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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

L'ambassadeur de France en Géorgie bloqué par les Russes

De notre envoyée spéciale à Satchkeré, Laure Mandeville : http://www.lefigaro.fr/international/2008/08/22/01003-20080822ARTFIG00013-l-ambassadeur-de-france-en-georgie-bloque-par-les-russes-.php
  

L'ambassadeur de France à Tbilissi, Éric Fournier, a été retenu jeudi pendant deux heures et demie par les forces russes. Paris a jugé l'incident «inacceptable». Le récit de notre envoyée spéciale.

Ils se sont retrouvés face à face mardi au barrage de police de Djria, à quinze kilomètres de la petite bourgade de Satchkeré, au nord-ouest de Gori. Cent Géorgiens formant un bouclier humain. Et un détachement de l'armée russe, mené par un véhicule blindé qui menaçait de passer en force. Prévenus par des villageois de l'arrivée des «envahisseurs» venus du nord, le président du conseil municipal local, Nodar Abjandadzé, le chef de la police du district Vassili Vakhturidzé, avaient décidé de les faire reculer.

«Nous avons ordre de marcher sur la base militaire de Satchkeré», leur déclarent les militaires, qui appartiennent au bataillon de Tchétchènes prorusses Vostok, supervisé par le GRU, le service de renseignement de l'armée russe. «Nous sommes chez nous, vous n'avez rien à y faire», réplique le président du conseil municipal géorgien. Le chef de la police remarque que les soldats parlent tchétchène. «N'avez-vous pas honte de venir envahir une terre caucasienne, vous dont la république a été réduite en cendres par la Russie ?» Les soldats se contentent d'affirmer qu'ils reviendront avec une force «qui réduira en charpie ce bouclier humain»…

L'ambassadeur français, Éric Fournier, s'émeut de cette épée de Damoclès suspendue au-dessus d'une école de formation des troupes de montagne, avec laquelle Paris a établi une coopération suivie. Des chasseurs alpins français étaient présents sur cette base au moment de l'éclatement du conflit, le 7 août. «Nous sommes inquiets des mouvements russes vers Satchkeré, confie le diplomate. Nous craignons que les Russes ne cherchent à le détruire, ce qui serait une violation inacceptable du cessez-le-feu.»

Aussitôt, Éric Fournier décide de se rendre sur place, en passant par Gori, dont les entrées et sorties sont contrôlées par les Russes. Après une route, mercredi, où les passages de chariots à bœuf, d'oies et de vaches dévorant des épis de mais alternent avec les check-points russes équipés de blindés, il choisit d'y passer la nuit. Sur la base, où les autorités de la ville et quelques officiers expriment leur gratitude au diplomate, Éric Fournier fait hisser les couleurs de la France dans le crépuscule. «Ce soutien moral est capital», commente le commandant Tarel Tarakadzé, 46 ans.

«Les Russes peuvent tout bloquer»

 

Mais l'espoir reste mince. Militaires comme civils à Satchkeré doutent des intentions russes. Pour eux, la Russie se constitue une zone tampon le long de l'Ossétie du Sud, pour consolider sa domination. Le cantonnement que les troupes de Vostok viennent d'établir juste au-dessus de Djria les inquiète. Jeudi dans la soirée, les soldats ont forcé la porte d'une école et visité des maisons, paniquant les villageois. L'annonce, jeudi, par l'état-major général de la création d'une zone tampon où seraient maintenus 500 soldats russes semble confirmer ce scénario. Gori repasserait sous contrôle géorgien. «Pour l'instant, nous attendons de voir, car nous craignons pour nos civils», dit un officier. Car si les Russes gardent le contrôle du trafic routier sur cette artère est-ouest vitale pour le pays, «ils peuvent tout bloquer en cinq minutes», note un expert.

Le retour mouvementé en voiture de Satchkeré à Tbilissi de l'ambassadeur a révélé ce contrôle du terrain. Partout, des déploiements de forces, des blindés, des tranchées. L'attitude des soldats russes est aléatoire. À l'entrée de Gori, l'ambassadeur a été bloqué pendant deux heures et demie, son coffre ouvert. Joint au téléphone par Éric Fournier, l'ambassadeur de Russie annonce la mise en place pour aujourd'hui d'une procédure, qui obligera les ambassadeurs à avoir l'autorisation du ministère des Affaires étrangères russe pour se déplacer. À Paris, le Quai d'Orsay a vivement protesté. «Il est inacceptable que la liberté de mouvement de notre ambassadeur ait été entravée, a déclaré un porte-parole du ministère. Nous l'avons fait savoir aux autorités russes.»

Mais il paraît difficile d'échapper à la formulation ambiguë du point 5 de l'accord négocié par la France avec le président russe Dmitri Medvedev. La possibilité de laisser patrouiller les «forces de maintien de paix russes» à l'intérieur de la Géorgie «jusqu'à la mise en place d'un mécanisme international» continue de faire le jeu des Russes, sur le terrain comme à New York.

http://www.lefigaro.fr/international/georgie.php


Coup de froid sur les relations israélo-russes

JERUSALEM (AFP) - Les relations entre Israël et la Russie ont subi un sérieux coup de froid à la suite de l'intervention russe en Géorgie et du rapprochement entre Moscou et Damas, qui suscite des vives inquiétudes chez les responsables israéliens.

Rencontre entre Vladimir Poutine (à d) ancien président et actuel Premier ministre russe

Israël, qui entretient des liens amicaux avec la Géorgie et lui a livré des armes -- à l'instar de plusieurs pays occidentaux-- craint que Moscou ne lui fasse payer son appui.

"Nous sommes parfaitement conscients que la Russie est une grande puissance. Le problème est que son retour en force sur la scène internationale ne garantit nullement qu'elle aura un rôle constructif dans l'avenir au Proche-Orient" a déclaré à l'AFP un haut responsable du ministère des Affaires étrangères.

"Il est difficile de croire en la bonne foi de la Russie quand il s'avère, malgré toutes les dénégations de Moscou, que des armes russes vendues à la Syrie sont parvenues au (mouvement chiite libanais) Hezbollah", a poursuivi ce haut responsable parlant sous couvert d'annoymat.

Il faisait référence à de nouveaux modèles de missiles antichars russes qui avaient causé des pertes sévères aux blindés israéliens durant la guerre au Liban de l'été 2006.

Le responsable a dénoncé par ailleurs la politique russe vis-à-vis de l'Iran: "La Russie continue à vendre des équipements militaires à l'Iran et n'applique pas les sanctions internationales pour empêcher Téhéran d'acquérir l'arme nucléaire".

Il a néanmoins estimé qu'"il ne faut pas exagérer la crise avec la Russie", soulignant à ce propos qu'Israël a "tenu compte des demandes russes visant à limiter son aide militaire à la Géorgie".

Le chargé d'affaires russe à Tel-Aviv, Anatoli Yurkov, s'est voulu tout aussi rassurant. "Nous ne livrerons (à la Syrie) aucune arme susceptible de modifier l'équilibre stratégique" de la région, a-t-il déclaré jeudi soir aux journalistes.

Il a lui-même souligné que le soutien israélien à la Géorgie était "moins important que celui des Etats-Unis et de la France" et s'est félicité de ce qu'"Israël ait suspendu ses livraisons d'armes" à Tbilissi.

Le professeur de politique internationale Amnon Sela estime lui aussi que la "crise entre Israël et la Russie ne devrait pas dégénérer".

"Le seul élément nouveau, c'est que l'aide militaire fournie (par Israël) à la Géorgie a donné un argument à la Russie pour justifier ses ventes d'armes à la Syrie", estime ce chercheur, selon lequel Israël "devrait prendre en compte des susceptibilités de la Russie".

Selon le quotidien Yediot Aharonot, le Premier ministre israélien Ehud Olmert devrait se rendre à Moscou dans les deux prochaines semaines pour convaincre la Russie de ne pas vendre des armes d'un nouveau modèle à la Syrie.

Son porte-parole Mark Regev s'est toutefois refusé à confirmer l'information mais a fait état d'un entretien téléphonique mercredi entre M. Olmert et le président russe Dmitri Medvedev "à l'initiative de ce dernier".

Selon le journal, les deux hommes sont convenus de se rencontrer lors de cet entretien téléphonique.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé jeudi que son pays était prêt à vendre de nouveaux types d'armement à la Syrie, au moment où le président syrien Bachar al-Assad se trouvait en Russie.

A la suite à cette déclaration, des responsables israéliens ont exprimé leur inquiétude particulièrement en ce qui concerne des livraisons de missiles antichar et anti-aériens, qui pourraient parvenir au Hezbollah.

"Un renforcement des liens entre Damas et Moscou constitue un développement très négatif. Il poussera la Syrie à avoir une politique irresponsable et aventuriste", a mis en garde vendredi le président de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du parlement, Tzahi Hanegbi.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080822/twl-po-israel-russie-georgie-syrie-prev-0a24677.html

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 http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080822/twl-po-israel-gaza-38cfb6d.html

ISRAËL ROUVRE SES POINTS DE PASSAGE DE MARCHANDISES AVEC GAZA

JERUSALEM (Reuters) - Israël a rouvert ses points de passage de marchandises avec la bande de Gaza, rapporte un responsable israélien au surlendemain de leur fermeture en riposte à un tir de roquette palestinien

Il est ainsi prévu que des camions transportant du carburant, du bétail, des fournitures scolaires ainsi que des vivres et du matériel médical passent par les points de Nahal Oz, Kerem Shalom et Soufra, a déclaré un responsable du ministère israélien de la Défense, Peter Lerner.

Joseph Nasr, version française Eric Faye

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Deux bateaux de pro-palestiniens tentent de briser le blocus de Gaza 

LARNACA (AFP) - Deux bateaux transportant une quarantaine de militants pro-palestiniens voulant briser par la mer le blocus israélien de la bande de Gaza ont quitté vendredi matin le port de Larnaca, dans le sud de Chypre.

Les embarcations ont quitté Larnaca à 09H50 (06H50 GMT), et devaient être escortées, selon les autorités chypriotes, par un bateau des gardes-côtes pendant trois milles nautiques (5,5 km). Quelque 370 km séparent l'île de Chypre de la bande de Gaza, distance que les organisateurs espéraient couvrir en une vingtaine d'heures.

Plus de quarante personnes, originaires de 14 pays et âgées entre 22 et 81 ans, ont pris place dans les deux grandes barques de pêche, dont le départ a été salué par une petite foule.

"Notre mission est de dénoncer l'illégalité des actions israéliennes, et de briser le siège afin d'exprimer notre solidarité avec le peuple de Gaza qui souffre", indique vendredi dans un communiqué le Mouvement liberté pour Gaza.

Ce mouvement a été fondé il y a deux ans et regroupe notamment des défenseurs des droits de l'Homme, des travailleurs humanitaires et des journalistes, selon son site www.freegaza.org.

Parmi les passagers figure Lauren Booth, la belle-soeur de l'ancien Premier ministre Tony Blair, actuellement représentant du Quartette pour le Proche-Orient.

L'Etat hébreu a demandé à ces militants, partis de Crète le 13 août, de ne pas tenter d'approcher de la bande de Gaza, avait indiqué le 19 août l'ambassade israélienne à Athènes.

Nombre de militants, dont la plupart sont américains et britanniques, ont affirmé avoir reçu des menaces de mort pour les dissuader de mener cette expédition.

Les deux bateaux, baptisés Liberty et Free Gaza, naviguent sous pavillons grecs et transportent 200 prothèses auditives pour les enfants de Gaza et 5.000 ballons.

"Pour ôter à Israël tout prétexte +de sécurité+, nos bateaux ont été inspectés et certifiés par les autorités chypriotes comme ne transportant aucune arme ou (objet de) contrebande de quelque sorte", indique encore le communiqué.

"Nous sommes des défenseurs des droits de l'Homme, invités à visiter Gaza par nos partenaires palestiniens (...) Si Israël décide de nous arrêter par la force et fouiller nos bateaux, nous ne résisterons pas par la force", poursuit le texte.

"Une telle fouille se fera sous la contrainte et avec notre protestation formelle. Après cette fouille, nous nous attendons à ce que la marine israélienne s'écarte pour que nous puissions continuer pacifiquement vers Gaza".

Israël impose un blocus à la bande de Gaza depuis janvier en guise de riposte aux tirs de roquettes palestiniennes contre son territoire.

En mars, des organisations humanitaires internationales avaient affirmé que la situation humanitaire dans la bande de Gaza, où vivent 1,5 million de personnes, était la pire depuis l'occupation du territoire par Israël en 1967.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080822/twl-po-palestiniens-israel-gaza-chypre-l-0a24677.html

 (Suite)

Les Russes gèlent leur coopération militaire avec l'Otan

BRUXELLES (AFP) - La Russie a officiellement gelé jeudi jusqu'à nouvel ordre sa coopération militaire avec l'Otan, une réplique aux critiques proférées cette semaine par les pays membres de l'Alliance.

"Nous avons reçu une notification des Russes, par les canaux militaires, disant qu'ils avaient décidé d'arrêter les opérations militaires de coopération internationale entre la Russie et les pays de l'Otan", a précisé à l'AFP une porte-parole de l'Alliance, Carmen Romero.

L'Otan a "davantage besoin" du soutien de la Russie, notamment en Afghanistan, que Moscou n'a besoin de l'Alliance, avait souligné un peu plus tôt jeudi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la télévision russe.

Moscou aide notamment l'Otan en matière de transit des matériels militaires vers l'Afghanistan.

"Nous n'avons pas l'intention de claquer la porte" de la coopération avec l'Otan, a toutefois précisé le chef de la diplomatie russe.

"Tout dépend des priorités de l'Otan: si ces priorités vont à un soutien inconditionnel au régime en faillite (du président géorgien) Saakachvili, et si le prix qu'ils (les pays de l'Otan) sont prêts à payer est la rupture des relations avec la Russie, ce n'est pas notre choix", a-t-il expliqué.

Le département d'Etat américain a jugé "regrettable" que la Russie ait décidé de suspendre sa coopération militaire avec l'Otan.

"Je ne peux pas imaginer dans les circonstances actuelles que nous nous engagions dans une coopération militaire avec les Russes, tant que la situation en Géorgie n'est pas résolue", a toutefois déclaré dans la foulée le porte-parole de la Maison Blanche pour la sécurité nationale, Gordon Johndroe, depuis Crawford (Texas, sud) où le président américain George W. Bush se trouve dans son ranch.

La Russie avait prévenu mardi qu'elle tirerait "les conclusions qui s'imposent", après une réunion d'urgence le même jour de l'Alliance atlantique à Bruxelles.

Les pays de l'Otan avaient alors sommé la Russie de tenir sa promesse de retirer ses troupes de Géorgie et avaient décidé de suspendre les réunions de leur forum de coopération, le Conseil Otan-Russie, créé en 2002, tant qu'elle ne le ferait pas.

Les 26 pays membres ont averti dans une déclaration commune que l'Otan ne pouvait pas "continuer comme si de rien n'était" ses relations avec Moscou.

Désireux de prouver leur soutien à la Géorgie, il ont aussi annoncé la création d'une commission Otan-Géorgie, chargée de superviser la coopération entre ce pays et l'Alliance atlantique. Elle doit mener à terme à l'intégration de cette ex-république soviétique à l'Otan, comme l'Alliance l'a promis à Tbilissi en avril dernier.

L'Otan n'a cependant pris aucune décision pour accélérer le processus d'adhésion de la Géorgie, ce qui n'aurait pas manqué de susciter une réaction autrement plus vive de Moscou.

Pour autant, "le processus formel (d'intégration) a été lancé avec l'établissement de cette commission", a jugé le chef de la diplomatie britannique David Miliband, dans un entretien publié jeudi dans The Guardian.

Depuis le début du conflit russo-géorgien, plusieurs pays de l'Otan, Etats-Unis en tête, ont annoncé l'annulation de leur participation à des manoeuvres navales conjointes avec la Russie. Moscou avait annoncé la même décision concernant des exercices prévus en mer Baltique dans le cadre d'un programme de partenariat de l'Alliance.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080822/twl-georgie-russie-conflit-otan-prev-d9fddae.html

Le représentant de la Russie auprès de l'Otan, Dmitri Rogozine, s'est pour sa part envolé pour Moscou.


Accident de Madrid-Barajas: le moteur n'a pas pris feu au décollage, selon la presse

Le 20 août 2008, alors que les soldats de la coalition tombaient dans une embuscade des Talibans, les passagers du vol étaient piégés dans un avion à la mécanique défectueuses.

MADRID (AFP) - Le moteur gauche de l'avion qui s'est écrasé mercredi à Madrid, provoquant la mort de 153 personnes, n'a pas pris feu au décollage, contrairement aux premiers témoignages, ont assuré vendredi des journaux espagnols, citant notamment des experts ayant visionné des vidéos de l'accident.

Les images enregistrées par la direction des aéroports espagnols (Aena), non diffusées au public, ne montrent pas d'incendie au niveau du moteur de l'avion MD-82 de la compagnie Spanair, indique le premier quotidien généraliste espagnol, El Pais. "L'avion s'est élevé puis s'est écrasé au sol et a pris feu", affirme le journal.

Le directeur de l'Aviation civile, Manuel Bautista, interrogé par El Pais, assure qu'il y a eu "plus d'un dysfonctionnement" et qu'un "problème à un moteur ne peut pas être la cause d'un accident". "En ajoutant d'autres causes, l'avion peut effectivement tomber", précise-t-il.

L'avion n'aurait pas eu suffisamment de puissance au décollage, selon le journal ABC, qui cite des sources proches de l'enquête.

Selon le quotidien El Mundo, citant des sources de l'aviation civile, des pièces du moteur gauche se seraient détachées et auraient endommagé le gouvernail de la queue de l'appareil, le déséquilibrant et entraînant sa chute.

Le directeur général de Spanair, Marcus Hedblom, a déclaré jeudi à Madrid que "tout ce (qu'ils avaient) fait avec cet avion, (ils l'avaient) fait en respectant les règles et les normes".

Spanair a reconnu que le pilote avait signalé avant le décollage un problème de surchauffe sur une prise d'air mais que ce problème avait été "résolu en accord avec les règlements".

Le MD-82 qui devait rejoindre Las Palmas, dans l'archipel espagnol des Canaries, s'est écrasé mercredi au décollage, tuant 153 personnes, la pire tragédie aérienne espagnole depuis 25 ans.

La ministre des Infrastructures Magdalena Alvarez a indiqué jeudi, concernant l'accident, que l'avion était "monté à 200 pieds, environ 50 mètres avant de tomber".

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 Les enquêteurs tentent de déterminer les causes de l'accident d'avion de Madrid

Par Daniel Woolls AP - Jeudi 21 août, 19h07

MADRID - Les enquêteurs s'efforçaient jeudi de déterminer les causes de l'accident d'un avion de la compagnie Spanair, qui a fait la veille 153 morts dont trois Français à l'aéroport de Madrid. L'appareil, selon la compagnie, a connu un problème technique avant une première tentative de décollage, sans que l'on puisse établir dans l'immédiat si cet incident a joué un rôle dans la plus grande catastrophe aérienne en Espagne depuis 25 ans.

L'accident, selon un bilan du gouvernement espagnol, a fait 153 morts. On ne compte que 19 rescapés dont certains se trouvent dans un état critique. Trois ressortissants français figurent parmi les victimes décédées, selon le ministère français des Affaires étrangères et européennes.

L'avion, un MD-82 de la compagnie espagnole Spanair en partance pour les Canaries avec 172 personnes à bord, s'est écrasé lors du décollage, sortant de piste en dérivant sur la droite avant de se disloquer et de s'embraser immédiatement. Le biréacteur chargé de kérosène pour rallier Las Palmas s'est transformé en boule de feu.

Les victimes ont été carbonisées et seuls 39 corps ont pu être identifiés jusqu'à présent, grâce au recours aux techniques ADN, selon la ministre du Développement Magdalena Alvarez. Une chapelle ardente a été dressée au centre de conférences de Madrid et trois jours de deuil national ont été décrétés. Cinq minutes de silence ont été observés jeudi en milieu de journée dans le centre de Madrid, où plusieurs centaines de personnes se sont recueillies.

Les "boîtes noires" enregistrant les données de vol et les conversations dans le poste de pilotage ont été retrouvées. L'une d'elles a été endommagée mais devrait être exploitable, selon Spanair. Leur analyse devrait permettre de savoir si, comme l'ont déclaré des témoins cités par la presse espagnole, un des deux réacteurs de l'avion a ou non pris feu peu avant l'accident.

Le pilote du MD-82 avait signalé avant une première tentative de décollage une surchauffe sur une prise d'air à l'avant de l'appareil, sous le poste de pilotage, a expliqué au cours d'une conférence de presse un porte-parole de Spanair, Javier Mendoza. L'avion, qui roulait sur les bretelles d'accès à la piste d'envol, a regagné son point de stationnement.

Les techniciens de Spanair ont corrigé le problème en désactivant la jauge ayant détecté la surchauffe. Cette jauge ne figurait pas sur la liste minimum des équipements dont le fonctionnement est obligatoire, a ajouté M. Mendoza. Ce problème technique était "isolé" et "l'appareil a été autorisé à voler conformément aux normes fixées par le manuel d'entretien".

"Nous avons passé en revue les détails de cette situation avec les inspecteurs de notre autorité de l'aviation civile et nous parvenons tous à la conclusion qu'il n'y avait rien d'anormal dans la résolution de ce problème", a-t-il assuré.

L'incident a retardé le départ de l'avion, qui s'est écrasé lors de la seconde tentative de décollage. Le vol Spanair JK5022 effectué en partage de numéro de vol avec Lufthansa venait de Barcelone et devait rallier Las Palmas après l'escale à Madrid.

L'avion accidenté avait été construit en 1993 et était exploité par Spanair depuis neuf ans, a expliqué Sergio Allard, un porte-parole de la compagnie. L'avion avait passé une inspection en janvier dernier et aucun problème n'avait été signalé depuis, a-t-il précisé.

Biréacteur court-moyen courrier à couloir unique, le MD-82, conçu au début des années 80 est une version allongée et modernisée du DC-9. Construit par McDonnell Douglas absorbé depuis par Boeing, le MD-82, reconnaissable à ses réacteurs situés à l'arrière, a connu un grand succès commercial. De nombreux exemplaires de cet appareil considéré comme fiable mais vieillissant sont encore en service dans de nombreuses compagnies du monde entier.

Spanair est la deuxième compagnie espagnole après Iberia. Filiale du transporteur scandinave SAS, Spanair a récemment annoncé un plan de restructuration, prévoyant le licenciement d'un tiers de ses 3.000 employés. Plusieurs lignes déficitaires doivent en outre fermer et une partie de la flotte, dont les MD-82, doivent être remplacés par des appareils consommant moins de carburant. Le syndicat de pilotes espagnol SEPLA avait envisagé une grève à Spanair, mot d'ordre retiré après la catastrophe.

Un passager originaire des Canaries, Ertoma Bolanos, et son amie ont échappé de très peu à la mort. "Ils ne nous ont pas laissé nous enregistrer parce que nous avions trois minutes de retard", a expliqué M. Bolanos à l'Associated Press. "Nous essayions de trouver un autre vol quand nous avons appris que l'avion que nous devions prendre avait eu un accident." AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080821/twl-espagne-accident-avion-synthese-0ef7422.html

 (Suite)

Révélations : le récit détaillé de l'embuscade en Afghanistan

 Des forces françaises patrouillent mardi dans le secteur de Kapisa. Crédits photo : AFP

Isabelle Lasserre
22/08/2008 - Le figaro
 

«Le Figaro» a pu reconstituer la chronologie minute par minute de l'attaque dans laquelle dix militaires français ont péri le 18 août en Afghanistan.

Grâce à des informations obtenues auprès de plusieurs sources très proches du dossier, Le Figaro est en mesure de reconstituer en détail l'embuscade lancée par les insurgés afghans contre une patrouille de reconnaissance, qui a coûté la vie à dix soldats français le 18 août.

Cette chronologie minute par minute invalide les témoignages recueillis à Kaboul auprès de certains soldats blessés, que Le Monde avait publiés dans son édition datée de jeudi. Selon ces premiers témoignages, le nombre élevé de victimes de l'embuscade menée par les talibans contre la patrouille française s'expliquerait en partie par la lenteur de la réaction du commandement et par des ratés dans la coordination. Toujours selon Le Monde, l'unité partie reconnaître à pied le col de Saroubli serait restée quatre heures sous le feu ennemi sans renfort. Elle aurait, de surcroît, manqué de munitions. Quant aux avions de l'Otan venus en renfort, ils auraient manqué leur cible et touché des soldats français.

L'Otan a catégoriquement démenti jeudi les informations faisant état de tirs fratricides, estimant qu'elles étaient «totalement infondées». Quant à la rapidité de réaction, elle n'est pas en doute non plus. De nombreux éléments de renforts ont été envoyés sur place très vite, 25 minutes, pour les premiers, après le début de l'attaque. Mais il leur fallait le temps d'arriver, et de progresser sur un terrain accidenté et peu sûr.

Si l'arrière de la colonne n'a pas pu porter secours aux éléments avancés partis à pied reconnaître le col, ce n'est pas en raison d'une défaillance des troupes françaises, mais parce que les talibans ont coupé la patrouille en deux. Ils ont d'abord attaqué les 22 militaires qui évoluaient à pied sur la crête. Puis ils les ont encerclés et ont immédiatement frappé la section arrière, pour empêcher qu'elle puisse porter secours à l'avant. Les talibans ont aussi délibérément visé l'adjoint du chef de section et le radio, les premiers à être tombés sous les tirs de leurs snipers. Ce qui explique pourquoi les communications ont été coupées. L'embuscade avait été très bien préparée. Les assaillants bénéficiaient manifestement de renseignements d'une grande précision concernant la patrouille française, son itinéraire et le nombre de forces engagées.

Depuis que la France a pris le commandement de la région centre, le 5 août, plusieurs patrouilles avaient effectué des missions de reconnaissance et de renseignement dans le secteur, qui se trouve dans les vallées d'Uzbin et de Tizin. Les talibans se faisaient plutôt rares dans la région. Les forces italiennes, qui avaient précédemment commandé la région, n'avaient pas rencontré de problèmes. Même si, selon plusieurs témoignages, elles ne s'étaient guère aventurées hors de leur camp. Quoi qu'il en soit, en cette mi-août torride, «la situation est calme», rapportaient les militaires sur place. Il y avait bien eu quelques «menaces d'attaques», non suivies d'effet. Jusqu'au 18 août.

Voici le déroulé des faits, tel que nous avons pu le reconstituer :

Le 18 août au matin, deux sections françaises d'élite, du 8e RPIMa et du régiment de marche du Tchad, font route vers la vallée d'Uzbin avec deux sections de l'armée afghane et des éléments des forces spéciales américaines. Ces dernières concentrent leur attention sur la présence des talibans en Afghanistan. Quant aux forces armées afghanes, elles sont formées depuis plusieurs années par des instructeurs français. La zone patrouillée se trouve au nord-est de Surobi, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale, Kaboul. Soit environ 45 minutes, par la route.

13 h 30 : Les fantassins du 8e RPIMa partent reconnaître à pied un col qui culmine à 2 000 mètres, sur une route en lacet s'étirant sur 4 à 5 kilomètres. L'ambiance est suffocante, il fait plus de 30 degrés. Les fantassins sont ralentis par la poussière orange qui s'infiltre partout et par la lourdeur de leurs gilets pare-balles.

15 h 30 : La section à pied est attaquée à l'arme légère et au lance-roquettes par des insurgés. Plusieurs militaires sont blessés. Après avoir encerclé l'avant-garde de la section, les talibans, qui sont environ une centaine, attaquent l'arrière de la colonne, avant de l'encercler. Les combats sont intenses. Le régiment de marche du Tchad (RMT) placé en appui, est à son tour encerclé. Le piège s'est refermé.

15 h 52 : La patrouille alerte la base.

15 h 55 : La section de réaction rapide est envoyée en renfort. Elle arrive sur place une heure plus tard.

16 h 30 : Une nouvelle section est envoyée en renfort de la base Tora. Elle est équipée de mortiers de 81 mm.

16 h 50 : Des avions de combat, guidés par les soldats américains au sol, arrivent. Les F 15 s'abstiennent de tirer, par crainte de commettre des dégâts collatéraux, les insurgés et les forces alliées étant trop imbriqués.

17 h 50 : Deux hélicoptères américains tentent d'évacuer les blessés, mais ne peuvent pas se poser. Les tirs sont trop nourris. Toute la zone est à feu et à sang.

17 h 58 : Deux hélicoptères français Caracals décollent vers la zone de combat pour tenter d'apporter un appui aux troupes au sol.

18 h 15 : Les hélicoptères déposent un médecin et dix commandos. Le bataillon français de Kaboul engage trois sections d'infanterie, dont l'une est héliportée à proximité, sur la base Tora.

18 h 25 : Les mortiers de 81 mm arrivés en renfort ouvrent le feu.

Vers 20 heures, les hélicoptères Caracals réussissent à évacuer plusieurs blessés.

Jusqu'à 21 h 30, les insurgés continuent leurs attaques contre la patrouille. Ils sont bien équipés et semblent bénéficier d'énormes réserves de munitions.

À 21 h 30, le feu se calme. Des groupes d'infanterie se dirigent dans la vallée d'Uzbin pour reprendre le contrôle de la zone. Leur travail est compliqué par la tombée de la nuit. Quelques blessés sont évacués.

À partir de 23 heures, des munitions sont acheminées sur les lieux pour aider les forces françaises à répliquer aux insurgés. Les recherches pour retrouver les disparus se poursuivent jusque tard dans la nuit. Mais les hommes peinent. L'obscurité est totale. L'ensemble des corps ne sera retrouvé que le matin.

À 4 heures, le 19 août, un véhicule de transport blindé participant aux évacuations tombe dans un ravin à cause d'un effondrement de terrain. Un soldat français est tué et trois autres sont blessés. L'évacuation des blessés se poursuit toute la nuit.

À 9 heures, les insurgés attaquent à nouveau au mortier les unités françaises. Mais cette fois brièvement et sans faire de blessés.

Pendant toute la durée des combats, les drones de combat Predator de l'Otan ont surveillé les alentours pour prévenir l'arrivée éventuelle de renforts talibans. Deux avions tueurs de chars A 10 Thunderbolt ont ouvert le feu : ils ont tiré 1 340 coups en 30 minutes. Les unités françaises ont aussi bénéficié du soutien rapproché aérien des avions américains, qui ont été guidés par les forces spéciales américaines.

Bilan de l'embuscade : 10 morts français au combat et 21 blessés. Les talibans auraient perdu 39 ou 40 hommes, dont un de leurs chefs. L'armée afghane déplore deux blessés. Un interprète afghan a aussi été tué.

 (Suite)

La Russie va rompre ses relations militaires avec l'OTAN, selon la Norvège

OSLO - La Norvège a annoncé mercredi soir que la Russie l'avait informé de son intention de rompre toutes ses relations militaires avec l'OTAN. 

Par Bjoern Amland AP

L'Alliance atlantique avait prévenu mardi qu'elle suspendrait tout contact formel avec la Russie tant que celle-ci aurait des troupes stationnées en Géorgie. Elle a également maintenu son soutien en faveur de l'entrée de l'ex-république soviétique du Caucase au sein de l'organisation.

L'ambassade norvégienne à Moscou a reçu un appel téléphonique d'un "responsable haut placé du ministère russe de la Défense" mercredi l'informant que Moscou avait l'intention de "geler toute coopération militaire avec l'OTAN et les pays de l'Alliance", a déclaré le secrétaire d'Etat norvégien Espen Barth Eide.

Il a précisé que ce responsable russe avait expliqué que la Norvège recevrait prochainement un communiqué écrit, et que des diplomates norvégiens rencontreraient les autorités russes jeudi matin pour clarifier les implications de cette décision.

"D'après ce que nous avons compris, les autres pays de l'OTAN vont recevoir des communiqués similaires", a-t-il déclaré.

Les autorités russes n'étaient pas immédiatement joignables pour commenter cette information, et l'OTAN affirmait ne pas avoir été informée des intentions russes.

Washington a qualifié cette décision de "malencontreuse". "Si c'est effectivement le cas, ce serait malencontreux. Nous avons besoin de travailler avec la Russie sur une série de questions de sécurité, mais nous sommes évidemment très préoccupés par le comportement russe en Géorgie", a déclaré Robert Wood, porte-parole du département d'Etat.

En vertu d'un accord de 2002 instaurant le Conseil OTAN-Russie, Moscou et l'Alliance atlantique se sont engagés dans plusieurs projets de coopération. Des navires de guerre russes participent ainsi notamment occasionnellement à des manoeuvres de l'OTAN en mer Méditerranée. AP

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080820/tts-france-afghanistan-soldats2-ca02f96.html


Les soldats blessés racontent l'embuscade, les combats, les erreurs...

Le monde du 20 août 2008

 KABOUL ENVOYÉ SPÉCIAL

La France a connu, dans la soirée du lundi 18 août, ses premières lourdes pertes en Afghanistan, au cours d'une embuscade qui a coûté la vie à dix soldats français et blessés vingt et un de leurs camarades. Selon une source militaire en poste à Kaboul, les combats ont fait rage de 13 h 30 jusqu'à la nuit. Les derniers blessés ont été évacués mardi vers 2 heures du matin.

Les dix soldats tués appartenaient au 8e Régiment de parachutistes d'infanterie de marine (RPIMa), basé à Castres (Tarn), au 2e Régiment étranger de parachutistes (REP), basé à Calvi (Haute-Corse), et au Régiment de marche du Tchad (RMT), basé à Noyon (Oise).

Dès l'annonce officielle de leur décès, Nicolas Sarkozy a tenu à justifier la présence et l'envoi de troupes françaises sur le sol afghan. "La cause est juste, a déclaré le président français. C'est l'honneur de la France et de ses armées de la défendre. Au nom de tous les Français, je renouvelle à nos armées la confiance de la Nation pour remplir leur mission." Au même moment, interrogé par l'Agence France-Presse, un porte-parole des talibans revendiquait l'attaque. "Ce matin, a déclaré Zabihullah Mujahed, nous avons tendu une embuscade aux troupes de l'OTAN dans le district de Saroubi à l'aide de mines et de roquettes. Nous avons détruit cinq véhicules et infligé de lourdes pertes."

L'opération dans laquelle étaient engagés les soldats s'inscrivait dans le cadre de l'extension du mandat des troupes françaises en Afghanistan, et notamment dans la province de Kapisa, décision prise par le président Sarkozy après le sommet de l'OTAN de Bucarest début avril. Les soldats du 8e RPIMa, arrivés le 23 juillet en Afghanistan, figuraient à l'avant-garde d'un convoi, comprenant aussi des troupes de l'armée afghane et des forces spéciales de l'armée américaine, chargé de reprendre le contrôle d'une zone abandonnée aux insurgés entre les provinces de Kaboul et de Kapisa.

Au sein de l'état-major de l'OTAN, à Kaboul, on confirmait, mardi soir, que la mission de ce convoi consistait à sécuriser une route jusque-là considérée comme dangereuse et peu fréquentée entre les districts de Saroubi, appartenant à la région de Kaboul où se trouvent des troupes françaises depuis 2002, et de Tag Ab, dans la province voisine de Kapisa où a été affecté le nouveau contingent envoyé cet été par la France.

Cette route en lacet, interminable et idéale pour les embuscades, ne revêt, en soi, que peu d'intérêt stratégique, car on peut accéder à cette région, connue sous le nom de Kohistan, par d'autres voies. On note juste la présence d'un barrage dans le district de Saroubi. Cette mission consistait à faire le lien entre deux provinces désormais sous contrôle des Français.

Le chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, a décrit, lors d'une conférence de presse à Paris, ce qu'il a décrit comme "une embuscade bien montée". "Arrivé à proximité d'un col, le chef de section a fait débarquer l'élément de tête de sa section pour aller reconnaître le site à pied." C'est à ce moment-là que "le feu nourri" des assaillants a surpris la patrouille. "Le chef de section a été blessé à l'épaule tout de suite, ce qui a contribué à la désorganisation", a ajouté le général Georgelin, pour lequel l'attaque a correspondu à "un schéma d'embuscade classique". Puis s'est engagée "une série de combats qui ont duré jusque tard le soir, sur un terrain extrêmement favorable à l'ennemi", selon le général, tandis que "les appuis aériens étaient apportés par la coalition".

Ce récit officiel paraît toutefois fort incomplet en comparaison des témoignages de soldats français blessés dans l'embuscade et rencontrés par Le Monde mercredi matin à Kaboul.

Le nombre de victimes s'expliquerait notamment, selon ces soldats, par la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination. L'unité de reconnaissance chargée d'approcher le col à pied est restée sous le feu ennemi "pendant près de quatre heures sans renfort". "Nous n'avions plus de munitions pour nous défendre avec d'autres armes que nos Famas", raconte un blessé.

Les frappes aériennes de l'OTAN censées permettre aux soldats assaillis de sortir du guet-apens ont par ailleurs, selon les blessés, raté leur cible et touché des soldats français, de même que des tirs venant des soldats afghans positionnés en aval. Les communications radio ont par ailleurs été coupées avec les unités du Régiment du marche du Tchad, créant une grande frustration parmi les soldats coincés au col.

"Lorsque nous sommes arrivés à cinquante mètres de la ligne de crête, raconte un soldat, les tirs ont commencé. Ils n'ont pas cessé pendant six heures. Parmi les attaquants, il y avait des tireurs d'élite, ils étaient plus nombreux que nous et nous attendaient. On les entendait recharger leurs armes."

Les survivants à l'attaque s'interrogent également sur l'absence de mise en veille, comme c'est le cas pour ce type de mission à risque, d'une force d'action rapide. "Il faut près de trois heures pour arriver au col, suffisamment de temps pour que les talibans soient prévenus par des complices de notre arrivée."

Contrairement à la version officielle, les victimes ne sont pas toutes mortes lors des premiers tirs ennemis mais, selon les soldats interrogés, au fil des affrontements.

La région de l'embuscade, située au nord de Kaboul, a longtemps été sous l'emprise du mouvement islamiste Hezb-e-Islami du chef de guerre Gulbuddin Hekmatyar. Cette organisation y est toujours présente, mais l'implantation islamiste radicale s'est largement diversifiée. Hekmatyar est passé, comme Jalaluddin Haqqani dans l'est de l'Afghanistan, de la résistance à l'armée russe à la lutte aux côtés du mouvement taliban du mollah Omar.

C'est cette coalition d'insurgés, talibans afghans et combattants d'Hekmatyar, alliés aux talibans pakistanais et à Al-Qaida, qui a tendu un piège mortel aux soldats français.

Jacques Follorou
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Polémique sur l'envoi de soldats au "casse-pipe" en Afghanistan 

PARIS (Reuters) - Des soldats blessés dans l'embuscade de Saroubi évoquent dans Le Monde des erreurs de commandement et de coordination lors de l'opération qui a fait 10 morts et 21 blessés.

Dans le même temps, des proches des victimes dénoncent les conditions dans lesquelles des jeunes soldats sont envoyés sur un terrain extrêmement périlleux.

"Il ne fallait pas envoyer ces jeunes au casse-pipe. Maintenant, c'est arrivé, le pire", a déclaré à Reuters Roland Grégoire, oncle d'un caporal tué lundi à Saroubi.

"Il faut qu'il fasse revenir les autres, il ne faut plus que ça arrive", a lancé la mère d'un autre soldat tué sur RTL.

"Il s'est engagé il y a un an. Je leur en veux d'avoir envoyé des enfants, au bout d'un an, pour une mission aussi dure que l'Afghanistan", a-t-elle ajouté.

En réponse aux polémiques naissantes, le général Elrick Irastorza, chef d'état-major de l'armée de terre, a assuré que cette opération serait décortiquée "pour améliorer les procédures, la façon de travailler".

"On tire toujours les enseignements d'incidents comme cela, et surtout de la gravité de celui-là, mais rien ne remettra en cause le choix que nous avons fait avec 45 pays de défendre la liberté et la sécurité du monde", a déclaré pour sa part le Premier ministre, François Fillon.

Mardi, le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées, avait estimé lors d'une conférence de presse à Paris "qu'il n'y avait pas eu d'erreurs des soldats sur le terrain."

Selon des témoignages anonymes recueillis mercredi par Le Monde, le nombre des victimes lors du guet-apens de lundi et mardi s'expliquerait par "la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination."

"PLUS DE MUNITIONS"

L'unité de reconnaissance chargée d'approcher le col à pied "est restée sous le feu ennemi pendant près de quatre heures sans renfort", raconte un soldat. "Nous n'avions plus de munitions pour nous défendre avec d'autres armes que nos Famas", ajoute-t-il.

Le quotidien ajoute que les frappes aériennes de l'Otan visant à permettre aux soldats de s'extraire du guet-apens ont parfois raté leur cible et "touché des soldats français".

En outre, les communications radio auraient été coupées avec les unités du Régiment de marche du Tchad en appui au sein du convoi.

Pour le Monde, contrairement à la version officielle, les victimes ne sont pas toutes mortes lors des premiers tirs ennemis mais "au fil des affrontements."

"Il est vraiment facile de juger de très loin dans son fauteuil. Il faut prendre le déroulement de toute l'opération dans le détail, à tête reposée", répond le lieutenant-colonel Bruno Louisfert, adjoint à la communication du général Michel Stollsteiner, commandant de la région de Kaboul.

"Il y a un temps pour la compassion, la solidarité avec les familles. Passé ce temps là, nous allons, en vrai professionnels - car c'est une armée de métier -, décortiquer toute cette affaire et en tirer tous les enseignements", a renchéri le général Irastorza sur RTL.

"A chaque fois que nous avons un incident de ce type, à chaque fois que nous avons un engagement opérationnel, nous avons des procédures de retour d'expérience, nous analysons ce qui a été fait, ce qui aurait peut être pu l'être, et nous en tirons des conclusions", a-t-il ajouté.

Dans l'entourage du ministre de la Défense, Hervé Morin, on confirme qu'il y aura des "éclaircissements" sur les événements dans le cadre de la procédure menée systématiquement après un tel événement.

Mais des proches des victimes expriment leur "colère".

"Là bas, c'était trop dangereux. L'histoire l'a prouvé. Ou alors, ils étaient trop jeunes, ou ils manquaient de matériel. Ce qui est sûr, c'est qu'ils sont morts dans une embuscade, comme du gibier", dénonce Roland Grégoire.

Dans Midi-Libre, son neveu, Julien Grégoire, juge "anormal d'envoyer des jeunes se faire tuer dans un pays où nous n'avons rien à faire".

Gérard Bon avec Elizabeth Pineau et Nicolas Fichot

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Le Sénat russe "prêt" à reconnaître l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud

MOSCOU (AFP) - Le Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement russe) est "prêt à reconnaître" l'indépendance des régions séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, a déclaré mercredi le président de la chambre haute, Sergueï Mironov, cité par l'agence Interfax.

La chambre haute du Parlement russe se réunira lundi en session extraordinaire pour discuter de la reconnaissance de l'indépendance des régions séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, a rapporté mercredi l'agence officielle russe Ria Novosti.

"Le 25 août nous nous réunissons spécialement en session extraordinaire sur cette question", a déclaré à Ria Novosti la vice-présidente du Conseil de la Fédération (chambre haute russe), Svetlana Orlova.

"Le Conseil de la Fédération est prêt à reconnaître le statut d'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie si les peuples de ces républiques le souhaitent et si il y a une décision en ce sens du président de Russie" Dmitri Medvedev, a affirmé M. Mironov à Vladikavkaz, en Ossétie du Nord, dans le sud de la Russie.

"Personne ne portera plus jamais atteinte à la vie pacifique du peuple de l'Ossétie du Sud", a-t-il estimé, laissant entendre que le statut d'indépendance permettrait de protéger la république.

L'Abkhazie a affirmé mercredi vouloir lancer un appel à la Russie demandant à celle-ci de reconnaître formellement son indépendance.

"Le peuple d'Abkhazie a l'intention de demander à la direction russe de reconnaître l'Abkhazie", a indiqué à l'AFP le vice-président du Parlement abkhaze Viatcheslav Tsougba.

Le Parlement abkhaze doit examiner mercredi après-midi un appel en ce sens du président de la république autoproclamée, Sergueï Bagapch.

L'initiative abkhaze survient dans le contexte de la défaite de l'armée géorgienne face aux forces russes après une tentative manquée de Tbilissi de reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud.

Recevant au Kremlin vendredi dernier le président abkhaze et son homologue ossète du Sud Edouard Kokoïty, le président russe a déclaré que Moscou "soutiendrait" et "garantirait" sur la scène internationale toute décision des séparatistes sur leur futur statut.

MM. Bagapch et Kokoïty ont ensuite déclaré devant la presse que les deux républiques séparatistes étaient déterminées à obtenir leur indépendance.

L'Ossétie du Sud a par le passé réclamé son rattachement à la Fédération de Russie. Les séparatistes abkhazes ont de leur côté évoqué un statut de territoire "associé" à la Russie

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080820/twl-russie-georgie-conflit-ossetie-abkha-d9fddae.html

 


Hervé Morin souhaite qu'on tire "les conséquences" de l'embuscade qui a tué 10 soldats français

AP - le 20 août 2008 

PARIS - Le ministre de la Défense Hervé Morin a souhaité mercredi que l'armée française tire "les conséquences en matière de renseignement" de l'embuscade qui a coûté la vie lundi à 10 soldats français en Afghanistan

"Les talibans sont capables de mener des opérations nettement mieux organisées, ils nous ont pris par surprise dans le cadre d'une embuscade qui avait été extrêmement bien préparée", a expliqué M. Morin sur France-Info, ajoutant que "nos hommes n'ont pas été en mesure de riposter et sont tombés de toute évidence dans les premières minutes".

Selon lui, il faut en tirer "les conséquences en matière de renseignement, de connaissance du terrain avant le départ des missions pour qu'une telle attaque surprise et non-prévisible nous puissions l'éviter au maximum".

"Nous n'éviterons jamais à 100% le risque qui est inhérent à la condition militaire et qui peut aller jusqu'au don ultime", a toutefois prévenu M. Morin, c'est pour quoi il faut mettre "en oeuvre l'ensemble des moyens dont nous disposons (...) afin que nous soyons en mesure de mieux anticiper".

"C'est toujours un moment de tristesse et de peine de voir dix cercueils avec dix drapeaux français et les photos d'hommes jeunes venus combattre pour une cause juste, pour un combat nécessaire qui est celui des droits de l'Homme, celui de la lutte contre le terrorisme, de la sécurité et de la stabilité du monde", a-t-il déclaré.

"Cela fait 15 mois que je suis ministre de la Défense, des cérémonies militaires j'en ai malheureusement vécu déjà beaucoup et on ne s'y fait jamais", a confié M. Morin qui, avec son collègue des Affaires étrangères Bernard Kouchner, a accompagné le président de la République à Kaboul. AP

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 http://fr.news.yahoo.com/ap/20080820/twl-afghanistan-france-ong-deces-fcd69a8.html

Un employé afghan de l'ONG Acted tué en Afghanistan 

PARIS - Un employé afghan de l'Agence française d'aide à la coopération technique et au développement (Acted) a été tué dans la région de Kunduz en Afghanistan, a annoncé mardi soir l'ONG française dans un communiqué. 

L'homme, qui travaillait comme formateur communautaire, a été retrouvé mort mardi. Il avait été enlevé deux jours auparavant, alors qu'il se trouvait à bord d'un véhicule d'Acted.

Les motivations de l'assassinat restent pour l'heure encore incertaines, précisait le communiqué. Les forces de police afghanes mènent leur enquête sur les circonstances de ce drame, qui touche pour la première fois Acted, présente en Afghanistan depuis 1995.

Acted est une organisation non gouvernementale créée en 1993 et qui a pour vocation de soutenir les populations vulnérables de par le monde, ainsi que de les accompagner dans la construction d'un futur meilleur. Les programmes mis en oeuvre (près de 150 par an) en Afrique, Asie, Moyen-Orient et Amérique Latine/Caraïbes cherchent à répondre aux besoins des populations touchées par les crises et agit pour concilier urgences, réhabilitation et développement. AP

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 Soldats français tués en Afghanistan: Nicolas Sarkozy demande aux troupes de "relever la tête"

Par Philippe ALFROY AFP - 

CAMP WAREHOUSE (Afghanistan), (AFP) - Le président français Nicolas Sarkozy a demandé mercredi à Kaboul aux soldats français de "relever la tête", au nom du "combat contre le terrorisme", après la mort de dix des leurs dans l'attaque la plus meurtrière contre les troupes étrangères en Afghanistan.

Accompagné par les ministres des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de la Défense, Hervé Morin, le chef de l'Etat s'est rendu au camp Warehouse, quartier général du commandement régional de Kaboul de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan.

Là, en périphérie de Kaboul, Nicolas Sarkozy s'est adressé aux militaires français réunis sur la place d'armes.

"La meilleure façon d'être fidèles à vos camarades c'est de continuer le travail, c'est de relever la tête, c'est d'agir en professionnels", a-t-il lancé aux soldats.

"Je tenais à vous dire que le travail que vous faites ici, il est indispensable (...). Pourquoi on est ici ? Parce qu'ici se joue une partie de la liberté du monde. Ici se mène le combat contre le terrorisme", a poursuivi le président français.

"Je n'ai pas de doute, il faut être là. Moi aussi, j'étais sous le choc (...), mais je vous dis en conscience que si c'était à refaire, je le referais. Pas la patrouille et l'enchaînement des événements, mais le choix qui m'a amené à confirmer le choix de mes prédécesseurs d'envoyer l'armée française ici", a-t-il souligné.

M. Sarkozy avait décidé en avril de renforcer le contingent français en Afghanistan.

Le président français et les deux ministres se sont recueillis devant les cercueils des dix soldats, dans la chapelle ardente dressée dans le camp, puis il s'est entretenu avec des militaires du 8e Régiment parachutiste d'infanterie de marine (8e RPIMa), qui lui ont raconté l'embuscade et les combats contre les talibans, dans la vallée d'Uzbeen du district de Saroubi, à 50 km à l'est de Kaboul.

Une centaine d'insurgés islamistes avaient pris en embuscade une unité de reconnaissance se déplaçant à pied sous un "feu nourri", tuant aussitôt neuf soldats dans les rangs français.

Il a fallu l'intervention d'une force de réaction rapide et un soutien aérien rapproché pour dégager les troupes. Une trentaine d'insurgés auraient été tués, selon Hervé Morin.

Un dixième soldat, parmi ceux dépêchés pour récupérer les blessés, est mort mardi, lorsque son véhicule blindé s'est renversé.

Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière pour l'armée française depuis l'attentat contre l'immeuble le Drakkar à Beyrouth en 1983 (58 morts).

Nicolas Sarkozy s'est ensuite rendu à l'hôpital du camp, où il a rencontré 10 des 21 soldats blessés.

Après un entretien avec le général Michel Stollsteiner, commandant français des troupes internationales dans la région de Kaboul, le chef de l'Etat a rencontré le président afghan Hamid Karzaï au palais présidentiel.

Il devait ensuite repartir vers la France. Un autre avion va rapatrier les corps des tués et certains blessés français. Une cérémonie est prévue jeudi aux Invalides à Paris.

Environ 3.000 militaires français sont actuellement engagés en Afghanistan, au sein de l'Isaf, principalement à Kaboul et dans la province de Kapisa, au nord-est de la capitale.

Avant le drame de lundi, 13 militaires français étaient morts en Afghanistan depuis 2001, dans des accidents, opérations ou attentats. Le dernier avait péri le 21 septembre 2007, dans un attentat suicide à la voiture piégée à Kaboul.

Quelque 176 soldats étrangers, en majorité américains, sont morts en Afghanistan depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP basé sur les communiqués militaires.

Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis.

Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, celle de l'Otan et l'autre sous commandement américain (Operation Enduring Freedom).

 

 (Suite)

Pierre Moscovici dénonce "une guerre sans but et sans fin" en Afghanistan

 PARIS - Le secrétaire national aux relations internationales du Parti socialiste Pierre Moscovici a dénoncé mercredi "une guerre sans but et sans fin" en Afghanistan et réclamé la convocation des commissions des Affaires étrangères et de la Défense, au lendemain de la mort de 10 soldats français tués dans une embuscade près de Kaboul.

Quand des soldats français meurent en faisant leur métier pour leur pays, la première chose qu'on éprouve c'est de la tristesse, (...) et donc ce n'est pas le temps de la polémique", a déclaré sur RTL Pierre Moscovici.

"Nous le Parti socialiste, au moment où Nicolas Sarkozy a envoyé 700 troupes en renfort nous avions déposé une motion de censure" a-t-il néanmoins souligné: "Nous nous interrogions sur le fait de savoir si une stratégie purement militaire dans ce pays au service d'une guerre sans but et sans fin".

"Nous demandons qu'il y ait le moment venu (...) un débat et que notamment les ministres compétents, le ministre de la Défense, le ministre des Affaires étrangères, le Premier ministre viennent s'expliquer les commissions des Affaires étrangères et de la Défense" de l'Assemblée nationale et du Sénat.

"Aujourd'hui nous sommes devant une impasse militaire qui est totale et durable, ce sont les services de renseignement français qui le disent", a expliqué le député du Doubs.

M. Moscovici a rappelé que "Nicolas Sarkozy avait dit que la présence militaire française à long terme en Afghanistan n'était pas décisive" peu avant son élection à la présidence de la République.

"Je ne plaide pas pour le retrait des troupes françaises car je crois qu'il ne faut pas céder devant les taliban, cela dit la question de la réorientation de la stratégie en Afghanistan" se pose.

"L'aide internationale n'arrive pas, on a un gouvernement qui reste toujours corrompu, des forces de sécurité afghanes qui ne sont pas capables d'assumer leur propre destin" a déclaré M. Moscovici.

Si rien ne change, "nous aurons des troupes engagées dans des dangers pour très longtemps sans qu'il y ait la moindre solution qui émerge". AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080820/twl-afghanistan-france-soldats-ps-moscov-fcd69a8.html