Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Deux-tiers des armes vendues au monde sont américaines

J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP
07/09/2009 | Mise à jour : 14:06

 

En visite en Inde fin juillet, la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton (ici à gauche serrant la main de son homologue indien S.M. Krishna) signait un accord de défense prévoyant la vente d'armes américaines à New Delhi. Crédits photo : AFP

Malgré la crise et un marché en baisse depuis 2005, Washington a signé l'an dernier pour 37,8 milliards de dollars de contrats d'armement, soit un quart de plus qu'en 2007.

C'est un rapport du Congrès américain qui le dit. Les Etats-Unis ont confirmé en 2008 leur statut de premier marchand d'armes du monde. En dépit de la crise économique, Washington a ainsi signé des contrats d'armements équivalents à 37,8 milliards de dollars l'an dernier, contre 25,4 en 2007. Le tout alors que sur le plan international le marché des ventes d'armes a reculé de 7,6% à 55,2 milliards de dollars, selon ce rapport cité par le New York Times. Il s'agit du chiffre le plus bas depuis 2005, selon l'étude.

Les contrats d'armements américains représentaient 68,4% en 2008, soit les deux tiers du marché mondial des armes. Cette orientation à la hausse «doit être attribuée non seulement à d'importantes nouvelles commandes au Proche-Orient et en Asie, mais également à la poursuite de contrats significatifs de service d'équipements et de maintenance avec un nombre importants de clients américains dans le monde», souligne l'étude réalisée par le Congressional research service (CRS), un département de recherche dépendant du Congrès américain.

L'Italie, au deuxième rang

 

Les principaux clients de Washington sont les Emirats arabes unis, le Maroc et Taiwan. Des accords ont aussi été signés avec l'Inde, l'Irak, l'Arabie saoudite, l'Egypte, la Corée du Sud ou le Brésil. Toujours selon cette étude, les Etats-Unis sont les plus gros fournisseurs des pays en développement. Ce seul marché représentait 42,2 milliards de dollars l'année dernière, en légère augmentation sur un an.

Selon l'étude, avec un montant de contrats d'armements équivalent à 3,7 milliards de dollars, l'Italie se place au deuxième rang en 2008, tandis que la Russie, avec des contrats estimés à 3,5 milliards de dollars - contre 10,8 milliards de dollars en 2007 - occupe la troisième place. Moscou conserve l'Inde et la Chine comme clients principaux dans les pays en développement mais s'intéresse de plus en plus aux pays d'Amérique centrale, le Venezuela en particulier. La France est troisième sur le seul critère des ventes d'armes aux pays en développement.

http://www.lefigaro.fr/international/2009/09/07/01003-20090907ARTFIG00465-deux-tiers-des-armes-vendues-au-monde-sont-americaines-.php

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le ministre suédois des Affaires étrangères annule une visite en Israël

Le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt a annulé un déplacement prévu vendredi en Israël, selon un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, sur fond de polémique après la parution en août dans un quotidien de Stockholm d'un article laissant entendre que des soldats israéliens tuent des Palestiniens pour faire commerce de leurs organes.

Selon Yigal Palmor, un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, la Suède a informé vendredi l'ambassade d'Israël à Stockholm de la décision de M. Bildt d'annuler son déplacement.

M. Palmor n'a fait aucun commentaire sur les raisons de cette décision, intervenant le jour de l'annonce de la construction prochaine de nouveaux logements dans des implantations israéliennes en Cisjordanie. A Stockholm, la porte-parole de M. Bildt, Irena Busic, a souligné qu'aucune date n'avait été fixée pour le déplacement en Israël du chef de la diplomatie suédoise, dont le pays assure actuellement la présidence de l'Union européenne.

Irena Busic a par ailleurs réfuté tout lien avec l'article paru en août dans le principal quotidien suédois, "Aftonbladet". L'article a déclenché la polémique en Israël, où Benyamin Nétanyahou a réclamé une condamnation de la part de Stockholm, idée rejetée par Carl Bildt. AP


Un conseiller d'Obama contraint à la démission pour avoir soutenu les théories du complot

dimanche 6 septembre 2009 

Surnommé le «gourou des emplois verts», Van Jones a finalement démissionné samedi 5 septembre tandis que montait une polémique sur son soutien à une organisation développant la théorie du complot sur les attaques du 11 septembre 2001 contre New York et Washington. Il lui est reproché aussi d'avoir utilisé des termes offensants et des insultes contre les Républicains dans des discours prononcés avant d'entrer dans l'administration Obama.

Ce conseiller du président Barack Obama, spécialisé dans les questions environnementales, a démissionné «pour des initiatives inappropriées et des déclarations passées jugées offensantes», a annoncé tôt dimanche 6 septembre la Maison-Blanche.

Van Jones, membre du Conseil présidentiel sur la qualité de l'environnement, travaillait plus particulièrement sur les «emplois verts» et avait convaincu Barack Obama du potentiel qu'ils représentent pour l'économie américaine dans les prochaines années. Mais il avait flirté avec des organisations croyant à la théorie du complot au sujet des attentats du 11 septembre et avait signé en 2004 une pétition qui accusait l'administration Bush «d'avoir pu délibérément permettre aux attaques du 11 septembre de se produire, peut-être pour avoir un prétexte afin de faire la guerre».

Cette démission intervient à un moment délicat pour Barack Obama qui est affaibli politiquement et tente actuellement de reprendre la main dans le débat sur son projet de réforme de l'assurance-maladie aux Etats-Unis. En grande difficulté sur ce dossier, y compris auprès des élus démocrates, il doit prononcer le 9 septembre un discours au Congrès qui s'annonce déterminant.

«A la veille de combats historiques pour la couverture maladie et l'énergie propre, les adversaires de la réforme ont monté une campagne diffamatoire contre moi»,  déclare M. Jones dans un communiqué accompagnant l'annonce de sa démission. «Ils recourent au mensonge et la déformation des faits pour détourner l'attention du public et semer la division. Je ne peux pas avec bonne conscience demander à mes collègues de consacrer un temps et une énergie précieux à me défendre ou expliquer mon passé. Nous avons besoin de tput le monde sur le pont pour se battre pour l'avenir».

Le conseiller, qui s'est publiquement excusé à deux reprises pour ses déclarations passées, avait averti que si ces propos avaient offensé quiconque, il démissionnerait de ses fonctions.

[Lire l'article complet sur le Washington Post]

Vous souhaitez proposer un lien complémentaire sur ce sujet ou sur tout autre sujet d'actualité? Envoyez-le à infos @ slate.fr

Image de une: Van Jones Reuters

http://www.slate.fr/story/9947/un-conseiller-dobama-contraint-la-demission-pour-avoir-soutenu-les-theories-du-complot-su

 


Menaces contre des personnalités de droite : 9 interpellations dans l'Hérault

 

PARIS (AFP) - 03/09/09 12:28

euf personnes ont été interpellées jeudi dans le département de l'Hérault et placées en garde à vue dans l'affaire des lettres de menaces de mort accompagnées d'une balle envoyée à des personnalités de droite, a-t-on appris de sources proches de l'enquête. 

"A ce stade, les enquêteurs sont encore extrêmement prudents sur la mise en cause des neuf interpellés", a-t-on précisé de même source.

Parmi les gardés à vue figure un ancien militaire déjà entendu au mois d'avril dans cette affaire, a précisé RTL.

Les perquisitions sont toujours en cours, a ajouté la radio.

Trois services de police sont intervenus dans cette opération, a-t-on précisé de source proche de l'enquête : la sous-direction anti-terroriste de la direction centrale de la PJ, la direction régional de la PJ de Montpellier et la brigade criminelle de la Préfecture de police de Paris, a-t-on précisé.

Les interpellations ont eu lieu à Saint-Chinian et à Saint-Pons-de-Thomières dans l'Hérault (environ 30 km au nord-ouest de Béziers). 

Depuis fin 2008, une quinzaine de courriers de menaces, parfois accompagnés d'une balle, postées dans le Midi, ont au total été adressés à des ministres ou personnalités de droite comme le sénateur-maire UMP de Béziers Raymond Couderc, le maire UMP de Bordeaux et ancien Premier ministre Alain Juppé, les ministres de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie, de la Justice Rachida Dati et de la Culture Christine Albanel.

Certains médias comme TF1 ou France Télévisions ont eux aussi été destinataires de courriers de ce type.

Ces envois avaient amené le parquet de Paris, compétent en matière antiterroriste, à ouvrir une enquête préliminaire début mars.

Treize perquisitions avaient été menées le 7 avril à Montpellier et dans sa région dans le cadre de cette affaire. Elles n'avaient pas donné lieu à des placements en garde à vue.

Un informaticien au chômage de 47 ans, militaire de réserve, soupçonné d'être l'auteur des lettres avait été interpellé le 4 mars à Montpellier à la suite d'une dénonciation de son ex-compagne. Il avait été remis en liberté 34 heures plus tard en l'absence de charges contre lui

==================================================================

SAINT-PONS-DE-THOMIERES, Hérault (AFP) - 03/09/09 19:22 

Lettres de menaces contre des personnalités de droite: 11 interpellations

Onze personnes ont été interpellées jeudi dans l'Hérault dans l'affaire des lettres de menaces de mort accompagnées d'une balle envoyées à des personnalités de droite, dont le président Sarkozy.

Dix d'entre elles restaient en garde à vue vers 18h00, l'une d'elles ayant été remise en liberté, selon des sources proches de l'enquête.

Parmi les personnes interpellées figurent un buraliste, ancien légionnaire déjà entendu mi-août (bien août) dans cette affaire, un chirurgien-dentiste, un architecte, un notaire, a-t-on appris de mêmes sources.

Les interpellations ont eu lieu à Saint-Chinian et Saint-Pons-de-Thomières (à 30 et 50 km au nord-ouest de Béziers), et des perquisitions ont été menées aux domiciles et commerces de ces personnes, faisant intervenir trois services de police - la direction centrale de la PJ, la direction de la PJ de Montpellier et la brigade criminelle de la Préfecture de police de Paris.

Vers 06H00-06H30, les policiers sont entrés dans la boutique de l'ex-militaire à Saint-Pons, selon un témoin qui a souhaité garder l'anonymat.

Ils ont ensuite perquisitionné les locaux du Secours populaire, où l'homme exerce une activité de bénévole, avant d'en ressortir vers 15H30, encadrant le buraliste menotté dans le dos. Celui-ci s'est écrié, devant les cameramen et photographes: "Front rouge, vive la République sociale!", a constaté un journaliste de l'AFP.

Les policiers, dont certains cagoulés, l'ont alors poussé dans une voiture et sont partis en trombe.

Un chauffeur routier aurait également été interpellé, d'après sa compagne, qui a estimé, interrogée par l'AFP, que cette arrestation était liée à ses "activités politiques".

Beaucoup de ces personnes militent contre les éoliennes. Or la première lettre anonyme contenant une munition avait été adressée en 2007 à Marcel Roques, maire Nouveau centre de Lamalou-les-Bains (Hérault) qui présente la particularité d'avoir sur son territoire une importante ferme éolienne.

Toutes ces personnes "se réclament de mouvements révolutionnaires", proches de l'extrême gauche, selon une source proche de la municipalité. Le buraliste s'était notamment présenté sur une liste d'opposition au maire socialiste Kléber Mesquida.

Dans un courrier daté du 9 mars adressé à Maryse Pechevis, avocate d'un Montpelliérain informaticien au chômage et militaire de réserve, interrogé puis relâché, l'auteur ou les auteurs des menaces demandai(en)t "l'arrêt des reconduites à la frontière, la remise en liberté de Jean-Marc Rouillan (cofondateur d'Action directe, NDLR), de Julien Coupat (soupçonné de sabotages contre des lignes SNCF, NDLR), l'arrêt de la parodie de justice contre Yvan Colonna".

Pour autant, "à ce stade, les enquêteurs sont encore extrêmement prudents sur la mise en cause" des personnes interpellées, a-t-on précisé de source proche de l'enquête.

Depuis fin 2008, une quinzaine de courriers de menaces, postés de plusieurs villes de l'Hérault et parfois accompagnés d'une balle, ont été adressés à des ministres ou personnalités de droite, dont Nicolas Sarkozy.

Les lettres ont été adressées au sénateur-maire UMP de Béziers, Raymond Couderc, aux ministres de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, de la Justice, Rachida Dati, et de la Culture, Christine Albanel, ainsi qu'au maire UMP de Bordeaux, Alain Juppé.

Plusieurs autres personnalités, politiques ou des médias, ont également été destinataires de telles missives.

L'envoi de menaces de mort est puni d'une peine d'emprisonnement allant jusqu'à trois ans et 45.000 euros d'amende.

 

 (Suite)

La question de la proliération nucléaire avec la libération du père de a bombe Pakistanaise : Abdul Qadeer Khan redevient un électron libre

Le «père» de la bombe nucléaire islamique était maintenu en résidence surveillée au Pakistan depuis 2004 

Sur le perron d’une somptueuse résidence de Margalla Hills, le quartier chic d’Islamabad, Abdul Qadeer Khan, père de la bombe nucléaire pakistanaise, a retrouvé tout son prestige. Celui dont il avait joui auprès des Pakistanais, lorsqu’il avait fait de son pays, en 1998, la première nation islamique dotée de l’arme nucléaire.

L’homme est désormais libre de ses mouvements. Le tribunal d’Islamabad en avait décidé ainsi en février, mais il aura fallu le dépôt d’une plainte d’avocats devant la Haute Cour de justice de Lahore, pour que l’armée et la police pakistanaises se retirent, hier, des abords de la maison du scientifique. Un retrait qui met fin, de facto, à la situation de résidence surveillée dans laquelle vivait Khan. Prisonnier dans sa maison depuis 2004, après avoir reconnu qu’il avait livré les secrets de sa bombe à la Corée du Nord, à la Libye ou encore à l’Iran, l’homme avait dû «confesser» ses fautes à la télévision publique pakistanaise. Cette mise en scène, avant tout destinée à calmer la colère des Etats-Unis, avait choqué les Pakistanais, qui y avaient vu l’humiliation d’un héros national.

«Honneur». La bombe «a donné aux Pakistanais un sens de l’honneur, de la sécurité, et a été une grande réussite scientifique», aime répéter celui qu’à Islamabad, on appelle en toute simplicité «le père».

A 72 ans, le docteur Abdul Qadeer Khan, qu’on dit malade, est donc libre de ses mouvements. Libre également d’être entendu par les représentants de l’administration américaine à Islamabad. Depuis son placement en résidence surveillée, les Etats-Unis n’ont eu de cesse de réclamer l’audition du savant, considérant sans doute qu’il pourrait compléter leurs informations sur l’état réel d’avancement du programme nucléaire iranien.

Iraniens. Durant les années 90, l’obscur réseau Khan, directement issu des Khan Research Laboratories, un outil entièrement créé et administré par le savant, avait la sulfureuse réputation de monnayer son savoir-faire au plus offrant. Il aurait notamment vendu des plans d’armes nucléaires compactes, parfaitement adaptées aux moyens de lancement iraniens.

A l’instar de l’actuel président pakistanais, Asif Ali Zardari, son prédécesseur, le général Pervez Musharraf, s’est toujours fermement opposé à l’audition de Khan par des services de renseignements étrangers. Ce qui fait dire à certains que la fuite de la technologie nucléaire pakistanaise était en réalité organisée par l’Etat lui-même. Une hypothèse systématiquement démentie par le général Musharaf et les hauts dignitaires de l’armée.

Alors que Barack Obama ne cesse de rappeler que la lutte contre la prolifération nucléaire est une des priorités de son mandat, la liberté retrouvée d’Abdul Qadeer Khan fait écho à une autre actualité : l’accusation, cette fois par des membres du Congrès américain, selon laquelle Islamabad serait en train de modifier des missiles antinavires AGM-84 Harpoon. Ces armes, livrées par les Etats-Unis durant les années 80, sont initialement conçues pour la guerre navale, mais peuvent supporter des charges nucléaires de faible puissance. Après modification, les missiles pourraient frapper des objectifs terrestres en Inde, l’ennemi traditionnel du Pakistan et, faut-il le rappeler, l’autre puissance nucléaire régionale.

http://www.liberation.fr/monde/0101588286-abdul-qadeer-khan-redevient-un-electron-libre


Le terrorisme caucasien n'est pas le djihad

La Russie a longtemps justifié par la lutte contre «le terrorisme international» ses actions et ses exactions.

Lors de la deuxième guerre de Tchétchénie, plusieurs experts et politiques français avaient affirmé qu'au fond, la Russie combattait dans la région un ennemi commun: le terrorisme islamiste. Un argument régulièrement brandi par le Kremlin pour justifier ses actions et ses exactions en Tchétchénie et dont il convient de questionner le bienfondé.

Une chose est sûre: terrorisme il y a, bien évidemment, en Russie. Dans les républiques «autonomes» de Tchétchénie, d'Ingouchie et du Daguestan, la situation s'est aggravée depuis quelques mois. Et cela même si en avril 2009, Moscou a déclaré que la situation étaient définitvement réglée en Tchétchénie, après avoir, en gros, tenté d'y éliminer toute la génération masculine des 15-45 ans. Cette semaine, quatre policiers ont été tués dans un attentat suicide à Grozny, tandis que le 17 août, en Ingouchie, un autre attentat faisait au moins 27 victimes civiles.

Selon le ministère de l'Intérieur russe, 948 attentats à l'explosif ont eu lieu en 2008, dont plus de la moitié au sud du pays — c'est-à-dire, dans ce que nous appelons le Caucase Nord. Dans cette zone se multiplient à la fois les meurtres de policiers, de fonctionnaires, de ministres, enfin, de tous ceux soupçonnés de soutenir le pouvoir central de Moscou, et les assassinats de journalistes et d'humanitaires.

Moscou répond en envoyant ses forces armées et en donnant d'avantage de pouvoir aux dirigeants qu'elle a nommés dans ces républiques. Elle justifie son attitude par la lutte contre le djihadisme mondial.

La deuxième guerre tchétchène a vu brandir d'avantage de slogans religieux que de revendications séparatistes. Et dans l'ensemble, certaines tendances ont pu laisser prédire une internationalisation du terrorisme tchétchène. En 2005, Abdoul-Khalim Saïdoullaïev, «président» du gouvernement clandestin tchétchène, tué par les Russes en 2006, a fondé un «Front nord-caucasien». Quant au chef de guerre Chamil Bassaïev, il comptait instaurer en cas de victoire un califat fondamentaliste s'étendant au-delà des frontières tchétchènes.

Ajoutons que des combattants islamistes non caucasiens ont bien rejoint les rangs tchétchènes, même si deux chercheurs, Emil Souleimanov et Ondrej Ditrych, estiment qu'ils n'ont jamais dépassé le nombre de 300. Enfin, Al-Qaïda a affirmé à plusieurs reprises qu'elle comptait bien sur le Caucase Nord pour lutter contre l'Occident. Ces faits n'inscrivent pourtant pas vraiment le terrorisme nord-caucasien dans le djihad mondial.

L'élimination de chefs du type Bassaïev a d'abord beaucoup contribué à faire passer de mode une attirance superficielle pour le «djihadisme global». Mais surtout, il semble clair que l'instabilité dramatique de la région caucasienne n'est pas tant due à la présence d'éléments islamistes qu'au caractère complètement sinistré de son économie. Le taux de chômage chez les jeunes Daghestanais est de 41%, 71% celui des jeunes Ingouches. La corruption est loi et la guerre de Tchétchénie a favorisé les trafics en tous genres dans la région. Le résultat est une délinquance généralisée, dont la frontière avec le terrorisme est des plus floues. Les vendettas entre clans, les affrontements de jeunes hommes désœuvrés et armés avec les forces armées russes et les réels actes terroristes se combinent pour rendre la zone extrêmement dangereuse.

Concluons sur une apparente contradiction de la politique étrangère russe. La Russie affirme lutter contre le terrorisme mondial mais cultive ses relations avec l'Iran, la Syrie, le Hamas palestinien. Tout en entretenant dans le même temps des liens avec Israël, les deux pays échangeant leurs expériences de la lutte contre les guérillas. On expliquera cette attitude en se disant qu'en diplomatie et par tradition, la Russie aime les positions intermédiaires.

Macha Fogel

Image de une: après l'attentat contre une caserne de Nazran, en Ingouchie, le 17 août 2009, qui a fait au moins 19 morts. REUTERS

http://www.slate.fr/story/9675/la-russie-combat-elle-le-%C2%AB-terrorisme-international-%C2%BB-dans-le-caucase


L'UE en panne de solidarité face aux clandestins

 Jean-Jacques Mével, correspondant à Bruxelles
26/08/2009 | Mise à jour : 11:33
|

 

Ces immigrants clandestins ont été récupérés en mer par un navire italien au large de l'île de Lampedusa, près de la Sicile. (photo datant de 2007). Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

La présidence suédoise de l'Union européenne va tenter de proposer, dès septembre, des avancées dans le dossier empoisonné de l'immigration.

La Suède, présidente de l'UE et fière de sa tradition d'accueil, a quatre mois pour réussir là où beaucoup d'autres ont failli : mettre sur les rails une politique européenne crédible face à un afflux de réfugiés qui, via la Méditerranée, ne cesse d'enfler.

Le drame humain, marqué par la récente noyade de plusieurs dizaines de clandestins érythréens au large de l'île italienne de Lampedusa, se heurte de plein fouet à la réalité politique : la crise économique, la montée du chômage et le virage à droite des opinions européennes ne poussent ni à l'ouverture ni à la sérénité du débat sur l'immigration.

L'Europe du Sud sous la pression des flux migratoires

Stockholm et le commissaire français à la Justice, Jacques Barrot, ont pourtant décidé de proposer, dès septembre, une avancée sur deux chapitres clefs de ce dossier empoisonné. D'abord, la réinstallation dans le reste de l'Europe - et au bon vouloir de chaque capitale - d'une partie des irréguliers échoués au sud de l'Italie, en Grèce, en Espagne, à Chypre et à Malte. Jusqu'ici seule la France a entrouvert sa porte.

Pour la présidence suédoise, il faut aussi mettre sur pied une politique d'asile «plus efficace». Le droit européen n'impose que des normes minimales de protection. Stockholm veut s'atteler à une harmonisation de lois nationales. Ce serait le pendant logique de l'espace de libre circulation ouvert par l'Europe de Schengen. L'an dernier, quelque 70 000 clandestins ont traversé la Méditerranée dans l'espoir de forcer la porte de l'UE.

L'Europe du Nord et du Sud

 

Pour l'heure, l'impasse sordide des camps au Sud et le refus du Nord de se laisser imposer un «partage du fardeau» donnent une piètre image de l'Europe après ses sermons sur Guantanamo. Le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU a demandé lundi la fermeture immédiate d'un centre de l'île grecque de Lesbos, où s'entassent hommes, femmes et enfants. Les mêmes conditions prévalent à Pagani, une installation sans eau courante qui n'offre qu'un sanitaire par centaine de détenus. En Italie, à Chypre ou à Malte, d'autres centres d'accueil essuient la dénonciation régulière des ONG. «On ne peut pas continuer à traiter les gens comme ça !», insiste un haut responsable européen.

En première ligne face aux boat people venus d'Afrique et du Moyen-Orient, les pays méditerranéens de l'UE ont beau jeu de dénoncer l'absence de solidarité du reste de l'Europe. «Nous entendons de belles paroles, mais l'Europe ne nous a toujours pas dit que faire quand une vague d'immigrants s'abat sur nos côtes», répète Franco Frattini, chef de la diplomatie italienne et prédécesseur de Jacques Barrot à Bruxelles. Frustré, Rome prend le risque de la réprobation internationale et renvoie les irréguliers de l'autre côté de la Méditerranée, sans autre forme de procès. L'Italie est la première destination d'une bonne moitié des clandestins.

Les textes européens en vigueur entretiennent eux-mêmes l'afflux des irréguliers et la regrettable division des Européens. Pour demander le statut de réfugié, il faut atteindre physiquement l'UE. Faute d'un visa, le plus souvent refusé, reste l'entrée «en douce». Voilà pour l'afflux sur la façade maritime de l'UE. Une fois sur place, le droit d'asile n'est reconnu que par le pays qui a accordé sa protection. Résultat : même régularisés, les immigrants restent parqués au Sud. Pour eux comme pour le droit, l'Europe reste un inextricable labyrinthe.


Singapour reprend la place Suisse

La fin d'un autre secret helvétique

Correspondant Genève 

L'affaire n'a pas fait autant de bruit que la levée partielle du secret bancaire ou l'accord passé avec les Etats-Unis sur les comptes des contribuables américains ouverts chez UBS. Néanmoins, c'est également le signe de la fin d'une époque. Le port franc de Genève fut longtemps l'une des bases offshore les moins réglementées au coeur de l'Europe, une sorte de gigantesque "garde-meuble" prisé par les milieux de l'art pour sa position géographique et la discrétion de ses services 

 Collectionneurs, marchands et maisons de vente aux enchères pouvaient, en toute confidentialité, y entreposer leurs pièces, bénéficiant d'une exonération des droits de douanes et de la TVA. Pour les moins regardants, les lieux fonctionnaient comme une blanchisseuse idéale. Certains scandales retentissants en matière de trafic d'antiquités le prouvent. Un objet exporté illégalement pouvait y dormir durant cinq ans et ressortir "blanchi" pour être revendu. Mais l'institution a été obligée de se plier à des règles de transparence très strictes. Depuis le 1er mai, une nouvelle loi sur les douanes régit ces quelque 140 000 mètres carrés d'entrepôts, de chambres fortes et showroom situés à la périphérie de la ville et près de l'aéroport de Cointrin, où sont stockés bijoux, tapis, caviar, grands crus et surtout objets d'art qui occupent 35 % des surfaces.

Rebaptisé "dépôt franc sous douane", le port franc de Genève, comme ceux du reste de la Suisse, perd son statut extraterritorial et les détenteurs de "marchandises sensibles" (dont les oeuvres d'art) doivent dresser des inventaires précis de leurs stocks et surtout les tenir à disposition de la douane qui peut les consulter à tout moment. "Avant le 1er mai, le port franc était un territoire douanier étranger et même si les inspections étaient possibles nous ne savions pas en détail ce qui s'y trouvait", explique Massimo Grassi de la direction générale des douanes à Berne. Avec l'obligation d'inventaire, "il est possible que certains squelettes sortent des placards", ajoute-t-il.

Dans le monde feutré des collectionneurs, des marchands et des transitaires (sociétés de transport et d'entreposage) spécialisés dans l'art, beaucoup s'inquiètent de l'utilisation qui sera faite de ces listes où doivent, entre autres, figurer la description et la valeur de l'oeuvre d'art, l'identité de la personne habilitée à en disposer, et la preuve d'origine précédente.

A l'étranger, l'intérêt est vif. Début juin, une délégation italienne de passage à Berne pour discuter des questions de restitution des biens culturels a demandé avec insistance à avoir accès à certains inventaires du port franc. Se heurtant à un refus, ils se sont vu conseiller de déposer des demandes sur la base de soupçons fondés.

Certains ont décidé de prendre les devants en épurant leurs stocks. A la mi-mai, la galerie Phoenix Ancient Art et ses propriétaires, les frères Ali et Hisham Aboutaam, des marchands d'antiquités basés à Genève et New York, ont spontanément restitué à l'Italie 151 objets issus de fouilles illicites. Entreposées au port franc, certaines de ces pièces, acquises dans les années 1980 et 1990, avaient été saisies en 2001 dans une procédure d'entraide judiciaire lancée par Rome. Mais en 2008, la justice genevoise avait levé les séquestres, estimant que la prescription était atteinte.

Pourquoi les rendre maintenant ? Faisant visiter son showroom au port franc, une grande pièce aux lumières tamisées où s'exposent les plus beaux objets de la galerie, comme cette statuette Amlash d'Iran acquise pour 600 000 francs suisses (395 165 euros), Ali Aboutaam dit avoir voulu protéger "sa réputation et ses clients". "Dans notre inventaire, nous avons fait table rase des objets qui pouvaient poser problème. Nous ne voulions pas avoir à nouveau des ennuis", précise Michael Hedqvist, le directeur de la galerie.

Avec l'entrée en vigueur, en Suisse, en juin 2005, d'une loi visant à prévenir le trafic d'objets archéologiques, la marge de manoeuvre des marchands d'antiquités n'a cessé de rétrécir. Depuis cette date, tout bien culturel entrant au port franc est spécifiquement déclaré à la douane. Finie l'époque où il était possible d'entreposer des amphores grecques du Ve siècle avant J.-C. sous l'appellation "vaisselle ancienne".

Et pour les pièces mises à l'abri avant 2005, elles doivent figurer sur les inventaires. "Notre métier a beaucoup changé : nous passons deux à trois fois plus de temps qu'il y a dix ans à travailler sur la biographie d'un objet", déplore M. Hedqvist, qui dit craindre que la Suisse ne soit maintenant bombardée de demandes d'entraides judiciaires imprécises.

Dans un tout autre registre, certains redoutent que les inventaires ne soient utilisés pour poursuivre des délits fiscaux à l'étranger, alors que la Suisse, sous la pression de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), s'est engagée à élargir sa collaboration. Car il n'est un secret pour personne qu'au port franc de Genève se trouvent des oeuvres d'art achetées par des collectionneurs étrangers, avec des fonds pas toujours déclarés au fisc de leur pays, ou transmis par héritage dans la plus grande discrétion. "Nous avions un système particulier. Nous en avons profité durant pas mal d'années. Nous entrons maintenant dans l'ère de la transparence", estime un connaisseur.

A Genève, les transitaires qui entreposent les biens de ces riches clients marchent sur des oeufs. "Comme dans toute nouveauté, et alors que la Suisse est une cible privilégiée, beaucoup de gens se posent des questions", concède Christian Aegerter, le directeur de la société Rodolphe Haller qui exploite 4 000 mètres carrés au port franc, abritant entre autres dans un lieu top secret une partie de la fabuleuse collection de tableaux des Nahmad, les grands marchands d'art. "Beaucoup de bruits ont couru. On a dit que les noms des clients seraient divulgués. C'est absolument faux !", se défend-il.

Les Ports francs et Entrepôts de Genève, la société qui loue les entrepôts et exploite elle-même 2 500 mètres carrés de magasins généraux, se sont battus pour que les inventaires ne soient pas automatiquement transmis à la douane et que l'identité du propriétaire des oeuvres d'art n'y figure pas. Ces derniers pourront encore s'abriter derrière des transitaires, des intermédiaires ou des sociétés. Mais cet anonymat sera sans doute levé en cas de demande d'entraide de l'étranger fondée et motivée.

Certains clients envisagent-ils de s'installer sous des cieux plus cléments ? Gérard Duchesne, le directeur général des Ports francs, dit n'avoir enregistré aucun départ. Il s'agace du zèle des autorités à imposer toujours plus de carcans administratifs. "Nous avons le syndrome du premier de la classe. Quand on adopte une législation, en général après tout le monde, on en rajoute, alors que d'autres pays sont beaucoup plus laxistes", regrette-t-il.

A Genève, un seul transitaire, Yves Bouvier, le directeur de Natural Le Coultre, affiche une humeur au beau fixe. Ce Suisse affable fait visiter au pas de course ses locaux. Ici, on aperçoit un salon blanc où trône, sur un chevalet, un Picasso. Le propriétaire, un collectionneur étranger, est attendu pour admirer son chef-d'oeuvre. Là, une porte blindée s'ouvre sur une "cabine" qui abrite des pendules anciennes. Mais le grand projet de M. Bouvier est à Singapour, où sa société construit un port franc de 30 000 mètres carrés sur le territoire de l'aéroport. Les lieux ouvriront en décembre et accueilleront des oeuvres d'art, des bijoux et des voitures de collection.

Le but affiché est d'attirer de riches collectionneurs asiatiques et des maisons de vente aux enchères. En toute discrétion. Car, à Singapour, pas d'obligation d'inventaires à l'intention de la douane, la nature des biens entreposés, leur valeur et l'identité de leur propriétaire restant confidentiels.

Agathe Duparc

Karadzic demande à Paris de l'aider à se défendre devant le TPIY

LE MONDE | 25.08.09 |

La Haye, correspondance

Radovan Karadzic a demandé, lundi 24 août, aux juges du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) d'émettre une ordonnance à l'encontre du gouvernement français. L'ancien chef politique des Serbes de Bosnie espère la coopération de Paris pour contrer les accusations de "génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre" dont il devra répondre à l'ouverture de son procès, prévue en septembre.

Incarcéré depuis juillet 2008 dans la prison du tribunal à La Haye, aux Pays-Bas, il accuse plusieurs Etats d'avoir utilisé la Force des Nations unies (Forpronu), déployée en Bosnie-Herzégovine durant la guerre (1992-1995), pour armer les forces bosniaques, en violation de l'embargo décidé par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Parmi les documents demandés à la France, Radovan Karadzic cite deux rapports du général Bertrand de Lapresle, alors commandant de la Forpronu, adressés au représentant du secrétaire général des Nations unies, Yashushi Akash. Selon l'accusé, M. de Lapresle aurait, par la suite, "été sous la pression d'officiers américains pour retirer ces rapports".

L'ex-chef des Serbes de Bosnie veut éclaircir plusieurs points : l'infiltration d'agents secrets français au sein d'organisations internationales ou humanitaires en Bosnie ; mais aussi une réunion tenue, début mars 1995 à Key West, en Floride, au cours de laquelle les ministres de la défense français, américain, britannique et allemand auraient "discuté de la possibilité de fournir un soutien direct au gouvernement bosniaque". Enfin, il souhaite interroger le trafiquant d'armes belge, Jacques Monsieur, actuellement incarcéré en France.

Radovan Karadzic a adressé des demandes similaires à d'autres pays, dont l'Allemagne, l'Italie, l'Egypte et le Pakistan. Se basant sur des rapports établis dans ces pays ainsi que par le Congrès américain, Radovan Karadzic estime que ces livraisons d'armes, via des soldats de la Forpronu ou sous couvert d'action humanitaire, justifiaient la prise en otage de casques bleus, dont il est tenu pour responsable.

Comme au temps de la guerre, Radovan Karadzic dénonce dans les documents adressés à la Courles forces qui auraient cherché à établir un "Etat islamique en Europe". Il demande ainsi au Caire de fournir "les rapports concernant les relations des Frères musulmans avec Alija Izetbegovic (alors président de Bosnie-Herzégovine)". Il évoque des "transactions financières entre différents groupes terroristes islamiques", dont était "parfaitement informé le président bosniaque". L'organisation Third World Relief Agency (TWRA), alors dirigée par le Soudanais Elfaith Hassanein, aurait servi, selon lui, de couverture aux livraisons d'armes. Pour l'heure, Paris n'a pas répondu aux demandes de Radovan Karadzic. Conformément à la procédure classique, les juges devraient, dans les jours à venir, "inviter" la France à coopérer avec l'accusé.

Stéphanie Maupas

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/08/25/radovan-karadzic-prepare-sa-defense-devant-le-tpiy_1231660_3214.html


Un rapport parlementaire confirme les méthodes d'interrogatoire de la CIA

Des parlementaires ont confirmé qu'un rapport interne du gouvernement américain rédigé en 2004 faisait état des méthodes d'interrogatoire de la CIA, citant l'emploi d'une arme à feu et d'une perceuse électrique pour menacer des prisonniers, a appris l'Associated Press.

L'hebdomadaire Newsweek a publié l'information vendredi, écrivant que des agents de la CIA avaient brandi ces instruments en interrogeant Abd al-Rahmi al-Nashiri, soupçonné d'avoir attaqué le destroyer USS Cole à Aden en 2000, un attentat qui avait fait 17 morts.

Le suspect a aussi été soumis à la "planche à eau", un simulacre de noyade approuvé par l'administration Bush comme méthode d'interrogatoire. La nouvelle équipe de la Maison Blanche a dénoncé ce procédé comme relevant de la torture.

Les détails de l'interrogatoire d'Abd al-Rahmi al-Nashiri apparaissent dans un rapport de 2004 de l'inspection générale de la CIA sur les méthodes d'interrogatoire et de détention de l'agence. Un juge a demandé la publication de ce rapport la semaine prochaine. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090822/twl-usa-cia-interrogatoires-224d7fb.html