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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Des milliers de personnes fuient les combats au Darfour

Reuters - il y a 1 heure 34 minutes

KHARTOUM (Reuters) - Des milliers de personnes ont été obligées de fuir leurs villages dans le nord du Darfour où les affrontements entre les troupes soudanaises et les rebelles font rage depuis une semaine, ont rapporté lundi des organisations humanitaires. 

Plusieurs villages ont été complètement abandonnés par leurs habitants qui ont trouvé refuge dans des montagnes voisines où ils sont privés de toute aide alimentaire et sanitaire.

L'armée soudanaise, soutenue par des bandes de miliciens, ont mené une série d'attaques contre les positions des rebelles dans le nord du Darfour tout au long de la semaine passée.

"La région a été complètement désertée", a précisé un responsable d'une ONG. "Les gens s'enfuient. Pour l'instant, on ne sait pas s'ils se rendent dans d'autres villages ou s'ils se réfugient dans les montagnes ou dans des camps."

Une autre source a précisé que ces mouvements de populations concernaient des milliers de personnes.

Pour l'instant, les organisations humanitaires n'ont pas pu porter assistance à ces personnes, a déclaré dimanche soir Ameerah Hak, représentante de l'ONU au Soudan.

"Les conséquences de ces opérations militaires sur les populations sont très inquiétantes", a-t-elle ajouté. "Il est évident qu'il y a des déplacements de populations mais nous ne disposons d'aucun chiffre fiable."

Selon l'organisation Partner Aid International, basée à Francfort, des témoins ont raconté que l'hôpital de Khazan Tunjur et quatre villages proches de Taouila ont été incendiés dimanche matin.

"D'importants groupes de villageois sont en train de fuir la région", indique l'organisation dans un communiqué.

Version française Pierre Sérisier


Afghanistan: deux médecins employés par l'ONU tués dans un attentat suicide

dimanche 14 septembre 2008 

AFP - DKABOUL (AFP) - Deux médecins afghans employés par l'ONU ont été tués dimanche dans un attentat-suicide qui a également fait près de 20 blessés dans le sud de l'Afghanistan, a-t-on appris de sources officielles. 

Les deux morts ont été identifiés par le ministère afghan de la santé comme étant deux médecins employés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) qui effectue une campagne de vaccination contre la polio dans la région de Spin Boldak, à la frontière avec le Pakistan.

L'attaque a été revendiquée par les talibans.

"Nous savions que c'était un véhicule de l'ONU. On les avait prévenus plusieurs fois par le passé qu'ils ne devaient pas mettre leurs véhicules au service des Américains (...) mais ils ne nous ont pas écoutés," a affirmé Qari Yousuf Ahmadiet, un porte-parole pour les talibans.

Un kamikaze a fait exploser sa voiture piégée contre le véhicule 4x4, clairement identifiée comme appartenant à l'ONU, a déclaré à l'AFP le chef de la police de Kandahar, Mutiullah Khan Qatah.

Quinze autres personnes ont été blessées, a-t-il ajouté.

Un porte-parole du ministère de la santé, Abdullah Fahim, a affirmé que 18 personnes avaient été blessées, dont le chauffeur du véhicule de l'ONU.

"Il y a eu un incident impliquant un convoi entre Kandahar et Spin Boldak", a confirmé Adrian Edwards, un porte-parole de la mission de l'ONU en Afghanistan.

Lors d'un autre incident, cette fois dans la province orientale de Khost, un interprète afghan travaillant pour les forces américaines a été tué dimanche matin à son domicile, selon la police.

Abdullah, qui comme nombre d'Afghans n'a qu'un seul nom, était employé sur une base militaire américaine à Khost, selon le responsable de la police provinciale Abdul Qayoum Bakizai.

Toujours dans cette même province, mais cette fois samedi, les forces américaines ont abattu "plusieurs" militants islamistes et en ont arrêté deux lors de combats dans le district de Sabari, selon un communiqué militaire.

Toujours samedi, lors d'un accrochage entre des talibans et des policiers dans le centre du pays, quatre policiers sont morts et deux ont été enlevé, selon Ismail Jahangir, porte-parole du gouverneur de la province de Ghazni.

"Hier après-midi (samedi), les talibans ont attaqué le poste de police du district de Zana Khan dans la province de Ghazni. Quatre policiers ont été tués dans les combats et les attaquants ont emmené deux policiers avec eux", a-t-il déclaré.

"Nous n'avons pas d'informations sur les pertes de l'adversaire", a-t-il ajouté.

"Nous avons attaqué le district et tué six policiers. Nous avons enlevé deux policiers", a affirmé pour sa part un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid.


Bolivie : l'espoir de pacification ne tient qu'à un fil

Par Philippe ZYGEL AFP - il y a 2 heures 15 minutes

LA PAZ (AFP) - L'espoir de pacification en Bolivie ne tenait qu'à un fil dimanche après les violences dans le pays, où le président Evo Morales a renforcé la présence de l'armée dans les régions tenues par l'opposition, qui a menacé de rompre le dialogue en cas de nouvelle victime. 

Les gouverneurs des cinq provinces rebelles ont accepté, à cette seule condition, d'envoyer leur porte-parole, Mario Cossio, gouverneur de la région de Tarija (sud), reprendre des négociations au palais présidentiel de La Paz, après des affrontements qui ont fait 18 morts et une centaine de blessés.

Ces provinces riches rejettent le projet de Constitution socialiste et le projet de réforme agraire que M. Morales, premier président amérindien, veut faire adopter par référendum dans ce pays de 10 millions d'habitants, le plus pauvre d'Amérique du sud.

"Malgré les conditions précaires, nous faisons tout notre possible pour poursuivre le dialogue et espérons que le gouvernement n'ajoutera pas des élements causant encore plus d'incertitude", a déclaré M. Cossio, le visage grave, lors d'une déclaration commune.

"S'il y a un seul mort, un seul blessé, ce sera la rupture de toute possibilité de dialogue", a averti Ruben Costas, son collègue de Santa Cruz (est), où se tenait la réunion des gouverneurs.

Cet ultimatum n'a toutefois guère de chance de mettre fin à la confusion qui règne en Bolivie où l'état de siège, instauré par le président Evo Morales dans la région de Pando (nord) et décrié par les gouverneurs, n'a pas permis d'enrayer la vague de violence.

Des bandes armées ont multiplié les accrochages avec les forces de l'ordre dans cette région amazonienne de 70.000 habitants, où les accès étaient coupés. L'armée y a renforcé ses effectifs pour déloger des groupes radicaux des bâtiments publics et mettre fin aux pillages.

Chef de file de la gauche anti-américaine, son allié vénézuélien Hugo Chavez a même reproché à certains militaires boliviens de rester les "bras ballant", exhortant l'armée à réaffirmer son soutien à M. Morales.

La veille, des affrontements avaient opposé à coup de barres de dynamite des paysans fidèles à M. Morales et des militants autonomistes, faisant un blessé grave à Tiquipaya, dans la région de Santa Cruz.

La crise a ravivé les tensions ethniques dans ce pays fracturé entre les partisans du chef de l'Etat, en majorité des paysans pauvres des Andes, et la population métisse ou blanche qui vit dans les plaines de l'est et du sud où sont concentrées les terres fertiles et les hydrocarbures. Loin d'apaiser le climat, le chef de l'Etat a galvanisé samedi soir ses partisans, les appelant à "mourir pour la patrie" et dénonçant une tentative de "coup d'Etat fasciste et raciste".

"Ils peuvent bien faire tomber l'Indien, mais le peuple bolivien, le peuple révolutionnaire, ne va pas tomber. Il faut défendre le changement à tout prix", a-t-il clamé lors d'un grand rassemblement à Cochabamba, dans le centre du pays.

Elu en 2006, cet ancien planteur de coca de 48 ans a aussi ravivé les hostilités avec les Etats-Unis, qu'il a accusés d'orchestrer les troubles, justifiant ainsi l'expulsion de leur ambassadeur, Philip Godberg, appelé à regagner dimanche son pays.

Seule note positive, les chefs d'Etat de la région se sont engagés à tout faire pour désamorcer la crise, lors d'une réunion extraordinaire de l'Union des Nations sud-américaines (Unasur) prévue lundi au Chili.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, attendu à Santiago, a exhorté tous les Boliviens à faire des efforts pour parvenir à la paix. "Si nous prenons une décision et qu'aucune des parties ne la respectent, la réunion ne servira à rien", a-t-il averti.

Carte de la Bolivie et localisation des régions autonomistes

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080914/twl-bolivie-violences-constitution-prev-4bdc673.html


Les principales catastrophes aériennes depuis 25 ans

AP - Dimanche 14 septembre, 11h20

PARIS - Voici, par ordre chronologique, la liste des catastrophes aériennes les plus meurtrières, hors attentat, depuis un quart de siècle :

- 14 septembre 2008: un Boeing-737 d'une filiale d'Aeroflot s'écrase près de Perm en Sibérie, causant la mort des 88 personnes qui se trouvaient à bord

- 20 août 2008: un MD-82 de la compagnie Spanair sort de piste à l'aéroport de Madrid-Barajas et prend feu, tuant 153 personnes

- 16 septembre 2007: un MD-82 de la compagnie low-cost thaïlandaise One-Two-Go s'écrase sur l'aéroport de Phuket en Thaïlande, tuant 90 personnes, dont 54 touristes étrangers

- 17 juillet 2007: un Airbus A320 de la compagnie brésilienne TAM sort de piste à Sao Paulo, tuant les 187 personnes à bord et 12 au sol

- 5 mai 2007: un Boeing 737-800 de Kenya Airways plonge dans un marais après son décollage de Douala (Cameroun), tuant les 114 personnes à bord

- 29 octobre 2006: un Boeing 737 de la compagnie nigériane ADC s'écrase peu après avoir décollé en plein orage d'Abuja, faisant 96 morts

- 29 septembre 2006: un Boeing 737 de la compagnie brésilienne Gol reliant Manaus à Rio s'écrase dans la forêt amazonienne, tuant les 154 personnes à bord

- 1er septembre 2006: un Tupolev-154 affrété par Iran Airtour sort de piste à l'atterrissage à Machad en Iran, entraînant la mort de 80 des 147 passagers

- 22 août 2006: un Tupolev-154 de la compagnie russe Poulkovo Airlines avec 170 occupants à bord s'écrase dans l'est de l'Ukraine. Pas de survivants

- 9 juillet 2006: 124 personnes meurent dans l'accident d'un A310 de la compagnie russe S7 (ex-Sibir) lors de l'atterrissage à Irkoutsk en Sibérie

- 3 mai 2006: un A320 de la compagnie arménienne Armavia s'abîme en mer Noire alors qu'il allait atterrir à Sotchi, entraînant la mort des 113 personnes à bord

- 10 décembre 2005: un DC-9 de la compagnie nigériane Sosoliso Airlines s'écrase à Port Harcourt, tuant 107 personnes, essentiellement des écoliers

- 6 décembre 2005: un C-130 militaire iranien s'écrase sur un immeuble des faubourgs de Téhéran, tuant 94 personnes à bord et 21 au sol

- 22 octobre 2005: un 737-200 de la compagnie nigériane Bellview Airlines s'écrase peu après avoir décollé de Lagos, tuant les 117 personnes à bord

- 5 septembre 2005: un 737-200 de la compagnie indonésienne Mandala Airlines s'écrase sur la ville de Medan peu après le décollage, tuant 99 personnes à bord et 44 au sol

- 16 août 2005: un MD-82 de la compagnie colombienne West Caribbean Airways s'écrase dans l'ouest du Venezuela: 160 morts, dont 152 Français de Martinique

- 14 août 2005: un 737 de la compagnie Helios reliant Larnaca (Chypre) à Athènes s'écrase près de la capitale grecque, tuant 121 personnes

- 3 février 2005: un appareil de la compagnie afghane Kam Air s'écrase dans la montagne, tuant 104 personnes

- 3 janvier 2004: un Boeing 737 de la compagnie charter égyptienne Flash Airlines s'abîme en mer Rouge peu après son décollage de Charm el-Cheikh, faisant 148 morts, dont 133 Français

- 25 décembre 2003: un Boeing 727 de la compagnie libanaise Union des transports africains s'abîme dans l'Atlantique peu après son décollage de Cotonou au Bénin, faisant au moins 130 morts

- 8 juillet 2003: un Boeing 737 des Sudan Airways s'écrase peu après avoir décollé de l'aéroport de Port-Soudan (116 morts)

- 12 novembre 2001: un Airbus A300-600 d'American Airlines s'écrase peu après son décollage de l'aéroport JFK sur un quartier résidentiel du Queens (265 morts, dont 260 à bord)

- 31 octobre 2000: un Boeing de Singapore Airlines heurte un objet avant le décollage pour Los Angeles et prend feu (81 morts)

- 25 juillet 2000: un Concorde d'Air France s'écrase sur un hôtel près de Roissy peu après son décollage (113 morts, dont 109 à bord)

- 17 juillet 2000: un Boeing d'Alliance Air s'écrase sur des maisons après une seconde tentative d'atterrissage à Patna, en Inde (51 morts)

- 19 avril 2000: un avion d'Air Philippines s'écrase peu avant son atterrissage à Davao, aux Philippines (131 morts)

- 31 janvier 2000: un avion d'Alaska Airlines s'abîme au large de la Californie (88 morts)

- 30 janvier 2000: un Airbus A310 de Kenya Airways s'abîme dans l'Atlantique peu après son décollage d'Abidjan (Côte d'Ivoire), faisant 169 morts

- 31 octobre 1999: un Boeing 767 d'Egyptair s'abîme au large du Massachusetts (217 morts)

- 24 février 1999: un avion de China Southwest Airlines s'écrase dans la province de Zhejiang (61 morts)

- 11 décembre 1998: un A310 de la Thai Airways s'écrase en atterrissant à Surat Thani (101 morts)

- 2 septembre 1998: un MD-11 de la Swissair reliant New York à Genève s'abîme au large de la Nouvelle-Ecosse (229 morts)

- 16 février 1998: un Airbus A300 de la compagnie taïwanaise China Airlines s'écrase près de l'aéroport de Taïpeh (196 morts)

- 2 février 1998: un DC-9 de Cebu Pacific Air s'écrase sur une montagne dans le sud des Philippines (104 morts)

- 5 août 1997: un Boeing 747 de la Korean Air s'écrase sur l'île de Guam (228 morts)

- 12 novembre 1996: un Boeing 747 saoudien et un Iliouchine-76 kazakh se percutent en plein ciel dans la région de New Delhi (349 morts)

- 17 juillet 1996: un Boeing 747 de la TWA à destination de Paris explose au large de Long Island, après avoir décollé de l'aéroport JFK de New York (230 morts)

- 11 mai 1996: un avion de Valujet s'écrase en Floride après un incendie à bord (110 morts)

- 8 janvier 1996: un avion-cargo Antonov-32 s'écrase sur un marché de Kinshasa (plus de 300 morts)

- 26 avril 1994: un Airbus A300 des China Airlines s'écrase à Nagoya au Japon (264 morts)

- 11 juillet 1991: un DC-8 transportant des pélerins nigérians vers La Mecque s'écrase sur l'aéroport de Djeddah (261 morts)

- 26 mai 1991: un Boeing 767 de Lauda Air explose en vol au-dessus de la Thaïlande (223 morts)

- 3 juillet 1988: un Airbus A300 d'Iran Air est abattu par erreur par le navire américain USS Vincennes dans le détroit d'Ormuz (290 morts)

- 28 novembre 1987: un Boeing des South African Airways s'écrase au large de l'Ile Maurice (160 morts)

- 9 mai 1987: un Iliouchine-62 de la compagnie polonaise LOT s'écrase peu après son décollage de Varsovie (183 morts)

- 12 décembre 1985: un DC-8 d'Arrow Air transportant des parachutistes américains s'écrase lors du décollage à Gander, Terre-Neuve (256 morts)

- 12 août 1985: un Boeing 747 de la Japan Air Lines s'écrase contre une montagne au cours d'un vol intérieur (520 morts)

- 27 novembre 1983: un Boeing-747 d'Avianca s'écrase près de l'aéroport de Madrid-Barajas (183 morts). AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080914/twl-aviation-accidents-encadre-1be00ca.html

Depuis le début de l'été la SNCF en France a fait face à plusieurs incidents sur les lignes ferroviaires. La direction a décidé début septembre de vérifier tous les caténaires pour éviter de nouveaux retards dans le déplacement des voyageurs. Celui de la fin du mois d'août dans le sud de la France a été particulièrement perturbant pour la circulation des vacanciers.

La semaine dernière le tunnel sous la manche était fermé suite à un incendie de camion côté français. La circulation de l'eurostar a été arrêtée tout comme ce fut aussi le cas cet été après un incident de caténaire.

Le dernier accident de train est en Californie.

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 Collision ferroviaire près de Los Angeles: 24 morts

AP - Dimanche 14 septembre, 01h43

LOS ANGELES - La catastrophe ferroviaire survenue vendredi après-midi dans la vallée de San Fernando (Californie), près de Los Angeles, a fait 24 morts et 135 blessés, selon un nouveau bilan donné samedi par les autorités. 

Cette collision frontale entre un train de banlieue et un convoi de marchandises est la pire catastrophe ferroviaire survenue aux Etats-Unis depuis 15 ans.

Les autorités ont annoncé que les opérations de recherche des victimes avaient pris fin et que le bilan s'établissait à 24 morts. Toutefois, sur les 135 blessés, 81 ont été hospitalisés et au moins neuf d'entre eux se trouvaient dans un état critique, selon des sources hospitalières.

Denise Tyrrell, porte-parole de Metrolink, compagnie qui exploitait le train de banlieue, a expliqué que, selon les premiers éléments de l'enquête, le conducteur de ce train ne s'était pas arrêté à un signal rouge peu avant l'accident survenu sur la commune de Chatsworth (Californie), dans la banlieue de Los Angeles. Le conducteur a probablement été tué dans la collision.

"C'est le pire accident que j'aie jamais vu", a déclaré le maire de Los Angeles, Antonio Villaraigosa.

L'accident s'est produit dans la vallée de San Fernando à l'heure de pointe de l'après-midi et a été suivi d'un incendie.

Plusieurs heures après la collision, les sauveteurs étaient toujours en train d'extraire les victimes des wagons retournés. Les secouristes se servaient de bulldozers et de grues pour dégager les wagons

Les pompiers, aidés par des bénévoles, ont installé une zone de secours sur un terrain de sports d'une école voisine, y transportant les blessés, avant d'évacuer les plus graves vers les hôpitaux.

La région de Chatsworth est l'un des plus paisibles de la vallée de San Fernando, devenue immense banlieue-dortoir de Los Angeles.

Le train de banlieue, qui transportait 222 personnes en provenance de Union Station à Los Angeles, approchait de sa destination finale de Moorpark, dans le comté de Ventura, au moment du choc: il était sur le point d'entrer dans le tunnel reliant la vallée de San Fernando à sa voisine, Simi. Trois employés se trouvaient à bord du convoi de marchandises exploité par la compagnie Union Pacific.

Sur cette portion du trajet, la vitesse limite est de 64km/h, et les deux convois, s'ils circulaient à cette vitesse, se seraient donc heurtés à la vitesse combinée de 129km/h.

Cet accident est la pire catastrophe ferroviaire survenue aux Etats-Unis depuis 15 ans. Le 22 septembre 1993, un train avait plongé dans un bayou près de Mobile, dans l'Alabama, faisant 47 morts.[/quote]

En cette rentrée il est inimaginable le nombre de défections ayant touchées les transports ferroviaires.

Le dernier en date à Los Angeles montre qu'aucuns états n'est à l'abri de ces aléas technologiques.

Celui qui a ralenti la circulation sous le tunnel sous la manche a, paradoxalement, été moins meurtrier que cette dernière collision frontale.

L'enquête a déterminé que l'arrêt des TGV, fin août dans le sud de la France, est du à une cause humaine.

Quelle est la raison de cet impact meurtrier ?

En espèrant que le détachement du héros holliwodien (gouverneur de Californie) envers la campagne électorale du parti républicain n'en n'est pas (insidieusement) à l'origine, sinon il y aurait de graves causes pour affliger les Républicains, en guerre contre TOUT ce qui n'est pas en accord avec eux... ce que le professeur Daniele Gänser (université de Bâle) appelle la "stratégie de la tension". Tactique que les services secrets appliquent ponctuellement à des fins politiques et qui consiste à commettre des attentats criminels et à les attribuer à un autre groupe ou organisation. (voir ici : http://www.reopen911.info/11-septembre/lancement-a-paris-du-film-documentaire-zero-enquete-sur-le-11-septembre-le-samedi-13-septembre-a-20h00/?symfony=e80e419dbbf2e17e534ecb112e723e26 ) 

 (Suite)

Géorgie : Un épisode grossier de la guerre de l'information

 | http://blog.lefigaro.fr/russie/

La guerre de Géorgie, a été le théâtre d'une formidable guerre de l'information comme le racontait Laure Mandeville dans Le Figaro dès le 13 août.

Retour sur un épisode, l'histoire Fox News, qui a fait florès sur le "runet", l'internet russe, la télévision russe et jusque dans la bouche de Vladimir Poutine.

Première étape: le témoignage d'Amanda. Le 13 août, la chaîne de télévision américaine Fox News interroge en direct Amanda Kokoeva, une fille de 12 ans qui vit à San Francisco. Le 8 août, Amanda était en vacances dans sa famille en Ossétie du sud quand les Géorgiens ont attaqué. Elle a pu s'enfuir vers la Russie, puis regagner San Francisco, d'où elle parle, aux côtés de sa tante.

Amanda, très vite, explique que ce sont les bombes géorgiennes qu'elle a fui. Et que les soldats russes l'ont aidée à s'enfuir. Sa tante enchaîne: "Je veux que vous sachiez qui est le responsable de ce conflit, c'est M. Saakachvili (le président géorgien) qui a commencé cette guerre". Là-dessus, le présentateur l'interrompt, en s'excusant, pour introduire une page de publicité. La tante a le temps de protester: "Je sais, vous ne voulez pas entendre cela". Après la pause, le présentateur accorde encore trente secondes à la tante qui précise que c'est le gouvernement géorgien, pas le peuple géorgien qui est en cause, et que le président géorgien doit démissionner. Le présentateur conclut: "C'est certainement ce que les Russes veulent".

 

Deuxième étape: la dissémination sur la Toile. Le jour même, 13 août, la vidéo est publiée sur le site YouTube. Pour les internautes russes ou pro-russes, il ne fait aucun doute que Fox News, chaîne notoirement proche de l'administration Bush, a essayé de faire taire ces deux témoins qui disaient la vérité.

 

Troisième étape: la manipulation grossière. La version originale n'est sans doute pas assez convaincante. Aussi, quelqu'un (j'ignore évidemment qui) se livre à un montage. Le son d'une toux est ajouté, comme si le présentateur cherchait à couvrir la voix de la tante. Puis vers la fin, une voix-off en anglais est ajoutée, criant le compte-à-rebours: "10 secondes!" Comme s'il s'agissait encore de couvrir la voix du témoin et de le déstabiliser. Enfin, dans la traduction russe, le présentateur ne dit pas: "C'est que ce que les Russes veulent" (à propos de la démission de Saakachvili) mais "C'est ce que les Russes veulent entendre". Sous-entendu: ma bonne dame, vous êtes en train de faire la propagande éhontée des Russes. 

 

Cette version truquée est ensuite diffusée par la chaîne publique Rossia, et la chaîne d'information continue Vesti 24. Et va à nouveau se démultiplier sur Internet.

 

Quatrième étape: Poutine amplifie encore l'histoire. L'histoire ne s'arrête pas là. Le 28 août, Vladimir Poutine accorde une interview à CNN (le transcript, en anglais, sur le site de CNN. Pour trouver le paragraphe en cause, vous pouvez faire Ctrl+F puis taper "cough", toux en anglais). Le premier ministre russe déclare que la perception de l'opinion dépend des manipulations des politiciens puis: "Souvenons-nous par exemple, de l'interview de cette fille de 12 ans avec sa tante" (...)  Le présentateur d'une des chaînes principales, Fox News, l'interromptait tout le temps (...). Dès qu'il n'a pas aimé ce qu'elle a dit, il a commencé à l'interrompre, il a toussé, sifflé, couiné. Tout ce qui lui restait à faire était de faire dans son pantalon, de façon suffisamment expressive pour les interrompre. C'est la seule chose qu'il n'a pas faite, mais au sens figuré, il était dans cet état".

 

Commentaire.  En Russie, la version que tout le monde retient, y compris donc, le premier ministre, est qu'un présentateur américain a grossièrement toussé pour couvrir le témoignage d'une fillette et d'une dame parce qu'elles s'en prenaient à Saakachvili, parce qu'elles disaient la vérité.

La journaliste Ioulia Latynina s'est émue dans le journal Novaïa Gazeta (8 septembre) de cette grossière falsification. Elle s'étonne que Poutine en soit victime. Dans cette guerre, bien sûr, il y a eu de la propagande et des sujets très partiaux des deux côtés. Cet épisode illustre néanmoins jusqu'où certains cercles, au sein du pouvoir russe, sont capables d'user de grosses ficelles pour diaboliser les Américains et faire prévaloir leur vision de l'histoire.

Personnellement, vus les propos qu'il a tenus sur CNN, j'estime que Vladimir Poutine n'est pas ici victime mais bel et bien acteur de cette désinformation.

 

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Géorgie: un petit "incident" estival

"Je pense que c'est seulement un incident". C'est ainsi que Silvio Berlusconi, sans doute le plus "poutinophile" parmi les dirigeants des Vingt-Sept, a qualifié mercredi la guerre de Géorgie. "Un incident, pas quelque chose qui va ramener l'Europe et le monde à l'époque de la guerre froide".

Silvio Berlusconi a peut-être raison pour l'avenir, mais dans l'immédiat, l'"incident" a sérieusement bouleversé les relations internationales, redessiné la carte de l'Europe sans même parler des victimes, morts, blessés, déplacés. 

 Convoi russe, le 9 août, en Ossétie du sud, photo Dmitri Kostioukov/AFP

Ce blog a passé jusqu'à présent l'"incident" sous silence. Dans un premier temps pour cause de pause estivale, puis parce que, n'en déplaise aux lecteurs qui ont déploré cette trop longue absence, notre priorité est la version papier du Figaro. Laure Mandeville, co-auteur de ce blog, a passé une grande partie du mois d'août sur le terrain, en Géorgie.

Ma précédente note, publiée fin juillet vous proposer de deviner où avait été prise les photos de station balnéaire. Comme plusieurs lecteurs l'ont trouvé, il s'agissait de Sotchi, la station russe à la mode sur les bords de la mer Noire. Sotchi qui doit accueillir en 2014 les Jeux olympiques d'hiver. Le parc olympique sera construit à dix minutes en voiture de la frontière avec ce qui est pour la communauté internationale la Géorgie, mais pour la Russie (et le Nicaragua, sic), la république indépendante d'Abkhazie...

Sotchi qui est aussi la capitale d'été des tsars d'aujourd'hui, comme Key West en Floride le fut pour le président américain Truman. Sotchi, où Vladimir Poutine doit recevoir dans une semaine son homologue français François Fillon, officiellement pour parler économie. Presque comme si c'était "business as usual" comme on dit en bon français "corporate". Comme si cet été, il ne s'était passé qu'un "incident".


New Delhi frappée par plusieurs explosions

AP - samedi 13 septembre 2008

NEW DELHI - New Delhi a été frappée samedi par sept explosions contre des marchés de la capitale indienne, faisant au moins huit morts et 61 blessés, a-t-on appris auprès du maire. 

La chaîne locale CNN-IBN a rapporté qu'un groupe islamiste avait revendiqué la responsabilité de ces attaques. "Au nom d'Allah, les Moudjahidines indiens ont encore une fois frappé", indique le message reçu par courriel peu avant les explosions.

Les Moudjahidines indiens s'étaient fait connaître en mai en revendiquant une série d'attentats à Jaipur, qui avaient fait 61 morts. Le mouvement a également revendiqué la responsabilité des attaques qui ont fait 45 morts fin juillet dans l'Etat du Gujarat.

Le maire de New Delhi Arti Mehra a affirmé que sept explosions avaient retenti samedi soir. Les autorités enquêtaient sur le nombre exact de déflagrations. AP

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NEW DELHI (AFP) - Au moins 18 personnes ont été tuées samedi dans cinq attentats à la bombe quasi-simultanés dans plusieurs quartiers commerçants de la capitale indienne New Delhi, des actions revendiquées par un groupe islamiste indien déjà responsable d'attentats en juillet."C'est l'oeuvre des ennemis de la Nation", a fustigé le ministre de l'Intérieur indien, Shivraj Patil, dressant un bilan de 18 morts et de dizaines de blessés.

"Il y a eu cinq explosions", a précisé le porte-parole de la police de la capitale, Rajan Bhagat. Des télévisions font état de 20 tués et de 70 personnes hospitalisées.

Toutes les explosions criminelles sont survenues en l'espace de 45 minutes, à partir de 18H30 (13H00 GMT), a dit le ministre à la presse.

"Le fait qu'elles ont eu lieu dans des quartiers commerçants bondés le samedi soir, est une preuve des intentions diaboliques de ses responsables afin de faire le maximum de victimes et de dégâts", a-t-il dénoncé.

Le groupe des Moudjahidine indiens a revendiqué dans un courrier électronique ces attentats, selon l'agence officielle Press Trust of India. "Au nom d'Allah, les Moudjahidine indiens ont frappé de nouveau", d'après ce message diffusé par la télévision NDTV.

Cette cellule islamiste indienne avait également revendiqué la série d'attentats à la bombe en juillet à Ahmedabad, dans l'ouest de l'Inde, qui avaient fait 45 morts.

La télévision montrait des blessés ensanglantés gisant à terre et des sauveteurs les évacuant au milieu de carcasses de véhicules déchiquetés.

Deux de ces explosions ont secoué le coeur de New Delhi, Connaught Place, une majestueuse place circulaire composée de deux anneaux couverts d'arcades aux centaines de commerces.

Là, deux autres engins explosifs ont été mis au jour et désamorcés à temps, selon la police.

Un autre quartier commerçant, également prisé des touristes et des résidents étrangers, Greater Kailash a été frappé par deux déflagrations et la police cherchait des survivants dans un amas de motocyclettes et de vitres brisées de magasins et de véhicules.

"J'étais sorti pour boire un thé, lorsque tout est devenu noir devant moi", a raconté un agent de sécurité, Gulab Singh. "Et puis, tout le monde s'est mis à courir", a-t-il dit.

D'après un expert en explosifs, les bombes étaient bourrées de billes en acier "pour faire le plus de mal possible".

"Nous relèverons à tout prix le défi que posent le terrorisme et le communautarisme", s'est engagé le Premier ministre Manmohan Singh, dont le pays d'1,1 milliard d'habitants compte 80% d'hindous et 14% de musulmans.

La présidente de la République, Pratibha Patil, a dénoncé "un acte de violences insensé" et appelé ses concitoyens au calme. C'est un "acte lâche", a fustigé la présidente du parti du Congrès au pouvoir, Sonia Gandhi, tandis que le chef du parti d'opposition nationaliste hindou (BJP), V.K. Malhotra, a jugé que l'Inde était "comme en guerre".

"Nous avons la force de faire face à cela", a lancé le maire de New Delhi, Aarti Mehra.

Depuis trois ans, l'Inde est frappée environ tous les trois mois par un attentat.

Les plus meurtriers sont ceux des trains et des gares de Bombay (ouest) en juillet 2006, avec 186 morts.

A New Delhi, trois attentats attribués à des groupes islamistes soutenus par le Pakistan avaient fait 66 morts en octobre 2005. En décembre 2001, un attentat contre le Parlement fédéral indien, également mis sur le compte d'islamistes liés au Pakistan, avait tué 14 personnes.

Islamabad nie systématiquement toute implication.

Mais depuis les attentats de juillet dans l'ouest de l'Inde, des responsables indiens et étrangers reconnaissent que l'Inde est maintenant la cible de groupes islamistes locaux et non plus seulement d'organisations venues du Pakistan ou du Bangladesh voisins.

Comme lors de chaque attentat, les grandes villes indiennes ont été placées en état d'alerte.


Un sergent américain entendu pour avoir tué puis brûlé le corps d'un Irakien

Par Emmanuel DUCQ AFP - il y a 31 minutes

CAMP SPEICHER (AFP) - Une cour militaire américaine en Irak a commencé samedi à étudier les chefs d'inculpation contre le sergent-chef Hal Warner, un soldat américain soupçonné d'avoir abattu en mai un Irakien avant de brûler son corps avec une grenade. 

Le sergent-chef Warner, originaire de l'état de l'Oklahoma, est poursuivi, avec le lieutenant Michael Behenna pour avoir tué Ali Mansour Mohammed, un Irakien détenu en mai par les deux soldats.

L'audition de Hal Warner doit durer deux jours. Elle précède celle du lieutenant Michael Behenna qui doit débuter le 20 septembre.

Les deux hommes sont entendus par une cour militaire sur la base Speicher, située près de Tikrit, à 180 km au nord de la capitale irakienne. Cette cour décidera ensuite d'un renvoi ou pas de l'affaire devant une cour martiale.

Ajournée à deux reprises, l'audience a finalement pu débuter samedi.

Le sergent-chef Warner est accusé de "meurtre avec préméditation, agression, faux témoignage et obstruction à la justice".

Les deux soldats, dont la compagnie était basée près de la ville de Baïji, à 200 km au nord de Bagdad, sont poursuivis depuis l'enquête criminelle sur la mort de Mohammed, "un détenu dont on pensait initialement qu'il avait été relâché par les forces de la coalition le 16 mai 2008", selon l'armée américaine.

Les faits remontent au 5 mai avec l'arrestation de Mohammed à son domicile de Tikrit. Lors de cette arrestation, l'Irakien est battu par le sergent-chef, selon le dossier de l'enquête.

L'homme est ensuite détenu jusqu'au 16 mai alors qu'il aurait dû être libéré et conduit à un barrage tenu par les milices luttant contre Al-Qaïda.

Selon le dossier d'inculpation, le sergent-chef et le lieutenant Behenna abattent Mohammed avant de mettre le feu à son corps à l'arrière d'un véhicule militaire au moyen d'une grenade à thermite, une arme qui n'explose pas mais produit une chaleur intense.

La grenade est placée sous la tête du détenu.

L'accusé est apparu tendu lors de la première journée d'audience alors que les chefs d'inculpation lui étaient signifiés.

Le premier témoin, un officier de la police irakienne, a raconté avoir trouvé le corps le 17 mai sous un pont.

Le corps était nu, partiellement brûlé au visage, étendu dans une mare de sang, selon l'officier de police indiquant que le corps n'était pas encore rigide.

L'armée américaine est impliquée dans une série de scandales où des soldats sont soupçonnés d'avoir tué ou maltraité des civils irakiens de sang froid.

L'affaire de la tuerie d'Haditha, le pire crime de guerre reproché aux Américains en Irak, est toujours jugée.

Un groupe de Marines est accusé d'avoir tué 24 civils irakiens en novembre 2005 dans la localité d'Haditha après la mort d'un soldat tué par une bombe artisanale sur le bord de la route.

Huit Marines avaient été initialement poursuivis en 2006 mais la plupart d'entre eux ont été acquittés ou les chefs d'inculpation abandonnés avant le procès final.

En juin, un colonel des Marines traduit en cour martiale pour son rôle présumé dans la tuerie de Haditha a bénéficié d'un non-lieu devenant le septième soldat blanchi.

La procédure, instruite à Camp Pendleton, la plus grande base de Marines au monde, à 130 km au sud de Los Angeles, avait été ouverte après la mise au jour de l'affaire par l'hebdomadaire Time au printemps 2006.


Checho Galleguillos ou l'histoire vraie de l'autre 11 septembre

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Villeneuve_d_Ascq/actualite/Secteur_Villeneuve_d_Ascq/2008/09/11/article_checho-galleguillos-ou-l-histoire-vraie.shtml

Douglas Galleguillos, dit «Checho», place Allende, Villeneuve d'Ascq 

 SALVADOR ALLENDE |

C'est une particularité locale : chaque année, Villeneuve-d'Ascq se souvient de Salvador Allende, au nom de son combat, au nom des nombreux Chiliens accueillis par la ville nouvelle. Il y a trente-cinq ans jour pour jour, le 11 septembre 1973, le général Augusto Pinochet renversait par un coup d'état Salvadore Allende, président du Chili. Rencontre avec Douglas Galleguillos, dit « Checho », Villeneuvois qui avait 19 ans, à Santiago, en 1973.

 

PAR SAMI CHEBAH

villeneuvedascq@lavoixdunord.fr PHOTO LA VOIX

Quelle que soit la fréquence, la radio diffusait le même message. C'était le mardi 11 septembre 1973 au matin, Douglas Galleguillos avait à peine vingt ans et se préparait pour une nouvelle journée à la faculté de Santiago du Chili. « L'armée a diffusé un premier message sur toutes les ondes : elle prenait le contrôle, Salvador Allende était renversé. » Douglas et quelques-uns de ses amis se retranchent chez les parents, s'inquiètent, s'interrogent et respectent scrupuleusement le couvre-feu. « A parir de 15 heures, l'armée tirait à vue, se rappelle le Villeneuvois. Il régnait une ambiance de terreur.  » Checho revoit « ces cadavres entassés dans la rue principale de Santiago, leur corps criblé de balles. J'ai encore, gravé dans l'esprit, l'image de leur uniforme de travail, une blouse, avec l'étiquette de l'entreprise.  » Les syndicalistes, une des premières cibles de l'armée de Pinochet. Chez les Galleguillos, l'angoisse est d'autant plus grande que le père de Douglas ne donnera pas signe de vie pendant quatre longs jours. Voilà pour la semaine qui a précédé le coup d'État. Au fil des mois, Douglas le jeune militant de la « gauche chrétienne » reprendra le flambeau de son combat. Il intègre un collectif de résistance et, dans la clandestinité, diffuse des tracts qui dénoncent la dictature. Dangereux, il le sait. Alors que ses deux soeurs ont fuit le pays dès 1977, ce n'est qu'en 1984 que Checho décide de témoigner de sa lutte, en Europe. D'abord en Allemagne puis en France où il rencontre celle avec qui, aujourd'hui encore, il partage sa vie. Dans les années 1980 à Villeneuve-d'Ascq, sa guitare en bandoulière, Checho intègre une communauté chilienne déjà bien établie depuis que la ville et son maire, sensible à l'actualité politique chilienne et à la cause socialiste d'Allende, lui a offert son hospitalité dès les événements de 1970.

Trente-cinq ans après, Douglas Galleguillos éprouve une certaine fierté à chaque commémoration villeneuvoise, sur la place de son héros politique, Salvadore Allende. « Je suis fier qu'il ait su conquérir le coeur des gens ici. Son engagement pour les travailleurs était d'une grande humanité. C'est ce message-là qu'il faut retenir. » Aujourd'hui responsable du secteur jeunesse et enfance au centre social du centre-ville, Checho a le projet de faire découvrir le Chili à ses deux grands enfants. « C'est le moment  », estime-t-il avec une pointe d'impatience de présenter son autre pays. •


Crise diplomatique entre le Venezuela et les USA, Chavez crie au complot

AFP - vendredi 12 septembre 2008

CARTE POLITIQUE AMERIQUE LATINE

Le président du Venezuela Hugo Chavez a ranimé la vieille querelle l'opposant au gouvernement américain qu'il accuse d'avoir fomenté un complot pour le renverser ou le tuer, et donné 72 heures à l'ambassadeur de Washington à Caracas pour quitter le pays.

AFP - CARACAS (AFP) - Le président du Venezuela Hugo Chavez a ranimé la vieille querelle l'opposant au gouvernement américain qu'il accuse d'avoir fomenté un complot pour le renverser ou le tuer, et donné 72 heures à l'ambassadeur de Washington à Caracas pour quitter le pays. 

Comme attendu, vendredi Washington a répliqué en sommant l'ambassadeur du Venezuela Bernardo Alvarez de quitter les Etats-Unis et le département américain du Trésor a annoncé le gel des actifs de trois fonctionnaires vénézuéliens accusés de collaboration avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxiste).

Washington tentait vendredi de minimiser la crise avec l'Amérique latine en attribuant l'expulsion de ses diplomates de Bolivie et du Venezuela à des problèmes internes dans ces deux pays.

"Cela reflète la faiblesse et le désespoir de ces dirigeants confrontés à des défis internes et leur incapacité à communiquer efficacement à l'étranger pour obtenir un soutien international", a ajouté le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack au cours d'un point de presse.

Un complot présumé de coup d'Etat et d'assassinat du président Hugo Chavez a été révélé jeudi par la diffusion dans un programme de la télévision publique d'un enregistrement de trois militaires vénézuéliens en pleine conspiration.

Dès cet instant, le président Chavez, appuyé par son gouvernement et son parti PSUV (socialiste), a accusé les Etats-Unis et leur président George W. Bush, d'en être l'origine.

Hugo Chavez a dans la foulée annoncé l'ordre d'expulsion sous 72 heures de l'ambassadeur américain à Caracas, en solidarité avec la Bolivie qui avait la veille expulsé le représentant américain à La Paz, accusé d'encourager les troubles dans ce pays. Les Etats-Unis ont décidé à leur tour d'expulser l'ambassadeur de Bolivie à Washington.

"A partir de ce moment, l'ambassadeur yankee à Caracas a 72 heures pour quitter le Venezuela, en solidarité avec la Bolivie", a annoncé Chavez lors d'un rassemblement de son parti à Puerto Cabello, à 120 km à l'ouest de Caracas. "Allez au diable, yankees de merde", a-t-il ajouté.

"Je veux éviter la guerre civile au Venezuela et qu'ils me tuent. Je n'ai pas peur pour moi, mais de ce qui adviendrait ensuite", a affirmé M. Chavez qui a déjà été la cible d'un coup d'Etat déjoué, en avril 2002.

Selon la presse locale, ce complot présumé visant Chavez et son gouvernement mérite une attention limitée en comparaison de la relation du Venezuela avec les Etats-Unis à la suite de la décision d'expulsion de l'ambassadeur américain Patrick Duddy.

Les principaux quotidiens nationaux avaient d'ailleurs choisi vendredi d'axer leur "une" sur la crise diplomatique. "L'ambassadeur des Etats-Unis expulsé", titrait Ultimas Noticias et "Le président Chavez expulse l'ambassadeur des Etats-Unis", pour El Nacional.

Quant au quotidien El Universal, il a pris le parti de lier cette crise diplomatique au procès dit de "la mallette" qui se déroule à Miami (Etats-Unis, sud). Cette affaire implique quatre ressortissants sud-américains, accusés d'être des agents du gouvernement vénézuélien qui ont introduit en contrebande une somme de 800.000 dollars en Argentine destinée à la campagne électorale de Cristina Kirchner. Un procès que le président Chavez a qualifié de "show" (spectacle).

Plusieurs militaires soupçonnés d'être impliqués dans ce complot présumé ont été arrêtés et interrogés. Le vice-amiral de la Marine, à la retraite, Carlos Millán, a rejeté ces accusations et affirmé qu'il n'avait aucune intention de fuir le pays.

"Les prochains jours, les prochaines semaines vont être difficiles mais nous résisterons à l'agression impérialiste", a prévenu Chavez devant un parterre de centaines de ses partisans qui s'étaient rendus au palais présidentiel jeudi soir en témoignage de solidarité.


Chili : 11 septembre, l'anniversaire du coup d'Etat de Pinochet marqué par des violences

AP - Vendredi 12 septembre 2008

SANTIAGO - Trente et une personnes ont été blessées et 234 arrêtées au Chili suite à des violences qui ont marqué le 35e anniversaire du coup d'Etat mené le 11 septembre 1973 par Augusto Pinochet contre le président Salvador Allende. 

Des commerces ont été pillés et 190.000 foyers privés de courant après que des lignes électriques eurent été endommagées à Santiago. Selon la police, des troubles ont éclaté dans quatre autres villes dans la nuit de jeudi à vendredi. Au total, 22 policiers et neuf civils ont été blessés.

La présidente du Chili Michelle Bachelle a marqué l'anniversaire du coup d'Etat jeudi. Le défunt général Augusto Pinochet avait dirigé le Chili jusqu'au rétablissement de la démocratie en 1990. AP