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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Dimitri Medvedev ordonne l'arrêt de l'action militaire en Géorgie

MOSCOU - Le président russe Dimitri Medvedev a ordonné mardi la fin de l'action militaire en Géorgie après, a-t-il souligné, que les soldats russes ont puni la Géorgie et restauré la sécurité des civils et des soldats russes de la paix en Ossétie du Sud.

"La sécurité de nos soldats de la paix a été restaurée. L'agresseur a été puni et a subi des pertes conséquentes. Son armée a été désorganisée", a souligné le président russe.

Toutefois, dans son discours télévisé depuis le Kremlin, il a donné ordre aux soldats de se défendre et d'écraser toute action agressive ou résistance armée de la part des forces géorgiennes.

"S'il reste des poches de résistance ou s'il se produit une quelconque action agressive, vous prendrez les mesures nécessaires pour les détruire", a-t-il dit en direction de son ministre de la Défense.

Peu avant, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avait estimé que le président géorgien Mikhaïl Saakachvili devait quitter le pouvoir et exigé que les troupes géorgiennes quittent définitivement l'Ossétie du Sud.

Lavrov a déclaré que le Kremlin ne parlerait pas à Saakachvili et que la meilleure que le président géorgien puisse faire est "de démissionner".

Le président français Nicolas Sarkozy est attendu à Moscou pour négocier une trêve proposée par l'Union européenne dont il est le président en exercice dans le violent conflit qui oppose Moscou et Tbilissi à propos de la région séparatiste d'Ossétie du Sud. AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080812/twl-georgie-russie-medvedev-091cf94.html

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PARIS - "C'est une question de survie", déclare le président géorgien Mikhaïl Saakachvili dans un entretien accordé au "Monde" daté de mercredi et à France-2, accusant Moscou de vouloir renverser son gouvernement.

"C'est une question de survie. La Géorgie est un pays moderne, qui s'est développé très vite, avec beaucoup d'investissements étrangers, un niveau de violence très bas et avec beaucoup de succès. Soudain, elle apparaît à la télévision comme le Liban ou les Balkans. Nous devons arrêter cette folie".

M. Saakachvili pointe du doigt les Russes, accusés de vouloir "détruire le gouvernement géorgien élu démocratiquement par le peuple, détruire la Géorgie, la démocratie. Quand ils ont compris qu'il était impossible de se débarrasser d'un gouvernement pro-occidental par les moyens classiques, ils ont essayé quelque chose de plus facile pour eux: la force militaire".

"Il y a quelques mois, nous avons gagné les élections avec 60% des votes", rappelle-t-il.

"J'espère que les Russes vont entendre la voix de la France", ajoute M. Saakhachvili qui a signé lundi un cessez-le-feu proposé par les ministres français et finlandais des Affaires étrangères, repoussé par Moscou. "Il faut absolument éviter les vélléités de nettoyage ethnique. C'est le risque avec les chars russes", selon lui.

Le président Nicolas Sarkozy doit se rendre ce mardi en Russie et en Géorgie pour tenter de trouver une issue au conflit. Le chef de l'Etat rencontrera d'abord le président russe Dimitri Medvedev, avant d'aller s'entretenir avec Mikhaïl Saakachvili. A la mi-journée, M. Medvedev a ordonné la fin des opérations militaire en Géorgie après, a-t-il souligné, que les soldats russes ont "puni" la Géorgie et restauré la sécurité des civils et des soldats russes de la paix en Ossétie du Sud. AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080812/twl-georgie-russie-saakachvili-091cf94.html


Un 90e soldat canadien tué en Afghanistan

KANDAHAR, Afghanistan - Deux jours après avoir perdu un des leurs lors d'affrontements avec des insurgés, les soldats canadiens sont à nouveau en deuil. Selon le commandement de l'ISAF, le caporal-chef Erin Doyle a été tué tôt dans la journée de lundi après que des assaillants eurent attaqué un avant-poste de combat éloigné, dans le district de Panjwaii de la province de Kandahar (sud). Il est le 90e soldat canadien à perdre la vie en Afghanistan depuis le début de la mission canadienne en 2002. Un autre soldat a été grièvement blessé lors de cette même attaque. Il a été transporté à l'hôpital international de la base aérienne de Kandahar pour y être soigné. AP

Les millions gaspillés de la reconstruction irakienne

Jérôme Bouin (lefigaro.fr) Avec AFP et AP  28/07/2008

La prison de Khan Bani Saad, au nord-est de Bagdad, ne sera probablement pas utilisée par le gouvernement irakien. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

La prison de Khan Bani Saad, au nord-est de Bagdad, ne sera probablement pas utilisée par le gouvernement irakien. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

Un audit de l'agence américaine qui surveille l'utilisation des fonds dédiés à la reconstruction du pays pointe du doigt un contrat de 900 millions de dollars qui aurait donné lieu à d'énormes gaspillages.

Un rapport officiel met une nouvelle fois en évidence le gaspillage des ressources destinées à la reconstruction irakienne. L'audit effectué par Stuart Bowen, inspecteur général spécial pour l'Irak, met directement en cause un sous-traitant de l'armée américaine.

Selon ce document réalisé par le responsable de cette agence créée en 2004 pour surveiller l'utilisation des sommes débloquées par le Congrès en faveur de l'Irak, un contrat de 900 millions de dollars attribué en 2004 par l'armée US pour construire des palais de justice, des prisons, et des installations pour la police en Irak a manifestement donné lieu au gaspillage de plusieurs millions de dollars. Cet audit a été publié lundi (le document en pdf, en anglais). Selon ce document, le sous-traitant Parsons Delaware Inc., n'a effectué que 18 des 53 projets de construction prévus à l'origine.

«Bien que l'échec à effectuer une partie du travail est compréhensible à cause de sa nature complexe et de l'environnement instable de l'Irak en matière de sécurité, des millions de dollars de ce contrat ont vraisemblablement été gaspillés dans des projets inachevés, arrêtés, et abandonnés», peut-on lire dans ce rapport.

Une prison fantôme

 

Selon l'audit, plus de 142 millions de dollars «ont été dépensés dans des projets auxquels il a été mis fin ou des projets annulés». Ainsi, la construction de deux prisons partiellement construites a notamment dû être annulée, selon l'audit. L'une d'entre elles, située à Nasiriyah, a été achevée plus tard par un autre entrepreneur, mais la seconde à Khan Bani Saad, au nord de Bagdad, a été livrée à moitié terminée au gouvernement irakien qui ne prévoit pas de l'utiliser, explique l'audit, qui affirme que 40 millions de dollars avaient jusque-là été dépensés pour cette prison. «Le montant total dépensé à ce jour pour ce projet pourrait être en fin de compte gaspillé puisque le gouvernement de l'Irak n'a pour le moment aucune intention de finir la construction de l'installation ou de l'utiliser», ajoute l'audit, citant le ministre de la Justice irakienne. Si certaines zones de la prison pourraient être utilisées, ajoute le rapport, d'autres, en revanche sont tout simplement destinées à être détruites.

Pour Stuart Bowen, la prison de Khan Bani est le symbole même de l'incurie du programme de reconstruction en Irak. Quant à Parsons, «il s'agit du moins bon sous-traitant» parmi les sept passés au crible des services de l'inspecteur général spécial pour l'Irak. L'entreprise n'a pas réagi pour l'instant. Dans le rapport, elle estime cependant que l'administration américaine a sous-estimé les conditions de sécurité sur place. Des conditions difficiles qui ont engendré quotidiennement, selon elle, le ralentissement voire l'interruption des travaux. «Parsons était conscient de la situation en Irak au moment où elle a été choisie pour mener à bien les travaux», rétorquent les officiels américains.


L'Ukraine prévient qu'elle se réserve le droit d'empêcher la marine russe de revenir à sa base de Crimée

Alors que les 27 des pays européens s'accordent à dire que c'est la Géorgie qui a entamé les premières hostilités en se déclarant en état de guerre, les Ukrainiens prennent position. 

Les Etats-Unis depuis l'arrivée de G.W. Bush en Chine pour les JO ne cessent de marteler leur désir de marquer leur présence (morale, religieuse, politique avec les Droits de l'Homme) en Chine. Voilà qu'il revendique à nouveau sa position de dominant auprès de la Russie, en menaçant le président Poutine d'ouvrir éternellement les hostilités avec les américains s'ils ne cessent pas d'attaquer la Géorgie et les enclaves indépendantistes de l'ex-URSS;

KIEV - L'Ukraine a averti dimanche la Russie qu'elle pourrait empêcher les navires de la marine russe de rejoindre leur base de Crimée en raison de leur déploiement devant les côtes géorgiennes.

Le ministre ukrainien des Affaires étrangères a fait savoir dimanche dans un communiqué sur son site Internet que ce déploiement pourrait entraîner l'Ukraine dans le conflit et que dans une telle situation, Kiev se réserverait le droit d'empêcher les navires de regagner leur base.

Selon l'agence de presse russe Interfax, des navires russes ont été déployés en Mer Noire pour empêcher tout acheminement d'armes vers la côte de Géorgie dans le cadre du conflit dans la province séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud. AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080810/twl-georgie-russie-ossetie-091cf94.html

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Les troupes de la province séparatiste d'Abkhazie placées en état d'alerte

SUKHUMI, Géorgie - Le président de la région séparatiste d'Abkhazie Sergueï Bagapch a signé un décret plaçant les troupes de la région en état d'alerte maximale et mobilisant une partie des réservistes.

Le président a annoncé que les troupes allaient intervenir pour repousser les forces géorgiennes des Gorges de Kodori en Abkhazie, dont la partie nord est la seule zone encore contrôlée par le gouvernement géorgien. AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080810/twl-georgie-russie-abkhazie-091cf94.html

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Une vidéo édifiante pour comprendre le non empêchement de l'administration américaine dans la réalisation des attentats du 11 septembre 2001

 


Une vidéo édifiante pour comprendre le non empêchement de l'administration américaine dans la réalisation des attentats du 11 septembre 2001

 


Conflit en Ossétie du Sud: la Géorgie se déclare "en état de guerre"

Alors que le conflit larvé couvait depuis plusieurs mois, c'est au moment de l'ouverture des Jeux Olympiques que la crise ouverte explose et que l'Ossétie se déclare "en état de guerre". Ne l'oublions pas cet endroit est prévu pour abriter les futurs jeux olympiques d'hiver à Sotchi, en 2014, (comme l'indique le lien info "wikio" de la colonne de droite http://www.wikio.fr/sport/jeux_olympiques/sotchi_2014 ).

Attentat à Sotchi

Article publié le 07/08/2008 Dernière mise à jour le 08/08/2008 à 03:55 TU

Deux personnes ont été tuées et treize autres blessées dans l'explosion d'un paquet sur une plage de Sotchi (sud de la Russie). Cette station balnéaire située sur la mer Noire est une région sensible car elle est proche de l’Abkhazie. Mais elle doit surtout accueillir les JO d'hiver de 2014.

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Par Amélie HERENSTEIN AFP - il y a 53 minutes

DJAVA (Géorgie) (AFP) - La Géorgie a déclaré samedi être en "état de guerre" avec la Russie, qu'elle a accusée d'avoir bombardé son territoire, l'armée russe affirmant de son côté s'être emparée de Tskhinvali, la capitale de la république séparatiste d'Ossétie du Sud, en Géorgie.

"J'ai signé un décret sur l'état de guerre", a annoncé le président géorgien Mikheïl Saakachvili au cours d'une réunion du Conseil national de sécurité filmée par la télévision. Il a ajouté que son pays était la cible d'"une agression militaire totale".

L'armée russe a "complètement libéré Tskhinvali des forces militaires géorgiennes", a, quant à lui, affirmé depuis Vladikavkaz, dans la république russe d'Ossétie du Nord, le général Vladimir Boldyrev, commandant en chef des forces terrestres.

L'évacuation des blessés, aussi bien les soldats des forces russes de maintien de la paix et civils, est en cours, a ajouté le responsable.

Le chef du gouvernement pro-russe d'Ossétie du Sud Iouri Morozov a confirmé la "libération totale" de la cité, "avec le soutien des forces spéciales de l'armée russe".

Le président Dmitri Medvedev avait quelques heures auparavant fait savoir qu'une opération militaire des forces russes était en cours.

"Nos soldats des forces de maintien de la paix et unités qui y ont été ajoutées (des renforts envoyés par Moscou, ndlr) effectuent à l'heure actuelle une opération en vue de contraindre la partie géorgienne à la paix", a dit le chef de l'Etat russe au cours d'une réunion au Kremlin.

Le ministre de la Défense Anatoli Serdioukov et le chef d'état-major des forces armées russes Nikolaï Makarov étaient présents aux côtés de M. Medvedev.

Les Géorgiens ont parlé de combats "acharnés" avec les Russes.

Le président Saakachvili avait déclaré vendredi soir que la Géorgie, qui avait lancé dans la nuit de jeudi à vendredi une offensive en Ossétie du Sud, avait pris le contrôle de la quasi-totalité de ce territoire et notamment de Tskhinvali.

Concernant les attaques aériennes russes en Géorgie, l'armée russe, qui a reconnu la perte de deux avions de combat, a démenti samedi que ses appareils aient visé des "populations civiles en Géorgie", contrairement à ce que Tbilissi affirme.

L'aviation russe a bombardé, samedi matin, la ville de Gori, dans le nord de la Géorgie, tuant des civils et détruisant des immeubles d'habitation, selon la télévision publique géorgienne.

En outre, "la Russie a complètement dévasté le port de Poti sur la mer Noire, site clef pour le transport de ressources énergétiques de la mer Caspienne et qui se trouve près de l'oléoduc Bakou-Soupsa et du terminal pétrolier de Soupsa" en Géorgie, a assuré le ministère géorgien des Affaires étrangères.

Mille six-cents personnes ont été tuées à Tskhinvali à la suite de l'offensive géorgienne, a affirmé de son côté une responsable de ce territoire séparatiste de Géorgie, Mme Irina Gagloïeva.

Les Géorgiens ont démenti un tel bilan, M. Saakachvili parlant de "mensonges flagrants".

Des milliers d'autres habitants de cette région ont été blessés, toujours d'après les autorités locales.

Et plus de 30.000 personnes auraient fui l'Ossétie du Sud, franchissant la frontière avec la Russie, d'après le vice-Premier ministre russe Sergueï Sobianine.

L'ensemble des 2.000 hommes du contingent géorgien se prépare à quitter l'Irak d'ici à trois jours, a par ailleurs annoncé samedi à l'AFP son chef, le colonel Bondo Maïssouradze.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080809/twl-georgie-ossetie-russie-conflit-prev-d9fddae.html

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 L'armée russe affirme avoir repoussé les forces géorgiennes de la capitale d'Ossétie du Sud

MOSCOU - Un général russe a affirmé samedi que les troupes russes avaient repoussé les forces géorgiennes de la capitale de la province séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud. 

Le général Vladimir Boldirev, qui s'exprimait à la télévision, a déclaré que les troupes russes avaient vidé Tskinvali des forces géorgiennes et les repoussaient hors de la zone.

Les responsables géorgiens assurent eux contrôler toujours Tskhinvali. AP

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 (Suite)

En Thaïlande, Bush dit son inquiétude pour les libertés avant de gagner Pékin pour la cérémonie d'ouverture des JO

 Par Laurent Lozano

BANGKOK (AFP) - Le président américain George W. Bush a exprimé jeudi ses "profondes inquiétudes" devant l'état des libertés en Chine, se livrant jusqu'au dernier moment à un exercice d'équilibre consistant à critiquer la répression sans brusquer un partenaire de plus en plus important. 

"J'ai parlé avec clarté, et franchise, et constance avec les dirigeants chinois de nos profondes inquiétudes quant à la liberté religieuse et aux droits de l'Homme", a dit M. Bush dans un discours prononcé à Bangkok quelques heures avant de rallier Pékin pour les Jeux.

"Les Etats-Unis estiment que le peuple de Chine a droit aux libertés fondamentales qui sont le droit naturel de tous les êtres humains. Ainsi l'Amérique est vivement opposée à la détention par la Chine de dissidents politiques, de défenseurs des droits de l'Homme et de militants religieux", a-t-il dit dans ce discours qui ne devait pas manquer de retenir l'attention du gouvernement chinois.

Il s'agissait là de son propos le plus développé et l'un de ses plus fermes sur le sujet depuis longtemps.

La Maison Blanche l'a publié dès mercredi. Elle a assuré qu'il s'agissait de faciliter le travail des journalistes, semblant réfuter l'hypothèse que l'administration ait voulu ménager le gouvernement chinois en maintenant un certain délai entre la publication et l'arrivée de M. Bush en Chine.

Le président américain était attendu jeudi soir à Pékin où il assistera vendredi à la cérémonie d'ouverture des Jeux. Il restera jusqu'à lundi, se partageant entre les compétitions sportives et les entretiens politiques.

Après la Corée du Sud et la Thaïlande, c'est le point d'orgue de ce qui est probablement sa tournée d'adieux à l'Asie.

Depuis qu'il a annoncé en septembre 2007 qu'il serait le premier président américain à assister aux Jeux en dehors des Etats-Unis, M. Bush s'adonne à un exercice délicat. Il est pris entre les appels des défenseurs des droits de l'Homme à utiliser la formidable exposition médiatique des Jeux pour adresser un message fort aux dirigeants chinois, et les appels de ces derniers à ne pas "politiser" l'événement.

Maints défenseurs des droits de l'Homme accusent les autorités chinoises de ne pas tenir les promesses faites pour obtenir l'organisation des Jeux et de s'être servi du prétexte de la sécurité pour accroître la répression à mesure que l'événement approchait. Ils accusent M. Bush de ne pas en faire assez.

M. Bush et ses collaborateurs répondent qu'il soulève la question des libertés chaque fois qu'il parle à son homologue Hu Jintao et qu'il le ferait à nouveau cette fois, en dehors du stade.

Ils objectent que M. Bush a été le premier président à apparaître publiquement au côté du dalaï lama, le chef spirituel des Tibétains.

Jeudi, M. Bush n'a pas évoqué explicitement la très sensible question tibétaine, sérieux motif de querelle entre Washington et Pékin.

M. Bush vient de provoquer la grogne chinoise en recevant cinq éminents dissidents. Et, à Pékin, il prévoit de faire une déclaration publique sur la liberté religieuse après avoir assisté à un service chrétien.

Cependant, selon le New York Times, les pressions chinoises ont forcé M. Bush à renoncer à suivre l'office dans une église clandestine et à prononcer un grand discours sur le sujet.

Les défenseurs des droits de l'Homme ne manqueront pas de se demander si le discours de M. Bush jeudi restera sa déclaration de référence pour les Jeux.

Il a répété mercredi son refus de politiser les Jeux. Passionné de sport, il ne cache pas son excitation à l'idée de suivre le match de basket entre la Chine et les Etats-Unis et d'autres compétitions, au cours d'un séjour qui ressemble à une réunion de famille puisque sa femme, une de ses filles, son père, sa soeur et un de ses frères seront à Pékin.

Mais, dans une relation qu'il a encore qualifiée de "complexe" jeudi, M. Bush défend aussi les vertus d'une diplomatie discrète avec un partenaire dont les Etats-Unis sont de plus en plus tributaires face à une multitude de défis, économiques, stratégiques ou environnementaux.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080807/twl-usa-chine-birmanie-thailande-jo-2008-5fb7533.html

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Bush arrive à Pékin avec un double programme, sportif et politique 

AFP - PEKIN (AFP) - Le président américain George W. Bush est arrivé jeudi soir à Pékin avec l'intention affirmée depuis des mois de ne pas laisser son souci des libertés en Chine interférer avec la fièvre olympique qu'il compte bien partager. M. Bush pourrait ainsi avoir pris soin de dire ce qu'il avait à dire avant de se poser en Chine

Jeudi, non pas sur le sol chinois mais en Thaïlande, il a exprimé ses "profondes inquiétudes" quant à la liberté religieuse et aux droits de l'Homme en Chine. Il a affirmé la ferme opposition des Etats-Unis à l'emprisonnement des dissidents, des défenseurs des droits de l'Homme et des militants religieux.

Il s'agissait là de son propos le plus développé et l'un de ses plus fermes sur le sujet depuis longtemps. La Chine a protesté contre cette "ingérence".

La question est à présent de savoir si, comme l'en pressent des défenseurs des droits de l'Homme et des parlementaires américains, M. Bush prendra le risque de brusquer ses hôtes pendant les quatre jours de son séjour controversé à Pékin, point d'orgue de sa probable tournée d'adieux à l'Asie.

Il a prévu de faire une déclaration publique sur la liberté religieuse après avoir assisté à un office chrétien dimanche.

Mais ce passionné de sport dit depuis des mois qu'il se rend d'abord aux Jeux pour soutenir les compétiteurs, et il ne cache pas son excitation à cette idée. Il soulèvera certes la question des libertés avec son homologue Hu Jintao, mais en privé.

Depuis qu'il a annoncé en septembre 2007 qu'il serait le premier président américain à assister aux Jeux en dehors des Etats-Unis, M. Bush se livre à un exercice délicat. Il est pris entre les appels des défenseurs des droits de l'Homme à utiliser la formidable exposition médiatique des Jeux pour adresser un message fort aux dirigeants chinois, et les appels de ces derniers à ne pas "politiser" l'événement.

"J'ai décidé de ne pas politiser les Jeux. C'est de sport qu'il s'agit ici. Du temps pour la politique, il y en a plein, et j'ai confiance dans le fait que j'aurai du temps pour la politique", a dit M. Bush, qui discutera avec M. Hu dimanche, après l'église.

Dans une relation qu'il qualifie de "complexe", M. Bush défend les vertus d'une diplomatie discrète avec un partenaire dont les Etats-Unis sont de plus en plus tributaires face à une multitude de défis, économiques, stratégiques ou environnementaux.

"L'un des dilemmes posés par cette question, c'est qu'on veut que nous ayons de l'influence sur le gouvernement chinois", dit un haut collaborateur de M. Bush pour les affaires asiatiques, Dennis Wilder, mais "si vous n'avez pas une bonne relation de travail avec le gouvernement chinois, comment est-ce que vous faites ?"

Ce qui ne souffre pas la controverse, c'est la joie que M. Bush se fait par exemple d'assister dimanche au match de basket entre les équipes masculines de Chine et des Etats-Unis, et à un match d'entraînement de base-ball entre les deux mêmes équipes.

Au cours d'un séjour qui ressemble à une réunion de famille puisque sa femme, une de ses filles, son père, sa soeur et un de ses frères seront à Pékin, M. Bush assistera vendredi à la cérémonie d'ouverture.

Fanatique de vélo tout-terrain, il voudrait aussi essayer le parcours olympique.

Le président américain s'est dit "fasciné" par la transformation de la Chine entre sa première visite en 1975, quand son père était le chef du bureau de liaison américain à Pékin et qu'il s'était mêlé dans la rue à la foule des cyclistes, et aujourd'hui. Et il se faisait une joie de parcourir les sites olympiques "juste pour sentir l'atmosphère avec ces gens venus du monde entier pour concourir aux Jeux".

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080807/twl-usa-chine-droitshomme-jo-2008-prev-5fb7533.html

 (Suite)

Heurts entre Géorgiens et séparatistes ossètes, six morts

 http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080802/twl-georgie-ossetie-bd5ae06.html

Par Margarita Antidze

TBILISSI (Reuters) - La région séparatiste géorgienne d'Ossétie du Sud annonce qu'elle évacue des enfants en Russie et elle accuse la Géorgie d'avoir pris des civils pour cibles après une fusillade entre Géorgiens et séparatistes ossètes qui a fait six morts dans la nuit de vendredi à samedi.

Le président de la région séparatiste, Edouard Kokoïty, s'est déclaré prêt à mobiliser les hommes de la région et à faire appel à des volontaires de la République russe d'Ossétie du nord afin de combattre les Géorgiens.

L'Ossétie du Sud et l'Abkhazie ont fait sécession de la Géorgie à l'issue de guerres meurtrières, au début des années 1990. La Russie a déployé une force de maintien de la paix dans les deux régions.

Le site séparatiste cominf-org affirme que les tirs qui se sont poursuivis dans la nuit, dans la banlieue de Tskhinvali, chef-lieu de la région séparatiste, provenaient de trois villages peuplés de Géorgiens. Mais la Géorgie a accusé les rebelles d'avoir provoqué les affrontements.

Le commandant de la force de maintien de la paix géorgienne dans la région, Mamuka Kurashvili, a déclaré que des soldats de la paix d'Ossétie du Sud avaient tiré sur un village géorgien et il a dit soupçonner des soldats de la paix russes d'avoir participé aux tirs.

Les soldats de la paix et les policiers géorgiens ont riposté et repoussé l'attaque, a-t-il dit.

Le ministère géorgien de l'Intérieur a déclaré que neuf civils de villages géorgiens d'Ossétie du Sud avaient été blessés. A Tshkhinvali, on déplore huit blessés, en plus des sept recensés la veille. Kokoïty a pour sa part avancé un bilan de 13 blessés.

"Il s'agit d'une nouvelle tentative des séparatistes d'entraîner la Géorgie dans un conflit militaire", a déclaré Temur Iakobashvili, ministre d'Etat géorgien chargé de la Réintégration, avant de se rendre sur les lieux de la fusillade.

"La partie géorgienne a été contrainte de riposter", a-t-il ajouté.

Il a déclaré par la suite que les dirigeants d'Ossétie du Sud avaient refusé de le rencontrer pour discuter et il a réclamé davantage de soldats de la paix de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

PARACOMMANDOS RUSSES

Sur le site séparatiste, Kokoïty a accusé des tireurs géorgiens de prendre délibérément pour cibles de jeunes Ossètes du Sud et il a affirmé que l'artillerie géorgienne avait tiré sur des zones résidentielles de Tskhinvali.

Des enfants ont été évacués en autocar de la région de Tskhinvali vers des camps pour enfants en Ossétie du Nord, ajoute le site.

Un porte-parole du ministère géorgien de l'Intérieur, Chota Outiachvili, a démenti que des tireurs ou des pièces d'artillerie soient capables d'atteindre les quartiers résidentiels de Tshinvali.

Le ministère russe des Affaires étrangères a de son côté exhorté les deux camps à faire preuve de retenue et il a annoncé qu'il prenait des mesures énergiques pour prévenir une escalade du conflit.

Le porte-parole du ministère russe de la Défense cité par des agences russes a assuré que la force de maintien de la paix russe n'était pas impliquée dans les échanges de tirs.

Un porte-parole du ministère russe de la Défense a affirmé que les soldats de la paix russes n'étaient pas impliqués dans les échanges de tirs, rapportent des agences de presse russes.

Le chef des paracommandos russes qui célébrait la Journée annuelle de ce corps d'élite a affirmé que ses hommes étaient prêts à se déployer en Ossétie du Sud pour soutenir les soldats de la paix, rapporte Interfax.

"La décision de déployer des forces supplémentaires relève du Conseil de sécurité et du président, mais en aucun cas la Russie ne permettra que l'on fasse du mal à ses ressortissants résidant en Ossétie du Sud", a déclaré Valery Ievtoukhovitch, cité par Interfax.

La Géorgie, qui souhaite adhérer à l'Otan et à l'Union européenne, accuse la Russie de chercher à annexer l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie et elle veut que la force de maintien de la paix russe soit remplacée par une force internationale.

La Russie s'y oppose et accuse Tbilissi d'attiser le conflit pour trouver un prétexte afin de tenter de reprendre les régions sécessionnistes par la force.

Avec Melissa Akine à Moscou, version française Nicole Dupont


Karadzic a été protégé par les Américains jusqu'en 2000, selon un journal serbe

BELGRADE (AFP) - Radovan Karadzic a été protégé par les Etats-Unis jusqu'en 2000, date à laquelle la CIA l'a surpris en train de rompre les termes de l'accord qui le liait à eux et qui lui permettait d'échapper à la justice internationale, a affirmé samedi le quotidien serbe Blic.

L'ancien chef politique des Serbes de Bosnie, inculpé pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre, "était sous protection américaine jusqu'en 2000, date à laquelle la CIA a intercepté une de ses conversations téléphoniques démontrant clairement qu'il dirigeait personnellement une réunion de son ancien parti politique", le SDS, écrit le journal, citant "une source du renseignement américain bien informée".

Radovan Karadzic, qui a comparu jeudi, pour la première fois depuis son arrestation à Belgrade, devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPI) à La Haye, a assuré que l'émissaire américain Richard Holbrooke, l'un des architectes de l'accord de paix en Bosnie en 1995, lui avait promis qu'il échapperait au TPI s'il se retirait de la vie publique. Richard Holbrooke a démenti l'existence d'un tel accord.

"Je ne suis pas sûr qu'il y ait eu un document écrit confirmant (un accord), mais j'ai en revanche l'admission par Holbrooke que des garanties verbales avaient été fournies à Karadzic au plus haut niveau" américain, a déclaré la source citée par Blic.

"Au cours de l'année 2000, au moment des élections (générales de novembre) en Bosnie, la CIA a appris que Karadzic dirigeait toujours le SDS (la formation nationaliste serbe qu'il avait mis en place au début des années 90), en dépit de leur accord stipulant qu'il ne devait pas s'occuper de politique", a poursuivi la même source.

"En 2000", a précisé cette source, "s'est tenue dans la ville de Bijeljina (est de la Bosnie) une réunion du SDS dirigée personnellement par Karadzic. Il donnait des instructions aux militants et désignait les membres de la direction qui devaient être remplacés ou encore les personnes qui devaient être nommées et à quelles positions".

Karadzic "était personnellement engagé dans toutes les activités du SDS. En Amérique, ils ont été furieux lorsqu'ils ont réalisé que Karadzic se payait leur tête de la sorte". Les Américains et la CIA ont décidé alors de mettre fin à la "protection informelle" dont bénéficiait l'ancien chef des Serbes de Bosnie, conclut la source.

Dans le cadre de cet accord avec la CIA, Radovan Karadzic était également protégé d'une arrestation par d'autres services de renseignement, comme ceux de France et de Grande-Bretagne, affirme Blic.

Un ancien ministre des Serbes de Bosnie, Aleksa Buha, a affirmé samedi à Radio Belgrade avoir été témoin en 1996 d'un accord entre Richard Holbrooke et Radovan Karadzic assurant l'immunité à l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie.

"Holbrooke m'a formellement promis que Karadzic ne serait pas concerné par le tribunal de La Haye s'il se retirait pour toujours de la vie politique", a déclaré à la radio publique de Serbie Aleksa Buha, qui a été jusqu'en 1998 ministre des Affaires étrangères de la Republika Srpska (RS), l'entité serbe de Bosnie.

Selon M. Buha, cette promesse de M. Holbrooke a été faite au cours d'une réunion à Belgrade "dans la nuit du 18 au 19 juillet 1996", à laquelle assistaient également Slobodan Milosevic, à l'époque président yougoslave, Milan Milutinovic, alors ministre yougoslave des Affaires étrangères, et Momcilo Krajisnik, un haut responsable politique des Serbes de Bosnie.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080802/twl-serbie-bosnie-tpi-karadzic-usa-2elea-c99dde2.html