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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Irak: Bush s'en tient à une réduction minime des effectifs américains

Par Laurent LOZANO AFP - il y a 1 heure 28 minutes

WASHINGTON (AFP) - Le président George W. Bush a décidé de s'en tenir à une réduction de 8.000 hommes des effectifs américains en Irak d'ici à début 2009, laissant son successeur gérer une présence militaire considérable dans ce pays. 

Dans un discours qu'il devait prononcer mardi à Washington et dont la Maison Blanche a publié le texte lundi, M. Bush devait annoncer que les Etats-Unis vont faire rentrer environ 3.500 soldats d'unités de soutien au cours des mois à venir, un bataillon de Marines d'ici à novembre et une brigade de l'armée de terre en février.

"Cela correspond à environ 8.000 soldats supplémentaires qui vont rentrer sans être remplacés. Et si les progrès en Irak tiennent, le général Petraeus (commandant de la force multinationale) et nos dirigeants militaires croient que de nouvelles réductions seront possibles au cours de la première moitié de 2009", dira-t-il dans ce discours à la National Defense University, grande institution d'enseignement militaire.

Il y a actuellement environ 145.000 soldats américains en Irak. Ces retours iront de pair avec l'envoi de renforts en Afghanistan. "En novembre, un bataillon de Marines qui devait se déployer en Irak se déploiera en Afghanistan. Il sera suivi en janvier par une brigade de combat de l'armée de terre", dira M. Bush. Cela correspond à environ 4.500 hommes.

Bush a ainsi décidé, comme c'était attendu, de suivre les recommandations de ses conseillers militaires et civils, à commencer par le général David Petraeus. Il choisit en pleine campagne présidentielle de léguer à celui qui lui succèdera en janvier 2009 une présence militaire a priori plus forte qu'elle ne l'était deux ans plus tôt.

Deux Américains sur trois sont pourtant opposés à la guerre, selon les sondages, et à peu près autant sont favorables à un calendrier de retrait. L'Irak est l'une des questions qui divisent le plus profondément le candidat républicain John McCain et son rival démocrate Barack Obama.

La prudence des recommandations faites à M. Bush aurait été inspirée au général Petraeus et aux autres responsables par la fragilité de l'amélioration constatée en Irak et par des incertitudes trop nombreuses: tenue d'élections provinciales dans les prochains mois, comportement des anciens insurgés ralliés au combat contre Al-Qaïda, jusqu'au remplacement prévu du général Petraeus le 16 septembre.

Selon la presse, le général Petraeus préconisait même de laisser sur place jusqu'en juin 2009 les 15 brigades actuellement déployées.

Avant de soumettre leur avis à M. Bush, les responsables militaires et civils auraient passé un compromis pour signaler la poursuite du désengagement d'Irak, mais aussi apporter un début de réponse à tous ceux qui réclament des renforts face à la détérioration sur le front afghan.

M. Bush devait relever mardi que la violence en Irak est à son plus bas depuis le printemps 2004.

"Si les progrès en Irak sont toujours fragiles et réversibles, le général Petraeus et l'ambassadeur (des Etats-Unis en Irak Ryan) Crocker rapportent que les gains que nous avons enregistrés ont atteint un degré de durabilité", devait-il dire.En revanche, "d'immenses défis demeurent en Afghanistan".

I l y a environ 31.000 soldats américains en Afghanistan et autant d'autres pays, selon M. Bush. Si le choix de M. Bush pour l'Irak engage son successeur, il laisse en suspens la question de l'engagement américain à long terme en Irak, qui fait l'objet de négociations entre Washington et Bagdad. Un accord que l'administration Bush espérait avant fin juillet se fait toujours attendre.

Les responsables irakiens, de plus en plus jaloux de souveraineté, ont affirmé qu'un accord avait été conclu selon lequel il n'y aurait plus aucun soldat étranger en Irak après 2011.


Tirs de missiles apparemment américains au Pakistan: 21 morts

AFP - Lundi 8 septembre, 17h17

MIRANSHAH (AFP) - Des missiles apparemment tirés par des drones américains ont tué lundi 14 militants islamistes et 7 civils, dont des femmes et des enfants, dans le nord-ouest du Pakistan, où les Etats-Unis visent régulièrement Al-Qaïda, selon des responsables de la sécurité. 

Deux avions sans pilote ont tiré plusieurs missiles qui ont touché une maison jouxtant une madrasa, une école coranique, dans un village du district du Waziristan du Nord, en plein coeur des zones tribales voisines de la frontière afghane, a indiqué à l'AFP un officier des forces de sécurité pakistanaises, sous couvert de l'anonymat.

"Sept civils et quatorze combattants islamistes ont été tués", a assuré dans l'après-midi un haut responsable des services de renseignements, sous couvert de l'anonymat.

Parmi les civils tués, il y a trois femmes et deux enfants, dont un bébé de six mois, a précisé ce responsable.

Un précédent bilan faisait état de quatorze morts au total.

Au moins 25 personnes ont été blessées dans l'attaque qui a eu lieu vers 11H00 (05H00 GMT), selon une autre source au sein des services de sécurité.

Neuf combattants étrangers, vraisemblablement originaires des pays arabes, figurent également parmi les tués, selon cette source.

L'un d'entre eux, connu sous le nom de Hamza, est un important militant arabe. Deux autres Arabes tués sont identifiés comme Musa et Qasim, toujours selon la même source.

L'armée désigne par "étranger" les combattants d'Al-Qaïda venus d'autres pays, notamment du Moyen-Orient ou du Maghreb.

C'est la quatrième fois en moins d'une semaine que des drones, dont seules disposent les forces américaines présentes en Afghanistan, tirent des missiles dans les zones tribales pakistanaises.

Washington est convaincu qu'Al-Qaïda et les talibans afghans ont reconstitué leurs principales bases arrière dans cette région frontalière.

Les forces américaines en Afghanistan, mais aussi la CIA, ont intensifié ces derniers mois les tirs de missiles dans les zones tribales, malgré les protestations d'Islamabad. Elles ciblent des combattants d'Al-Qaïda mais n'épargnent pas les civils.

Vendredi, trois enfants et deux femmes avaient été tués dans un tir de missiles dans le même district, selon les autorités locales et des officiers de la sécurité.

La madrasa visée lundi a été fondée durant les années d'occupation de l'Afghanistan par les troupes soviétiques (1979-1989) par un commandant de premier plan des moudjahidines, Jalaluddin Haqqani, devenu un cacique du régime des talibans de 1996 à 2001, avant d'être un des principaux lieutenants du mollah Omar depuis leur insurrection fin 2001.

Son fils, Sirajuddin, est considéré comme l'un des principaux commandants talibans, qui agit à partir du Waziristan du Nord.

Des habitants ont assuré à l'AFP qu'avant de tirer leurs missiles, les deux drones ont effectué des vols circulaires au-dessus du village de Dande Darpakhel, à trois kilomètres au nord de la principale ville du Waziristan du Nord, Miranshah.

 (Suite)

Israël: la fin de l'immigration de masse

Par Aron Heller AP - Lundi 8 septembre, 14h13TEL AVIV - Tout au long de son histoire, Israël a connu de grandes vagues d'immigration: depuis la création de l'Etat hébreu, plus de trois millions de Juifs originaires d'une centaine de pays sont venus s'y installer. Ce flux s'est aujourd'hui tari. Ceux qui font l'"aliyah" (la "montée", en hébreu, le fait d'immigrer en Israël), sont désormais plus rares et leurs motivations plus intimes. Le retour vers la Terre promise avait commencé avant la naissance de l'Etat d'Israël, il y a 60 ans. En cinq grandes vagues, des Juifs d'Europe étaient venus s'installer en Palestine, fuyant les pogroms russes puis l'Allemagne nazie. Si bien que la population juive était déjà de 600.000 personnes en 1948. Plus de trois millions les ont rejointes ensuite. Dans les années 1950, fuyant l'hostilité des pays arabes après la création d'Israël, 765.000 Juifs ont émigré d'Afrique du Nord et de divers pays du Moyen-Orient. Ensuite, des dizaines de milliers d'autres ont quitté l'Europe de l'Est communiste. Un autre million a gagné Israël lors de l'effondrement de l'Union soviétique. A partir des années 1980, l'Etat hébreu a commencé à accueillir les Juifs d'Ethiopie, organisant notamment des ponts aériens en 1984 - en pleine famine - et en 1991. En tout, 80.000 falachas ont émigré. Mais ce fut la dernière grande vague. Aujourd'hui, sur les plus de 13 millions de Juifs à travers le monde, 5,5 millions habitent en Israël aux côtés d'1,4 million d'Arabes. La population juive d'Israël a dépassé celle des Etats-Unis pour la première fois en 2006. "Il n'y a aucun autre endroit dans le monde où le nombre d'immigrés est cinq fois supérieur au nombre de gens qui y étaient présents à l'origine. C'est sans précédent", observe Sergio DellaPergola, démographe à l'Institut de planification de politique du peuple juif, un groupe de réflexion de Jérusalem. Cependant, ce temps semble bien révolu. "Nous avons amené tous ceux qui en avaient besoin et la situation des autres Juifs est assez bonne", relève M. DellaPergola. "Il n'y a pas beaucoup de détresse au sein de la diaspora aujourd'hui". La communauté juive américaine est l'un des plus grands soutiens à Israël. Pourtant, seulement 120.000 Juifs américains ont fait le choix de l'aliyah. "Je vais détruire un mythe", confie Ori Konforti, de l'Agence juive: "les vagues d'immigration ne se sont pas produites en raison du pouvoir d'attraction d'Israël mais plutôt en raison du pouvoir de répulsion des pays d'origine". Les Juifs des pays prospères ne ressentent en effet pas un besoin pressant d'émigrer. En outre, il est aujourd'hui bien plus facile qu'auparavant d'avoir une double nationalité et de vivre entre deux pays, quitte à prendre souvent l'avion. Les nouveaux riches de Tel Aviv plaisantent à peine lorsqu'ils disent se rendre plus souvent à New York qu'à Jérusalem... Israël affiche à présent un solde migratoire proche de zéro, ceux qui partent étant quasiment aussi nombreux que ceux qui arrivent, ajoute DellaPergola. Parmi les nouveaux arrivant se trouvent certes des sionistes convaincus mais aussi de plus en plus souvent des non-Juifs originaires d'Afrique ou d'Asie venus là pour travailler. Ou encore, depuis le moins dernier, une poignée de Juifs de Géorgie fuyant la guerre russo-géorgienne. Et aujourd'hui, dans un pays qui a quelque peu perdu de sa confiance en soi, entre occupation des territoires palestiniens et dirigeants politiques considérés comme corrompus, le départ ("yeridah", la descente) a perdu sa charge symbolique négative, autrefois très forte: les Israéliens qui quittent leur pays pour aller étudier ou faire plus d'argent à l'étranger ne sont plus considérés comme des parias. AP

L'UE enquête sur un agent accusé de filtrer des informations

 Reuters - Lundi 8 septembre 2008

BRUXELLES (Reuters) - L'Office européen de lutte anti-fraude (Olaf) a ouvert une enquête préliminaire sur un fonctionnaire européen soupçonné d'avoir fourni des informations sensibles contre la promesse d'une rémunération.

La Commission européenne avait ouvert dès vendredi une enquête administrative sur ces allégations lancées par l'hebdomadaire britannique The Sunday Times, qui a mené son enquête à l'aide d'une caméra cachée.

"La Commission suit une politique de tolérance zéro à l'égard des conduites contraires à l'éthique et illégales", peut-on lire dans un communiqué de l'institution.

Un porte-parole de l'exécutif européen a précisé lundi que cette enquête serait menée "aussi rapidement que possible" et ferait "toute la lumière sur cette affaire".

Pressé par les journalistes, il a confirmé que cet agent se trouvait en disponibilité pour une durée d'un an.

Tout en rappelant la règle de la présomption d'innocence, il a indiqué que l'intention de la Commission était de pouvoir s'entretenir avec le fonctionnaire incriminé dès que possible.

L'Olaf, qui est totalement indépendant de la Commission, a suivi lundi le mouvement en ouvrant un dossier qui pourrait mener ensuite à l'ouverture d'une enquête formelle.

Selon The Sunday Times, Fritz-Harald Wenig, un haut fonctionnaire de la direction générale du Commerce à la Commission européenne, aurait transmis à des reporters se faisant passer pour des lobbyistes des informations concernant notamment des enquêtes confidentielles sur des pratiques de dumping.

LE FONCTIONNAIRE SE DÉFEND

L'hebdomadaire britannique, qui précise disposer de bandes vidéo prouvant la véracité de son article, affirme avoir obtenu ces informations pour le compte de prétendus clients chinois travaillant dans les secteurs de la chaussure et des bougies.

La Chine est soupçonnée de vendre certains produits à perte sur le marché européen pour éliminer ses concurrents, ce qui amène parfois la Commission à frapper les importations de droits anti-dumping pour protéger ses entreprises.

En échange d'informations permettant d'éviter de telles amendes, les deux journalistes disent avoir tenté de corrompre le fonctionnaire allemand lors de dîners organisés dans les meilleurs restaurants de Bruxelles.

Ils affirment lui avoir offert une prime de plusieurs dizaines de milliers d'euros et un contrat de travail assorti d'une rémunération annuelle de plusieurs centaines de milliers d'euros.

Selon le Sunday Times, l'agent de la Commission a discuté des modalités éventuelles de paiement mais la transaction n'a finalement pas eu lieu, même si des informations confidentielles sur les enquêtes anti-dumping ont été fournies.

Contacté par le journal en milieu de semaine dernière, il s'est défendu d'avoir posé des actes illégaux, affirmant que les informations fournies sont "semi-publiques".

La Commission européenne avait été contrainte à démissionner en bloc en mars 1999 après la révélation de pratiques de népotisme, ce qui l'a amenée à durcir considérablement sa politique de lutte contre la corruption.

Julien Toyer, avec Darren Ennis, édité par Yves Clarisse

 (Suite)

La Russie lance un défi ouvert à l'"hégémonie" américaine

Par Pascal MALLET AFP - il y a 42 minutes

BRUXELLES (AFP) - La Russie est allée un pas plus loin dans sa volonté manifeste de contester l'"hégémonie" américaine en annonçant lundi qu'elle allait envoyer des avions de lutte anti-sous-marine au Venezuela, pays du président Hugo Chavez, bête noire de Washington. 

L'envoi également dans un port vénézuélien du croiseur à propulsion nucléaire Pierre le Grand --porteur de missiles à double capacité conventionnelle et nucléaire-- et de L'amiral Tchabanenko, un bâtiment de lutte anti-sous-marine est d'abord vu par les analystes comme la réponse du berger à la bergère.

"Cela va être évidemment interprété comme un degré de tension supplémentaire, ce qui est préoccupant", a commenté Thomas Gomart, de l'Institut français de relations internationales (IFRI), dont le siège est à Paris.

Malgré leur victoire militaire, "les Russes sortent isolés de la crise géorgienne, n'ayant reçu l'appui que de rares pays comme le Venezuela et la Syrie", a-t-il souligné.

"Ils pourraient transformer ces convergences diplomatiques en une intensification de la coopération militaire" avec les mêmes pays, a-t-il observé, rappelant que la Syrie avait offert à la Russie des facilités à son port de Tartous.

Jusqu'à présent, Moscou ne faisait que vendre des armes, notamment des chasseurs-bombardiers, à Caracas. "La Russie va-t-elle franchir un nouveau pas au risque de s'isoler encore plus?", s'est-il interrogé.

Au beau milieu de l'imbroglio sur le Caucase, cette initiative de Moscou "semble participer de deux mouvements: une contestation de plus en plus ouverte de l'hégémonie américaine, et un appui aux mouvements de renationalisation des politiques de l'énergie dont Chavez s'est fait le porte-drapeau", a analysé M. Gomart.

A Munich, début 2007, Vladimir Poutine, encore président, avait vivement dénoncé le "monde unipolaire" dirigé par Washington, dans un discours alors interprété comme consacrant le retour de la Russie au premier plan.

Cette fois, la Russie, irritée de l'installation prévue du bouclier antimissile américain en Europe centrale et de l'adhésion éventuelle de l'Ukraine et de la Géorgie à l'Otan, semble décidée à passer de la parole aux actes.

Selon Matthew Clements, analyste du groupe Jane's, à Londres le "déploiement temporaire d'un petit nombre d'avions" au Venezuela a une "signification surtout symbolique".

Pour Moscou, a-t-il estimé, ce n'est pas un retour à la Guerre froide mais une manière de dire aux Occidentaux "si vous voulez empiéter sur notre sphère d'influence, nous pouvons en faire autant à votre égard".

Moscou avait ainsi vivement critiqué l'envoi en mer Noire de la principale unité -hors porte-avions- de la 6ème flotte américaine, le Mount Whitney, juste après le conflit armé l'ayant opposé à la Géorgie.

Pour Joseph Henrotin, chercheur au Centre d'analyse et de prévoyance des risques internationaux (CAPRI) d'Aix-en-Provence (sud de la France), "on assiste à un raidissement sur le plan militaire entre l'Otan et la Russie".

Et si elle a une portée "symbolique", la mesure prise par la Russie a aussi un fondement rationnel, selon lui, car le Venezuela veut acheter des sous-marins russes à propulsion diesel de classe Kilo.

"Dans un premier temps, les avions russes auront pour mission de protéger les sous-marins vénézuéliens, le temps que la marine vénézuélienne se mette à niveau et soit moins vulnérable", a-t-il expliqué.

Cette base arrière en Amérique latine permettra à la Russie de lancer dans cette zone le nouveau "grand jeu" russo-américain déjà très visible en Asie centrale et dans le Caucase.

Le colonel Christopher Langton, de l'Institut international d'études stratégiques (IISS) de Londres, s'est dit d'ailleurs "convaincu" que ce projet "avait été discuté" par Moscou et Caracas "avant la crise en Géorgie"


A Damas, Sarkozy tente de peser sur le Proche-Orient, met en garde l'Iran

Par Nadège PULJAK AFP - Jeudi 4 septembre, 14h05

DAMAS (AFP) - Le président Nicolas Sarkozy a achevé jeudi une visite à Damas où il a tenté d'accroître le poids de la France au Proche-Orient mais ses efforts se sont heurtés aux difficultés des discussions entre la Syrie et Israël et au défi du nucléaire iranien. 

Le président français, également président en exercice du Conseil européen, a conclu sa visite de deux jours - la première d'un chef d'Etat occidental depuis cinq ans - par un sommet quadripartite: France, Syrie, Qatar et Turquie.

M. Sarkozy en a profité pour lancer une mise en garde sur l'Iran.

"L'Iran prend un risque majeur à continuer le processus d'obtention du nucléaire militaire - ce qui est notre certitude - parce qu'un jour, quel que soit le gouvernement israélien, on peut se retrouver un matin avec Israël qui a frappé", a-t-il déclaré.

"Il ne s'agit pas de savoir si c'est légitime, intelligent ou pas. Qu'est-ce qu'on fera à ce moment-là? Ca sera la catastrophe. Il faut éviter cette catastrophe", a-t-il martelé.

Au cours de ce mini-sommet d'une heure ont été abordées, outre l'Iran, les négociations syro-israéliennes via la Turquie, ou encore les relations syro-libanaises.

Selon M. Sarkozy, "ce n'est pas une folie que de s'occuper de tous les conflits de la région en même temps. Je crois qu'au contraire c'est sage, car tous (...) se tiennent, sont interdépendants", a-t-il dit.

Le chef de l'Etat français espère faire en sorte que la France et l'UE puissent peser, aux côtés des Etats-Unis, dans la résolution des conflits du Proche-Orient.

Il a invité la Syrie à "jouer un rôle important pour convaincre" l'Iran de renoncer au nucléaire militaire.

Mais lui-même semble avoir eu du mal à convaincre son interlocuteur puisque le président syrien Bachar al-Assad a persisté à dire que le nucléaire iranien était "civil" et "non pas militaire".

Autre difficulté: les négociations - indirectes - entre Israël et la Syrie ont repris en mai après un intervalle de huit ans.

Un 5è round prévu pour dimanche à Istanbul a été reporté en raison de la démission d'un négociateur israélien, selon Damas, et l'annonce d'une démission prochaine du Premier ministre Ehud Olmert, empêtré dans des affaires judiciaires, fait peser une incertitude sur l'avenir.

Le Premier ministre turc, Recip Tayyip Erdogan, s'est voulu rassurant en se déclarant "convaincu que le successeur de M. Olmert va continuer ce processus".

Il a ajouté que la 5è session de négociations se tiendrait finalement les 18-19 septembre. "Pour le moment, ce processus avance d'une manière positive", a-t-il dit.

Le président Assad a proposé à la France de soutenir le processus de paix qui doit résoudre la question centrale du Golan annexé par Israel et M. Sarkozy a répondu que, la France serait "disponible pour aider à ces négociations directes de manière diplomatique, politique, économique, militaire" quand elles commenceraient.

Toutefois, le président Assad a affirmé que cela ne serait possible qu'après la venue au pouvoir d'un nouveau Premier ministre israélien et "d'une nouvelle administration américaine convaincue du processus de paix", soulignant le "rôle important" des Etats-Unis dans cette région.

Damas et Washington sont en froid, l'administration de George W. Bush accusant la Syrie de soutenir le terrorisme en appuyant le Hezbollah chiite libanais et en facilitant l'infiltration d'insurgés étrangers vers l'Irak.

Israël avait exprimé mercredi ses doutes que l'UE puisse contribuer à faire progresser les discussions avec la Syrie et l'a invitée à "faire très attention dans ses rapports avec" Damas.

Enfin, concernant Syriens et Libanais, M. Sarkozy, qui avait oeuvré à leur rapprochement en recevant le 12 juillet à Paris leurs deux présidents, a souhaité que leur promesse d'établir des relations diplomatiques se traduisent "dans les faits".

M. Assad a quant à lui relevé que la situation au Liban, pays sur lequel la Syrie a exercé une tutelle pendant trente ans, était encore "précaire".


Al-Qaïda accuse l'Iran de collaborer avec les Etats-Unis

AP - Lundi 8 septembre 2008 LE CAIRE - Le numéro deux d'Al-Qaïda Ayman al-Zawahri, dans un nouvel enregistrement vidéo, accuse l'Iran de collaborer avec les forces américaines en Afghanistan et en Irak. Des extraits de l'enregistrement, programmé pour marquer l'anniversaire des attentats du 11 septembre, ont été diffusés sur la chaîne panarabe par satellite Al-Jazira. Ayman Al-Zawahri accuse l'Iran de "coopérer avec les Américains dans l'occupation de l'Iran et de l'Afghanistan" et reproche à Téhéran de reconnaître les gouvernements de ces pays, selon les extraits diffusés lundi. Le numéro deux d'Al-Qaïda critique également les chiites pour n'avoir pas appelé au Jihad en Irak et ne pas avoir pris les armes contre "l'occupant croisé" dans ce pays. AP

Olmert prône un plan d'indemnisation pour les colons juifs

Par Jeffrey Heller Reuters - Dimanche 7 septembre 2008

JERUSALEM (Reuters) - Le temps est venu de réfléchir à un plan d'indemnisation des colons juifs qui évacueraient de leur plein gré les secteurs de Cisjordanie appelés à faire partie d'un futur Etat palestinien, a estimé dimanche le Premier ministre israélien Ehud Olmert.

Le conseil des ministres devait débattre pour la première fois dans la matinée d'un tel plan d'indemnisation mais les discussions sur la question ont dû être repoussées à plus tard, un autre dossier ayant accaparé les travaux du conseil.

"Alors des négociations sérieuses sont en cours (avec les Palestiniens) et devraient de toute évidence conduire à un moment donné à des décisions, notamment sur le départ de certains habitants de leurs domiciles, nous devrions commencer à étudier ce que tout cela implique", a dit Olmert lors de la réunion.

Le plan d'indemnisation défendu par le vice-Premier ministre Haïm Ramon prévoit de verser des compensations aux colons juifs qui accepteraient, avant la conclusion d'un accord de paix avec les Palestiniens, de quitter leurs maisons situées au-delà de la clôture de sécurité que les Israéliens érigent entre l'Etat juif et la Cisjordanie.

Ces volontaires seraient relogés soit dans des enclaves de Cisjordanie que le gouvernement israélien veut conserver dans le cadre d'un accord de paix, soit en Israël même.

DES ENCLAVES CONSERVEES

Selon des responsables palestiniens et israéliens, Olmert a proposé qu'Israël abandonne aux Palestiniens plus de 90% de la Cisjordanie occupée et un petit territoire désertique proche de la bande de Gaza pour compenser la conservation par Israël d'une partie de la Cisjordanie.

Le gouvernement israélien a justement publié dimanche un appel d'offres pour la construction de 32 logements dans la colonie de Betar Ilit, l'une des enclaves qu'Israël entend conserver.

Environ 70.000 colons vivent à l'est de la barrière de sécurité.

Au total, quelque 500.000 Juifs résident dans les territoires palestiniens de Cisjordanie occupés par Tsahal en juin 1967, notamment à Jérusalem-Est. Les Palestiniens y sont cinq fois plus nombreux.

En 2005, Israël avait forcé ses colons à évacuer la bande de Gaza, contre le versement d'indemnités.

Le conseil représentatif des colons Yesha, répondant au plan Ramon, a estimé que "la seule évacuation qui se produira prochainement est celle du gouvernement Olmert, y compris de Haïm Ramon, de la vie publique".

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a fait part vendredi à son homologue israélien Shimon Peres de ses doutes sur la possibilité de conclure un accord de paix cette année, un objectif fixé en novembre 2007 lors de la conférence d'Annapolis.

La poursuite des violences et l'expansion des colonies juives ont entravé la bonne marche des discussions.

En outre, la démission annoncée d'Ehud Olmert, qui cédera son poste de Premier ministre dès que son parti Kadima aura choisi un nouveau chef et qu'un autre gouvernement sera formé, pèse sur les négociations.

Version française Guy Kerivel

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080907/twl-palestiniens-israel-38cfb6d.html


Sarkozy, Barroso et Solana en mission impossible à Moscou et Tbilissi lundi

AP - dimanche 7 septembre 2008 - Yahoo news 

PARIS - Une seule journée, deux étapes, trois priorités: après avoir donné en vain une semaine de répit à la Russie pour enfin quitter la Géorgie, les représentants de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy en tête, vont tenter lundi une nouvelle médiation à Moscou et Tbilissi, cherchant à obtenir le départ des troupes russes, le renforcement des observateurs chargés de vérifier l'application du cessez-le feu et l'engagement de pourparlers internationaux.

La journée sera longue pour faire avancer le dossier et pousser la Russie, qui continue de le bafouer, à respecter le plan de cessez-le-feu en six points: le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, est cette fois-ci flanqué du président de la Commission José Manuel Barroso et du Haut-représentant chargé de la politique étrangère et de sécurité communes Javier Solana.

Cette "troïka" commencera par rencontrer le maître du Kremlin Dimitri Medvedev à la mi-journée, avant de gagner Tbilissi, puis de rentrer à Paris dans la nuit: un timing rappelant la dernière "navette express" Moscou-Tbilissi de Sarkozy, qui avait débouché le 12 août, dans l'urgence, sur ce plan de cessez-le-feu toujours pas respecté totalement trois semaines après sa signature.

"Nous devons clarifier la situation", expliquait samedi le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner, au deuxième jour d'une réunion informelle avec ses homologues des 27 à Avignon.

Les trois priorités de la mission, telles que définies par une source diplomatique française, sont: le retrait des troupes russes du territoire géorgien, le déploiement de nouveaux observateurs internationaux et le lancement de pourparlers internationaux (point 6 de l'accord).

Paris a l'espoir de voir le retrait total "en quelques semaines de toutes les forces russes" actuellement toujours en Géorgie (hors Ossétie du Sud et Abkhazie). C'est là l'objectif premier, "et si on l'atteignait ça sera déjà un beau résultat des efforts de l'Union européenne", estimait-on de même source.

Il y a toujours divergence d'interprétation sur l'ampleur du retrait russe, servie par les ambiguïtés de l'accord de cessez-le-feu. Ce dernier prévoit le retrait sur les positions d'avant le 7 août, mais Moscou s'appuie sur le point 5 du texte pour occuper toujours des "zones-tampon" de Géorgie, hors Abkhazie/Ossétie.

Autre priorité: "essayer d'obtenir des dates précises des mécanismes et des engagements qui garantissent l'achèvement" de ce retrait: la mission d'observation que l'UE veut déployer, en renfort de l'ONU et de l'OSCE, est quasiment prête et devrait compter plusieurs centaines d'hommes, selon Javier Solana.

Enfin, "ce qui nous paraît important", c'est que la rencontre permette de déterminer "une date et un lieu pour ouvrir ces discussions internationales prévues par le point 6", poursuit-on de même source.

Il s'agirait de débattre de la stabilité et sécurité dans les provinces séparatistes et du retour des réfugiés et personnes déplacées. Mais Moscou, qui a reconnu unilatéralement l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, décision annoncée comme irréversible, ne semble pas franchement encline au compromis.

Cette visite a été annoncée lundi à Bruxelles lors du conseil européen extraordinaire consacré à la crise géorgienne. L'UE y avait condamné l'attitude de Moscou en lui donnant une semaine pour mettre totalement en oeuvre le cessez-le-feu, mais sans menaces concrètes de rétorsion. Les 27 se sont contentés de geler les discussions en cours sur le partenariat stratégique UE-Russie.

Nicolas Sarkozy avait alors évoqué une riposte "graduée": d'abord le dialogue avec Moscou, et si la nouvelle séance de lundi échoue, "on se réunira alors et on prendra d'autres décisions". En ligne de mire, le sommet UE-Russie prévu à la mi-septembre, qui risque de passer à la trappe. Même si Bernard Kouchner semblait exclure samedi d'autres sanctions pour l'heure.

Malaisé en effet pour l'UE, au grand dam des nouveaux Etats-membres également ex-satellites de l'URSS, de vraiment fâcher Moscou, partenaire incontournable: la Russie dispose d'une arme de dissuasion considérable, l'UE étant dépendante de son gaz et de son pétrole.

En attendant, sur le terrain, c'est le statu quo: les Russes sont toujours là, notamment à Poti, port stratégique sur la mer Noire, où un navire de guerre américain est arrivé, transportant 17 tonnes d'aide humanitaire, rendant les Russes furieux... Les déplacés d'Ossétie et d'Abkhazie sont toujours empêchés de rentrer chez eux, et la direction bicéphale du Kremlin continue de multiplier les déclarations tonitruantes. AP


Les Français otages de pirates somaliens originaires de Tahiti

"Environ 14 pirates ont barré la route à un bateau qui, selon nous, pourrait être américain; tous ont été capturés et leur bateau a été détruit", a déclaré le ministre de la Pêche Abdoulkadir Mouss Youssouf.

Version française Jean-Philippe Lefief