dit ne pas pouvoir confirmer le bilan des victimes.

"Il n'y a pas d'échappée de gaz, c'est maîtrisé", a-t-on précisé à la mairie de Carling.

De même source, on souligne que l'explosion a eu lieu dans un vapocraqueur, une unité de pétrochimie servant à fabriquer de l'éthylène et du propylène, vers 15H30.

Gilbert Reilhac et Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

suivre le fil sur le post.fr http://www.lepost.fr/live/2009/07/15/1621288_l-explosion-en-moselle-chez-total-en-direct-sur-le-post.html

 


Deux ressortissants français enlevés à Mogadiscio le mardi 14 juillet

http://fr.news.yahoo.com/4/20090715/twl-somalie-france-otage-bd5ae06.html

 Des islamistes détiendraient les deux Français en Somalie

Deux ressortissants français enlevés mardi à Mogadiscio sont aux mains de militants islamistes du groupe Hizbul Islam, a déclaré un haut responsable de la police somalienne.

Abdiqadir Odweyne a dit à Reuters que des éléments des forces de sécurité gouvernementales avaient kidnappé les deux Français avant de les livrer au groupe Hizbul Islam. Ce groupe est maintenant en conflit avec un autre groupe de rebelles, al Chabaab, concernant le sort des otages, a-t-il ajouté.

"Al Chabaab veut récupérer les Français détenus par Hizbul Islam, ils sont tout près de se battre", a ajouté Odweyne, haut responsable des forces de police de Mogadiscio. "Al Chabaab veut tuer les Français et Hizbul Islam refuse. La situation n'est pas bonne. Il n'est pas question d'une rançon pour le moment".

Pour l'analyste Hassan Hundubey, le conflit entre les deux groupes islamistes rend la situation très complexe.

"Hizbul Islam a un charbon ardent entre les mains. Ils ne peuvent ni le jeter, ni le garder", a-t-il dit à Reuters.

 "S'ils donnent les otages à Al Chabaab, ils saliront leur nom (...) et s'ils les restituent au gouvernement ou les détiennent pour d'autres raisons, ces deux groupes islamistes se battront (...) La seule façon pour Hizbul Islam de survivre est de confier ces hommes à des négociateurs indépendants."

Abdiqadir Odweyne a précisé qu'un ministre du gouvernement entretenant des liens avec les rebelles était à l'origine du rapt. Des habitants de Mogadiscio et une ONG ont tenu des propos en ce sens.

Le gouvernement, qui n'a pas réagi clairement à cette accusation, dit ignorer qui est à l'origine de l'enlèvement et promet de tout faire pour obtenir une libération rapide des deux otages qui, assure-t-on à Paris, étaient en mission officielle dans le domaine de la sécurité auprès du gouvernement somalien.

PAS DE 'COUVERTURE', ASSURE PARIS

"On ne connaît pas leurs noms mais on connaît leur appartenance et leur groupe, ce sont des gens qui sont armés et perpètrent des rapts pour demander des rançons, mais ce ne sont pas des rapts politiques (...) Ils ne sont pas connus en tant que groupe islamiste", a dit le ministre somalien de la Défense, Mohamed Abdi Gandi, sur Radio France Internationale.

"Des contacts directs ou indirects, il y en a, on va essayer d'utiliser plusieurs moyens", a-t-il ajouté.

Selon le ministère français des Affaires étrangères, les deux Français enlevés n'ont pas utilisé la fausse qualité de journaliste pour une mission confidentielle, comme le disent certains organes de presse, et ont été envoyés à Mogadiscio par le gouvernement français.

"Les deux conseillers français étaient en mission officielle d'assistance auprès du gouvernement somalien", a déclaré Frédéric Desagneaux, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. "Leur action s'inscrit dans le cadre de notre politique d'ensemble de renforcement du gouvernement de Cheikh Charif dans le domaine de la sécurité".

Plusieurs journaux français écrivent mercredi que les deux hommes sont des agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE, les services secrets) et opéraient avec la fausse qualité de journaliste comme "couverture".

Le porte-parole du ministère n'a pas confirmé pareille version. "Etant en mission officielle, leur statut était également officiel et n'était pas celui de journalistes. Nous n'avons aucun élément authentifiant l'indication initiale faite localement selon laquelle ils se seraient prévalus d'un autre statut que le leur", a-t-il ajouté.

Les enlèvements de ressortissants étrangers ne sont pas rares en Somalie, en proie à une guerre civile depuis 1991.

 Ces étrangers sont le plus souvent relâchés sains et saufs en échange de rançons importantes, au terme d'une période de détention qui peut aller de quelques jours à plusieurs mois.

Avec Thierry Lévêque à Paris, version française Pierre Sérisier et Eric Faye

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