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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Ban Ki-moon: Khartoum doit assurer la sécurité des personnels de l'ONU

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon 

NEW YORK (Nations unies) (AFP) - Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon attend du Soudan qu'il assure la sécurité des personnels des Nations unies après la demande d'une inculpation du président Omar el-Béchir pour crimes au Darfour, a indiqué lundi son service de presse.

Dans un communiqué, Ban Ki-moon souligne que la Cour pénale internationale (CPI) "est une institution indépendante et que les Nations unies doivent respecter l'indépendance du processus judiciaire".

Indiquant que les opérations de maintien de la paix de l'ONU au Soudan se poursuivront, le communiqué ajoute que M. Ban "attend du gouvernement du Soudan qu'il continue à coopérer pleinement avec les Nations unies, tout en remplissant son obligation d'assurer la sécurité des personnels et des biens de l'ONU sur son territoire".

Le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, a réclamé lundi à La Haye aux juges de la CPI d'émettre un mandat d'arrêt contre le président Béchir pour "génocide" au Darfour (ouest du Soudan).

Depuis 2003, les affrontements entre forces gouvernementales et mouvements rebelles au Darfour ont fait jusqu'à 300.000 morts et déplacé 2,2 millions de personnes, selon l'ONU. Khartoum parle de quelque 10.000 morts.

avec yahoo news http://fr.news.yahoo.com/afp/20080714/twl-onu-cpi-soudan-darfour-conflit-lead-f8fd361.html

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 (Suite)

Première promotion d'une force de sécurité féminine en Irak

Par Maya Alleruzzo AP -

AL ABARA, Irak - Quelque 70 femmes voilées de noir de la tête aux pieds se sont rassemblées dans un poste de police de l'est de l'Irak dimanche pour recevoir leur diplôme de "Filles d'Irak". Cette nouvelle force de sécurité est chargée de faire cesser les attentats-suicide commis par des femmes dans la province de Diyala. 

Un total de 130 volontaires ont suivi une formation de cinq jours avant de rejoindre les rangs des quelque 80.000 "Fils d'Irak" volontaires pour assurer la sécurité dans le pays aux cotés des troupes américaines. Contrairement à leur collègues, elles ne portent cependant pas d'armes.

Le capitaine américain Charles Knoll, commandant de l'unité responsable de la sécurité dans plusieurs villes de la vallée de la Diyala, a expliqué que le programme avait été conçu en réponse au nombre croissant de femmes kamikazes dans la province. Plus de neuf attentats-suicide ont ainsi été commis par des femmes cette année, et une vingtaine à l'échelle du pays. Or des hommes peuvent difficilement fouiller des femmes.

Les trois quarts de ces "Filles d'Irak" sont des veuves de policiers irakiens tués par Al-Qaïda, selon le lieutenant-colonel Sattar Jabbar, qui dirige le poste de police d'Al-Abara, et espère que ces agentes sauront aussi recueillir de précieux renseignements dans la population.

"Nous voyons des policières en Amérique et nous voulons être comme elles. Nous voulons employer toute notre force à aider notre pays", explique l'une des volontaires, Shahla Hassan Alwan, une veuve de 35 ans, mère de six enfants. Comme beaucoup d'autres, elle espère que son engagement dans la force deviendra un travail durable. D'autres, comme Salimah Hafeth Hassan, 35 ans, faisaient partie de l'armée irakienne de Saddam Hussein. "Si je n'aide pas mon pays, qui le fera?", souligne-t-elle. AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080713/twl-irak-securite-femmes-1def439.html


Sarkozy se rendra à Damas en septembre et se veut le facilitateur du processus de paix engagé par Israël et les Etats Unis

Par Sophie Tétrel AP - il y a 2 heures 7 minutes

PARIS - A la veille du sommet de l'Union pour la Méditerranée, Nicolas Sarkozy a annoncé samedi qu'il se rendrait à Damas en septembre, alors que la dernière visite d'un chef de l'Etat français datait de 2002. Le président veut développer de "nouvelles relations" entre les deux pays mais a souligné que le rapprochement dépendrait "des preuves et des faits". 

La visite, prévue pour "avant la mi-septembre 2008", selon un communiqué commun franco-syrien, a été décidée pendant un entretien entre le chef de l'Etat français et son homologue syrien Bachar el-Assad. Elle sera précédée d'un déplacement à Paris du vice-Premier ministre syrien Abdallah Dardari les 21 et 22 juillet, et d'une visite à Damas du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

En outre, en tant que président français de l'Union européenne, M. Sarkozy "engagera les procédures appropriées en vue de la signature de l'accord d'association entre l'Union européenne et la Syrie, et du lancement du processus de ratification aussi tôt que possible".

"Nous entamons de nouvelles relations, pas pour quelques jours, pas pour quelques semaines, des relations structurelles, stratégiques", a expliqué Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse commune avec le président syrien, son homologue libanais Michel Sleimane et l'émir du Qatar Cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani. 

"La vitesse du développement de ces relations sera fonction, non plus des discours, des promesses, des paroles, mais des preuves et des faits, d'un côté comme de l'autre", a-t-il prévenu. Et d'insister fortement à l'intention de Bachar el-Assad: "c'est un choix politique important que j'ai fait" avec l'invitation à Paris, et "je suis sûr qu'il sera à la hauteur de cette invitation et de cette confiance".

La réunion de Paris marque le retour sur la scène internationale de la Syrie, ostracisée depuis l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri en février 2005. Les progrès politiques au Liban et l'ouverture de négociations indirectes entre la Syrie et Israël ces derniers mois ont incité le président français à renouer le contact et inviter son homologue syrien au sommet de l'Union pour la Méditerranée.

Au-delà des relations bilatérales, la France peut espérer y gagner un poids plus important dans la région. Bachar el-Assad a ainsi demandé "à ce que la France soit partie prenante le jour où des négociations directes (avec Israël) auront lieu, aux cotés des Etats-Unis, comme parrain, témoin, aide, médiateur de ces négociations".

Le président syrien juge toutefois que le gouvernement américain actuel "n'est pas intéressé par le processus de paix". "Nous n'allons pas débattre (du passage à des négociations directes) avant l'arrivée d'une nouvelle administration américaine", a-t-il expliqué, en ajoutant qu'il n'était pas censé en parler...

Signe de ces nouvelles relations, le président français s'est vu confier l'annonce de la prochaine ouverture de représentations diplomatique syrienne au Liban et libanaise en Syrie.

Il a par ailleurs demandé à Damas de "convaincre l'Iran" "d'apporter les preuves" du caractère uniquement civil de son programme nucléaire. Mais si Bachar el-Assad a promis de transmettre à Téhéran, il a dit penser que "l'Iran n'a aucune intention de posséder l'arme nucléaire" et a réaffirmé sa préférence pour "une solution politique".

"Sur le chemin de la paix et de la confiance, il y a encore beaucoup de travail à faire", a estimé Nicolas Sarkozy, mais la réunion des dirigeants israélien, palestinien, syrien et libanais, "c'est déjà quelque chose qui marque un très grand tournant, à la fois pour cette région du monde, et pour l'influence de la France, pour l'influence de l'Europe et, j'espère, pour le bien de tous". AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080712/twl-france-syrie-1ere-synthese-1be00ca.html


L'Iran tire des missiles en pleine crise sur le nucléaire

 Par Farhad POULADI AFP - il y a 54 minutes

TEHERAN (AFP) - Les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime islamique de Téhéran, ont tiré mercredi un missile capable d'atteindre Israël, provoquant l'inquiétude internationale au moment où Américains et Israéliens n'écartent pas l'option militaire dans la crise du nucléaire iranien.

Selon la chaîne de télévision iranienne en arabe Al-Alam, neuf missiles ont été lancés dans le cadre de manoeuvres, notamment un "Shahab 3 équipé d'une charge conventionnelle, d'un poids d'une tonne et d'une portée de 2.000 km", soit deux fois la distance séparant la frontière ouest de l'Iran d'Israël.

La chaîne iranienne en anglais Press-TV a diffusé des images du lancement du Shahab 3 dans une zone désertique non identifiée d'Iran.

Selon l'agence Fars, le missile, dont les premiers tests remontent à 2006, emportait une "tête à fragmentation" permettant d'effectuer "une sorte de bombardement (...) des bases militaires, des lieux de regroupement des soldats et des navires ennemis".

Ces tirs interviennent dans une période de tension croissante avec l'Occident alors que Téhéran refuse de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium soupçonné de servir des ambitions militaires.

Du sommet du G8 au Japon, les Etats-Unis ont demandé la fin du programme de missiles balistique de Téhéran, qui selon eux "peuvent être utilisés comme vecteur militaire pour une éventuelle arme nucléaire".

"La production de missiles balistiques par l'Iran constitue une violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et est totalement incompatible avec les obligations de l'Iran" envers la communauté internationale, a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe.

"C'est la preuve que la menace d'un missile iranien n'est pas le fruit de l'imagination", a renchéri la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice en visite en Bulgarie, en référence au projet américain d'installer un bouclier antimissile en Europe de l'Est.

Israël, assurant ne rechercher "ni le conflit ni les hostilités avec l'Iran", a exprimé ses inquiétudes. "Personne au sein de la communauté internationale ne devrait rester indifférent aux programmes nucléaire et balistique iraniens", a déclaré le porte-parole du Premier ministre Ehud Olmert, Mark Regev.

La France a accueilli "avec préoccupation" l'annonce du tir du missile iranien, estimant que ces essais ne "peuvent que renforcer les inquiétudes de la communauté internationale". L'Allemagne a pour sa part appelé Téhéran à renoncer à "toute tentative d'intimidation". Berlin a regretté un "geste de mauvaise volonté" de l'Iran alors que les grandes puissances examinent la réponse iranienne à une offre de coopération en échange de la suspension de ses activités nucléaires les plus sensibles.

Selon l'agence Fars, le haut représentant diplomatique de l'Union européenne Javier Solana se rendra le 19 juillet en Iran pour discuter de ce dossier. La porte-parole de M. Solana, Cristina Gallach, s'est refusée à confirmer cette date, parlant seulement d'une rencontre avec des responsables iraniens "avant la fin du mois de juillet".

Les Gardiens de la révolution ont commencé lundi des manoeuvres intitulées Grand Prophète III dont l'objectif est d'améliorer leurs "capacités de combat".

Des navires britanniques et américains avaient de leur côté achevé mardi cinq jours de manoeuvres dans le Golfe visant à protéger des installations pétrolières, selon la 5e flotte américaine basée à Bahreïn.

Le chef d'état-major de l'armée iranienne avait averti samedi que son pays fermerait le détroit d'Ormuz, à l'entrée du Golfe, par où transite environ 40% du pétrole mondial, si ses intérêts étaient en jeu.

Mardi, l'Iran avait menacé de "mettre le feu" à Tel-Aviv et à la flotte américaine dans le Golfe en cas d'attaque contre ses installations nucléaires.

Washington a minimisé ces menaces et répété mardi vouloir régler le conflit par la voie diplomatique. Mais les Etats-Unis, comme Israël, n'ont pas exclu un recours à la force pour empêcher l'Iran d'acquérir la bombe atomique.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080709/twl-iran-politique-nucleaire-armee-prev-c80dbcf.html


Condoleezza Rice en Géorgie, sur fond de bras de fer russo-américain

Par Irakli METREVELI AFP -

TBILISSI (AFP) - La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice est arrivée mercredi soir en Géorgie, devenue un allié-clef des Etats-Unis qui ont appelé Moscou à la "neutralité" dans la crise opposant Tbilissi à ses territoires séparatistes 

Mme Rice devait dans la soirée participer à un dîner avec le président pro-occidental Mikheïl Saakachvili, au pouvoir depuis 2004 et dont les velléités de faire entrer son pays, une ancienne république soviétique, dans l'Otan suscitent l'ire de la Russie.

Le chef de la diplomatie américaine devrait notamment discuter avec les Géorgiens de la situation dans leurs provinces indépendantistes, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, en proie presque quotidiennement à des violences dont elles imputent la responsabilité à la Géorgie qui dément toute implication.

Trois policiers géorgiens et deux soldats abkhazes ont ainsi été blessés par balle au cours de heurts mercredi dans les gorges de Kodori, une zone en partie contrôlée par les séparatistes abkhazes et en partie par les forces géorgiennes.

Moscou et Tbilissi ont par ailleurs échangé, le même jour, des accusations de survol par des avions de combat -géorgiens pour les uns, russes pour les autres- de l'Ossétie du Sud, en violation d'un cessez-le-feu.

Le déplacement en Géorgie de Mme Rice intervient dans un contexte d'attaques verbales de Moscou à l'encontre du gouvernement américain de plus en plus virulentes.

Dernière illustration en date, la Russie a accusé mercredi dans un communiqué les Etats-Unis de "couvrir les provocations" en Abkhazie et en Ossétie du Sud.

Une réponse implicite à Mme Rice qui avait sévèrement critiqué, la veille, l'attitude de Moscou envers Tbilissi.

"Nous avons dit que la Géorgie et la Russie doivent éviter toute attitude provocante, mais, franchement, ce que les Russes ont fait ces dernières semaines a alimenté les tensions dans la région", avait dit la secrétaire d'Etat américaine.

"Les agissements de la Géorgie (...) risquent de conduire la région au seuil d'un nouveau conflit armé avec des conséquences imprévisibles", a semblé lui rétorquer mercredi la diplomatie russe.

Les Géorgiens, par la voix de leur ministre des Affaires étrangères Eka Tkechelachvili, ont à leur tour, quelques heures plus tard, reproché aux Russes de "délibérément provoquer l'escalade" en Abkhazie et en Ossétie du Sud.

Quant au secrétaire général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer, il a qualifié mercredi les accusations adressées par Moscou à Tbilissi de "rhétorique inutile".

Tout cela au lendemain de la menace de la Russie de "réagir", en mettant en place de "la technologie militaire", à un éventuel début de déploiement d'une défense antimissile américaine à proximité de son sol.

"Si, près de nos frontières, débute le déploiement réel d'un système de défense antimissile stratégique américain, alors nous serons obligés de réagir non pas de façon diplomatique, mais par des méthodes techniques militaires", a assuré le ministère des Affaires étrangères.

La signature mardi de l'accord entre les Etats-Unis et la République tchèque sur cette question "nous afflige beaucoup", a pour sa part indiqué mercredi au Japon le président russe Dmitri Medvedev, ajoutant que son pays n'allait pas succomber à "l'hystérie", mais "réfléchir à des mesures de rétorsion".

La Maison blanche venait d'affirmer que la Russie et l'Europe devaient être traitées en "partenaires égaux" dans l'installation du bouclier antimissiles.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080709/twl-russie-usa-georgie-ossetie-abkhazie-d9fddae.html


Moscou et Londres cherchent à améliorer des relations tendues au sommet du G8

Reuters - il y a 1 heure 9 minutes

TOYAKO, Japon (Reuters) - Les relations entre la Russie et la Grande-Bretagne sont au plus bas depuis la Guerre froide et la première rencontre officielle, lundi, entre le président Dmitri Medvedev et le Premier ministre britannique, Gordon Brown, n'a pas contribué à leur réchauffement.

Les deux hommes ont eu un entretien en marge du sommet du G8, qui se tient sur l'île d'Hokkaido, dans le nord du Japon. Au-delà du protocole - poignées de main et sourires devant les caméras -, rien ne semble avoir permis de résoudre les différends qui empoisonnent les relations bilatérales. Ils portent notamment sur la présence en Russie du British Council, qui y est confronté à des difficultés fiscales. Mais ils concernent surtout l'avenir de la coentreprise pétrolière TNK-BP, filiale à 50-50 de BP et de quatre milliardaires russes ou d'origine russe. Ceux-ci reprochent au P-DG de l'entreprise, qui produit le quart du pétrole extrait par BP, de privilégier les intérêts britanniques. Après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000, le climat des relations entre Londres et Moscou était jugé cordial. Il s'est détérioré ensuite au fil des critiques émises par la Russie contre l'accueil en Grande-Bretagne d'adversaires du Kremlin comme le magnat Boris Berezovsky. La mort par empoisonnement à Londres d'Alexandre Litvinenko, un autre opposant, et le refus de Moscou en 2006 d'extrader la personne jugée coupable n'ont fait qu'alourdir le contentieux. Durant l'entretien, Medvedev a proposé "d'oeuvrer à placer les relations à un niveau normal", a indiqué le conseiller pour les affaires étrangères du président russe, Sergueï Prikhodko. Le chef du Kremlin "a attiré l'attention de Brown sur la nécessité d'adopter une approche de la coopération qui soit à long terme", a ajouté Prikhodko. Brown, pour sa part, "a évidemment évoqué les trois principaux problèmes que nous avons avec la Russie, à savoir l'affaire Litvinenko, ce qui a trait à BP et le British Council", a déclaré son porte-parole. "Il va de soi que nous ne résoudrons pas toutes ces questions à la faveur d'une seule rencontre", a-t-il ajouté. David Clarke et Oleg Shchedrov, version française Gilles Trequesser

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080707/twl-g8-russie-gb-bd5ae06.html


L'Afghanistan va enquêter sur une frappe de la coalition

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080706/twl-afghanistan-violences-41953f5.html 

Par Jon Hemming Reuters -

Le président afghan Hamid Karzai

KABOUL (Reuters) - Le président afghan Hamid Karzaï a demandé une enquête sur un raid aérien de la coalition qui a tué 15 civils vendredi selon des responsables locaux mais uniquement des taliban armés selon l'armée américaine

Toutefois, au moment où Karzaï formulait cette requête, habitants et autorités locales dénonçaient une autre attaque aérienne de la coalition internationale sous commandement américaine ayant entraîné la mort de 23 personnes qui se rendaient à un mariage à bord d'un convoi automobile. Les victimes civiles constituent un problème ultra-sensible en Afghanistan où il entretient le sentiment que les forces étrangères ne prennent pas assez de précautions lors des frappes aériennes. Ce qui nourrit un ressentiment vis-à-vis de leur présence dans le pays. Près de 700 civils afghans ont été tués durant les six premiers mois de 2008, dont 225 du fait des forces étrangères et de l'armée afghane. Les autres ont trouvé la mort dans des actions menées par les taliban. Karzaï a ordonné aux ministères de la Défense et de l'Intérieur, ainsi qu'à l'administration supervisant les gouvernements provinciaux, d'enquêter sur l'attaque de vendredi dans la province du Nuristan (nord-est). Selon un communiqué publié samedi par l'armée américaine, des soldats de la coalition ont demandé des frappes aériennes d'hélicoptères après avoir été pris pour cible dans un avant-poste. "Les équipages des hélicoptères se sont entendus avec les soldats au sol pour identifier les véhicules des activistes avec certitude. Les hélicoptères d'attaque ont alors détruit les deux véhicules, tuant plus de douze activistes", précise l'armée. Le gouverneur du Nuristan, lui, a affirmé que quinze civils avait été tués et sept autres blessés dans l'attaque, qui s'est déroulée dans le district provincial de Waigal. Il n'y avait pas d'activistes parmi les victimes, a-t-il ajouté. FAUSSES RUMEURS "Le président Hamid Karzaï a plusieurs fois fait valoir (la nécessité) de coordonner les opérations militaires et a été profondément attristé en apprenant cet événement", dit un communiqué de la présidence publié dimanche. La coalition dirigée par les Etats-Unis et la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) assurent s'entourer du maximum de précautions pour éviter de tuer des civils, et l'Isaf a renforcé il y a un an ses procédures pour les frappes aériennes, ce qui a eu un certain impact. L'Isaf accuse les taliban de lancer des attaques à partir de zones bâties pour provoquer délibérément des morts parmi les civils, et de répandre de fausses rumeurs visant à discréditer les forces internationales. Mais des habitants et des responsables locaux ont déclaré que 23 personnes avaient été tuées dimanche matin dans le bombardement d'un convoi qui acheminait une jeune mariée au village de son époux dans la province orientale de Nangarhar, rapporte l'agence afghane indépendante Pajhwok. "Nous ramenions la mariée dans notre village quand les Américains nous ont bombardés. J'étais dans le premier véhicule et tous les véhicules qui roulaient derrière moi ont été détruits", a déclaré à Reuters un homme du nom de Shafiqullah, qui a emmené des blessés dans un hôpital de Jalalabad. Trois jeunes garçons figuraient parmi les blessés. La mariée fait partie des morts, selon Pajhwok. L'armée américaine a dit que des raids aériens avaient été lancés contre des activistes en grand nombre à Nangarhar et qu'un aucun civil ne se trouvait dans le secteur. "Des renseignements ont révélé qu'un important groupe d'activistes opérait dans le district de Deh Bala. Les forces de la coalition ont identifié les activistes dans une région montagneuse et ont eu recours à des frappes aériennes de précision pour les tuer", dit un communiqué militaire. "Nous n'avons aucune information qui fasse état de la moindre victime civile", a déclaré le capitaine Christian Patterson, porte-parole de l'armée américaine. "Il n'y avait ni femmes ni enfants dans le secteur." Dans le nord du pays, un attentat à la voiture piégée visant des formateurs allemands de la police afghane a blessé dimanche trois écolières, selon un responsable de la police provinciale. Le kamikaze a projeté son véhicule Toyota contre le blindé des instructeurs allemands à 15 kilomètres à l'ouest de la ville de Koundounz, blessant les jeunes filles qui se trouvaient à proximité, a-t-il ajouté. Version française Gregory Schwartz, Gwénaëlle Barzic, Philippe Bas-Rabérin


Le républicain Mc Cain en campagne électorale en Colombie pour s'opposer au démocrate Barack Obama

Alors que l'Etat français célèbre en grande pompe et dans la joie la libération d'Ingrid Bettancourt, nous lisons ces articles sur l'Express, le Point, le Nouvel Observateur et la Tribune. Alors que la radio suisse romande dit avoir eu connaissance qu'une rançon de 20 millions de dollars a été versée aux guerilleros...

Les Etats Unis démentent avoir fourni les moyens au président colombien pour assurer la mise en scène de la libératon des otages des mains des farcs et le gouvernement colombien soutient être l'auteur à 100 % des mises en oeuvre de la libération. 

 http://www.lexpress.fr/actualite/depeches/infojour/reuters.asp?id=74187

mercredi 2 juillet 2008, mis à jour à 07:10

John McCain parle droits de l'homme avec le président colombien (et le président Bush accepte d'assister à la cérémonie d'ouverture des JO en Chine car il dit différencier politique et sport)

Reuters

Le candidat républicain à la Maison blanche John McCain, en visite en Colombie, a appelé mardi le président Alvaro Uribe à faire en sorte que les droits de l'homme soient mieux respectés dans le pays.

McCain a entamé à Cartagena, en Colombie, sa visite de trois jours en Amérique latine, qui le conduira également au Mexique. Ce voyage est destiné à illustrer son expérience des dossiers internationaux face à son adversaire démocrate Barack Obama.

"J'ai soutenu la cause des droits de l'homme toute ma vie et toute ma carrière. Nous avons évoqué cette question avec le président Uribe", a dit McCain au journaliste après l'entretien.

"Nous continuerons à demander des progrès dans ce domaine. Et je crois que des progrès sont réalisés, et je crois qu'il en reste d'autres à faire", a estimé McCain, aux côtés duquel se tenait Uribe.

Le candidat républicain a invité son hôte à poursuivre les efforts en faveur de la libération de trois Américains aux mains de la guérilla des Farc, et l'a félicité d'avoir freiné l'afflux de drogue arrivant sur le marché américain.

Uribe, de son côté, a remercié McCain, tout en saluant favorablement son rival démocrate Barack Obama, bien que celui-ci soit catégoriquement hostile à un accord de libre échange entre les Etats-Unis et la Colombie.

"Merci, sénateur McCain, pour tout votre soutien à la Colombie", a dit Uribe, poursuivant: "Nous jugeons également favorablement les récentes déclarations du sénateur Obama concernant la Colombie".

DIVERGENCES ENTRE OBAMA ET MCCAIN

Obama avait déclaré en mai que, s'il était élu à la Maison blanche, son administration soutiendrait la lutte des autorités de Bogota contre les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie.

Prié de dire s'il avait évoqué Obama au cours de son entretien d'une heure quarante avec Uribe, McCain a répondu par la négative.

McCain s'oppose à son adversaire démocrate Barack Obama sur les questions touchant au libre échange. Obama préconise une renégociation de l'Alena (Accord de libre échange nord-américain), qui regroupe les Etats-Unis, le Canada et le Mexique, afin d'en améliorer les clauses touchant à l'environnement et à la main d'oeuvre. Il a menacé, si nécessaire, de retirer les Etats-Unis de l'Alena.

Le sénateur de l'Illinois est opposé en outre à l'accord de libre échange avec la Colombie que McCain soutient.

"Il (Obama) ne soutient pas l'accord de libre échange avec la Colombie. J'estime qu'infliger ce camouflet à notre plus proche allié aurait de très graves conséquences", avait déclaré lundi McCain.

McCain s'est rendu au Canada en juin pour mettre en relief son soutien à l'Alena. Tout en assurant que ces déplacements à l'étranger n'ont pas de visées politiques intérieures, il a critiqué cette semaine Obama, sans citer son nom, accusant ceux qui voulaient abroger l'Alena de "se retrancher derrière le mur du protectionnisme".

Le sénateur de l'Arizona sera jeudi à Mexico.

Version française Eric Faye

 (Suite)

Bush signe une loi octroyant 162 milliards aux guerres d'Irak et Afghanistan

Par Laurent LOZANO AFP - le lundi 30 juin 2008

WASHINGTON (AFP) - Le président américain George W. Bush a promulgué lundi un texte allouant 162 milliards de dollars au financement des guerres en Irak et en Afghanistan jusqu'à l'été 2009, bien après qu'il aura quitté la Maison Blanche.

La guerre sera ainsi encore financée pour plusieurs mois quand, en janvier 2009, succèdera à M. Bush celui qui devra décider de la suite de l'engagement américain. Même si la guerre en Irak, toujours impopulaire, a été supplantée par l'état de l'économie en tête des préoccupations des Américains, elle est un enjeu majeur de la campagne présidentielle. Cette question est aussi de celles sur lesquelles la différence entre le républicain John McCain et le démocrate Barack Obama est la plus flagrante. M. McCain adhère à la politique irakienne de M. Bush et à son refus de tout calendrier de retrait. M. Obama a promis de commencer à faire rentrer les soldats dès sa prise de fonctions s'il est élu. Depuis qu'ils ont pris la majorité au Congrès en janvier 2007, les démocrates ont essayé, en pure perte, d'imposer à M. Bush une date de retrait d'Irak, l'un des mandats que leur avaient confiés les électeurs, selon eux. Ils ont vainement tenté d'inscrire une telle date dans les lois de financement de la guerre. Ils y ont cette fois renoncé, au grand dam des plus radicaux d'entre eux. Ils ont préféré lier au financement de la guerre celui de programmes intérieurs, faisant apparemment le calcul que de tels programmes pouvaient faire auprès des électeurs un meilleur effet que l'échec d'une nouvelle tentative pour forcer le rappel des troupes. "Je suis reconnaissant aux républicains et aux démocrates du Congrès de s'être entendus pour accorder ces financements essentiels sans lier les mains de nos commandants (militaires) et sans calendrier artificiel de retrait d'Irak", a dit M. Bush à l'occasion de la signature du texte. Ce texte, qui pourrait avoir donné lieu au dernier vote parlementaire spécifiquement dédié à ces guerres avant la présidentielle, porte à plus de 650 milliards de dollars le coût de l'engagement en Irak depuis son commencement en 2003. Il a fait l'objet de compromis de part et d'autre, à la Maison Blanche et au Congrès. En échange des 162 milliards de dollars et de l'abandon de toute échéance, M. Bush a accepté que le Congrès associe à ce texte la modernisation d'une loi datant de l'après-guerre sur le paiement des études supérieures des anciens combattants. Il a aussi accepté une prolongation de 13 semaines des indemnités chômage. En signant la loi, M. Bush s'est contenté d'évoquer vaguement l'avenir de la mission irakienne. Il a souligné que la violence en Irak était à son plus bas niveau depuis mars 2004. Conséquence de ces progrès, "certains de nos soldats commencent à rentrer à la maison", a-t-il dit. Mais il ne s'est pas prononcé sur ce qui se produira après l'été et dans les derniers mois de sa présidence. Le contingent américain, renforcé d'environ 30.000 hommes en 2007 pour rétablir un pays près de sombrer dans le chaos, doit diminuer jusqu'en juillet pour s'établir à environ 140.000 hommes. Mais une période d'évaluation doit suivre pour décider de la possibilité de poursuivre ou non la réduction des effectifs. Ce n'est pas la seule décision qui aura des conséquences au-delà de la présidence Bush. Washington et Bagdad négocient actuellement un accord qui gouvernerait la présence militaire américaine à long terme en Irak. Les démocrates s'inquiètent qu'un tel accord ne lie les mains du prochain président.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080630/twl-usa-congres-irak-afghanistan-preside-3caf257.html

 


Norman Podhoretz et le PNAC Project for a New American Century, document crucial de la politique étrangère américaine pour le XXIème siècle

Au moment où G.W. Bush est en visite à Paris et où N.Sarkozy semble prêt à refaire passer la France sous le commandement de l’OTAN, il est intéressant de comprendre l’idéologie qui dirige les néo-conservateurs. Selon eux, nous sommes entrés dans la 4e guerre mondiale le 11 septembre 2001.

 "Quiconque se penche sur le défi de la Quatrième Guerre mondiale qui a débuté le 11 septembre 2001 comprend qu’il n’y a qu’une seule option : adopter les idées néoconservatrices, ou perdre la guerre" N. PODHORETZ 

Il est l’un des deux pères fondateurs du néoconservatisme
Diplômé des Universités de Columbia et Cambridge 

Fondateur de trois think tank américains
Senior fellow à l’Hudson Institute
Norman Podhoretz a été l’un des cerveaux derrière le Project for a New American Century (PNAC), document crucial de la politique étrangère américaine pour le XXIème siècle
Ancien rédacteur en chef et actuellement éditorialiste de la première revue intellectuelle des Etats-Unis, Commentary et auteur de nombreux ouvrages, dont le dernier s’intitule"World War IV" (Doubleday, 2007)
Ancien analyste pour le Département d’Etat
Em 2004, Norman Podhoretz a été décoré par le Président George W. Bush de la "Médaille de la Liberté", la plus prestigieuse distinction octroyée par le gouvernement américain à un civil
En 2007, Norman Podhoretz a été nommé "Gardien de Sion" par l’Université Bar Ilan de Tel Aviv, le titre le plus prestigieux decerné à un étranger par Israël.

http://www.reopen911.info/11-septembre/interview-dun-neoconservateur-influent/

http://en.wikipedia.org/wiki/Norman_Podhoretz