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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Une explosion dans une fonderie fait une trentaine de blessés

Une explosion dans une fonderie en Normandie, à Villedieu-les-Poëles (Manche), vendredi, a fait une trentaine de blessés, dont six sérieusement atteints, rapporte la préfecture. Lire la suite l'article

L'accident s'est produit pendant la coulée d'une cloche de 6,3 tonnes au sein de l'entreprise Cornille-Havard, lors d'une démonstration ouverte au public.

Une cinquantaine de personnes étaient présentes au moment de l'explosion.

"La chape d'argile du moule de la cloche s'est soulevée et a explosé, ce qui a provoqué un énorme nuage de poussière et des projections de gouttelettes de métal en fusion", a expliqué sur France Info un journaliste de Radio Bleu présent sur les lieux.

"Vingt six personnes ont été touchées par des gouttelettes de métal, à des degrés différents, plutôt importants pour six d'entre elles, et les autres personnes ont été touchées plus légèrement", a-t-il ajouté.

Selon la préfecture, un dysfonctionnement a engendré un incident provoquant "une projection de particules métalliques mélangées à de la vapeur d'eau sur les personnes présentes."

Sur les 48 personnes invitées à la démonstration, six ont été brûlées, dont une gravement, qui a été prise en charge par le centre hospitalier d'Avranches, précise-t-elle dans un communiqué.

Le pronostic vital n'est engagé pour aucun des brûlés, est-il ajouté dans le texte. Les autres blessés ont été atteints par des projections légères ou incommodés par la fumée.

Marc Parrad, édité par Gérard Bon

http://fr.news.yahoo.com/4/20090731/tts-france-fonderie-explosion-ca02f96.html

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Les visiteurs blessés appartenaient à "un groupe invité à assister à une coulée exceptionnelle d'une cloche de 6,3 tonnes" destinée à une église de Mulhouse, a expliqué à l'AFP le directeur de la fonderie Cornille-Havard où a eu lieu l'accident, M. Paul Bergamo.

Dans ce groupe figuraient des personnes venant de Mulhouse, des invités de la région et d'anciens salariés, a-t-il précisé.

M. Bergamo a affirmé que l'acccident n'était pas dû à une "explosion" à proprement parler: "le moule de la cloche s'est soulevé et il y a eu des projections de bronze et de fumées", qui ont plus ou moins blessé ou incommodé les 46 personnes présentes, visiteurs et salariés, a-t-il expliqué.

Un poste médicalisé avancé (PMA) a été déployé par les pompiers qui ont envoyé une soixantaine d'hommes sur place, avec des ambulances et un hélicoptère.

Le plan rouge d'urgence a été déclenché par la préfecture, selon la gendarmerie d'Avranches, qui a précisé qu'une enquête avait été ouverte. La gendarmerie a fait état dans un premier temps de l'explosion d'une "boule de poussière" lors d'une opération de coulage en présence de visiteurs.

La fonderie Cornille-Havard, connue dans le monde entier pour la fabrication de cloches et d'oeuvres d'art en bronze, organise régulièrement des visites pour les touristes de passage ainsi que pour ses clients.

La fonderie, qui compte 18 salariés et ne fabrique que des pièces uniques, a été fermée "au moins pour la journée", selon M. Bergamo.

http://actu.orange.fr/articles/france/46-blesses-dont-6-hospitalises-lors-d-une-explosion-dans-une-fonderie-de-la-Manche.html


L'état d'urgence décrété par Musharraf en 2007 était anticonstitutionnel, juge la Cour suprême du Pakistan

La Cour suprême pakistanaise a jugé vendredi que l'ancien président Pervez Musharraf avait violé la Constitution en décrétant l'état d'urgence en 2007, rapportent les médias privés et publics.

La Cour était présidée par le juge Iftikhar Mohammed Chaudhry, que le général Musharraf avait limogé début 2007, suscitant de vives réactions de la part du monde judiciaire. Cette agitation, qui avait pris une ampleur politique, avait contribué à la chute de l'ex-président.

Arrivé au pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat en 1999, Pervez Musharraf avait suspendu la Constitution le 3 novembre 2007. Il avait décrété l'état d'urgence lorsqu'il était apparu que la Cour suprême s'apprêtait à contester son éligibilité. Cette mesure, accompagnée d'arrestations en masse et de restrictions de la liberté de la presse, avait outragé l'opposition, déjà renforcée. L'état d'urgence avait été levé au bout de six semaines.

Finalement, sous les pressions aussi bien intérieures qu'extérieures, Pervez Musharraf avait permis la tenue d'élections législatives en février 2008, qui avaient été remportées par l'opposition. Menacé de destitution, le président avait démissionné quelques mois plus tard, en août 2008.

La décision rendue vendredi par la Cour suprême pourrait ouvrir la voie à une inculpation pour trahison de l'ancien chef d'Etat, qui réside à présent à Londres. AP


Catastrophe de Bhopal : mandat d'arrêt contre le patron de Union Carbide

Un mandat d'arrêt a été lancé vendredi contre Warren Anderson, l'ancien patron de Union Carbide, l'entreprise américaine propriétaire de l'usine chimique de Bhopal où une fuite de gaz avait fait au moins 10.000 morts il y a 25 ans.  

L'usine avait laissé s'échapper 40 tonnes de gaz toxique le 3 décembre 1984 dans la ville de Bhopal, dans le centre de l'Inde. Le nombre exact de victimes n'a jamais été établi mais plus de 555.000 personnes ont souffert de problèmes de santé apparemment liés à ce qui a été la pire catastrophe industrielle du monde. De nombreuses victimes sont mortes au fil des années du cancer du poumon, d'insuffisance rénale ou de maladies hépatiques.

Warren Anderson se trouve probablement aux Etats-Unis mais le juge Prakash Mohan Tiwari de Bhopal, saisi en appel par une association de victimes, a également ordonné au gouvernement fédéral indien de faire pression sur Washington pour obtenir l'extradition du suspect.

Le patron de Union Carbide avait été arrêté immédiatement après la catastrophe mais il avait quitté le pays peu après. Le gouvernement indien disait depuis ignorer où il se trouvait mais la chaîne de télévision CNN-IBN a récemment affirmé que Warren Anderson vivait dans les Hamptons, un lieu de villégiature très huppé près de New York.

En 1989, Union Carbide a versé 470 millions de dollars (330 millions d'euros) de dédommagement au gouvernement indien et affirmé que les autorités étaient responsables du nettoyage. Les victimes accusent New Delhi de retarder la distribution des fonds.

Le gouvernement indien répond que ses efforts ont été ralentis par le rachat en 2001 de Union Carbide par Dow Chemical, sept ans après que Union Carbide se fut retiré de l'usine de Bhopal. De son côté, Dow Chemical tient l'accord de 1989 pour solde de tout compte. AP


ETA : Cinquante ans et deux nouveaux attentats meutriers

L'ETA souffle aujourd'hui ses 50 bougies. Hier, deux gardes civils se sont fait tuer aux Baléares, probablement par ce groupe armé. La veille, un attentat avait fait une soixantaine de blessés à Burgos. Retour sur l'histoire de cette organisation séparatiste basque. 

 Marie Desnos - Parismatch.com

Cinquante ans. Un demi-siècle que l’organisation séparatiste basque ETA fait régner la terreur en Espagne et ailleurs. Enfin pas tout à fait. Car au début de son existence, Euskadi Ta Askatasuna, («Patrie basque et liberté» en langue basque), jouissait de la sympathie populaire, car il représentait la seule alternative à la dictature franquiste. Des étudiants nationalistes d'inspiration marxiste-léniniste, qui accusaient le Parti nationaliste basque (PNV, modéré) et son gouvernement en exil «d'immobilisme» face à la politique menée par le général Francisco Franco, fondent ce groupe résistant le 31 juillet 1959.

Mais rapidement, la violence rattrape ce mouvement, qui se qualifie au début des années 60 d’organisation clandestine révolutionnaire. Sa première action violente remonte à 1961, avec une tentative de déraillement d’un train de militants franquistes. Son premier attentat n’a eu lieu que le 7 juin 1968. José Pardines Arcay, garde civil, est tué à Saint-Sébastien. Depuis, l’organisation armée est tenue pour responsable de la mort de 828 personnes, dont celle de l'amiral Luis Carrero Blanco, président du Conseil et dauphin de Franco, en 1973. Deux ans plus tard, le dictateur meurt ; l’ETA a sans aucun doute contribué à la déstabilisation du régime, qui tombe en 1977.

Le serpent et la hache

Depuis, la revendication principale de l’ETA est l'indépendance d'Euskal Herria, territoire comprenant la région autonome du Pays Basque espagnol, la Navarre (nord de l'Espagne) et le Pays Basque français. Sa devise est «Bietan jarrai» «continuer dans les deux voies»), en référence aux deux figures de son symbole : le serpent (représentant la politique) enroulé autour d'une hache (représentant la lutte armée). Depuis 2001, le mouvement figure sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne et des Etats-Unis. Son émanation politique, le parti Batasuna, a été interdite en 2003 par la justice espagnole.

Le gouvernement socialiste de Jose Luis Rodrigues Zapatero mène une lutte sans merci contre l’organisation basque, et les tentatives de négociation entre cette dernière et Madrid ont échouées. En 2006, un «cessez-le-feu permanent» avait été conclu, puis rompu quelques mois plus tard. Mais en dépit du durcissement de la politique espagnole à l’encontre de ce groupe armé -plus de 700 membres de l'organisation sont incarcérés dans des prisons en Espagne, en France, et dans d'autres pays-, l’ETA ne désarme pas.

Deux attentats en deux jours

Son dernier attentat officiel remonte au 19 juin, à Arrigorriaga, près de Bilbao : un policier a été tué dans l'explosion de sa voiture piégée. Mais deux autres actes lui sont imputés depuis. Mercredi, une voiture piégée a explosé devant une caserne de la Garde civile de Burgos, dans le Nord de l'Espagne. Quelque 64 personnes ont été blessées. Un acte qui semble marquer l’anniversaire de l’organisation, Burgos ayant été, en 1936, la première capitale du régime franquiste. Cette ville est par ailleurs symbolique pour avoir accueilli, en 1970, le premier procès de séparatistes basques, jugés pour le meurtre d’un policier, durant lequel les accusés ont pu, sous le règne de Franco, se défendre en public et dénoncer la torture pratiquée par le régime.

Pas plus tard qu’hier, deux gardes civils ont encore été tués dans l'explosion d'un véhicule piégé dans l'archipel des Baléares. Carlos Saenz de Tejada Garcia, 28 ans, et Diego Salva Lesaun, 27 ans, ont été tués quasiment sur le coup par la bombe ventouse qui était placée sous leur véhicule officiel.

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/ETA-Cinquante-ans-et-deux-nouveaux-attentats-117137/

http://www.google.fr/search?sourceid=navclient&hl=fr&ie=UTF-8&rlz=1T4GGLJ_fr&q=50+ans+anniversaire+ETA+juillet+2009


L'Etat italien a capitulé devant la mafia

Les preuves existent de négociations de «paix» dans les années 1990 entre la République italienne et son pire ennemi.

vendredi 31 juillet 2009

L'Etat républicain italien a bien négocié la paix avec la Mafia, son ennemi numéro 1. Et plus d'une fois. Tout a commencé au début des années 1990. La grande saison des enquêtes et des procès touchait à sa fin, «Cosa Nostra», la principale organisation mafieuse sicilienne, était à bout de souffle, la grande vague des repentis avait décimé les rangs des «cosche» (cellules mafieuses): tout semblait aller au mieux dans la lutte décennale et pas toujours très glorieuse de l'Etat contre la Mafia.

Mais l'histoire a démontré qu'il s'agissait d'une illusion. L'année 1992 fut la plus sanglante et marqua un véritable tournant. D'abord il y eut l'assassinat de Salvo Lima, député européen mais surtout chef du principal courant sicilien de la Démocratie Chrétienne, et plus proche allié de Giulio Andreotti, éléphant de la politique italienne. Puis il y eut le grand carnage organisé par Cosa Nostra pour faire sauter le cortège qui protégeait Giovanni Falcone. Sur l'autoroute menant à l'aéroport de Palerme, le fameux juge emblématique de l'antimafia, sa femme et les cinq hommes de l'escorte perdirent la vie. Deux mois plus tard, Paolo Borsellino mourrait dans sa voiture piégée à la dynamite (avec les cinq policiers de son escorte). Il était le juge d'instruction le plus proche de Giovanni Falcone. De nombreuses sources judiciaires et policières restent convaincues que les vrais commanditaires de l'attentat contre Paolo Borsellino se trouvaient au sein de l'Etat italien.

La saison des massacres remonte aujourd'hui à la surface au travers de nouvelles informations éparpillées, et apparemment incohérentes. Les enquêtes menées jusque là s'avèrent faibles, voire fausses. Repentis et témoins ne sont plus crédibles, d'autres témoins ayant surgi du néant en apportant plus de précisions, plus crédibles. Les détails à prendre en compte sont infinis, mais le sens de la nouveauté est clair: au moment où Silvio Berlusconi semble affaibli, la mafia porte son coup.

Soudainement le fils de Vito Ciancimino, ancien maire de Palerme dans les années de la grande spéculation immobilière, qui avait toujours été suspecté d'être le grand commis de la Mafia à l'intérieur du «palais», a produit trois documents. Trois lettres, apparemment jamais parvenues à leur destinataire, dans lesquelles les milieux mafieux enjoignaient Silvio Berlusconi, patron du système médiatique privé italien, de diffuser des émissions présentant la mafia sous un jour favorable. Sinon, ils menaçaient d'enlever Pier Silvio, son fils aîné. Personne ne connaît la suite, mais reste que la mafia a proféré une nouvelle menace, sobre, apparement incompréhensible, à l'endroit du M. Berlusconi.

Dans cette période obscure de l'histoire italienne, les massacres ne se sont pas arrêtés là. En 1993 deux explosions à Florence (à coté du Musée des Offices) et dans le centre de Milan, firent plusieurs victimes. La signature de Cosa Nostra était claire. Et c'était la première fois que la mafia commettait des actes terroristes hors de la Sicile. Quelque mois plus tard le sexagénaire Toto Riina, chef des «Corleonesi», la famille qui avait pris le contrôle de Cosa Nostra, tombait aux mains de la police. Recherché depuis vingt ans, il coulait pourtant des jours paisibles dans une petite villa de Palerme.

Tout était connu, mais rien n'était clair. Les appareils d'Etat avaient agi en solo, les carabiniers oeuvrant à l'insu de la police, qui à son tour agissait à l'insu du Parquet, où le turinois Giancarlo Caselli avait remplacé Giovanni Falcone. Un panorama tout à fait sombre que les enquêtes n'ont pas clarifié.

Les années suivantes ont connu une relative paix mafieuse, jusqu'à l'arrestation de Bernardo Provenzano, il y a trois ans, lui aussi recherché depuis trente ans. Une arrestation que tout le monde a interprété comme le signe d'une page qui se tournait, la fin d'une époque. La mafia n'a plus besoin de ses anciens boss, les équilibres du business illégal se trouvent ailleurs, la mondialisation a éparpillé les centres de décision, l'économie noire a même pris l'avantage sur l'économie légale, comme le démontre «Gomorra», le livre-enquête de Roberto Saviano sur la Camorra napolitaine.

Alors pourquoi ces nouveautés sur des histoires anciennes? Pourquoi de nouveaux repentis sur la saison des massacres? Encore une fois le panorama n'est pas très clair. Les nouveautés sont plutot concentrées sur la période entre les deux massacres de 1992, entre la fin de Giovanni Falcone et l'assassinat de Paolo Borsellino, les deux magistrats symbolisant la lutte de l'Etat contre la mafia. Beaucoup de choses se sont passées dans ces deux mois, des pans de l'appareils d'Etat ont négocié avec des pans de l'univers mafieux. Et c'est une réalité qui personne, désormais, ne peux démentir. Mais la véritable et terrible question est: est-ce le juge Paolo Borsellino a été tué parce qu'il avait découvert l'inadmissible? C'est-à-dire que quelqu'un, au nom de l'Etat, était un train de négocier la paix avec les assassins de son ami Giovanni Falcone? La Sicile, disait Leonardo Scascia, est «irredimibile», irrachetable. L'Etat italien aussi.

Cesare Martinetti, directeur adjoint de La Stampa

Image de Une: Le cercueil du juge assassiné par la mafia Paolo Borsellino en 1992 à Palerme REUTERS/Domenico Stinellis


L'armée britannique évacue son QG de Bassora, dans le sud de l'Irak

 LE MONDE | 31.07.09 | 11h39

C'est une décision hautement symbolique. Les troupes britanniques sont en train de quitter la dernière ville où elles étaient présentes en Irak. Elles ont commencé, dimanche 2 septembre, à se retirer de leur base du palais de Bassora, deuxième localité du pays. L'opération ne devrait pas prendre plus d'un ou deux jours. Les 550 soldats stationnés dans leur quartier général au coeur de la grande cité du Sud irakien sont redéployés sur l'aéroport, situé à 25 km et où se trouvent les quelque 5 000 hommes opérant encore dans le pays.

Le retrait a été annoncé par le général Mohan Tahir, chef des forces de sécurité de la province. Les troupes irakiennes, a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse, contrôlent désormais le palais de Bassora. L'opération a été confirmée par un porte-parole du premier ministre britannique, Gordon Brown. La base évacuée abritait les logements de militaires et de diplomates depuis l'invasion du pays, en 2003.

Regroupé totalement à l'aéroport, le contingent britannique continuera à jouer un rôle de "supervision". Il entraînera et conseillera la 10e division irakienne. Il l'épaulera si nécessaire lors d'opérations ponctuelles. Ce repli devrait permettre, comme prévu, de réduire à 5 000 le nombre total de soldats d'ici à décembre.

L'opération comporte bien sûr un risque : laisser le champ libre aux nombreuses milices chiites qui se disputent le contrôle de la ville. L'armée irakienne pourra-t-elle ou voudra-t-elle les tenir en respect ? Le retrait du palais de Bassora marque une étape nouvelle et significative dans la poursuite de la réduction de l'engagement britannique en Irak. Au nombre de 18 000 en mai 2003, après la chute de Saddam Hussein, et de 7 000 au début de 2007, les soldats ne sont plus que 5 500 aujourd'hui. Ils ont évacué trois provinces en un an.

Gordon Brown se refuse toujours, cependant, à fixer un calendrier de retrait, de peur de "miner le travail magnifique" des troupes en Irak, a-t-il souligné, il y a quelques jours, dans sa réponse à une lettre de Sir Menzies Campbell, chef du Parti des démocrates libéraux (LibDem), hostile à la guerre. Ce dernier a accueilli la nouvelle du retrait de Bassora comme la preuve que l'armée britannique ne peut plus jouer un "rôle efficace" sur le terrain.

L'évolution de la situation lui donne largement raison. Les relations entre les soldats, accueillis avec une certaine sympathie en 2003, et les civils se sont gravement dégradées après une série d'incidents en 2005. La surenchère entre les milices chiites, entraînées ou soutenues par l'Iran voisin, le noyautage par elles de la police et le manque d'autorité du pouvoir central ont placé les Britanniques face à des attaques au coût humain toujours plus fort et jugé de plus en plus intolérable par l'opinion. Londres a perdu 159 soldats en Irak.

En cautionnant un désengagement progressif, quoique prudent, Gordon Brown tient compte aussi des voeux de l'état-major, inquiet des tensions subies par une armée aux effectifs insuffisants et désireux de puiser en Irak les troupes qui lui permettront de "mettre le paquet" en Afghanistan, dans une guerre à ses yeux beaucoup plus légitime.

Les anciens chefs militaires ne se gênent plus maintenant pour critiquer ouvertement l'allié américain. "Il n'y a aucun doute, avec le recul, que le plan américain pour l'après-guerre était défectueux, et nombre d'entre nous le pressentaient à l'époque", a déclaré, dimanche, au Sunday Mirror le général Tim Cross. Cet officier supérieur était le plus haut gradé britannique chargé de la planification de l'après-guerre. Il met en cause directement l'ancien ministre de la défense américain, Donald Rumsfeld : "Dès le tout début, nous étions très préoccupés par le manque de précision du plan pour l'après-guerre. Rumsfeld n'a pas voulu entendre ce message. Les Américains étaient convaincus que l'Irak s'en sortirait assez rapidement comme une démocratie stable."

Même son de cloche du côté du général à la retraite Sir Mike Jackson, chef de l'armée au moment de l'invasion. "M. Rumsfeld est l'une des personnes les plus responsables de la situation actuelle en Irak", écrit-il dans son autobiographie, dont des extraits ont été publiés par le Daily Telegraph. Le général y qualifie la politique américaine de "faillite intellectuelle". Réagissant à ce jugement, l'ancien ambassadeur américain à l'ONU, John Bolton, accuse le général de donner "une version de l'Histoire appuyée par aucune preuve".

Les politiques sont aussi montés au créneau. Des Browne et David Miliband, ministres de la défense et des affaires étrangères, ont jugé "déplacées" les remarques d'un général américain à la retraite faisant état de la "frustration" des Etats-Unis face à la dégradation de la sécurité autour de Bassora. "Les troupes britanniques ont-elles échoué ? demandent les ministres, dans une tribune au Washington Post : la réponse est non. Il n'y a aucune insurrection antigouvernementale à Bassora, et très peu d'indications d'une présence d'Al-Qaida dans le sud de l'Irak."

Jean-Pierre Langellier

Guerre de Gaza : Israël reconnaît l'utilisation de phosphore blanc

Dans le cadre de l'enquête des autorités suite à des plaintes concernant des écarts et des abus de Tsahal pendant l'offensive contre le Hamas dans la bande de Gaza, Israël a reconnu pour la première fois que son armée a "eu recours à des munitions contenant du phosphore blanc". Israël dément toutefois avoir violé le droit international, assurant ne pas avoir usé de telles armes à l'intérieur de zones d'habitation. Jusque-là, Israël avait déclaré enquêter sur les accusations de tirs d'obus au phosphore, qui provoquent de graves brûlures, et n'avait ni directement démenti ni confirmé que son armée l'ait fait. Dans le rapport, qui compte 163 pages et a été rendu public avant l'achèvement en août d'une enquête des Nations unies pour crimes de guerre sur la guerre de Gaza, le gouvernement israélien défend le bien-fondé de cette offensive de vingt-deux jours, estimant qu'elle fut une riposte "nécessaire et proportionnée" aux tirs de roquette du Hamas contre Israël. Autour de 1 400 Palestiniens, dont de nombreux civils, et 13 Israéliens ont péri durant cette guerre, qui a commencé le 27 décembre 2008 et pris fin le 18 janvier. http://www.lemonde.fr/international/article/2009/07/31/guerre-de-gaza-israel-reconnait-l-utilisation-de-phosphore-blanc_1224476_3210.html#xtor=AL-32280184

Incendies en Corse: deux pompiers volontaires en prison

 
Incendie à Aullène en Corse (25/07/09)
MaxPPP

Une information judiciaire a été ouverte pour "destructions volontaires par incendies de bois, landes, maquis ou forêts dans des conditions de nature à exposer les personnes à des dommages corporels et association de malfaiteurs", explique Le Parisien.

Le procureur général, Paul Michel, a indiqué que "tous deux ont reconnu les faits et donné des détails".

Selon lui, "leur geste semble avoir une motivation financière, les interventions effectuées de nuit voyant leur rémunération majorée".

Le commandant des pompiers, Bruno Maestracci, a précisé que "pour leurs sorties de ces deux nuits, ils ont touché exactement 19 euros et 38 euros chacun, la sortie effectuée la nuit de la Fête nationale étant comptée double", apprend-on sur France Info.

Au moment de leur interpellation, le commandant Maestracci, avait annoncé leur suspension tout en rappelant que "pendant qu'ils mettaient le feu, 2 de leurs collègues avaient perdu l'ensemble de leurs biens alors qu'ils étaient au feu pour protéger ceux des autres."

Les deux pompiers volontaires sont accusés d'être responsables de départs de feu les 8 et 14 juillet. Ils encourent une peine maximale de 15 ans de réclusion criminelle.

 

Mis à jour par la Rédaction du Post.

 


Appel pour la libération de Clothilde Reiss, détenue en Iran

 

Détenue dans la prison d'Evin, l'universitaire française est accusée d'espionnage par les autorités iraniennes. Crédits photo : AFP

Cet appel a été rédigé par un collectif d'une cinquantaine d'universitaires(*) concernés par la recherche en Iran.

Le partage des connaissances, au-delà des frontières nationales, constitue un processus fondamental dans l'élaboration du savoir. La mobilité des étudiants et des chercheurs est garante de cette logique intellectuelle basée sur la découverte de l'autre. La coopération scientifique à un niveau international doit dès lors transcender les clivages et les crises politiques afin de répondre à cette nécessité d'échange culturel et scientifique.

Nous nous réjouissons qu'actuellement près de 2 000 étudiants iraniens aient choisi la France pour poursuivre leurs études et leurs recherches dans tous les domaines, y compris en sciences sociales. Trop rares sont au contraire les étudiants et universitaires français ou non iraniens qui s'intéressent à l'Iran du passé et du présent ; le risque est de voir le pays pâtir d'une méconnaissance qui est source d'incompréhensions néfastes et de propos simplificateurs.

Nous tenons dès lors à souligner combien il est important que des étudiants et chercheurs puissent mener des études de terrain en Iran. Leur présence constitue la garantie de connaissances et de relations interculturelles solides, bénéfiques aussi bien pour le pays d'accueil que pour le pays d'origine des chercheurs. Les universitaires font un travail somme toute ordinaire mais cependant essentiel, en cherchant à connaître les cultures et les sociétés du monde.

Nous, étudiants, doctorants, chercheurs et professeurs familiers de l'Iran, tenons à exprimer notre profonde inquiétude suite à l'arrestation de Clotilde Reiss, notre amie et collègue, détenue depuis le 1er juillet 2009 à la prison d'Evin (Téhéran). Clotilde a consacré l'entièreté de son parcours académique à l'étude de la langue persane et de la culture iranienne.

Son travail l'a donc naturellement amenée à séjourner en Iran afin d'y effectuer les indispensables recherches de terrain. Après avoir soutenu son mémoire de master portant sur l'enseignement primaire de l'histoire-géographie en Iran, elle a accepté - quoi de plus banal ? - le poste de lectrice de français que lui avait proposé l'Université d'Ispahan. Emprisonner une étudiante parce qu'elle cherche à comprendre l'Iran et la culture iranienne est absurde et va à l'encontre de l'entente mutuelle, du respect des peuples et de la paix. Pour toutes ces raisons, nous appelons vivement à la libération de Clotilde Reiss.

(*) Parmi les signataires figurent Pierre Briant (professeur au Collège de France), Yann Richard (professeur à l'université de Paris-III), Bernard Hourcade (chercheur au CNRS), Azadeh Kian-Thiébaud (chercheur au CNRS), Farhad Khosrokhavar (directeur de recherches à l'Ehess) et Christian Bromberger (membre honoraire de l'Institut universitaire de France). Liste complète des signataires sur www.soutienaclotilde.wordpress.com

Pour signer cet appel : soutienaclotilde.signature@gmail.com

» Une jeune Française derrière les barreaux en Iran

» DOSSIER SPCÉCIAL - L'Iran en crise

http://www.lefigaro.fr/debats/2009/07/25/01005-20090725ARTFIG00094-appel-pour-la-liberation-de-c-reiss-detenue-en-iran-.php


Israël refuse la libération d'un détenu français

Jérôme Bouin (lefigaro.fr) Jeudi 30 juillet 2009

 

Salah Hamouri est détenu depuis 2005 en Israël (photo non datée). Crédits photo : DR

Un tribunal militaire a rejeté la demande de libération de Salah Hamouri, emprisonné depuis 2005 pour avoir projeté d'assassiner le chef d'un parti religieux, ce qu'il conteste.

Salah Hamouri a 24 ans. Le 13 mars 2005, à Jérusalem, ce Franco-Palestinien, étudiant en sociologie, passe en voiture avec un ami devant le domicile du rabbin Obadia Yossef, chef du Shass, un parti religieux d'extrême droite israélien. Trois mois plus tard environ, il est arrêté et conduit en prison. Les autorités israéliennes lui reprochent, ainsi qu'à deux autres jeunes gens également incarcérés, d'avoir participé à un complot visant à l'assassinat du rabbin. On les soupçonne aussi d'être membres d'une association proche du Front populaire de libération de libération de la Palestine (FPLP). Des faits que contestent les trois jeunes. Salah Hamouri, qui se définit comme un simple sympathisant de l'organisation palestinienne, est condamné. En avril 2008, il plaidera même coupable devant un tribunal militaire, préférant sept années de prison aux quatorze dont on le menace.

Dimanche, une demande de libération du jeune homme pour bonne conduite a été refusée par un juge. La mère de Salah, Denise, n'a pas été surprise, même si elle avait «un petit espoir» en raison des démarches entamées en France : lancement d'un comité de soutien, mobilisation des politiques et des médias. Fin juin surtout, elle s'est rendue à l'Élysée où elle a pu rencontrer un conseiller du chef de l'État. Elle regrette de ne pas avoir rencontré Nicolas Sarkozy en personne.

Calmement, elle analyse la décision du comité de révision des peines israélien. «Salah avait des idées politiques, notamment contre l'occupation israélienne», reconnaît-elle. «Ces idées le rendaient dangereux aux yeux de l'État d'Israël. C'est pour cela qu'il est en prison». Autre explication : Salah, s'il a plaidé coupable pour s'éviter une peine plus lourde, ne reconnaît pas les faits dont on l'accuse. Il n'a donc formulé ni regrets, ni excuses. Enfin, le jeune homme est considéré comme récidiviste. Il a fait cinq mois de prison en 2001 alors qu'il était lycéen, pour avoir collé des affiches. Puis en 2004, alors qu'il participait à une soirée, l'armée a fait une descente dans le lieu où il se trouvait. Une seule personne était recherchée mais tous ont été arrêtés, selon sa mère. Salah a alors fait quatre mois de détention préventive.

Sarkozy réclame un «geste de clémence»

 

Aujourd'hui, le jeune garçon garde le moral, selon sa mère. «Je peux lui rendre visite deux fois par mois à la prison de Gilboa. On s'y rend en autobus, à raison de cinq heures aller-retour. Nous voyons Salah pendant quarante-cinq minutes, derrière une vitre et avec un interphone». Parmi les brimades dont lui fait part son fils, Denise cite un exemple : «Il y a quelque temps, on a voulu leur imposer le port d'un costume orange, comme à Guantanamo. Finalement ils y ont échappé».

Denise Hamouri aimerait que la France s'active davantage pour son fils. De source diplomatique française, on rappelle que le jeune homme bénéficie de la protection consulaire liée à sa nationalité française. Nicolas Sarkozy a envoyé un courrier à Benyamin Nétanyahou, premier ministre israélien, et Bernard Kouchner est intervenu auprès d'Ehud Barak, ministre de la Défense. Tous deux réclamaient un «geste de clémence» au regard du «bon comportement et des chances élevées de réinsertion» de Salah Hamouri. Les services du Quai d'Orsay se penchent actuellement sur les motifs avancés par la commission israélienne pour refuser la libération du Franco-Palestinien. Les suites à y donner seront décidées en accord avec l'avocat et la famille de Salah.

Côté israélien, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères rappelle que Salah Hamouri a été condamné «sur sa propre confession», et qu'il n'a pas fait appel de la décision. Alors que le jeune Franco-Palestinien dit avoir accepté la sentence pour s'éviter une peine plus lourde, notre interlocuteur s'étonne : «Qu'avait-il à craindre s'il est innocent ?». Interrogé sur une éventuelle réponse par Benyamin Nétanyahou au courrier de son homologue français, une source israélienne fait part, là encore, de son étonnement : «Ce serait presque vexant pour l'autorité judiciaire de voir le premier ministre intervenir dans ses affaires».

Salah Hamouri pourrait devoir attendre fin 2011 pour sortir de prison. «Sauf si Gilad Shalit est libéré», estime sa mère qui n'a de cesse de comparer le cas de son fils à celui de ce soldat franco-israélien enlevé en 2006 et dont les parents ont été reçus par le chef de l'État. Si celui-ci est libéré, «alors peut-être Salah sortira-t-il dans le cadre d'un échange de prisonniers ?». «C'est le seul espoir que j'ai», explique Denise Hamouri.

» Le blog de soutien à Salah Hamouri

http://www.lefigaro.fr/international/2009/07/29/01003-20090729ARTFIG00423-israel-refuse-la-liberation-d-un-detenu-francais-.php