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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Opératon plomb durci : La presse israélienne rejette le rapport de l'ONU

Par Catherine Gouëset, publié le 16/09/2009 17:29 

Jérusalem a vivement condamné le rapport de l'ONU qui dénonce l'usage disproportionné de la force lors de l'offensive dans la bande de Gaza, l'hiver dernier. Soutenu par les grands titres de la presse israélienne...

Dans un document de 574 pages publié le 15 septembre à New York, une mission d'enquête de l'ONU, présidée par le juge sud-africain Richard Goldstone, accuse les forces armées israéliennes "d'actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l'humanité". La bande de Gaza a été la cible d'une offensive dévastatrice de Tsahal du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, censée faire cesser les tirs de roquettes par des groupes armés palestiniens contre le territoire israélien. Près de 1400 Palestiniens ont été tués, selon l'organisation israélienne des droits de l'Homme B'Tselem. Les grands titres de la presse israélienne soutiennent quasi unanimement le gouvernement dans la condamnation de ce rapport.

La stratégie de défense d'Israël consiste à dénigrer le commanditaire de ce rapport, l'ONU, organisation qui laisse le président Ahmadinejad prôner dans son enceinte la destruction d'Israël, souligne le site Jewish Telegraphic Agency, basé à New York. Les groupes de soutien à Israël considèrent qu'il conviendrait d'amener les Etats-Unis à condamner le rapport en le considérant comme biaisé.

L'organisation des droits de l'Homme B'Tselem estime en revanche qu'Israël doit rendre des comptes de son action: "L'obstacle à la paix, c'est la colère sourde à Gaza", s'inquiète Mitchell Plitnick, porte parole de l'organisation.

Les Etats-Unis laisseront-ils Goldstone se rendre en Afghanistan ?

Israël craint que ce rapport soit soumis au Conseil de sécurité de l'ONU, et que dernier décide de le transmettre à la Cour internationale de Justice (CIJ) de La Haye. Dans ce cas, la CIJ pourrait vouloir juger des dirigeants israéliens impliqués dans l'opération "Plomb Durci" et émettre à cette fin des mandats d'arrêts internationaux.

Goldstone se rendra-t-il en Afghanistan?

Selon des experts interrogés par le Ynet, l'édition internet du quotidienYediot Aharonot, Israël ne risque pas d'être poursuivi par la Cour de justice internationale, dont ni Israël, ni les Palestiniens n'ont ratifié le statut. En revanche, ce rapport pourrait être utilisé pour des plaintes individuelles, dans les pays européens qui le permettent.

Pour Ron Ben-Yishai, éditorialiste de Yediot Aharonot, le rapport constitue un coup sévère contre Israël, sur trois points: diplomatique, médiatique et sur le plan de la légalité militaire. Sur le plan diplomatique, le rapport pourra servir de base à des résolutions hostiles à d'Israël; sur le plan médiatique, le rapport appuie les accusations de crimes de guerre; la tentative de mettre sur un même plan l'opération israélienne et les tirs de roquette du Hamas ainsi que le sort de Gilad Shalit n'est là que pour sauver les apparences.

Sur le plan militaire, le rapport souligne que les méthodes de combat et l'armement utilisé par l'armée israélienne sont illégitimes et constituent un crime de guerre. Pour l'éditorialiste, il représente un encouragement pour des groupes comme le Hamas et le Hezbollah, et pourrait un jour servir de base pour la mise en cause des opérations occidentales en Afghanistan, en Irak ou au Pakistan.

Dans un article de Haaretz intitulé "Les Etats-Unis laisseront-ils Goldstone se rendre en Afghanistan?", Amir Oren reprend le même argument: le New York Times, qui condamne si souvent les meurtres de civils dans les zones de guerre, a été impliqué dans la mort de civils il y a une semaine en Afghanistan, dans le cadre du raid destiné à libérer son reporter retenu en otage, Stephen Farell, rappelle-t-il.

Seule voix discordante, Aluf Benn, lui aussi dans Haaretz, reproche à Ehud Olmert et à Ehud Barak (Premier ministre et ministre de la Défense au moment de l'offensive) de ne pas avoir pris en compte la souffrance de la population et d'avoir permis les destructions commises par Tsahal. Il estime que l'opération "plomb durci" a durablement terni l'image d'Israël à l'étranger et renforcé la légitimité du Hamas.

Dans un éditorial du Jerusalem Post, Gerald Steinberg vitupère contre les auteurs du rapport, qui, selon lui, avaient l'intention de condamner Israël avant même d'avoir commencé leur enquête. L'auteur reproche aux enquêteurs de s'être appuyé sur des témoignages de groupes qu'il taxe de pro-palestiniens, comme B'Tselem et le Palestinian Center for Human Rights, en omettant toutefois de rappeler que le gouvernement israélien a refusé de les recevoir.

Ynet rapporte que le père de Gilad Shalit, prisonnier du Hamas, a salué le rapport rédigé par Richard Goldstone, qui dénonce le traitement infligé à son fils par le mouvement islamiste, sans respecter la convention de Genève sur les prisonniers de guerre. Le rapport demande sa libération ou, au minimum, le respect des droits garantis par la convention de 1949 (un traitement humain incluant la possibilité de communiquer avec le monde extérieur, et de recevoir des visites de la Croix rouge.) La famille de Gilad Shalit, qui a rencontré Richard Goldstone, désapprouve par ailleurs le statut que donne à son fils ce même rapport: selon elle, il n'est pas un prisonnier de guerre mais un otage.

Haaretz a interrogé la fille de Richard Goldstone. Elle soutient que la présence de son père à la commission a permis d'adoucir le rapport. A l'en croire, l'ancien juge sud-africain - lui-même juif - a beaucoup hésité avant d'accepter cette mission et ne s'attendait pas à voir et entendre tout ce qu'il a vu et entendu.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/la-presse-israelienne-rejette-le-rapport-de-l-onu-sur-la-guerre-a-gaza_788100.html


L'ex-porte-parole du TPIY jugée coupable d'outrage au tribunal

L'ancienne porte-parole du TPIY, Florence Hartmann, a été reconnue coupable d'outrage à cette instance pour avoir divulgué en 2007 et 2008 des informations confidentielles sur le procès de l'ancien président serbe Slobodan Milosevic. L'ancienne journaliste française, qui avait couvert les guerres des Balkans dans les années 1990, avait ensuite été la porte-parole du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie entre 2000 et 2006.

 

Elle a été condamnée à 7.000 euros d'amende. La peine maximale pour le délit qui lui était reproché était de sept années de prison et/ou 100.000 euros d'amende. Florence Hartmann était accusée d'avoir divulgué dans un livre publié en 2007, "Paix et Châtiment", puis dans un article de presse l'année suivante, des "informations concernant des décisions confidentielles du TPIY". Selon la chambre de première instance spécialement désignée pour juger cette affaire, sa conduite pouvait "dissuader des Etats souverains de fournir des éléments de preuve au tribunal dans le cadre de leur coopération avec celui-ci".

 Le juge Bakone Moloto, qui présidait l'audience, a ajouté qu'un tel comportement entravait "la capacité du tribunal à exercer le pouvoir qu'il a de poursuivre et de punir les violations graves du droit humanitaire tel que le prévoit son mandat". Le juge Moloto a précisé que le tribunal avait pris en compte le fait que certaines des informations publiées par Florence Hartmann étaient déjà publiques, soulignant toutefois qu'"une décision demeure confidentielle jusqu'à ce que la chambre en décide expressément autrement". Pour Reporters sans frontières, ce verdict "tente d'imposer le silence sur les activités du TPIY". "Seul l'acquittement de Florence Hartmann aurait été une issue honorable à cette triste procédure. Ce n'est malheureusement pas le cas et nous le regrettons sincèrement. Cette condamnation nuit à la crédibilité de la juridiction internationale", écrit-il dans un communiqué.

Dans les écrits incriminés, Florence Hartmann affirmait que les informations sur le rôle prêté aux autorités serbes dans le massacre de musulmans à Srebrenica en 1995 n'avaient pas été rendues publiques pendant le procès Milosevic à la suite d'un accord entre le TPIY et la Serbie. Les magistrats de La Haye voulaient ainsi, selon elle, éviter que la Serbie soit jugée pour génocide devant la Cour internationale de justice (CIJ) car "cela aurait eu d'énormes conséquences politiques et économiques".

 La CIJ a jugé en février 2007 que le massacre de 8.000 musulmans à Srebrenica par les forces serbes de Bosnie constituait bien un acte de génocide mais que la Serbie ne pouvait en être tenue ni pour responsable, ni pour complice.

Aaron Gray-Block, version française Guy Kerivel

http://fr.news.yahoo.com/4/20090914/twl-balkans-tpiy-hartmann-bd5ae06.html


Nouvelle cassette attribuée à Ben Laden

Deux jours après l'anniversaire des attentats du 11-Septembre, Oussama Ben Laden déclare dans une nouvelle cassette diffusée dimanche que le président américain est "impuissant" à arrêter la guerre en Irak ou en Afghanistan, d'après une transcription du message de l'organisation terroriste. 

Une organisation spécialisée dans le suivi des mouvements terroristes, SITE Intelligence, a traduit la vidéo de 11 minutes montrant simplement une photo du chef d'Al-Qaïda tandis que défile son message audio.

Selon la traduction assurée par SITE-Intelligence, Ben Laden déclare intervenir pour rappeler aux Américains "les causes" qui ont conduit aux attentats du 11-Septembre, et en premier lieu, "votre soutien à vos alliés israéliens qui occupent notre terre de Palestine".

Le chef de la nébuleuse terroriste juge fallacieux l'argument selon lequel la guerre est nécessaire à la sécurité des Etats-Unis, estimant que la Maison Blanche ne fait que suivre la stratégie des anciens président George W. Bush et vice-président Dick Cheney pour "promouvoir la politique de la peur pour vendre les intérêts des grandes firmes".

Quand, poursuit Ben Laden, Barack Obama est devenu président et qu'il a conservé nombre des chefs militaires de son prédécesseur dont le secrétaire d'Etat à la Défense Robert Gates, "les gens sensés ont su qu'Obama était un homme impuissant qui ne sera pas capable de finir la guerre comme il l'a promis".

"Si vous terminez la guerre, soit. Mais si vous la poursuivez, nous en ferons de même et continuerons notre guerre d'usure contre vous par tous les moyens possibles". AP

Sur le Net:

SITE Intelligence Group: https://www.siteintelgroup.com/


Il faut rester en Afghanistan

«Gagner» signifie partir en laissant derrière nous un gouvernement qui soit un minimum acceptable, et «perdre» implique la prise du pouvoir par les talibans et le retour d'al Qaida.


La «guerre contre le terrorisme» ne sert à rien

Laurent Suply (lefigaro.fr) avec AFP 29/07/2008 | Mise à jour : 16:52 | Commentaires 77 |

Un groupe de réflexion a mis en évidence que la solution militaire est inefficace contre la plupart des groupes terroristes. Pour battre al-Qaida, il préconise une nouvelle stratégie basée sur le renseignement et la police, et de changer de vocabulaire.

Une autopsie du terrorisme pour trouver la stratégie susceptible de vaincre al-Qaida. C'est à cet exercice statistique que s'est livré la RAND Corporation, un groupe de réflexion américain qui travaille régulièrement pour le Pentagone. Pour tenter de comprendre le destin des groupes terroristes, les chercheurs ont compilé des données sur 648 groupes recensés à travers le monde entre 1968 et 2006.

Ils ont distingué chaque groupe en fonction de ses effectifs, ses buts, ses revenus financiers, du régime politique de son territoire d'implantation, de son orientation (religieux ou politique) et de ses buts. Ils ont ensuite passé au crible leurs destins. Sur les 648 groupes étudiés, 244 sont toujours actifs, et 136 se sont fragmentés ou ont fusionné avec d'autres groupes.

Les groupes religieux plus tenaces

Et parmi ceux qui ont effectivement cessé d'utiliser le terrorisme, les statistiques parlent d'elles-mêmes. La « bonne nouvelle » est que seuls 27 groupes (10%) ont cessé leurs activités après avoir rempli leurs objectifs, par exemple le FLN algérien. 114 (43%) ont déposé les armes suite à un accord politique avec l'Etat. Quant à ceux qui ont été réellement vaincu, 107 (40%) l'ont été par des moyens policiers et juridiques, les principaux étant le renseignement humain, l'infiltration des cellules, l'arrestation des leaders et le développement de la législation antiterroriste. Et 20 groupes seulement ont été écrasés sur le champ de bataille, par des moyens militaires, soit un pourcentage de 7%.

 L'objectif du rapport étant d'évaluer les bonnes pratiques pour défaire al-Qaida, les historiques des mouvements similaires ont été spécialement étudiés. Mauvaise nouvelle : les groupes d'inspiration religieuse sont bien plus résistants que ceux qui ont une vocation politique. Depuis 1968, 62% des groupes terroristes ont cessé de nuire. Sur la même période, ce pourcentage tombe à 32% si l'on ne compte que les groupes religieux.

L'étude exclut d'office la solution politique pour al-Qaida, dont le but avoué est de renverser les gouvernements du Maghreb, du Proche et du Moyen Orient, pour unir le monde musulman sous une même bannière. La RAND Corporation estime que la probabilité d'un succès d'al-Qaida est proche de zéro, mais les statistiques montrent que les chances de parvenir à un accord politique sont d'autant plus faibles que les objectifs d'un groupe sont larges et ambitieux.

Quant à la solution militaire, à l'œuvre actuellement, l'étude conclut qu' « il n'y a aucun solution au terrorisme sur le champ de bataille ». Et d'ajouter que la force brute a souvent « l'effet inverse » en attisant l'hostilité des populations, fournissant ainsi un réservoir de recrue aux terroristes.

Le groupe note une augmentation des actions d'al-Qaida dans un rayon plus large, et juge que la stratégie américaine de « guerre contre le terrorisme » n'a pas réussi à affaiblir la nébuleuse terroriste.

Une armée présente mais discrète

Quelle stratégie adopter alors ? L'étude préconise un combat sur deux fronts. D'abord, mettre l'accent sur la solution policière contre al-Qaida dans le monde, en augmentant les budgets de la CIA et du FBI. Objectif : cibler les principaux « nœuds » du réseau al-Qaida, qu'il s'agisse de points de décision, de communication ou de financement. Cela implique également de mettre hors d'état de nuire les chefs des réseaux, avec les règles qui s'imposent dans un état de droit. Le rapport cite notamment un membre de l'Unité de Coordination de la Lutte Antiterroriste française, qui fait part d'une tactique citée en exemple : concentrer les efforts de polices sur des délits annexes tels que le trafic de drogue, plus facile à prouver devant un tribunal, pour mettre les suspects « à l'ombre » sans attendre qu'ils aient commis un attentat.

Ensuite, l'étude ne plaide pas pour un désengagement militaire total, en particulier pour la situation particulière de l'Irak, où al-Qaida participe à une insurrection armée globale. L'histoire montre que la solution militaire est plus efficace contre les larges groupes de terroristes insurgés (19%) que contre les groupes terroristes en général (7%). Dans ces zones, la présence militaire est « nécessaire », mais le rapport souligne qu'il ne doit pas nécessairement s'agit d'une présence américaine. Les forces locales y auraient une plus grande légitimité, et une meilleure compréhension. Il faudrait donc, selon cette étude, que les Etats-Unis cantonnent leur rôle militaire en Irak à de la formation ou de l'armement.

La RAND Corporation suggère quelques pistes idéologiques. Par exemple, le groupe estime que les fatwas émises par le Conseil des Oulemas en Afghanistan clamant que les kamikazes n'auraient ni vierges, ni vie éternelle, ont été bien plus efficaces que les tonnes de tracts de propagande largués par l'aviation américaine.

Autre changement symbolique mais crucial : troquer la « War on Terror » (guerre contre le terrorisme), qui laisse croire à une solution purement militaire, contre le plus classique « counterterrorism » (antiterrorisme). De même, il s'agit de ne plus faire passer Ben Laden et consorts pour des guerriers engagés dans une guerre sainte mais pour de simples criminels.

L'étude complète (anglais) http://www.rand.org/pubs/monographs/MG429/

http://search.rand.org/search/?input-form=rand-simple&query=al+qaeda&Go=Search+RAND

 


Deux-tiers des armes vendues au monde sont américaines

J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP
07/09/2009 | Mise à jour : 14:06

 

En visite en Inde fin juillet, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton (ici à gauche serrant la main de son homologue indien S.M. Krishna) signait un accord de défense prévoyant la vente d'armes américaines à New Delhi. Crédits photo : AFP

Malgré la crise et un marché en baisse depuis 2005, Washington a signé l'an dernier pour 37,8 milliards de dollars de contrats d'armement, soit un quart de plus qu'en 2007.

C'est un rapport du Congrès américain qui le dit. Les Etats-Unis ont confirmé en 2008 leur statut de premier marchand d'armes du monde. En dépit de la crise économique, Washington a ainsi signé des contrats d'armements équivalents à 37,8 milliards de dollars l'an dernier, contre 25,4 en 2007. Le tout alors que sur le plan international le marché des ventes d'armes a reculé de 7,6% à 55,2 milliards de dollars, selon ce rapport cité par le New York Times. Il s'agit du chiffre le plus bas depuis 2005, selon l'étude.

Les contrats d'armements américains représentaient 68,4% en 2008, soit les deux tiers du marché mondial des armes. Cette orientation à la hausse «doit être attribuée non seulement à d'importantes nouvelles commandes au Proche-Orient et en Asie, mais également à la poursuite de contrats significatifs de service d'équipements et de maintenance avec un nombre importants de clients américains dans le monde», souligne l'étude réalisée par le Congressional research service (CRS), un département de recherche dépendant du Congrès américain.

L'Italie, au deuxième rang

 

Les principaux clients de Washington sont les Emirats arabes unis, le Maroc et Taiwan. Des accords ont aussi été signés avec l'Inde, l'Irak, l'Arabie saoudite, l'Egypte, la Corée du Sud ou le Brésil. Toujours selon cette étude, les Etats-Unis sont les plus gros fournisseurs des pays en développement. Ce seul marché représentait 42,2 milliards de dollars l'année dernière, en légère augmentation sur un an.

Selon l'étude, avec un montant de contrats d'armements équivalent à 3,7 milliards de dollars, l'Italie se place au deuxième rang en 2008, tandis que la Russie, avec des contrats estimés à 3,5 milliards de dollars - contre 10,8 milliards de dollars en 2007 - occupe la troisième place. Moscou conserve l'Inde et la Chine comme clients principaux dans les pays en développement mais s'intéresse de plus en plus aux pays d'Amérique centrale, le Venezuela en particulier. La France est troisième sur le seul critère des ventes d'armes aux pays en développement.

http://www.lefigaro.fr/international/2009/09/07/01003-20090907ARTFIG00465-deux-tiers-des-armes-vendues-au-monde-sont-americaines-.php

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le ministre suédois des Affaires étrangères annule une visite en Israël

Le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt a annulé un déplacement prévu vendredi en Israël, selon un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, sur fond de polémique après la parution en août dans un quotidien de Stockholm d'un article laissant entendre que des soldats israéliens tuent des Palestiniens pour faire commerce de leurs organes.

Selon Yigal Palmor, un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, la Suède a informé vendredi l'ambassade d'Israël à Stockholm de la décision de M. Bildt d'annuler son déplacement.

M. Palmor n'a fait aucun commentaire sur les raisons de cette décision, intervenant le jour de l'annonce de la construction prochaine de nouveaux logements dans des implantations israéliennes en Cisjordanie. A Stockholm, la porte-parole de M. Bildt, Irena Busic, a souligné qu'aucune date n'avait été fixée pour le déplacement en Israël du chef de la diplomatie suédoise, dont le pays assure actuellement la présidence de l'Union européenne.

Irena Busic a par ailleurs réfuté tout lien avec l'article paru en août dans le principal quotidien suédois, "Aftonbladet". L'article a déclenché la polémique en Israël, où Benyamin Nétanyahou a réclamé une condamnation de la part de Stockholm, idée rejetée par Carl Bildt. AP


Un conseiller d'Obama contraint à la démission pour avoir soutenu les théories du complot

dimanche 6 septembre 2009 

Surnommé le «gourou des emplois verts», Van Jones a finalement démissionné samedi 5 septembre tandis que montait une polémique sur son soutien à une organisation développant la théorie du complot sur les attaques du 11 septembre 2001 contre New York et Washington. Il lui est reproché aussi d'avoir utilisé des termes offensants et des insultes contre les Républicains dans des discours prononcés avant d'entrer dans l'administration Obama.

Ce conseiller du président Barack Obama, spécialisé dans les questions environnementales, a démissionné «pour des initiatives inappropriées et des déclarations passées jugées offensantes», a annoncé tôt dimanche 6 septembre la Maison-Blanche.

Van Jones, membre du Conseil présidentiel sur la qualité de l'environnement, travaillait plus particulièrement sur les «emplois verts» et avait convaincu Barack Obama du potentiel qu'ils représentent pour l'économie américaine dans les prochaines années. Mais il avait flirté avec des organisations croyant à la théorie du complot au sujet des attentats du 11 septembre et avait signé en 2004 une pétition qui accusait l'administration Bush «d'avoir pu délibérément permettre aux attaques du 11 septembre de se produire, peut-être pour avoir un prétexte afin de faire la guerre».

Cette démission intervient à un moment délicat pour Barack Obama qui est affaibli politiquement et tente actuellement de reprendre la main dans le débat sur son projet de réforme de l'assurance-maladie aux Etats-Unis. En grande difficulté sur ce dossier, y compris auprès des élus démocrates, il doit prononcer le 9 septembre un discours au Congrès qui s'annonce déterminant.

«A la veille de combats historiques pour la couverture maladie et l'énergie propre, les adversaires de la réforme ont monté une campagne diffamatoire contre moi»,  déclare M. Jones dans un communiqué accompagnant l'annonce de sa démission. «Ils recourent au mensonge et la déformation des faits pour détourner l'attention du public et semer la division. Je ne peux pas avec bonne conscience demander à mes collègues de consacrer un temps et une énergie précieux à me défendre ou expliquer mon passé. Nous avons besoin de tput le monde sur le pont pour se battre pour l'avenir».

Le conseiller, qui s'est publiquement excusé à deux reprises pour ses déclarations passées, avait averti que si ces propos avaient offensé quiconque, il démissionnerait de ses fonctions.

[Lire l'article complet sur le Washington Post]

Vous souhaitez proposer un lien complémentaire sur ce sujet ou sur tout autre sujet d'actualité? Envoyez-le à infos @ slate.fr

Image de une: Van Jones Reuters

http://www.slate.fr/story/9947/un-conseiller-dobama-contraint-la-demission-pour-avoir-soutenu-les-theories-du-complot-su

 


Menaces contre des personnalités de droite : 9 interpellations dans l'Hérault

 

PARIS (AFP) - 03/09/09 12:28

euf personnes ont été interpellées jeudi dans le département de l'Hérault et placées en garde à vue dans l'affaire des lettres de menaces de mort accompagnées d'une balle envoyée à des personnalités de droite, a-t-on appris de sources proches de l'enquête. 

"A ce stade, les enquêteurs sont encore extrêmement prudents sur la mise en cause des neuf interpellés", a-t-on précisé de même source.

Parmi les gardés à vue figure un ancien militaire déjà entendu au mois d'avril dans cette affaire, a précisé RTL.

Les perquisitions sont toujours en cours, a ajouté la radio.

Trois services de police sont intervenus dans cette opération, a-t-on précisé de source proche de l'enquête : la sous-direction anti-terroriste de la direction centrale de la PJ, la direction régional de la PJ de Montpellier et la brigade criminelle de la Préfecture de police de Paris, a-t-on précisé.

Les interpellations ont eu lieu à Saint-Chinian et à Saint-Pons-de-Thomières dans l'Hérault (environ 30 km au nord-ouest de Béziers). 

Depuis fin 2008, une quinzaine de courriers de menaces, parfois accompagnés d'une balle, postées dans le Midi, ont au total été adressés à des ministres ou personnalités de droite comme le sénateur-maire UMP de Béziers Raymond Couderc, le maire UMP de Bordeaux et ancien Premier ministre Alain Juppé, les ministres de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, de la Justice Rachida Dati et de la Culture Christine Albanel.

Certains médias comme TF1 ou France Télévisions ont eux aussi été destinataires de courriers de ce type.

Ces envois avaient amené le parquet de Paris, compétent en matière antiterroriste, à ouvrir une enquête préliminaire début mars.

Treize perquisitions avaient été menées le 7 avril à Montpellier et dans sa région dans le cadre de cette affaire. Elles n'avaient pas donné lieu à des placements en garde à vue.

Un informaticien au chômage de 47 ans, militaire de réserve, soupçonné d'être l'auteur des lettres avait été interpellé le 4 mars à Montpellier à la suite d'une dénonciation de son ex-compagne. Il avait été remis en liberté 34 heures plus tard en l'absence de charges contre lui

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SAINT-PONS-DE-THOMIERES, Hérault (AFP) - 03/09/09 19:22 

Lettres de menaces contre des personnalités de droite: 11 interpellations

Onze personnes ont été interpellées jeudi dans l'Hérault dans l'affaire des lettres de menaces de mort accompagnées d'une balle envoyées à des personnalités de droite, dont le président Sarkozy.

Dix d'entre elles restaient en garde à vue vers 18h00, l'une d'elles ayant été remise en liberté, selon des sources proches de l'enquête.

Parmi les personnes interpellées figurent un buraliste, ancien légionnaire déjà entendu mi-août (bien août) dans cette affaire, un chirurgien-dentiste, un architecte, un notaire, a-t-on appris de mêmes sources.

Les interpellations ont eu lieu à Saint-Chinian et Saint-Pons-de-Thomières (à 30 et 50 km au nord-ouest de Béziers), et des perquisitions ont été menées aux domiciles et commerces de ces personnes, faisant intervenir trois services de police - la direction centrale de la PJ, la direction de la PJ de Montpellier et la brigade criminelle de la Préfecture de police de Paris.

Vers 06H00-06H30, les policiers sont entrés dans la boutique de l'ex-militaire à Saint-Pons, selon un témoin qui a souhaité garder l'anonymat.

Ils ont ensuite perquisitionné les locaux du Secours populaire, où l'homme exerce une activité de bénévole, avant d'en ressortir vers 15H30, encadrant le buraliste menotté dans le dos. Celui-ci s'est écrié, devant les cameramen et photographes: "Front rouge, vive la République sociale!", a constaté un journaliste de l'AFP.

Les policiers, dont certains cagoulés, l'ont alors poussé dans une voiture et sont partis en trombe.

Un chauffeur routier aurait également été interpellé, d'après sa compagne, qui a estimé, interrogée par l'AFP, que cette arrestation était liée à ses "activités politiques".

Beaucoup de ces personnes militent contre les éoliennes. Or la première lettre anonyme contenant une munition avait été adressée en 2007 à Marcel Roques, maire Nouveau centre de Lamalou-les-Bains (Hérault) qui présente la particularité d'avoir sur son territoire une importante ferme éolienne.

Toutes ces personnes "se réclament de mouvements révolutionnaires", proches de l'extrême gauche, selon une source proche de la municipalité. Le buraliste s'était notamment présenté sur une liste d'opposition au maire socialiste Kléber Mesquida.

Dans un courrier daté du 9 mars adressé à Maryse Pechevis, avocate d'un Montpelliérain informaticien au chômage et militaire de réserve, interrogé puis relâché, l'auteur ou les auteurs des menaces demandai(en)t "l'arrêt des reconduites à la frontière, la remise en liberté de Jean-Marc Rouillan (cofondateur d'Action directe, NDLR), de Julien Coupat (soupçonné de sabotages contre des lignes SNCF, NDLR), l'arrêt de la parodie de justice contre Yvan Colonna".

Pour autant, "à ce stade, les enquêteurs sont encore extrêmement prudents sur la mise en cause" des personnes interpellées, a-t-on précisé de source proche de l'enquête.

Depuis fin 2008, une quinzaine de courriers de menaces, postés de plusieurs villes de l'Hérault et parfois accompagnés d'une balle, ont été adressés à des ministres ou personnalités de droite, dont Nicolas Sarkozy.

Les lettres ont été adressées au sénateur-maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, aux ministres de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, de la Justice, Rachida Dati, et de la Culture, Christine Albanel, ainsi qu'au maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé.

Plusieurs autres personnalités, politiques ou des médias, ont également été destinataires de telles missives.

L'envoi de menaces de mort est puni d'une peine d'emprisonnement allant jusqu'à trois ans et 45.000 euros d'amende.

 

 (Suite)

La question de la proliération nucléaire avec la libération du père de a bombe Pakistanaise : Abdul Qadeer Khan redevient un électron libre

Le «père» de la bombe nucléaire islamique était maintenu en résidence surveillée au Pakistan depuis 2004 

Sur le perron d’une somptueuse résidence de Margalla Hills, le quartier chic d’Islamabad, Abdul Qadeer Khan, père de la bombe nucléaire pakistanaise, a retrouvé tout son prestige. Celui dont il avait joui auprès des Pakistanais, lorsqu’il avait fait de son pays, en 1998, la première nation islamique dotée de l’arme nucléaire.

L’homme est désormais libre de ses mouvements. Le tribunal d’Islamabad en avait décidé ainsi en février, mais il aura fallu le dépôt d’une plainte d’avocats devant la Haute Cour de justice de Lahore, pour que l’armée et la police pakistanaises se retirent, hier, des abords de la maison du scientifique. Un retrait qui met fin, de facto, à la situation de résidence surveillée dans laquelle vivait Khan. Prisonnier dans sa maison depuis 2004, après avoir reconnu qu’il avait livré les secrets de sa bombe à la Corée du Nord, à la Libye ou encore à l’Iran, l’homme avait dû «confesser» ses fautes à la télévision publique pakistanaise. Cette mise en scène, avant tout destinée à calmer la colère des Etats-Unis, avait choqué les Pakistanais, qui y avaient vu l’humiliation d’un héros national.

«Honneur». La bombe «a donné aux Pakistanais un sens de l’honneur, de la sécurité, et a été une grande réussite scientifique», aime répéter celui qu’à Islamabad, on appelle en toute simplicité «le père».

A 72 ans, le docteur Abdul Qadeer Khan, qu’on dit malade, est donc libre de ses mouvements. Libre également d’être entendu par les représentants de l’administration américaine à Islamabad. Depuis son placement en résidence surveillée, les Etats-Unis n’ont eu de cesse de réclamer l’audition du savant, considérant sans doute qu’il pourrait compléter leurs informations sur l’état réel d’avancement du programme nucléaire iranien.

Iraniens. Durant les années 90, l’obscur réseau Khan, directement issu des Khan Research Laboratories, un outil entièrement créé et administré par le savant, avait la sulfureuse réputation de monnayer son savoir-faire au plus offrant. Il aurait notamment vendu des plans d’armes nucléaires compactes, parfaitement adaptées aux moyens de lancement iraniens.

A l’instar de l’actuel président pakistanais, Asif Ali Zardari, son prédécesseur, le général Pervez Musharraf, s’est toujours fermement opposé à l’audition de Khan par des services de renseignements étrangers. Ce qui fait dire à certains que la fuite de la technologie nucléaire pakistanaise était en réalité organisée par l’Etat lui-même. Une hypothèse systématiquement démentie par le général Musharaf et les hauts dignitaires de l’armée.

Alors que Barack Obama ne cesse de rappeler que la lutte contre la prolifération nucléaire est une des priorités de son mandat, la liberté retrouvée d’Abdul Qadeer Khan fait écho à une autre actualité : l’accusation, cette fois par des membres du Congrès américain, selon laquelle Islamabad serait en train de modifier des missiles antinavires AGM-84 Harpoon. Ces armes, livrées par les Etats-Unis durant les années 80, sont initialement conçues pour la guerre navale, mais peuvent supporter des charges nucléaires de faible puissance. Après modification, les missiles pourraient frapper des objectifs terrestres en Inde, l’ennemi traditionnel du Pakistan et, faut-il le rappeler, l’autre puissance nucléaire régionale.

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