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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Les Français otages de pirates somaliens originaires de Tahiti

Reuters - Vendredi 5 septembre, 07h18 aves yahoo news

PAPEETE, Polynésie française (Reuters) - Les deux navigateurs français qui se trouvent à bord d'un navire intercepté par des pirates au large des côtes somaliennes sont un couple originaire de Tahiti, en Polynésie française, révèle la presse polynésienne. 

Ils convoyaient ce voilier, le Carré d'as, depuis l'Australie jusqu'à La Rochelle.

Jean-Yves Delanne est retraité de l'Office des Postes et Télécommunications (OPT) et sa femme, Bernadette, est retraitée de la Banque de Polynésie.

Sur une radio locale, Radio 1, la fille du couple a émis des propos rassurants sur l'état de santé des otages, puisqu'elle a pu parler à son père grâce à une liaison radio, après l'interception du bateau.

Ils ont dû s'exprimer en anglais pour que les pirates comprennent la conversation entre le père et sa fille.

Selon cette dernière, les pirates étaient plutôt "sympas" avec leurs otages, d'après ce que lui a dit son père.

La jeune femme semblait sereine au micro de Radio 1, considérant que son père pouvait sans problème faire face à la situation compte-tenu de sa personnalité.

Daniel Pardon, édité par Gwénaëlle Barzic

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 Des pirates capturés au large de la Somalie, selon le Puntland

Reuters - Dimanche 7 septembre, 12h47

BOSASSO, Somalie (Reuters) - Quatorze pirates somaliens ont été capturés par l'équipage d'un navire non identifié, rapportent les autorités du Puntland, région autonome du nord de la Somalie

"Environ 14 pirates ont barré la route à un bateau qui, selon nous, pourrait être américain; tous ont été capturés et leur bateau a été détruit", a déclaré le ministre de la Pêche Abdoulkadir Mouss Youssouf.

Version française Jean-Philippe Lefief

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080907/twl-somalie-pirates-bd5ae06.html


Après Alger, Rice à Rabat pour évoquer la lutte contre le terrorisme

 AFP - dimanche 7 septembre 2008 - yahoo news

RABAT (AFP) - La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice est arrivée samedi soir à Rabat où elle devrait évoquer notamment la lutte contre le terrorisme.

La coopération dans la lutte contre le terrorisme a également fait l'objet d'entretiens de Mme Rice avec le président Abdelaziz Bouteflika samedi à Alger.

La secrétaire d'Etat a été accueillie à l'aéroport de Rabat par le chef de la diplomatie marocaine Taïeb Fassi-Fihri. Ses entretiens dans la soirée et dimanche matin à Rabat porteront également sur le conflit du Sahara occidental et la coopération entre le Maroc et les Etats-Unis.

Le conflit du Sahara occidental vieux de 33 ans oppose le Maroc au Front Polisario, mouvement indépendantiste soutenu par l'Algérie. Rabat souhaite que Washington contribue "à faire sortir ce dossier de l'impasse", avait déclaré jeudi le porte-parole du gouvernement marocain Khalid Naciri.

Le processus d'intégration maghrébine dans le cadre de l'Union du Maghreb arabe (UMA) sera également abordé à Rabat.

A l'issue de son entretien avec M. Bouteflika à Alger, Condoleezza Rice a indiqué qu'ils avaient parlé de leur "grand intérêt dans la lutte contre le terrorisme et la coopération" dans ce domaine.

"J'ai eu l'opportunité de bénéficier de la connaissance du président Bouteflika sur la région. Il est vraiment l'un des hommes les plus sages de la région, au Maghreb et même au delà", a-t-elle ajouté.

Si "notre coopération est bonne (dans la région) (...) il est toujours possible de faire plus pour renforcer le partage d'informations", a-t-elle ajouté.

A Tunis, elle a appelé le gouvernement tunisien à accélérer ses réformes politiques et évoqué la menace terroriste dans la région, au cours d'un entretien avec le président Zine El Abidine Ben Ali à son palais de Carthage.

"Il y a eu des réformes politiques", a-t-elle ensuite précisé à quelques journalistes dans l'avion la conduisant de Tunis à Alger.

"Nous avons très clairement fait savoir que nous aimerions que la Tunisie en fasse davantage", a précisé Mme Rice en indiquant avoir eu avec le président tunisien une "discussion très bonne et intense" sur la liberté de la presse, la libéralisation de l'internet, l'accès de l'opposition à la télévision.

Washington a souvent poussé la Tunisie vers plus de réformes démocratiques en mettant en avant les réalisations socio-économiques du pays, ainsi que son "rôle clé" dans la lutte contre l'islamisme radical et la menace terroriste.

Mme Rice a ainsi tenu à souligner "le rôle extraordinaire joué par les femmes en Tunisie", où elles ont "accompli un grand progrès", en allusion au statut social libéral et aux lois émancipatrices dont jouissent les Tunisiennes depuis 1957.

Mme Rice a en outre fait part à M. Ben Ali des entretiens qu'elle avait eus la veille avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

Les Etats-Unis ont reconnu à la Tunisie un rôle positif auprès du dirigeant libyen pour l'amener à une politique modérée et conciliante avec l'Occident.

Cette tournée intervient dans un contexte de menace terroriste contre la secrétaire d'Etat américaine, qu'un jihadiste a appelé à assassiner durant son périple au Maghreb, et des mesures de sécurité exceptionnelles ont été prises à Alger.

"Les terroristes essaient. Ils choisissent des cibles et malheureusement il y a eu une série d'explosions ici. Je ne pense pas qu'un risque particulier existe dans cette région", a-t-elle dit à Alger en réponse à une question sur la menace d'attentat d'Al-Qaïda au Maghreb à son encontre.

Mme Rice a aussi évoqué avec M. Ben Ali la situation en Mauritanie, dont le président a été renversé en août par un coup d'Etat militaire.

La Mauritanie est membre de l'Union du Maghreb arabe (UMA) avec l'Algérie, la Libye, le Maroc et la Tunisie, mais Nouakchott est exclue du périple de Mme Rice, Washington ayant condamné le putsch contre le président élu.


Géorgie: les Européens appellent à une "enquête indépendante" sur le conflit

AFP - 

AVIGNON (France) (AFP) - Les Européens se sont dits favorables samedi en Avignon (France) à une "enquête indépendante" sur le déclenchement début août du conflit en Géorgie, selon le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn. 

Par ailleurs, le vice-président américain Dick Cheney a accusé la Russie "d'avoir alimenté" le conflit intérieur en Géorgie et d'avoir commis des "actes de guerre" contre la démocratie, lors d'un forum économique et politique dans le nord de l'Italie.

"Ce qu'on a décidé aujourd'hui, c'est qu'on veut une analyse d'un organisme international, d'un groupe international, pour définir la responsabilité du déclenchement du conflit", a déclaré le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn vaux journalistes à l'issue d'une discussion avec ses homologues de l'UE sur la situation en Géorgie.

"Il y a eu unanimité" sur cette idée lancée la veille par le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier, a-t-il assuré, précisant que l'organisme chargé de cette enquête n'avait pas été choisi.

La communauté internationale "ne manque pas d'institutions" capables de mener une enquête sur le conflit, avait estimé la veille M. Steinmeier, dans une interview au quotidien Hannoversche Allgemeine Zeitung (HAZ), citant l'ONU ou l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe).

"Je suis tout à fait favorable", avait déclaré juste avant la réunion le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, dont le pays préside l'Union européenne.

"Il faut savoir ce qui s'est passé. Les chiffres les plus fantaisistes -ou réels d'ailleurs- circulaient, 1.000, 2.000 morts, qui a commencé, quel genre de provocations, à quel moment, pendant combien de temps, qu'est-ce qui était préparé de part et d'autre", avait-il dit à la presse.

Son homologue espagnol, Miguel Angel Moratinos, avait également soutenu cette idée, assurant que l'Espagne allait "demander" une telle enquête.

Au-delà des responsabilités dans le déclenchement du conflit, le chef de la diplomatie britannique, David Miliband, a jugé "essentiel que toute allégation, qu'il s'agisse de violations des droits de l'Homme, de bombes à sous-munitions ou toute autre allégation, fasse l'objet d'une enquête approfondie et indépendante".

Il a rappelé que "des accusations très graves avaient été lancées des deux côtés", russe et géorgien.

Les chefs de la diplomatie européenne tentaient en Avignon de consolider leur unité face à Moscou, avant une réunion cruciale lundi entre le président français Nicolas Sarkozy et son homologue russe Dmitri Medvedev.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080906/twl-georgie-russie-conflit-ue-diplomatie-c99dde2.html


Washington-Moscou, retour à la guerre froide

De notre correspondant à Moscou, Fabrice Nodé-Langlois le 03/09/2008
 

Après l'Azerbaïdjan (ci-dessus à son arrivée à Bakou), Dick Cheney va poursuivre sa tournée jeudi en Géorgie, puis en Ukraine avant de terminer par l'Italie. Crédits photo : AFP

Le numéro deux américain Dick Cheney arrive jeudi en Géorgie avec une aide humanitaire de un milliard de dollars.

Jamais depuis un quart de siècle le spectre de la guerre froide n'avait autant hanté Washington et Moscou. Le vice-président américain, Dick Cheney, après une étape en Azerbaïdjan hier, vient soutenir jeudi à Tbilissi le président géorgien Mikhaïl Saakachvili. Pour rallier depuis l'aéroport la capitale de l'ancienne république soviétique devenue une protégée de la Maison-Blanche, Dick Cheney devrait emprunter l'avenue George-W. Bush. Cette tournée européenne du faucon de Washington intervient au moment où, sur fond de convention républicaine aux États-Unis, la rhétorique de confrontation entre les deux grandes puissances s'emballe. Hier soir, c'est George Bush lui-même qui a annoncé une aide humanitaire de un milliard de dollars pour la Géorgie. Cet appui sonnant et trébuchant ne fait que conforter, à Moscou, la version des événements défendue par Vladimir Poutine selon laquelle la Maison-Blanche est largement responsable de «l'agression géorgienne» contre la région séparatiste d'Ossétie du Sud. La Russie accuse les États-Unis de vouloir réarmer rapidement la Géorgie. En outre, le sentiment russe d'être encerclé par l'Otan ne pourra qu'être renforcé par la visite en Géorgie des représentants des vingt-six États de l'Alliance, annoncée le 15 septembre. La délégation de l'Otan évaluera notamment les besoins de l'armée géorgienne défaite par les chars et l'aviation russes.

Mardi soir, le président russe Dmitri Medvedev a franchi un pas de plus dans l'escalade verbale en déclarant à la télévision italienne que «le président Saakachvili n'existe plus pour nous. Il est un “cadavre politique”.» Une prise de position qui n'est guère de nature à faciliter la tâche de Nicolas Sarkozy, qui se rend lundi à Moscou et Tbilissi avec la volonté d'appliquer l'accord de cessez-le-feu du 12 août. «Il est temps que nos partenaires américains revoient leurs relations avec le régime (géorgien) actuel», a poursuivi Dmitri Medvedev. Le successeur de Vladimir Poutine a récemment déclaré qu'il ne craint pas la guerre froide, et répété mardi ne pas avoir peur d'être exclu du G8.

Recul des droits de l'homme

 

Le candidat républicain à la Maison-Blanche, John McCain, avait dès avant la guerre de Géorgie plaidé pour l'exclusion du G8 de la Russie, disqualifiée à ses yeux par ses manquements à la démocratie. Son adversaire, Barack Obama, n'avait pas souscrit à cette approche frontale. La semaine dernière, McCain, estimant que les événements lui ont donné raison, a poussé ses feux. Réagissant à la reconnaissance par Moscou de l'indépendance des provinces géorgiennes prorusses d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, il a suggéré que «les pays occidentaux devraient penser à l'indépendance du Caucase du Nord et de la Tchétchénie». À la fin de sa tournée européenne, ce week-end en Italie, Dick Cheney pourrait prononcer un discours «encore plus dur que son fameux discours de Vilnius», s'attend le quotidien russe Kommersant. En mai 2006, l'influent vice-président avait impulsé un tournant dans la relation bilatérale en critiquant le recul des droits de l'homme en Russie et l'emploi de l'arme énergétique. Vladimir Poutine avait accouché neuf mois plus tard d'un discours riposte, à Munich, où il avait fustigé l'unilatéralisme de l'empire américain.

Qu'elle semble lointaine, la solennelle «déclaration stratégique États-Unis-Russie» du 6 avril dernier : «Nous réaffirmons que l'ère dans laquelle les États-Unis et la Russie se considéraient comme des ennemis ou des menaces stratégiques est révolue». George W. Bush et Vladimir Poutine, celui-ci encore président en exercice, avaient approuvé ce texte de neuf pages, à Sotchi, à quelques encablures de l'Abkhazie, sur le rivage de cette même mer Noire où les flottes russe et américaine se toisent jeudi.

 (Suite)

Les crimes de monsieur Kissinger

http://www.bibliomonde.com/livre/crimes-monsieur-kissinger-les-1457.html

Crimes de monsieur Kissinger (Les)

par Christopher Hitchens                            

( Livre )
Saint-Simon
Langue d'origine : anglais
2001, 203 p., 15.09 euros

Éditions Saint-Simon

Le vrai visage de l'ancien chef de la diplomatie américaine, prix Nobel de la paix...

" Henry Kissinger doit-il être déféré devant le Tribunal international de La Haye pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité, et pour conspiration impliquant le meurtre, l'enlèvement et la torture ? Oui, répond clairement l'écrivain, journaliste et essayiste anglais, Christopher Hitchens, à travers une enquête serrée, fondée sur des documents secrets, et récemment déclassifiés par les autorités américaines. On apprend comment le Prix Nobel de la paix 1973 a cyniquement organisé les bombardements de populations civiles au Laos et au Cambodge, comment il a fait assassiner le général chilien Schneider pour tenter de barrer la route à Allende, comment il a installé le général Pinochet, comment il a soutenu secrètement la tentative d'assassinat de Mgr Makarios à Chypre, comment il a ruiné l'expérience d'un régime démocratique au Bangladesh. En fait, ce livre montre, d'une manière exceptionnelle et précise, comment un pouvoir démocratique comme celui des États-Unis peut organiser des crimes à l'échelle mondiale, et révèle également les vraies motivations d'Henry Kissinger : cynisme, argent, pouvoir... " (présentation de l’éditeur)

" L'ouvrage de Christopher Hitchens révèle le vrai visage de Kissinger, aussi inattendu que glaçant. Au delà de sa politique qui a fait entre autres des milliers de morts au Vietnam, au Laos et au Cambodge, il y a la vénalité et l'impudence d'un homme milliardaire en dollars. C'est une des révélations, sans doute la plus stupéfiante, du livre de C. Hitchens. On découvre en effet qu'aujourd'hui, à travers sa société "Kissinger Associates", Henry Kissinger vend des armes en Lybie, occupe des dizaines de fauteuils dans des conseils d'administrations basés sur les cinq continents et conseille des régimes connus pour leur corruption. " (Eurasie.net)

" Kissinger, Nobel de la paix en 1973, cache un passé meurtrier et devrait comparaître pour crimes de guerre, au même titre que les dirigeants japonais condamnés à l'échafaud au procès de Tokyo. Ses crimes, peu dénoncés, se classent en deux catégories macabres : les attentats contre des populations civiles, puis contre des individus de nations démocratiques.

En examinant certaines archives, on s'aperçoit que les peuples d'Indochine, du Bangladesh et du Timor Oriental ont particulièrement souffert des tractations de Kissinger. Conseiller privilégié, chef du National Security Council (NSC) puis secrétaire d'État, il impose constamment ses visées électoralistes et diplomatiques au détriment des vies humaines. En Indochine, il sabote les négociations de 1968, en faisant croire aux Sud-Vietnamiens qu'un président républicain leur serait plus favorable. Il parvient ainsi à déstabiliser la campagne des démocrates et, conséquemment, à décrocher un emploi auprès de Nixon. La guerre, elle, se prolongera de quatre ans, entraînant la mort de milliers d'Américains et d'un nombre incalculable de civils vietnamiens, cambodgiens et laotiens. En effet, pendant ces années, Kissinger autorisera des invasions injustifiées au Cambodge et au Laos; pour préserver sa "crédibilité" en Amérique et chez certains alliés suspects, il laisse sciemment l'armée bombarder des innocents. Au Bangladesh et au Timor, Kissinger bafoue les lois pour conserver ses relations avec des dictateurs sauvages, mais pro-américains : Yahya Khan au Pakistan, Suharto en Indonésie. Mentant impunément au Congrès, au sujet de la vente illégale d'armes et sa participation aux massacres, il cache en fait l'existence d'une diplomatie à deux voies : la première, officielle et bien-pensante, et la seconde, anti-démocratique et guerrière. " (extrait d’un article de Christian Roy, Essais-21)

" Certains juristes en Europe ont même demandé sans succès à l'orgueilleux et suffisant Américain de témoigner. Hitchens, dans Les crimes de monsieur Kissinger, étale assez de preuves pour qu'on puisse très posément, sans être anarchiste, gauchiste ou marginal, être d'accord avec lui. Kissinger a tué, non pas seulement des soldats, ce qui serait normal dans la conduite d'une guerre, mais des civils totalement innocents au Laos et au Cambodge. Kissinger poussait même son exercice du pouvoir mégalomaniaque à choisir lui-même les cibles des bombardements illégaux dans ces pays sans tenir compte de la forte densité de population civile. Qui tue ? Des hommes aussi respectés que Kissinger qui, si on y regarde bien, n'est qu'un criminel comme Mom Boucher... en pire. " (extrait d'un article de Gil Courtemanche, Magazine Pantoute, 2002)


Préface de Laurent Joffrin

Sur la Toile

Les crimes de guerre de M. Henry Kissinger " La carrière politique de l'homme qui obtint le prix Nobel de la paix en 1973 fut en effet marquée par le culte de la violence et du secret. La responsabilité directe de M. Kissinger ne fait plus aucun doute dans la prolongation (injustifiée d'un point de vue stratégique) de la guerre du Vietnam et son extension au Cambodge et au Laos, ni dans les campagnes d'assassinats et de subversion de la démocratie au Chili, à Chypre, en Grèce et au Bangladesh, non plus qu'en ce qui concerne sa complicité dans le génocide du Timor-Oriental. " (par Ibrahim Warde, Le Monde diplomatique, octobre 2001)

Un Nobel de la paix au TPI " Qui finançait et encourageait en sous main ce tristement célèbre réseau qui liguait les dictatures d'Amérique du Sud durant les années 1970, sinon le prix Nobel de la paix Henry Kissinger ? Christopher Hitchens n'est pas du tout intimidé par la récompense obtenue par l'ancien secrétaire d'État qui a sévi sous les présidences de Richard Nixon et de Gerald Ford. Dans Les Crimes de monsieur Kissinger, il dépeint celui qu'on avait surnommé "l'homme à la valise", en raison de ses innombrables déplacements, comme un personnage bouffi d'orgueil, mu par l'ambition et doté d'un cynisme bien plus exceptionnel que son talent de négociateur ou de diplomate. Il lui impute en grande partie la responsabilité de la mort de tous les Américains et Indochinois entre l'arrêt des bombardements décrété par Lyndon B. Johnson en mars 1968 et leur véritable cessation en février 1972. " (par Rudy Le Cours, La Presse, 22 juillet 2001)

Le mensonge par omission " C’est pour protéger Kissinger et les criminels de guerre de haut rang que les États-Unis refusent farouchement que leurs criminels soient traduits devant le Tribunal pénal international. "Si vous êtes Henry Kissinger, et que chaque fois que vous allez dans tel ou tel pays européen vous devez vous demander si vous ne recevrez pas une convocation, c’est préoccupant", déclarait John Bolton, sous-secrétaire d’État chargé du contrôle des armes et de la sécurité internationale, pour expliquer le refus des États-Unis d’adhérer au tribunal (The Guardian 14-11-2). Ceux qui croyaient que Washington voulait protéger les sans-grade qui torturent et qui violent se sont trompés. " (par Jean-Marie Laliberté, Le Couac)

11 septembre 2001, le retour d'Henry Kissinger (par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire)

Vivimos cada día con la esperanza de procesar a Kissinger (par Joyce Horman, El Pais, 5 mars 2001) (esp.) : Joyce Horman est la veuve de Charles Horman, disparu au Chili en 1973

Les " sales missions " américaines au Chili : Nouvelles preuves de l'implication de Washington dans le coup d'Etat contre Allende. (par Fabrice Rousselot, Libération, 15 novembre 2000)

Dans BiblioMonde

L'Afrique australe, de Kissinger à Carter

La Mort lente des disparus au Chili par Antonia García Castro. Sous la négociation civils-militaires (1973-2002) (sous-titre) : un quart de siècle d'une histoire douloureuse du Chili à travers le drame des " disparus " et le souvenir de leur famille.

Les années Condor : Comment Pinochet et ses alliés ont propagé le terrorisme sur trois continents


Afghanistan : comment les britanniques et Cheney protègent l'opium

Un article publié par Le Figaro du 23 août fait le bilan de l’échec du gouvernement Karzaï dans la lutte antidrogue, en s’appuyant sur les déclarations de Thomas Schweich, ancien coordinateur de la lutte antinarcotique pour les autorités américaines (secrétaire adjoint du Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs).

 

Joint par Le Figaro, Schweich a confirmé ses propos au vitriol publiés le mois dernier dans le New York Times Magazine « Is Afghanistan a Narco-State ». Pour lui, la lutte anti-drogue est « un échec complet jusqu’ici » dont les talibans tirent le plus grand bénéfice.

Si en 2006, les autorités afghanes annonçaient une production d’opium en baisse, Schweich n’était pas dupe et anticipait que la production allait exploser. En effet, en 2007, l’Afghanistan s’est hissé au chiffre record de 93% de la production mondiale d’héroïne.

Dès 2006, Schweich s’est entretenu avec le vice-président américain Dick Cheney, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et Donald Rumsfeld, le secrétaire d’Etat à la Défense de l’époque, pour les avertir de cette réalité et ses conséquences militaires.

Le premier responsable désigné par Schweich : « le président afghan Karzaï lui-même » est entièrement corrompu et soucieux de garder des bonnes relations avec ses pairs pachtouns du Helmand au sud du pays, dont il compte obtenir le soutien lors des présidentielles de 2009.

Mais selon le responsable, ce « narco-état » afghan, « se repaît de la pusillanimité du Pentagone » écrit Le Figaro. Si le quotidien français adopte un ton diplomatique, l’article du responsable américain n’y va pas de main morte quand il affirme que le « Pentagone était hostileà la mission antidrogue ».

Schweich rapporte que le Lieutenant Général Karl Eikenberry, en charge des opérations de l’armée américaine en Afghanistan, a affirmé à Anne Patterson, du Bureau of International Narcotics (BIN) que certes, la drogue était une chose mauvaise, mais que d’après les ordres reçus, la drogue n’était pas la priorité de l’armée US en Afghanistan.

Patterson, ex-ambassadrice américaine en Colombie, lui a rappelé alors que les FARC Colombiens finançaient leur guérilla avec l’argent de la cocaïne. Eikenberry a répondu que le Pentagone avait une stratégie « séquentielle » : « battre les talibans, et laisser quelqu’un d’autre régler la question de la drogue », alors même que l’argent de la drogue finance directement les talibans.

Cependant, raconte Schweich, « les militaires anglais étaient encore plus hostiles que les militaires américains à la mission antidrogue. Les forces britanniques – basées au Helmand – ont même parachuté des tracts et ont acheté des annonces à la radio pour faire savoir aux criminels locaux que le déploiement de l’armée anglaise ne faisait pas parti de l’opération anti-drogue. J’ai dû prendre un vol pour Bruxelles afin de montrer un de ces tracts au Commandement des forces de l’OTAN pour mettre fin à cette campagne d’information contreproductive… »

Schweich a dénoncé le fait que les Britanniques ont fait pression sur les autorités américaines afin qu’elles ne s’avancent pas dans un combat efficace. Le Major Général Britannique Peter Gilchrist, ancien commandant adjoint des forces alliées en Afghanistan et actuellement stationné à Washington, lui a signifié que son plan « n’était pas acceptable » pour l’Angleterre.

« L’Angleterre, écrit Schweich, apparemment rejointe par la Suède (qui déploie moins de 500 hommes dans des régions où il n’y a aucune culture de pavot), a envoyé des lettres à Karzaï pour lui sommer de rejeter des éléments fondamentaux du plan américain ».

Thomas Schweich dit pourtant avoir essayé de convaincre ses interlocuteurs afghans de soutenir une campagne d’éradication aérienne du pavot, seule à même, selon lui, si elle est combinée avec des mesures d’aide aux cultures vivrières, de produire des résultats. Karzaï s’y serait opposé avec la dernière énergie.

Schweich fait aussi voler en pièces le mythe qui dit que le pavot constitue la seule ressource traditionnelle des « pauvres paysans afghans ». Il indique notamment que 80% des terres utilisées pour la culture du pavot dans le sud, sont des cultures nouvelles. Depuis deux ans, c’est l’opium qui est venu y remplacer les cultures traditionnelles de légumes, du coton et du blé. En dépit des prix record des céréales, les grands producteurs d’opium ont surtout profité de la complaisance politique et de l’absence de toute opposition pour démarrer des productions à grande échelle.

Cette analyse a été confirmée début 2008 par un rapport de l’ONU qui démontre que la culture du pavot décroît dans les régions pauvres tandis qu’elle s’accroît dans les régions riches !

Pour creuser le sujet : focus


Jeudi 28 Août 2008
http://www.solidariteetprogres.org


Crise géorgienne: l'UE se concerte à Avignon avant les négociations avec Moscou

Par Catherine TRIOMPHE AFP -

BRUXELLES (AFP) - Les chefs de la diplomatie européenne tenteront vendredi et samedi à Avignon (France) de consolider leur unité face à Moscou avant une réunion cruciale lundi entre le président français Nicolas Sarkozy et son homologue russe Dmitri Medvedev. 

Quatre jours après un sommet européen extraordinaire sur la Géorgie, les ministres devraient insister à leur tour sur le retour des troupes russes à leurs positions antérieures au 7 août, conformément au plan de paix en six points négocié par le président français, président en exercice de l'UE.

Soucieux de maintenir le dialogue avec Moscou, les dirigeants européens ont écarté lundi toute sanction immédiate, gelant simplement les négociations sur un partenariat renforcé UE-Russie tant que cette exigence ne serait pas remplie.

Mais la Russie, peu affectée par cette mesure, assure que le maintien de certaines de ses troupes en Géorgie est conforme au point 5 du plan de paix. Sa position illustre l'ambiguïté d'un texte négocié à la hâte avec les présidents russe et géorgien le 12 août pour obtenir un cessez-le-feu et éviter l'escalade.

Elle augure aussi de pourparlers extrêmement difficiles lundi entre MM. Medvedev et Sarkozy, les deux parties en attendant une clarification qui validera leur interprétation du texte.

Pour préparer le terrain, les ministres devraient discuter des contours d'une mission européenne appelée à se déployer dans les prochaines semaines en Géorgie pour observer le respect du cessez-le-feu. Si le principe d'une "présence européenne" dans la région a été validé au sommet, son efficacité dépendra beaucoup de la coopération des Russes, reconnaissent des diplomates européens.

Le diplomate en chef de l'UE Javier Solana, qui voyagera avec Sarkozy, voudrait en effet que cette mission civile de "quelques centaines" d'hommes se déploie "en plusieurs phases", d'abord sur le territoire géorgien non contesté, pour arriver jusqu'aux zones de sécurité qui jouxtent les régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud. Des zones actuellement patrouillées par les Russes. Un des enjeux des pourparlers de lundi - lors desquels Sarkozy devrait annoncer la tenue d'une conférence internationale sur la stabilité au Caucase - consistera donc à voir dans quelle mesure la mission civile européenne pourrait y accéder.

Les ministres devraient aussi à Avignon "passer en revue tous les aspects" des relations qu'ils ont nouées avec la Russie depuis l'effondrement de l'URSS (politique, énergie, commerce, justice, sciences, culture...), selon un diplomate. L'idée est de voir, au cas où la Russie resterait sur ses positions d'ici le sommet UE-Russie du 14 novembre, dans quel(s) domaine(s) des sanctions pourraient être envisagées.

Les ministres chercheront surtout à ne pas nuire à l'unité affichée au sommet face à une Russie qui oppose souvent depuis 2004 la "Vieille Europe", conciliante envers le Kremlin, à la "Nouvelle Europe" qui se souvient du joug soviétique. Les déclarations sur la Russie seront "risquées" car "les Russes peuvent les utiliser pour opposer les uns aux autres", a reconnu un diplomate.

Pour renforcer l'unité, le ministre français Bernard Kouchner, qui présidera les débats, a invité ses 26 homologues à se rendre à Avignon ensemble en TGV depuis Paris. Seul l'Italien Franco Frattini a décidé de s'y rendre par ses propres moyens, selon une source diplomatique.

Tenus à la prudence sur la Russie avant lundi, les ministres aborderont également d'autres dossiers: leurs premières discussions vendredi après-midi devraient porter sur les relations de l'UE avec les Etats-Unis et de ce que seront leurs priorités lorsqu'une nouvelle équipe arrivera à la Maison Blanche en janvier.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080905/twl-ue-russie-georgie-conflit-c99dde2.html


L'Otan et les forces afghanes s'engagent à collaborer davantage après les 500 décès de civils

BRUXELLES (Reuters) - Des représentants des forces de l'Otan et des autorités afghanes ont convenu de travailler en plus étroite collaboration afin d'éviter les pertes civiles au cours de leurs opérations conjointes, annoncent des responsables de l'Alliance. 

Selon des chiffres recueillis par le ministère de la Défense afghan et par plusieurs organisations humanitaires, près de 500 civils sont morts depuis janvier au cours d'interventions des soldats de l'Otan et des forces de sécurité afghanes.

Une réunion s'est tenue jeudi entre des ambassadeurs de l'Alliance et le ministre de la Défense afghan, Abdul Rahim Wardak, et les deux parties se sont mis d'accord pour accroître la coopération entre leurs commandements respectifs, a indiqué un porte-parole de l'Otan, James Appathurai.

Les responsables ont par ailleurs décidé que dorénavant, les forces de sécurité afghanes seraient "davantage associées à la conduite des opérations de traques (des taliban), très sensibles en Afghanistan, mais aussi à la préparation des offensives", a-t-il précisé.

La tension est montée d'un cran cette semaine en Afghanistan après l'annonce de la mort de plus de 90 civils, dont la plupart étaient des femmes et des enfants, lors de raids aériens menés par l'armée américaine dans le district de Shindand, dans la province occidentale d'Herat.

L'US Army n'a pas reconnu un bilan d'une telle ampleur, rapportant que ses hommes avaient retrouvé sur place cinq à sept corps de civils sans vie, remettant ainsi en cause des chiffres validés par les autorités afghanes et par les Nations unies.

David Brunnstrom, version française Olivier Guillemain


Le Pakistan accuse les forces étrangères en Afghanistan d'un raid meurtrier

PESHAWAR (AFP) - Le Pakistan a accusé mercredi 3 septembre, pour la première fois depuis le début de la "guerre contre le terrorisme", les forces internationales en Afghanistan d'avoir directement violé sa souveraineté en attaquant un village et tuant 15 à 20 civils, dont des femmes et des enfants.

carte de la région

Islamabad protestait régulièrement ces derniers mois contre les tirs depuis l'Afghanistan de nombreux missiles des troupes américaines ou de la CIA, lesquels ciblaient des talibans ou Al-Qaïda dans les zones tribales du nord-ouest, frontalières. Mais mercredi, pour la première fois depuis fin 2001, Islamabad a accusé les forces internationales --probablement américaines-- d'avoir conduit une attaque "directe" sur le sol pakistanais au moyen d'hélicoptères de combat et, peut-être, de troupes au sol. Seules les forces américaines opèrent de l'autre côté de la frontière à cet endroit et disposent de ce type d'appareils. Mercredi avant l'aube, alors que les habitants de Masanika, un village frontalier, terminaient leur dernier repas avant d'entamer leur jeûne quotidien en ce début de Ramadan, quatre hélicoptères de combats ont surgi en provenance d'Afghanistan, selon le récit d'un responsable de l'administration locale et de hauts responsables des services de sécurité. Les versions divergent ensuite: ils auraient fait feu directement sur une maison, affirment les services de sécurité. Ils auraient déposé des soldats au sol qui auraient tiré sur des villageois en fouillant les maisons, d'après Mowaz Khan, un responsable de l'administration du district tribal du Waziristan du Sud. Au moins 20 "civils innocents" ont été tués, dont des femmes et des enfants, a affirmé le gouverneur de la Province de la Frontière du Nord-Ouest (NWFP), Owaïs Ahmed Ghani. Un responsable local du district a parlé, lui, de 15 habitants tués. Si toutes les sources pakistanaises assurent qu'il s'agissait de troupes internationales basées en Afghanistan, elles divergent sur leur appartenance: Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan pour les uns, coalition internationale commandée par les Etats-Unis pour les autres. Des porte-paroles des deux forces multinationales ont assuré à l'AFP à Kaboul dans la matinée qu'ils n'étaient pas "au courant" d'une quelconque opération en territoire pakistanais. Aux Etats-Unis, même commentaire au commandement central de l'armée américaine. "Ils n'ont arrêté personne et la maison qu'ils visaient appartient à un homme ordinaire d'une tribu locale, Nazar Khan", selon un haut responsable de l'administration locale, sous couvert de l'anonymat, assurant que des commandos au sol ont fouillé la maison. "Il s'agit d'une agression directe contre la souveraineté du Pakistan et le peuple du Pakistan est en droit d'attendre des forces armées pakistanaises qu'elles (...) répliquent à de telles attaques", a déclaré le gouverneur Ghani. "De telles actions sont contre-productives et ne nous aident certainement pas à conjuguer nos efforts pour combattre le terrorisme", a commenté le ministère des Affaires étrangères, qui "condamne fermement l'attaque des troupes de la coalition ou de l'Isaf". Les tirs de missiles américains, à partir d'avions sans pilote Drone, se sont intensifiés ces derniers mois dans les zones tribales où Washington est convaincu que les talibans afghans et Al-Qaïda ont reconstitué leurs forces grâce au soutien de talibans pakistanais. Mais l'opération de mercredi, si elle est confirmée, risque d'envenimer les relations avec les Etat-Unis qui reprochent à Islamabad de ne pas fournir assez d'efforts pour éliminer la menace des talibans et d'Al-Qaïda dans ses zones tribales. Le Pakistan paye un lourd tribut à la "guerre contre le terrorisme": près de 1.200 personnes sont mortes dans des attentats suicide dans tout le pays en un peu plus d'un an, perpétrés par les talibans proches d'Al-Qaïda et environ un millier de ses soldats ont été tués dans les zones tribales depuis 2002.

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Nicaragua: le président Ortega reconnaît l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie

MANAGUA (AFP) - Le président nicaraguayen Daniel Ortega a reconnu l'indépendance des Républiques séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, ont annoncé mercredi les médias locaux. 

Le président Ortega, lui-même un ancien rebelle, est le premier chef d'Etat à reconnaître officiellement l'indépendance des deux républiques séparatistes de Géorgie, après la reconnaissance annoncée le 26 août par la Russie.

La reconnaissance par Moscou de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie avait été aussitôt condamnée par les Occidentaux, qui contestent aussi le maintien de positions russes avancées en territoire géorgien.

Le Nicaragua "reconnaît l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie" décrétée par leurs Parlements respectifs en août, a déclaré mardi soir le président Ortega à l'occasion du 29e anniversaire de l'Armée nationale.

Le président Ortega a également exprimé son soutien "à la position du gouvernement russe qui recherche le dialogue avec les pays européens pour mettre un terme à ce conflit".

Il a fustigé les "hégémonies politiques" qui "tentent d'encercler la Russie" et investissent des millions de dollars par le biais de l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord) pour "encercler militairement la Russie".

Un conflit militaire a opposé la Géorgie à la Russie début août, les troupes russes entrant sur le territoire géorgien pour repousser une intervention lancée par l'armée géorgienne dans la nuit du 7 au 8 août en Ossétie du Sud et pour en reprendre le contrôle.

Le vice-président américain, Dick Cheney, a entamé une tournée mercredi en Azerbaïdjan pour rassurer les alliés de Washington dans la région et exprimer le soutien des Etats-Unis à la Géorgie dans la crise qui l'oppose à la Russie.

A Bakou, il a exprimé l'"intérêt profond et constant" des Etats-Unis pour la sécurité dans l'ensemble de la région.

Cette tournée intervient alors que les Etats-Unis tentent d'achever le réexamen de leurs relations avec la Russie à la lumière du conflit russo-géorgien, la Maison Blanche n'excluant pas l'adoption éventuelle de sanctions.

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