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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Bolivie: les tensions font 8 morts et provoquent une crise avec Washington

AFP - Vendredi 12 septembre, 00h34

Policiers le 10 septembre 2008 à Santa Cruz

LA PAZ (AFP) - Les Etats-Unis ont décidé jeudi d'expulser l'ambassadeur de Bolivie à Washington en réponse à l'expulsion de leur ambassadeur à La Paz alors que les tensions dans le pays ont fait au moins huit morts. 

Quelques heures auparavant, le président Evo Morales a imposé un ultimatum de départ à l'ambassadeur américain en Bolivie, Philip Goldberg.

Celui-ci dispose de 48 à 72 heures pour quitter le pays à partir de ce jeudi après y avoir été déclaré la veille "persona non grata" par le président Evo Morales, a déclaré le ministre des Affaires étrangères David Choquehuanca.

Alors que les manifestations anti-gouvernementales se poursuivent dans les cinq régions du pays, les heurts entre partisans du gouvernement socialiste et militants d'opposition ont fait jeudi au moins huit morts et plusieurs blessés dans le département de Pando (nord) selon le vice-ministre de l'intérieur Ruben Gamarra.

Devant les affrontements sporadiques mais violents en Bolivie, le président vénézuélien Hugo Chavez, proche allié de M. Morales, s'est autorisé lui-même à intervenir en Bolivie. "Si Evo était renversé ou tué, qu'ils sachent, les putchistes de Bolivie, qu'ils m'ont donné le feu vert pour soutenir tout mouvement armé" a prévenu M. Chavez dans un message télévisé tout en assurant qu'il "voulait la paix".

Face aux manifestations anti-gouvernementales, le chef de l'Etat bolivien a averti l'opposition que "la patience a des limites". "Nous allons faire preuve de patience, de prudence, comme toujours tenter d'éviter la confrontation, nous allons faire le gros dos, mais la patience a des limites", a-t-il affirmé.

Le président socialiste avait exigé mercredi l'expulsion de l'ambassadeur américain, Philip Goldberg, accusé d'encourager les divisions.

"La décision du président Morales est une grave erreur qui a sérieusement mis à mal les relations bilatérales" a rétorqué jeudi le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.

En signe d'apaisement, le ministre bolivien de la présidence, Juan Ramon Quitana, a assuré jeudi que la déclaration de persona non grata de l'ambassadeur n'entraînait pas "nécessairement" la rupture des relations diplomatiques.

Le gouvernement de gauche a dénoncé une "menace de guerre civile" de la part de "groupes fascistes".

Evo Morales

Evo Morales, premier président indigène de l'histoire de la Bolivie, tenant de l'anti-libéralisme, est confronté depuis des mois à la fronde de cinq des neuf gouverneurs provinciaux, qui refusent un projet de constitution qualifiée d'"étatiste et indigéniste" par les opposants de droite qui réclament la reconnaissance des autonomies régionales.

Ce projet devrait être soumis à un référendum le 7 décembre.

Depuis mardi, des manifestations sporadiques mais violentes, notamment de la part de groupes étudiants, ont éclaté dans les provinces de Santa Cruz, dans l'est du pays, et Tarija (sud), en soutien aux gouverneurs autonomistes de ces régions.

L'ambassadeur américain, Philip Goldberg, était depuis plusieurs mois dans la ligne de mire des autorités. Il n'a pas spécialement "le profil bas et incarne une diplomatie dure", a déclaré à l'AFP Hervé Do Alto, chercheur en sciences politiques basé à La Paz, estimant que la décision de le déclarer persona non grata faisait partie d'"un processus qui n'a rien de surprenant".

A plusieurs reprises, le gouvernement s'en était pris à l'ambassadeur à propos du rôle que les Etats-Unis entendent jouer dans la lutte contre la culture de la coca, qui sert à la fabrication de la cocaïne. Il avait également accusé l'USAID de rétribuer les opposants de droite.

Le gouvernement a été surtout irrité par une récente rencontre entre l'ambassadeur américain et le gouverneur de Santa Cruz, Ruben Costas, le plus farouche opposant libéral au président Morales.

L'approvisionnement du Brésil en gaz naturel a une nouvelle fois diminué jeudi à cause de la prise de contrôle par les manifestants d'une nouvelle station de pompage dans la région de Chuquisaca (sud-ouest) opéré par la compagnie franco-brésilienne Transierra.

Depuis trois jours la Bolivie ne parvient à fournir au Brésil que 11 millions de Mètres cubes par jours (MMCJ) sur un total de 31 MMCJ prévus.

 (Suite)

11-Septembre : théorie du complot et guerre de l'information

Tim Clary AFP/Archives ¦ Des sauveteurs dans les décombres du World Trade Center le 22 septembre 2001 à New York

Plus que les commémorations officielles, le septième anniversaire du 11-Septembre aura été marqué en France par les déclarations fracassantes de Jean-Marie Bigard. L'humoriste, proche de Nicolas Sarkozy, avait déclaré le 5 septembre sur Europe 1 être «absolument sûr et certain» qu'aucun avion ne s'était écrasé contre le Pentagone.

Quelques jours plus tard, il revenait sur ses propos et demandait pardon. Mais la théorie du complot à la sauce Bigard aura bénéficié d'une couverture médiatique importante. Une fenêtre de visibilité inédite pour les nombreux sites Web qui remettent en cause la version officielle américaine.

Car l'histoire de la théorie du complot autour du 11-Septembre, c'est avant tout une guerre médiatique entre la «grande presse», qui réfute le complot, et une galaxie de sites Web indépendants qui pensent que le gouvernement américain est impliqué dans les attentats. Leur mot d'ordre: rouvrir le dossier refermé en 2004 par un rapport officiel de 500 pages.

«L'effroyable imposture», le succès de librairie


En France, deux grands moments ont jalonné cette recherche de vérité. C'est d'abord le livre de Thierry Meyssan, «L'effroyable imposture», qui agita les consciences en 2002. Sa longue explication de texte chez Thierry Ardisson fait alors scandale, alors que le reste de la presse, «Le Monde» en tête, dézingue le livre qualifié d'«extravagant».

200.000 exemplaires vendus plus tard, la théorie de Meyssan, selon laquelle le Pentagone a été détruit par «une faction du complexe militaro-industriel», est devenue une base de départ à une série d'interrogations sur le 11-Septembre. A la suite du Réseau Voltaire de Meyssan, de nombreux portails Internet reprennent le flambeau, comme reopen911.info.

«Loose change», le blockbuster du Web


En 2005, le documentaire «Loose change», aux arguments plus solides que le livre de Meyssan, vient renforcer les doutes des internautes. Ce film remarquablement réalisé par un jeune amateur démonte point par point la version officielle et affirme, sans preuves formelles, que les attentats ont été commandités par le gouvernement américain.

Voici le début du volet 2 de ce documentaire controversé.

 

Le film, qui aurait été vu par plus de 100 millions d'internautes, devient le premier «blockbuster d'Internet», selon le magazine américain «Vanity Fair». En France, les médias l'ignorent quasi entièrement, à part la chaîne Planète qui décide de le diffuser, provoquant un bref compte-rendu dans «Libération». Parmi les médias grand public, seul le site collaboratif Agoravox prendra le documentaire au sérieux.

Des thèses qui ont marqué les esprits


«Loose change» a eu le droit cette année à une réplique cinglante sur Canal + avec une contre-enquête minutieuse diffusée le 24 avril. Le même traitement que pour Thierry Meyssan, qui avait du avaler un pamphlet signé de journalistes professionnels, «L'effroyable mensonge».

L'impact de cette guerre de l'information est considérable. Selon une étude menée cet été par l'université du Maryland dans 17 pays, seules 46% des personnes interrogées considèrent qu'Al-Qaida est responsable des attentats du 11-Septembre. 15% accusent le gouvernement américain, 7 % évoquent Israël et 7 % d’autres intervenants. Les médias dominants l'emportent donc, mais de très peu.


V.G.


20Minutes.fr, éditions du 11/09/2008 - 16h33

dernière mise à jour : 11/09/2008 - 21h35


L'armée pakistanaise hostile aux opérations militaires américaines sur son territoire

 L'armée pakistanaise hostile aux opérations militaires américaines sur son territoire

par  RFI

Article publié le 11/09/2008 Dernière mise à jour le 11/09/2008 à 19:37 TU Le Pakistan. (Carte : Latifa Mouaoued/RFI)

Selon le New York Times, au mois de juillet dernier, le président Bush a secrètement autorisé les forces spéciales américaines à opérer au Pakistan, malgré l'opposition des militaires pakistanais. Le quotidien new-yorkais estime que l'accord donné par le président Bush à ces opérations spéciales sur le territoire d'un de ses alliés-clés dans la « guerre contre le terrorisme » marque un tournant.

Après plusieurs mois de débats au sein de son administration, le président Bush a, selon le New York Times, fini par donner son feu vert à des raids de ses forces spéciales dans les zones tribales pakistanaises. Ces zones, frontalières de l'Afghanistan, servent de refuge aux combattants d'al-Qaida.

L'état-major américain est convaincu qu'il ne règlera pas le problème afghan sans éliminer ces bases arrières. Jusqu'à présent, les Américains se limitaient à des raids aériens avec des Predators, des petits bombardiers téléguidés. Mais la décision du président Bush ouvre la voie à une extension des zones de combats.

La question aurait été évoquée fin aout avec les généraux pakistanais lors d'une rencontre à bord du porte-avions américain Abraham-Lincoln. Mais à Islamabad, l'état-major est très hostile aux opérations américaines. Elles sont considérées, d'un point de vue de politique intérieure, comme très contre-productive.

Pour la première fois, le Pakistan a protesté la semaine dernière contre un raid dans les zones tribales qui a fait 15 morts. Et le chef d'état-major pakistanais, le général Kayani, a déclaré qu'aucune force étrangère ne sera autorisée à mener des opérations à l'intérieur du pays. Nul doute que le débat se poursuivra avec le successeur de George Bush.

http://www.rfi.fr/actufr/articles/105/article_72222.asp


Bolivie : au moins deux morts dans des affrontements, crise diplomatique avec Washington

Les vives tensions en Bolivie ont déclenché une crise diplomatique entre ce pays, en proie à une flambée de violence, et les Etats-Unis, lorsque le président socialiste Evo Morales a exigé l'expulsion de l'ambassadeur américain, accusé d'encourager les divisions.

De violents affrontements entre des partisans du président bolivien Evo Morales et des militants de l'opposition ont fait jeudi au moins deux morts et une dizaine de blessés dans le département de Pando (nord), ont annoncé les autorités.

Les autorités de la région opposée au président Morales ont annoncé la mort de deux personnes à la suite de ces échaufourrées, survenues entre des paysans, soutenant le chef de l'Etat et des groupes de jeunes dans la localité de Porvenir.

Le chef de l'Etat bolivien, allié du président vénézuélien Hugo Chavez, a réclamé mercredi le départ de l'ambassadeur des Etats-Unis, Philip Goldberg, accusé de fomenter la "division de la Bolivie".

Le chef de l'Etat bolivien, allié du président vénézuélien Hugo Chavez, a réclamé mercredi le départ de l'ambassadeur des Etats-Unis, Philip Goldberg, accusé de fomenter la "division de la Bolivie".Mercredi, Evo Morales a fustigé l'ambassadeur américain Philip Goldberg pour son soutien supposé aux manifestations et exigé son départ.

Le gouvernement de gauche, qui doit faire face à de violentes manifestations de l'opposition, a dénoncé une "menace de guerre civile" de la part de "groupes fascistes".

Evo Morales, premier président indigène de l'histoire de la Bolivie, tenant de l'anti-libéralisme, est confronté depuis des mois à la fronde de cinq des neuf gouverneurs provinciaux, qui refusent un projet de constitution qualifiée d'"étatiste et indigéniste" par les opposants de droite et réclament la reconnaissance des autonomies régionales.

Ce projet doit être soumis à un réferendum le 7 décembre.

Des affrontements se sont déroulés jeudi matin dans la région de Pando (nord) entre des paysans partisans du président Morales et des groupes de jeunes opposants. Deux personnes ont été blessées par balles dans la banlieue de Cobija (20.000 habitants), la capitale de Pando, non loin de la frontière brésilienne, indiquent des radios locales.

Depuis mardi, des manifestations émaillées de violences, notamment de la part de groupes étudiants, ont éclaté dans les provinces de Santa Cruz, dans l'est du pays, et Tarija (sud), en soutien aux gouverneurs autonomistes de ces régions.

Mercredi, Evo Morales a fustigé l'ambassadeur américain Philip Goldberg pour son soutien supposé aux manifestations et exigé son départ.

"Celui qui cherche la division de la Bolivie, c'est l'ambassadeur des Etats-Unis", a lancé le président. "Sans avoir peur de l'empire (les Etats-Unis), je déclare M. Goldberg persona non grata", a-t-il ajouté.

A Washington, un porte-parole du département d'Etat, Gordon Duguid, a qualifié ces accusations d'"infondées".

Rapidement, Hugo Chavez a apporté son soutien au dirigeant bolivien. "Le président Morales se trouve à la tête de son peuple, défendant la souveraineté de la Bolivie et nous serons avec lui", a-t-il assuré.

L'ambassadeur américain était depuis plusieurs mois dans la ligne de mire des autorités.

Il n'a pas spécialement "le profil bas et incarne une diplomatie dure", a déclaré à l'AFP Hervé Do Alto, chercheur basé à La Paz, estimant que la décision de le déclarer persona non grata faisait partie d'"un processus qui n'a rien de surprenant".

A plusieurs reprises, le gouvernement s'en était pris à l'ambassadeur à propos du rôle que les Etats-Unis entendent jouer dans la lutte contre la culture de la coca, qui sert à la fabrication de la cocaïne.

Le gouvernement a été particulièrement irrité par une récente rencontre entre l'ambassadeur des Etats-Unis et le gouverneur de Santa Cruz, Ruben Costas, le plus farouche opposant libéral au président Morales.

"On lui reproche aussi des réunions privées à Santa Cruz", ajoute un diplomate à La Paz.

L'opposition bolivienne a poursuivi mercredi son mouvement de protestation contre la politique d'Evo Morales, au lendemain de manifestations violentes qui ont éclaté en particulier à Santa Cruz, la région la plus riche de la Bolivie, et à Tarija, celle qui détient les principales ressources en hydrocarbures.

Une explosion, qualifiée d'"acte terroriste" par les autorités, a endommagé mercredi un gazoduc du sud de la Bolivie alimentant le Brésil. Des groupes de jeunes manifestants ont par ailleurs provoqué l'arrêt de la livraison de gaz naturel à l'Argentine et partiellement au Brésil, en occupant une station de pompage d'un gazoduc du sud de la Bolivie.

Le porte-parole du gouvernement, Yvan Canelas, a accusé les gouverneurs régionaux opposés au président Morales de "chercher la guerre civile", mais il a écarté une éventuelle déclaration de l'état de siège.

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Les tensions en Bolivie font au moins 2 morts et déclenchent une crise avec Washington

AFP - LA PAZ (AFP) - Les vives tensions en Bolivie, qui ont déclenché une crise diplomatique entre La Paz et Washington, se sont aggravés jeudi avec des affrontements faisant au moins deux morts tandis que le président Morales avertissait que sa patience "avait des limites".

Alors que les manifestations anti-gouvernementales se poursuivent dans les cinq régions du pays, les heurts entre partisans du gouvernement socialiste et militants d'opposition ont fait jeudi au moins deux morts et une dizaine de blessés dans le département de Pando (nord) selon les autorités régionales.

Devant les affrontements sporadiques mais violents en Bolivie, le président vénézuélien Hugo Chavez, proche allié de M. Morales, s'est autorisé lui-même à intervenir en Bolivie. "Si Evo était renversé, était tué, qu'ils sachent, les putchistes de Bolivie, qu'ils m'ont donné le feu vert pour soutenir tout mouvement armé" a prévenu M Chavez dans un message télévisé tout en assurant qu'il "voulait la paix".

Face aux manifestations anti-gouvernementales qui se poursuivent dans cinq régions, le chef de l'Etat bolivien a averti l'opposition que "la patience a des limites". "Nous allons faire preuve de patience, de prudence, comme toujours tenter d'éviter la confrontation, nous allons faire le gros dos, mais la patience a des limites" a-t-il affirmé.

Le président socialiste avait exigé mercredi l'expulsion de l'ambassadeur américain, accusé d'encourager les divisions. Le chef de l'Etat bolivien a réclamé le départ de l'ambassadeur des Etats-Unis, Philip Goldberg, accusé de fomenter la "division de la Bolivie".

"La décision de président Morales est une grave erreur qui a sérieusement mis à mal les relations bilatérales" a rétorqué jeudi le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormak.

En signe d'apaisement, le ministre bolivien de la présidence, Juan Ramon Quitana, a assuré jeudi que la déclaration de persona non grata de l'ambassadeur Philip Goldberg n'entraînait pas "nécessairement" la rupture des relations diplomatiques.

Le gouvernement de gauche, confronté à de violentes manifestations de l'opposition, a dénoncé une "menace de guerre civile" de la part de "groupes fascistes".

Evo Morales, premier président indigène de l'histoire de la Bolivie, tenant de l'anti-libéralisme, est confronté depuis des mois à la fronde de cinq des neuf gouverneurs provinciaux, qui refusent un projet de constitution qualifiée d'"étatiste et indigéniste" par les opposants de droite et réclament la reconnaissance des autonomies régionales.

Ce projet devrait être soumis à un réferendum le 7 décembre.

Des affrontements se sont déroulés jeudi matin dans la région de Pando (nord) entre des paysans partisans du président Morales et des groupes de jeunes opposants. Deux personnes ont été blessées par balles dans la banlieue de Cobija (20.000 habitants), la capitale de Pando, non loin de la frontière brésilienne, selon des radios locales.

Depuis mardi, des manifestations sporadiques mais violentes, notamment de la part de groupes étudiants, ont éclaté dans les provinces de Santa Cruz, dans l'est du pays, et Tarija (sud), en soutien aux gouverneurs autonomistes de ces régions.

L'ambassadeur américain, Philip Goldberg, était depuis plusieurs mois dans la ligne de mire des autorités. Il n'a pas spécialement "le profil bas et incarne une diplomatie dure", a déclaré à l'AFP Hervé Do Alto, chercheur en sciences politiques basé à La Paz, estimant que la décision de le déclarer persona non grata faisait partie d'"un processus qui n'a rien de surprenant".

A plusieurs reprises, le gouvernement s'en était pris à l'ambassadeur à propos du rôle que les Etats-Unis entendent jouer dans la lutte contre la culture de la coca, qui sert à la fabrication de la cocaïne et accusé l'USAID de rétribuer les opposants de droite.

Le gouvernement a été surtout irrité par une récente rencontre entre l'ambassadeur américain et le gouverneur de Santa Cruz, Ruben Costas, le plus farouche opposant libéral au président Morales.

L'approvisionnement du Brésil en gaz naturel a une nouvelle fois diminué jeudi à cause de la prise de contrôle par les manifestants d'une nouvelle station de pompage dans la région de Chuquisaca (sud-ouest) opéré par la compagnie franco-brésilienne Transierra.

Depuis trois jours la Bolivie ne parvient à fournir au Brésil que 11 millions de Mètres cubes par jours (MMCJ) sur un total de 31 MMCJ prévus.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080911/twl-bolivie-usa-violence-prev-2fbcb6e.html

 (Suite)

Afghanistan : sept ans après, la guerre fait rage et Al Qaida défie toujours l'occident

Par euronews euronews -

Des militaires américains qui se recueillent à Kaboul Car ce sont précisément les attaques du 11 septembre 2001 qui sont à l'origine de leur présence en Afghanistan depuis bientôt sept ans, lorsque George Bush avait déclaré la guerre à Al Qaida et aux Talibans. 

Une guerre qui fait rage malgré les 30 000 soldats américains sur place, épaulés par quelque 40 000 des forces de l'OTAN. Depuis l'invasion, 517 soldats américains y ont perdu la vie dans des attaques menées par les Talibans.

L'offensive lancée en 2007 par les insurgés a tué 525 soldats de l'ISAF, la force internationale de l'OTAN.

Les violences se multiplient et elles sont de plus en plus spectaculaires, comme l'embuscade qui a coûté la vie à 10 soldats français le 18 août. Et, selon l'Elysée la plupart des insurgés qui ont tendu l'embuscade dans la vallée d'Uzbeen n'étaient pas afghans. Une information inquiétante pour les américains et leurs alliés.

En effet les experts attribuent le retour des talibans au soutien d'Al Qaida. Le réseau islamiste a reconstitué un sanctuaire dans des zones reculées à la frontière pakistano-afghane, en approfondissant ses alliances avec les militants pakistanais. Sept ans après l'invasion de 2001, Al Qaida défie encore les USA et demeure la plus grande menace terroriste pour le pays, selon le Renseignement américain. Du coup, c'est aussi un échec de l'alliance avec le Pakistan promu "allié privilégié" de Washington dans sa guerre contre le terrorisme.

Mais ce regain islamiste en Afghanistan est aussi le prix payé pour la Guerre en Irak. Selon nombre d'analystes, l'administration Bush a négligé l' Afghanistan en détournant les troupes et les efforts de renseignement vers l'Irak en 2003. Résultat, ici, après des années de violence terroriste, en partie due à Al Qaida, les attentats ont été divisés par dix ces derniers mois. et George Bush a pu annoncer le retrait de 8000 hommes d'Irak dans le mois à venir : "Comme nous l'avons appris en Irak a-t-il dit, le meilleur moyen de ramener la confiance de la population, c'est de ramener la sécurité, et cela suppose plus de troupes. J'annonce un déploiement militaire américain supplémentaire en Afghanistan."

Depuis le mois de janvier, plus de 900 civils afghans sont morts dans des attentats, mais aussi dans des bavures des forces armées, comme à Azizabad, dans la province d'Herat. Le 9 septembre, un raid américain avait fait 90 morts, parmi lesquels des femmes et enfants.

 (Suite)

Russie/UE : mais quand se mettront-ils d'accord ?

Par euronews euronews - Mercredi 10 septembre, 19h44

Grosses divergences de points de vue entre la Russie et l'Union européenne sur la mission des observateurs européens en Géorgie .. Ceux-ci pourront-ils se rendre dans les deux régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, occupées par la Russie ? Javier Solana, le chef de la diplomatie européenne, le souhaite, mais il reconnaît en même temps que l'éventualité n'a pas été discutée avec Moscou. 

Pour Serguei Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, il en est hors de question :

"Une telle mission n'a jamais été signée. Il s'agit d'une volonté sans scrupule de l'Union européenne, non pas d'expliquer honnêtement au président géorgien Saakashvili quels ont été les engagements pris par l'Union et par la Russie, mais de se laisser guider par lui comme par un chien en laisse".

Les forces russes sont toujours censées se retirer d'ici un mois de la Géorgie, moins les deux provinces où elles ont prévu de rester "longtemps", ce que les Etats-Unis qualifient de violation du cessez-le-feu.

La tension est montée ce mardi quand Tbilissi a accusé Moscou de la mort par balles d'un policier géorgien à proximité de la frontière administrative de l'Ossétie du Sud.


Deux bombardiers russes au Venezuela

AP - mercredi 10 septembre 2008

MOSCOU - Deux bombardiers russes stratégiques Tu-160 ont atterri mercredi au Venezuela pour une mission d'entraînement, a annoncé le gouvernement russe, des manoeuvres susceptibles d'accroître encore les tensions avec Washington 

Le président vénézuélien Hugo Chavez a déclaré que ces avions étaient les bienvenus. "L'hégémonie yankee, c'est fini", a-t-il commenté dans un discours télévisé. Selon le ministère russe de la Défense, ces avions sont en mission d'entraînement et participeront au cours des jours prochains à des patrouilles avant de regagner la Russie. Le ministère n'a pas précisé la durée de meur mission ni si les bombardiers étaient armés.

Ce déploiement semble constituer la réponse de Moscou à l'envoi récent de bâtiments américains pour acheminer de l'aide humanitaire en Géorgie. Lundi, le ministère russe des Affaires étrangères avait annoncé que la Russie pourrait participer à des manoeuvres navales communes avec le Venezuela avant la fin de l'année, avec également l'envoi d'avions. AP


Un village afghan bombardé par les USA prêt à exhumer les corps

Par Sharafuddin Sharafiyaar Reuters - mardi 9 septembre 2008

AZIZABAD, Afghanistan (Reuters) - Les proches des Afghans tués le 22 août dans un bombardement de la coalition internationale dans l'ouest de l'Afghanistan se disent prêts à exhumer les cadavres pour prouver que le raid a fait de nombreuses victimes.

 

Ces frappes aériennes sur le village d'Azizabad, dans le district de Shindand, ont fait 96 morts selon le gouvernement de Kaboul et les Nations unies.

L'armée américaine, qui avait contesté ces chiffres dans un premier temps, a annoncé dimanche soir qu'elle réexaminerait l'incident à la lumière de nouveaux éléments.

"Nous sommes prêts à exhumer chaque tombe pour montrer aux Américains que des civils y compris des femmes et des enfants ont été tués dans les frappes aériennes", a déclaré mardi un notable du village, Gul Ahmad Khan, qui dit avoir perdu trois enfants dans le raid.

Khan représentait le village durant une visite effectuée la semaine dernière par le président Hamid Karzaï pour présenter ses condoléances aux victimes.

Joint par Reuters au téléphone, il a exigé que les Américains acceptent d'abord de retirer toutes leurs forces du pays s'il s'avère que des civils ont péri dans cette attaque. "Ils seront les bienvenus s'ils viennent enquêter dans notre village bombardé. Mais nous devrions d'abord passer un accord: s'il est démontré que les Américains ont tort, ils devraient quitter l'Afghanistan de honte."

Jusqu'ici, l'armée américaine a expliqué que le raid visait un chef des taliban et qu'il avait tué de 30 à 35 combattants rebelles ainsi que cinq à sept civils.

IMAGES VIDÉO

Les habitants d'Azizabad expliquent que de faux renseignements sur la présence des taliban dans leur village ont été fournis aux forces de la coalition et ils ont séparément demandé aux autorités de punir les fautifs.

Khan assure posséder une vidéo et des photos prises avec un téléphone portable montrant les corps des enfants tués dans une maison où un grand nombre de villageois s'étaient réfugiés.

Au moins 60 des personnes tuées sont des femmes et des enfants, selon le gouvernement afghan.

Dans son édition de dimanche, le New York Times a diffusé un article de son envoyé spécial dans la région à qui ont été présentées des images montrant au moins 11 enfants morts, certains vraisemblablement des suites d'une explosion.

Dix jours après les frappes, les villageois ont enterré la dernière victime du raid, un bébé de quelques mois, racontait le reportage.

"Quelles que soient les circonstances, cet événement doit être considéré comme la plus grande violation commise par les forces de l'Otan en Afghanistan", peut-on lire mardi dans un éditorial du quotidien gouvernemental Anis. "Ces pertes civiles renforcent le cynisme de l'opinion vis-à-vis du gouvernement."

Plus de 500 civils ont trouvé la mort depuis le début de l'année dans des opérations menées par les forces afghanes et leurs alliées, selon le gouvernement de Kaboul et plusieurs ONG.

Avec plus de 2.500 morts, l'année 2008 est déjà la plus meurtrière en Afghanistan depuis la chute des taliban en 2001 à la suite de l'opération "Liberté immuable" lancée par l'armée américaine.

Avec Sayed Salahuddin, version française Jean-Stéphane Brosse

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080909/twl-afghanistan-village-41953f5.html


Sommet UE-Ukraine sur fond de crise à Kiev et au Caucase

Sommet UE-Ukraine sur fond de crise à Kiev et au Caucase

Par Emmanuel Jarry Reuters - Mardi 9 septembre 2008 - 8 H 45

PARIS (Reuters) - L'Union européenne proposera ce mardi à l'Ukraine, lors d'un sommet à Paris sur fond de tension entre la Russie et la Géorgie et de crise politique à Kiev, de conclure dans les prochains mois un accord d'association

Une première étape devrait être franchie lors de ce sommet UE-Ukraine avec la fixation d'un cadre politique pour le futur accord d'association, qui sera lui-même conclu au plus tôt en 2009, "si tout va bien", précise la présidence française.

"Nous avons, non sans difficulté, convaincu nos partenaires de l'Union européenne de conclure sous notre présidence un accord sur le cadre politique de cet accord général en cours de négociation", explique l'entourage du président Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil européen.

La situation interne à l'Ukraine, les relations difficiles entre Moscou et Kiev et la crise du Caucase, qui ne manquera pas non plus de peser sur la rencontre de Paris, contraignent l'UE et ses dirigeants à marcher sur des oeufs.

Au lendemain d'une nouvelle navette du président français entre Moscou et Tbilissi pour tenter d'apaiser les tensions au Caucase, la présidence de l'UE aura à coeur de ne pas froisser des dirigeants russes très sensibles à tout ce qui touche aux relations de cette ancienne République soviétique avec les pays occidentaux, mais aussi de préserver l'unité des 27.

Le préambule de l'accord cadre et la déclaration finale du sommet de Paris souligneront que le future accord d'association ne préjugera pas des développements de la relation UE-Ukraine, "qui sont laissés ouverts", précise l'Elysée.

"C'est le seul compromis possible entre les points de vue très divergents au sein de l'Union européenne et qui aille à la rencontre des attentes de Kiev", souligne-t-on de même source.

Il n'est donc pas question d'évoquer la perspective d'une éventuelle adhésion de l'Ukraine à l'UE, poussée par les anciens pays communistes d'Europe orientale mais que d'autres membres, comme la France et l'Allemagne, jugent pour le moins prématurée.

La déclaration finale se bornera à qualifier l'Ukraine de "pays européen qui partage avec l'Union une histoire et des valeurs communes", précise la présidence française.

Enfin, le sommet de Paris entérinera la décision de l'UE d'engager avec Kiev un dialogue sur les visas, "dans une perspective à long terme de libéralisation", ajoute l'Elysée.

IOUCHTCHENKO SANS TIMOCHENKO

En raison du retour de Nicolas Sarkozy en France dans la nuit de lundi à mardi après son déplacement à Moscou et Tbilissi, la présidence française à dû retarder de quelques heures le début du sommet de Paris et modifier son ordonnancement.

Outre Nicolas Sarkozy, seront là José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et Javier Solana, Haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune.

En revanche, le président ukrainien Viktor Iouchtchenko viendra sans le Premier ministre Ioulia Timochenko, ancienne égérie de la "Révolution orange", avec qui il est de nouveau en guerre.

"Ça aurait été une décision forte et positive que de voir les deux dirigeants de la coalition, qui partagent en principe les mêmes valeurs, les mêmes objectifs et le même regard sur la relation entre l'Union européenne et l'Ukraine, venir ensemble", estime un diplomate français. "Compte tenu de la nouvelle crise qui a éclaté le 3 septembre, c'est un objectif psychologiquement hors d'atteinte."

Viktor Iouchtchenko a accusé mercredi dernier Ioulia Timochenko de vouloir faire alliance avec ses rivaux du Parti des régions, pro-russe, et du Parti communiste, et il a menacé d'organiser des élections législatives anticipées.

L'éclatement de la coalition gouvernementale couve depuis des semaines. Une crise attisée par le conflit entre la Russie et la Géorgie, au moment où l'Ukraine voit aussi ses relations se tendre avec Moscou.

La présidence ukrainienne a accusé Ioulia Timochenko d'avoir trahi l'intérêt national en ne soutenant pas la Géorgie et de rechercher l'appui de Moscou pour l'élection présidentielle de 2010.

Le 13 août, Kiev avait annoncé, en signe de solidarité avec la Géorgie, à l'issue d'une visite de Viktor Iouchtchenko à Tbilissi, des restrictions aux mouvements des navires de guerre russes basés dans le port ukrainien de Sébastopol, en Crimée, sur la Mer Noire. Des mesures aussitôt dénoncées par la Russie.

Service Informations générales : http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080909/tts-union-ukraine-sommet-ca02f96.html


La CIJ se penche sur le conflit russo-géorgien

Par Mike Corder AP - Lundi 8 septembre, 18h08

LA HAYE, Pays-Bas - La justice internationale au chevet de la crise russo-géorgienne. Devant la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye, Tbilissi a accusé Moscou lundi d'avoir procédé à une "campagne de harcèlement et de persécutions" dans les régions séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, et a exhorté ce tribunal à imposer des mesures d'urgence pour faire cesser les tueries et les expulsions forcées.

Roman Kolodkine, principal avocat représentant Moscou, a exprimé pour sa part des regrets pour toutes les victimes du conflit. Mais il a dit aux juges que le tribunal n'était "manifestement pas compétent" pour traiter cette affaire et que la Géorgie n'avait fourni aucune preuve pour soutenir ses accusations de nettoyage ethnique.

Cette procédure devant la CIJ, qui ouvre un nouveau front juridique dans la bataille entre la Géorgie et la Russie pour le contrôle de ces régions, a débuté parallèlement à la visite à Moscou d'une délégation de l'Union européenne, conduite par le président français Nicolas Sarkozy, pour des pourparlers destinés à apaiser la crise.

La Géorgie accuse les forces russes, des milices locales et des mercenaires de mener une campagne de meurtres, de déplacements forcés de population, d'attaques sur des villes et des villages, qui ont commencé au début des années 1990 et ont culminé lors de la brève guerre du mois dernier.

Les Géorgiens "sont contraints de quitter leurs maisons par une campagne de harcèlement et de persécutions", a déclaré au tribunal Tina Burjaliani, vice-ministre géorgien de la Justice.

Selon Tbilissi, cette campagne a fait des milliers de morts dans les rangs des civils et contraint plus de 300.000 personnes à quitter leurs habitations.

Tina Burjaliani a affirmé que Tbilissi avait engagé ces poursuites "à un moment de grande détresse dans son histoire. A un moment où des centaines de milliers de ses ressortissants sont persécutés et déplacés de leurs maisons uniquement parce qu'ils sont géorgiens".

Tina Burjaliani a aussi accusé la Russie d'essayer de saper l'indépendance de la Géorgie "à travers une politique de division et de conquête (...) qui a déchiré sa fragile culture multiethnique".

De son côté, Moscou accuse Tbilissi de crimes contre l'humanité, pour avoir lancé une attaque massive début août contre l'Ossétie du Sud, tuant des soldats de maintien de la paix russes et plusieurs dizaines de civils. Moscou affirme que ses opérations militaires, depuis, sont destinées à protéger les civils. Avant la guerre, la Russie avait donné des passeports à de nombreux résidents d'Ossétie du Sud, même si cette province fait partie de la Géorgie.

Les dirigeants russes reprochent aux occidentaux de n'avoir pas condamné ce qu'ils qualifient d'"agression" géorgienne et de massacres aveugles de civils, et ils ont menacé de poursuivre le président géorgien Mikhaïl Saakachvili comme criminel de guerre.

Un mois après le début de la guerre et plusieurs semaines après l'approbation d'un cessez-le-feu, les troupes russes restent retranchées à l'intérieur du territoire géorgien.

Il pourrait bien falloir plusieurs années pour que la CIJ, un tribunal constitué de 15 juges, traite la demande géorgienne, qui accuse la Russie d'avoir violé la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale.

"C'est une forme extrême de discrimination raciale", a déclaré James Crawford, avocat représentant la Géorgie. "Il y a eu des incendies de maisons, des meurtres de civils, des pillages de propriétés et des expulsions forcées à une échelle qui dépasse les moments les plus noirs de la guerre civile de 1991-92", a-t-il ajouté, affirmant que 10% de la population de Géorgie avait été déplacée par la campagne russe.

A l'issue des trois jours d'audience, les 15 juges de la CIJ devront décider si la requête géorgienne est du ressort de la Cour. Si tel est le cas, ils devront alors se pencher sur l'opportunité d'imposer des mesures immédiates pour protéger les civils. AP

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