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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Un A310 de Yemenia avec 153 personnes à bord s'abîme en mer, un survivant retrouvé

Un survivant a été retrouvé mardi sur le site de l'accident d'un Airbus A310-300 de la compagnie aérienne yéménite Yemenia qui s'est abîmé dans la nuit au large des Comores avec 153 personnes à bord, dont une soixantaine de Français, dans des conditions météo difficiles.Evènement 

Les autorités comoriennes ont repéré la carlingue de l'appareil à quelques kilomètres des côtes et un survivant a été retrouvé, a indiqué un porte-parole de Yemenia sans autre détail.

Le pilote d'un avion affrété par les autorités comoriennes a observé des débris, la carlingue de l'avion et des traces de carburant, a indiqué à l'AFP le secrétaire général du gouvernement comorien Nourdine Bourhane.

Les autorités yéménites ont ajouté que les corps de certaines des 153 personnes à bord avaient été repérés.

"Des cadavres flottant à la surface de l'eau ont été vus et une nappe de carburant a été repérée à quelque 16 à 17 milles marins (environ 29 km) de Moroni", la capitale des Comores, a déclaré un haut responsable de l'Aviation civile yéménite, Mohammad Abdel Kader, lors d'un point de presse à Sanaa. 

"Un survivant a été retrouvé et trois corps repêchés", a indiqué de son côté à l'AFP Mohammad al-Soumaïri, directeur général adjoint de Yemenia pour les opérations.

Cet accident de l'appareil de la compagnie nationale yéménite intervient moins d'un mois après la chute d'un Airbus A330 d'Air France entre le Brésil et la France.

M. Abdel Kader n'a pas été en mesure de préciser les raisons de l'accident et a seulement indiqué que les conditions météorologiques étaient mauvaises.

"Le contact avec le vol 626 de la Yemenia, parti lundi à 21H45 (18H45 GMT), a été perdu mardi à 01H51 (22H51 GMT lundi)", a-t-il dit, ajoutant que "les conditions météorologiques étaient mauvaises, avec des vents soufflant à une vitesse de 61 noeuds".

Yemenia était "très surveillée" par les autorités françaises et "de très nombreux défauts" avaient été "constatés" sur l'avion, a révélé mardi le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau.

Mais une mauvaise météo est peut-être à l'origine de la disparition de l'A310 entre le Yémen et les Comores, a ajouté le secrétaire d'Etat, en soulignant que la France serait "partie prenante" de l'enquête.

Paris devait dépêcher sur la zone de l'accident deux bâtiments de la Marine nationale et un avion Transall, a indiqué mardi l'état-major des armées françaises à Paris.

Sur les 142 passagers, "trois sont des nourrissons" et les 11 membres d'équipage sont "de nationalités différentes", a indiqué M. Abdel Kader.

Selon lui, la plupart des passagers ayant embarqué à bord de l'A310 étaient en transit à Sanaa: 52 venaient de Paris, 59 de Marseille, 11 du Caire, 12 de Dubaï (Emirats arabes unis), 3 de Djeddah (Arabie saoudite), un d'Amman et un de Damas, a-t-il expliqué.

De source aéronautique française, on a indiqué que 66 Français se trouvaient à bord de l'appareil.

L'appareil avait été fabriqué en 1990 et était exploité par Yemenia depuis octobre 1999, a indiqué mardi Airbus en précisant qu'il avait approximativement 51.900 heures de vol réalisés au cours de 17.300 trajets.

Une équipe française du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA), organisme public chargé des enquêtes, va se rendre sur les lieux de l'accident, a annoncé mardi matin le BEA.

En novembre 1996, un avion d'Ethipian Airlines transportant 177 personnes, détourné par des pirates de l'air éthiopiens, s'est abîmé en mer tout près des côtes comoriennes. Cinquante cinq passagers avaient survécu.


Incendie de forêt près de Dax dans les Landes

Feux de forêt dans les Landes: l'incendie de Meilhan "fixé" par les pompiers MONT-DE-MARSAN - L'incendie de Meilhan (environ 40 km à l'ouest de Dax), qui a ravagé dimanche une centaine d'hectares et nécessité la présence de 85 pompiers dans la nuit de dimanche à lundi, était fixé lundi matin, selon les pompiers du département. Selon le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis) des Landes, trois avions bombardiers d'eau avec produit retardant (un Dash, de grande capacité, et deux Trackers) étaient attendus lundi matin pour lutter contre "les reprises" de ce feu, attisé dimanche par un vent chaud, tandis qu'une soixantaine de pompiers et environ 35 véhicules se trouvaient sur place. Dimanche, cet incendie, le plus important en Aquitaine depuis 2003 qui a détruit "100 à 110 ha", avait mobilisé 110 sapeurs-pompiers et deux Canadairs, de la base de Marignane (Bouches-du-Rhône). Un second incendie, sur la commune de Saint-Paul-lès-Dax, avait été "maîtrisé" dimanche soir vers 21H30 après avoir détruit environ "15 hectares de chablis (arbres déracinés, ndlr) à 70%". En raison des chutes d'arbres dues à la tempête Klaus du 24 janvier, "les pistes sont encombrées" et "on ne peut pas accéder aux parcelles pour aller au contact du feu", a détaillé un officier du Codis pour expliquer l'importance des surfaces détruites, inhabituelles dans les Landes depuis quelques années. (©AFP / 29 juin 2009 09h31)

Un commentaire radio informait du recrutement de soldats du feu supplémentaires pour les trois prochains mois

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Feux de forêt dans les Landes: l'incendie maîtrisé, 200 hectares détruits

Le 30/06/2009 à 10:31


L'incendie qui a débuté dimanche dans les communes de Meilhan et Campagne, à une quarantaine de km à l'ouest de Dax et qui a ravagé environ 200 hectares de pins maritimes est maîtrisé, a-t-on appris mardi auprès des pompiers.

Mardi matin, soixante sapeurs-pompiers d'une dizaine d'unités arrosaient la forêt calcinée dans ce secteur pour éviter tout risque de reprise, a expliqué le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis) des Landes.

Deux avions Canadairs venus de Marignane (Bouches-du-Rhône) et stationnés à Mérignac (Gironde) devaient renforcer en milieu de matinée l'action des hommes au sol, a précisé le Codis.

Lundi, une centaine d'hommes et une cinquantaine de véhicules avaient été déployés, assistés de trois bombardiers d'eau (un Dash de grande capacité et deux Trackers) qui ont effectué des rotations entre l'incendie et l'aéroport de Mérignac où ils se réapprovisionnent.

Un second incendie dans la commune de de Saint-Paul-lès-Dax (Landes), qui avait été maîtrisé dimanche soir, a connu une reprise lundi après-midi, attisé par le vent.

D'après la dernière estimation des pompiers, huit hectares ont été détruits dans ce secteur et une quinzaine de pompiers ont procédé mardi matin à des opérations d'arrossage.

Selon les secours, l'incendie de Meilhan est "le plus important en Aquitaine depuis 2003". Les élus locaux craignent "le pire" pour l'été, comme l'a expliqué lundi à l'AFP Guy Rollin, le maire (SE) de cette commune d'environ 1.100 habitants.

L'action des pompiers a été rendue difficile par les arbres tombés lors de la tempête Klaus le 24 janvier qui obstruent l'accès aux parcelles.

http://bordeaux.ville.orange.fr/direct/index.html?direct/listeactu/090630082955.h4yomaam

 

 


Sri Lanka: un astrologue interpellé pour une prédiction sur le président

Vendredi 26 juin 2009 à 10H54 

Alors que le pays vient de sortir d'une guerre civile meurtrière, la police du Sri Lanka a annoncé l'arrestation d'un astrologue très populaire pour avoir publiquement prédit le départ imminent du président Mahinda Rajapaksa.

Le porte-parole de la police Ranjith Gunasekera a confirmé vendredi que Chandrasiri Bandara a été interpellé pour permettre aux policiers d'enquêter sur la source de sa prédiction.

Bandara anime une émission télévisée hebdomadaire très regardée et est éditorialiste pour un quotidien proche de l'opposition. Gunasekera a expliqué que l'astrologue a affirmé lors d'un meeting de l'opposition la semaine dernière que le Premier ministre allait remplacer le président en septembre, le leader de l'opposition prenant le poste de Premier ministre.

La popularité du président Mahinda Rajapaksa a connu une remontée significative depuis que l'armée sri-lankaise a défait les rebelles des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE). Toutefois, les organisations de défense des droits des médias sri-lankais se sont plaints des conséquences négatives directes pour la liberté d'expression dans le pays.

Le 18 mai dernier, le gouvernement de Colombo a annoncé avoir écrasé la rébellion tamoule et avoir tué son chef, Velupillai Prabhakaran, au terme de plusieurs semaines d'une offensive finale dans le nord-est du pays. Les LTTE menaient depuis 1983 une lutte armée pour l'établissement d'un Etat tamoul dans le nord du Sri Lanka. Le conflit a fait entre 80.000 et 100.000 morts, selon les Nations unies. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090626/twl-sri-lanka-astrologue-1be00ca.html


Reprise de la coopération militaire entre l'OTAN et la Russie

L'OTAN et la Russie sont convenus de reprendre leur coopération militaire après un gel de dix mois dû à la guerre entre la Russie et la Géorgie en août dernier, a annoncé samedi à Corfou (Grèce) le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jaap de Hoop Scheffer.

M. de Hoop Scheffer, dont le mandat arrive à expiration, a expliqué qu'il a eu pour ambition de laisser à son successeur un Conseil OTAN-Russie "en fonctionnement". Il a ajouté être parvenu à cet objectif. Le Conseil OTAN-Russie se réunit ce week-end à Corfou en présence des ministres des Affaires étrangères des pays de l'OTAN et de leur homologue russe.

C'est la permière réunion à ce niveau depuis le conflit en Géorgie. AP


Un parking divise juifs ultra-orthodoxes et laïcs à Jérusalem

Des juifs ultra-orthodoxes, opposés à l'ouverture d'un parking le jour du sabbat, ont affronté samedi des policiers qui tentaient de les séparer d'habitants laïcs de Jérusalem manifestant en faveur de cette ouverture.

La police est intervenue lorsque les juifs ultra-orthodoxes ont commencé à jeter des pierres et des légumes. Un porte-parole de la police a déclaré que 10 personnes avaient été arrêtées.

Le nouveau maire de Jérusalem, Nir Barkat, a décidé de rouvrir un parking le samedi, une initiative susceptible d'accroître le trafic dans la ville un jour où les ultra-orthodoxes s'interdisent tout déplacement.

Vendredi déjà, des milliers de juifs ultra-orthodoxes avaient manifesté dans l'artère principale de Jérusalem pour protester contre la décision du maire. Certains d'entre eux en étaient venus aux mains avec des journalistes et des photographes couvrant la manifestation.

La veille, des juifs orthodoxes avaient organisé des prières dans la rue pour dénoncer le cortège de la gay pride qui avait défilé dans la ville.

Nir Barkat est devenu maire en novembre après avoir battu le candidat ultra-orthodoxe Uri Lupolianski. Il s'est engagé dans son programme à lutter contre l'exode de jeunes juifs laïcs qui partent travailler à Tel Aviv ou Haïfa. Il a aussi promis de lutter contre la pauvreté et le chômage.

Le jour du sabbat, les quartiers orthodoxes sont fermés à la circulation automobile.

Eli Berlzon, version française Nicole Dupont

http://fr.news.yahoo.com/4/20090627/twl-israel-religion-38cfb6d.html


Un acharnement depuis le dépuis du mois de mai 2009 et bien avant.

Le 24 juin 2009 à la puissance 10

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air flow sensor air force 1 air force 1 air force 1 air force one air force one Air force one Air force one Air Force one Air force one air force one air force ones

 

Le 23 juin 2009 à la puissance 10

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et ainsi de suite depuis la première semaine du mois de mai dont des écritures chinoises dans les premiers spams.


Sur Internet, la vidéo stupéfiante de la défaite des policiers chinois (mis à jour)

http://fr.news.yahoo.com/69/20090622/twl-sur-internet-la-vido-stupfiante-de-l-b11dcaf.html

http://www.rue89.com/chinatown/2009/06/22/sur-internet-la-video-stupefiante-de-la-defaite-des-policiers-chinois-0

Rue 89

Voici une vidéo qui fera peur aux dirigeants chinois : des centaines de policiers casqués qui reculent devant une foule en colère, s'enfuyant en débandade sous les jets de pierres des protestataires. La scène s'est déroulée samedi à Shishou, dans la province centrale du Hubei. La vidéo, sans doute tournée avec un téléphone portable, a été déposée sur YouTube au cours du week-end, et les images ont fait le tour du monde via les réseaux sociaux ou Twitter. Lire la suite l'article La colère de la population est liée à la découverte, trois jours plus tôt, d'un cadavre devant un hôtel de la ville, celui du chef du restaurant de l'établissement. La police a conclu à un suicide, mais la famille a cru voir des traces de blessures à la tête. Très vite, des rumeurs ont commencé à circuler, selon lesquelles la police locale et la municipalité seraient actionnaires de cet hôtel La police a proposé 3 500 euros au père s'il acceptait la version officielle Selon le site Global Voices Online, qui suit les blogs et sites chinois, la police aurait proposé le lendemain à la famille une somme de 35 000 yuans (3 500 euros) pour qu'elle accepte de signer le rapport officiel. La famille a refusé et le père a organisé une veille du corps de son fils, apportant même une bouteille de gaz et menacer de la faire exploser pour empêcher la police d'emmener la dépouille. La photo de la veille du corps par le père a été diffusée sur des sites internet chinois. Et lorsque vendredi la police a tenté d'emmener de force le corps du jeune homme, elle a trouvé 2 000 personnes pour l'en empêcher. Les premiers affrontements ont eu lieu vendredi, se transformant le lendemain en bataille rangée, mobilisant jusqu'à 40 000 personnes (photos grace à l'excellent site ESWN). Le calme n'est toujours pas revenu, et plusieurs milliers de personnes étaient de nouveau réunies lundi devant l'hôtel où, selon certaines informations, des restes humains de trois cadavres auraient été découverts dans les égouts. Internet se retrouve une nouvelle fois au cur de ce genre de tension. Samedi matin, les autorités locales ont coupé les connexions Internet de la ville, dans l'espoir d'empêcher la propagation de l'information. Mais cela n'a pas empêché les images de se répandre, et Twitter (voir le compte @shishou) de jouer, comme en Iran, un rôle-clé de caisse de résonnance à ces événements.


http://www.youtube.com/watch?v=n5K7U-TFDY0

 (Suite)

10 jours après les élections : entre le 20 et 21 juin 2009. Treize personnes tuées dans des affrontements avec la police en Iran, selon la télévision publique

La télévision publique iranienne a annoncé dimanche que 13 personnes avaient été tuées dans des affrontements entre les forces de sécurité et ce qu'elle a qualifié de "groupes terroristes". 

La télévision n'a pas précisé les circonstances de ces morts, mais elle avait annoncé un peu plus tôt que plusieurs personnes avaient été tuées samedi quand "des émeutiers" ont attaqué une mosquée dans l'ouest de Téhéran.

D'après la chaîne en langue anglaise de la télévision d'Etat, qui n'est diffusée qu'en dehors de l'Iran, "des émeutiers" ont aussi incendié deux stations-services et attaqué un poste militaire. 

Une chaîne de télévision publique, diffusée en Iran, a également annoncé que cent personnes avaient été blessées samedi. Mais elle a cité un responsable de la police affirmant que les policiers n'avaient pas utilisé de munitions pour disperser les manifestants.

C'est la deuxième fois que le autorités annoncent publiquement des décès liés à la crise de ces derniers jours. Plus tôt cette semaine, elles avaient annoncé que sept personnes avaient été tuées, ce qui porte à 20 le nombre officiel de morts.

Amnesty International a toutefois prévenu qu'il était "très difficile" de vérifier le bilan des victimes. "Le climat de peur a jeté une ombre sur toute la situation", a déclaré à l'Associated Press Drewery Dyke, spécialiste de l'Iran pour Amnesty.

L'ONG "International Campaign for Human Rights", en Iran, a affirmé pour sa part que de nombreux manifestants blessés qui voulaient se faire soigner après les affrontements de samedi avaient été arrêtés par les forces de sécurité dans des hôpitaux de Téhéran. Selon l'ONG, les médecins ont reçu l'ordre de signaler les blessés aux autorités, et certains manifestants grièvement blessés ont cherché refuge dans des ambassades étrangères pour essayer d'échapper à une arrestation.

Toujours dimanche, le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a critiqué la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne pour leurs déclarations concernant les allégations de fraudes électorales dans l'élection présidentielle iranienne, remportée par Mahmoud Ahmadinejad.

M. Mottaki a critiqué la France pour ses "approches perfides et injustes", et il a dit que la Grande-Bretagne avait "toujours créé des problèmes" dans les relations entre pays.

L'Iran se préparait à la possibilité de nouveaux affrontements sanglants entre manifestants et forces de l'ordre dans les rues de Téhéran, où un calme précaire régnait dimanche.

Parallèlement, des images montrant de nouvelles brutalités circulaient dimanche malgré la volonté du régime iranien de ne pas diffuser d'informations sur les événements. Les informations données par des bloggers et des utilisateurs de Twitter en Iran ne pouvaient toutefois pas être vérifiées dans l'immédiat.

Une vidéo amateur montrait aussi des heurts dans la ville de Shiraz (sud), et des témoins ont fait état de violences dans les rues à Isfahan, au sud de Téhéran.

Parallèlement, une chaîne de télévision publique a annoncé qu'un attentat-suicide à l'explosif au mausolée de l'ayatollah Ruhollah Khomeini, à une vingtaine de kilomètres au sud du centre de Téhéran, avait fait au moins deux morts et huit blessés samedi. Une autre chaîne publique a diffusé des images de verre brisé, sans faire état d'autres dégâts ni de victimes, et a montré un témoin affirmant que trois personnes avaient été blessées.

Selon un témoin non identifié, cité par la télévision publique, un homme portant une ceinture d'explosifs s'est fait exploser à l'entrée du mausolée. "Grâce à Dieu, il n'y a pas eu beaucoup de victimes", a affirmé le témoin. Ces informations n'ont pu être vérifiées de source indépendante en raison des restrictions imposées aux médias par les autorités iraniennes.

Samedi soir, le président Mahmoud Ahmadinejad a remercié dans une lettre l'ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien, pour son soutien: "Sans aucun doute, vous avez hissé fermement le drapeau de la dignité et de la conscience de la nation iranienne contre l'arrogant". AP


Série de décès la nuit du 20 au 21 juin 2009

Ain : sept personnes se tuent dans le crash de leur hélicoptère 

Sept occupants d'un hélicoptère d'une compagnie privée sont mortes samedi à Brégnier-Cordon (Ain) dans le crash de leur appareil, "le plus grave depuis dix ans", pour une raison indéterminée alors que les conditions météorologiques étaient bonnes.

Photographe : Jean-Pierre Clatot AFP :: Le ministre des transports Dominique Bussereau répond aux journalistes le 21 juin 2009, à Bregnier-Cordon, où sept personnes ont été tuées dans le crash d'un hélicoptère.
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Photographe : Jean-Pierre Clatot AFP :: Le ministre des transports Dominique Bussereau répond aux journalistes le 21 juin 2009, à Bregnier-Cordon, où sept personnes ont été tuées dans le crash d'un hélicoptère.
photo : Jean-Pierre Clatot , AFP

"C'est le plus grave accident de ce type depuis dix ans", a indiqué dimanche matin lors d'un point-presse à Brégnier-Cordon le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau, avant de rendre visite aux familles des sept victimes (le pilote et les six passagers) et aux secouristes.

"En France, rares sont les accidents d'hélicoptère, d'autant plus quand, comme ici, il s'agit de transport de civils", a-t-il ajouté soulignant la difficulté "d'émettre une hypothèse" sur les causes.

L'accident s'est produit samedi vers 19H00 sur le mont Cordon dans une zone escarpée et inhabitée alors que l'appareil, de la société Azur Helicoptere, effectuait un baptême de l'air en provenance du parc d'attraction Walibi en Isère.

Selon un témoin, qui a donné l'alerte, l'appareil, aux couleurs bleu et blanc de la société, qui avait déjà fait plusieurs rotations dans la journée, "volait à basse altitude" peu avant de s'écraser.

Les passagers, trois hommes et trois femmes, âgés de 19 à 37 ans, étaient employés au parc de Walibi et avaient profité de la journée de samedi pour faire ce vol. Le plus âgé d'entre eux, père d'un enfant, était le directeur-adjoint du parc de loisirs.

Les conditions météorologiques étaient "bonnes" au moment du crash, avait auparavant affirmé le sous-préfet de l'Ain à Belley, Didier Doré.

Il y avait une "très bonne visibilité" et les conditions de vent étaient "normales", a déclaré dimanche à l'AFP Michel de Rohozinski, le gérant de la société Azur Helicoptere dont les bureaux se trouvent à l'aéroport de Lyon-Bron.

"Le pilote n'était pas fatigué quand l'accident est survenu et l'appareil dans lequel il volait, un Ecureuil, était révisé et en vol de croisière complètement standard", a assuré le responsable qui s'est rendu en hélicoptère sur les lieux "une demi-heure" après le drame.

"C'est la première fois qu'on est touché par un tel drame. On est tous dans la douleur", a encore dit M. de Rohozinski.

Dimanche, le parc d'attraction était fermée en signe de deuil, les clients étant informés dès la sortie d'autoroute par affichage lumineux ou par des tracts distribués par des employés devant les grilles d'entrée, a constaté une journaliste de l'AFP.

Deux enquêtes ont été ouvertes, l'une confiée au parquet de Belley (Ain), l'autre au Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), qui devra notamment vérifier si l'appareil était équipée d'une boîte noire.

L'accident a mobilisé au total une cinquantaine de pompiers de l'Ain, de l'Isère et de la Savoie, appuyés par autant de gendarmes.

Azur Helicoptere, qui assure des vols aussi à Nice, à Cannes où se trouve son siège, et à Paris, possède une dizaine d'appareils.

http://actu.orange.fr/articles/a-la-une/Ain-sept-personnes-se-tuent-dans-le-crash-de-leur-helicoptere.html

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Sept occupants d'un hélicoptère se tuent dans le crash de leur engin dans l'Ain

Sept occupants d'un hélicoptère privé ont été tués samedi en début de soirée dans le crash de leur appareil sur le mont Cordon, sur la commune de Brégnier-Cordon, dans l'Ain, a-t-on appris auprès des pompiers, de la gendarmerie et de la préfecture.

L'accident s'est produit vers 19H00 quand l'hélicoptère de la compagnie aérienne Azur Helicoptere, qui effectuait un baptême de l'air en provenance du parc d'attraction Walibi en Isère, s'est écrasé pour une raison inconnue dans une zone escarpée et inhabitée, ont indiqué ces mêmes sources.

Les victimes sont le pilote de la société d'hélicoptères et six employés du parc d'attraction en congés, qui avaient profité de la journée pour faire ce vol, a-t-on indiqué à la direction de Walibi.

Cinq des victimes ont été décapitées dans l'accident, selon les pompiers.

"Un témoin a donné l'alerte. Il a vu cet hélicoptère bleu et blanc voler à basse altitude avant de le perdre de vue, puis a entendu une détonation et senti une forte odeur de kérosène", a indiqué à l'AFP le capitaine Frédéric Bertin, officier au Centre Opérationnel Départemental d'Incendie et de Secours (CODIS) de l'Ain.

"Les conditions météorologiques au moment de l'accident étaient a priori bonnes. L'appareil s'est écrasé sans provoquer d'incendie", a précisé à l'AFP Didier Doré, le sous-préfet de l'Ain à Belley, qui s'est rendu sur place.

"Le parquet de Bourg-en-Bresse est saisi du dossier et l'enquête est en cours" pour déterminer les circonstances exactes du drame, a-t-il ajouté.

Une cinquantaine de pompiers de l'Ain, de l'Isère et de la Savoie, à bord d'une quinzaine de camions, se sont immédiatement rendus sur les lieux de l'accident.

Ils étaient appuyés par autant de gendarmes dont les hommes de la brigade de gendarmerie des transports aériens, a précisé à l'AFP la gendarmerie.

Jointe au téléphone par l'AFP, la société Azur Helicoptere, qui a un hangar à l'aéroport Lyon-Bron, n'a pas souhaité communiquer.

La commune de Brégnier-Cordon est située à 20 km au sud de Belley (Ain).


LYON (AFP) - © 2009 AFP

 

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    L'Europe plus ferme contre l'Iran que l'Amérique

    Les Européens se sont exprimés sur les élections en Iran et la répression des manifestations d'opposants au président Ahmadinejad avec une vigueur inattendue. Celle-ci est d'autant plus remarquable qu'elle tranche avec la modération observée de l'autre côté de l'Atlantique. Si bien que les réactions dans le monde se divisent en trois groupes: les pays qui ont accepté le résultat officiel des élections présidentielles comme si de rien n'était, tels la Chine et la Russie, ceux qui ont condamné les probables manipulations, comme la France par la voix de Nicolas Sarkozy - «l'ampleur de la fraude est proportionnelle à la violence de la réaction [du pouvoir]», a dit le président de la République --, et ceux, enfin, qui observent la prudence. L'attitude de Barack Obama s'explique. La réélection de Mahmoud Ahmadinejad ne remet pas en cause sa proposition de dialogue avec Téhéran et toute déclaration trop nette ne pourrait que nuire à une opération dont la réussite est rien moins que garantie. Si le régime des mollahs vient à bout de la contestation - une hypothèse qu'on ne peut pas écarter --, les Américains se retrouveront en face des mêmes interlocuteurs et il serait contreproductif de les disqualifier alors que les contacts officiels n'ont pas commencé. Du côté européen, l'affaire est plus compliquée. Le Conseil européen qui s'est achevé vendredi 19 juin à Bruxelles, a employé le langage diplomatique classique pour appeler à la modération, à la liberté de manifestation et d'expression, à la renonciation à la violence. Dans leurs propos en marge de la réunion, les dirigeants européens ont été plus fermes. En particulier, une fois de plus, Nicolas Sarkozy. Certes, il ne veut pas donner l'impression de s'ingérer dans les affaires intérieures de l'Iran mais il n'en considère pas moins que les manifestations populaires sont «une bonne nouvelle», que les sanctions internationales ont «contribué à réveiller la société iranienne» et que la poursuite de la protestation rend «extrêmement optimiste». Cette franchise reflète sans doute la profonde aversion du chef de l'Etat pour le régime islamique de Téhéran et le règne des religieux, au-delà de l'aspect autoritaire et répressif du système. Mais elle a aussi une explication politique. Depuis son arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy a condamné sans appel le programme nucléaire iranien. Il l'a répété encore au début de juin quand il a reçu à l'Elysée le ministre des affaires étrangères de Téhéran Mamoucher Mottaki - à la demande de ce dernier. Il l'a mis en garde contre le risque «d'isolement croissant» de l'Iran si le pays poursuit la recherche de la bombe. Si les Iraniens ne répondent pas aux conditions posées par la communauté internationale et ne suspendent pas l'enrichissement de l'uranium, «alors une frappe israélienne est inévitable, ce qui serait une catastrophe», a-t-il ajouté. Il s'agit pour les Européens, et pour la France en particulier, de réaffirmer leurs positions, à un moment où le réexamen de la politique américaine vis-à-vis de l'Iran demandée par le président Obama, pourrait conduire à un net infléchissement de l'attitude des Etats-Unis. Depuis 2003, les Européens, sous la forme de la troïka des ministres des affaires étrangères français, allemand et britannique, ont pris en charge le dossier nucléaire iranien. Ils l'ont fait par défaut. A cette époque, l'administration de George W. Bush, trop occupée par l'Irak, ne s'y intéressait pas et ne voulait avoir aucun contact avec les mollahs. Quand le dossier a été repris par les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, plus l'Allemagne - le groupe des Six --, c'est encore un Européen, Javier Solana, le Haut représentant pour la politique extérieure et de sécurité commune, qui a mené les négociations au nom de tous. Si l'ouverture américaine envers l'Iran se confirme après la réélection d'Ahmadinejad, cette nouvelle politique risque de prendre les Européens à contrepied. Quelques jours à peine après la victoire de Barack Obama, le ministre français des affaires étrangères Bernard Kouchner était allé à Washington mettre en garde contre un tournant trop rapide. Les Européens se montraient soucieux de ne pas voir la fermeté affichée depuis plusieurs années, parfois aux dépens de leurs intérêts économiques en Iran, rayée d'un trait de plume. Même s'ils reconnaissaient que leurs efforts n'avaient abouti à aucun résultat. L'Union européenne poursuit ainsi deux objectifs: se présenter comme la meilleure représentante des valeurs démocratiques du monde transatlantique et renforcer sa position alors que l'heure d'une redéfinition de la politique iranienne va sonner. Daniel Vernet samedi 20 juin 2009 http://www.slate.fr/story/6943/iran-diplomatie-sarkozy-europe-france-ahmadinejad-nucleaire

     

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    J

    Iran: la révolution Twitter n'a pas eu lieu

    Le rôle du réseau social dans les manifestations à Téhéran est tout relatif.

    e manifeste mon enthousiasme personnel à l’égard de Twitter des dizaines de fois par jour en postant mes propres tweets (messages courts), en lisant une grande partie des messages publiés par mes 72 contacts et en renvoyant des tweets à n’en plus finir.

    Toutefois, mon engouement pour Twitter connaît une limite: contrairement à mes collègues journalistes fans des nouvelles technologie, j’ai trouvé que ce site a fait beaucoup de bruit, mais a donné peu de clés pour comprendre l’explosion sociale qui secoue l’Iran. Je ne dis pas qu’il n’y a aucun renseignement pertinent dans le lot, mais seulement que mon filtre intellectuel n’est pas assez fin pour retenir les informations fiables à propos de l’Iran. Il y a deux jours, le contributeur de Slate, Joshua Kucera, a publié sur le site Internet True/Slant une liste d’erreurs factuelles que les utilisateurs de Twitter diffusaient au sujet de l’insurrection iranienne: on a pu lire, par exemple, que 3 millions de personnes manifestaient contre le régime, que Mir Hossein Moussavi était assigné à résidence et que l’élection avait été invalidée par les autorités.

    Mais avant que vous – qui faites partie des millions de gens qui vantent Twitter comme étant la CNN du peuple, un outil de démocratie indispensable et une incroyable source d’information pour les journalistes – ne me tombiez dessus et ne veuillez me couper ma connexion Internet, soyez rassurez, je vous comprends. Je ne construis pas un homme de paille pour l’abattre ensuite. J’apprécie, comme l’écrit le célèbre éditorialiste de The Atlantic sur son blog, que la plupart des articles ont davantage vocation à «donner des impressions plutôt que des faits bruts». Mais disons que mon désir d’impressions est assez vite assouvi, contrairement à ma soif d’infos factuelles. Si on devrait pouvoir critiquer l’Ayatollah Ali Khamenei sans crainte de se faire tirer dessus, alors il faut qu'on puisse aussi examiner minutieusement Twitter.

    Sur MotherJones.com, Kevin Drum explique qu’avant de plier le genou devant le pouvoir révolutionnaire de Twitter, il faut se rappeler que les manifestations massives et authentiques ont existé avant Twitter ou même Internet.

    L’un des plus sévères détracteurs de Twitter que j’ai lu cette semaine s’appelle Evgeny Morozov. Sur le site d’info ForeignPolicy.com, il a exposé son avis hérétique selon lequel un contrôle ou un blocage des tweets et des articles de blog publiés par des manifestants iraniens dans le pays n’est peut-être pas la priorité numéro un du régime. «Lorsque des vraies émeutes se déroulent dans les rues, les «émeutes» sur Twitter n’apparaissent pas comme une vraie menace», écrit-il. Par ailleurs, Evgeny Morozov doute que Twitter ait contribué à l’organisation des manifestations, même si le réseau social a permis de braquer les projecteurs sur la crise iranienne.

    Mais ne prenez pas Morozov pour un ennemi irréductible de Twitter. Il affirme avoir inventé, au mois d’avril, la «version moldave de la révolution Twitter». Selon lui, le nombre d’utilisateurs de Twitter dans un pays instable n’est pas aussi important que leur capacité à diffuser des infos. Il ne faut pas sous-estimer l’effet de réseau de quelques auteurs très engagés.

    En même temps, Morozov comprend que le rôle des médias sociaux dans les tentatives de renversement de régimes despotiques est limité. «Si vous projetez de renverser le régime de Castro et que vous évoquez votre plan sur Twitter, franchement, ce n’est pas la peine de vous fatiguer.» De même, il explique qu’il était opposé à l’utilisation de LiveJournal.com pour organiser des mobilisations éclair en Biélorussie en 2006: «cela me paraissait stupide, puisque le KGB consultait pratiquement les mêmes blogs que les militants.» (Dans un autre article, Morozov raconte comment Twitter a mal informé la population à propos de la crise de la grippe porcine.)

    La révolution Twitter a peut-être un côté obscur. Jason Zengerle, de la revue The New Republic, attire notre attention sur une interview d’Ethan Zuckerman dans l’émission On the Media de la National Public Radio [principale radio publique américaine] datant du mois d’avril. Zuckerman, qui travaille au Centre Berkman pour Internet et la Société, y parle de son étude de la révolution Twitter en Moldavie.

    Ethan Zuckerman a prouvé qu’au bout de sept jours de rébellion, Twitter «a été utilisé comme une chaîne de désinformation par des groupes vraisemblablement de mèche avec le gouvernement; ils ont surtout tenté de faire peur à la population pour la dissuader de retourner manifester».

    Bientôt, la police secrète risque d’envoyer elle-même des messages de mobilisation sur Twitter («Rassemblement à 19 heures sur la place de Tian’anmen pour une marche jusqu’au siège central.») afin d’épingler tous ceux qui seront au rendez-vous!

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    Si vous souhaitez obtenir un avis plus positif sur l’incroyable pouvoir de Twitter, lisez cet article de Marc Ambinder (The Atlantic). Pour lire trois tweets optimistes par jour, consultez mon fil Tweeter.

    Jack Shafer

    Article paru sur Slate.com le 17 juin 2009 et traduit par Micha Cziffra

    http://www.slate.fr/story/6905/les-limites-de-twitter

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    La CIA et le laboratoire iranien

    La nouvelle d’une possible fraude électorale s’est répandue à Téhéran comme une traînée de poudre et a poussé dans la rue les partisans de l’ayatollah Rafsanjani contre ceux de l’ayatollah Khamenei. Ce chaos est provoqué en sous-main par la CIA qui sème la confusion en inondant les Iraniens de messages SMS contradictoires. Thierry Meyssan relate cette expérience de guerre psychologique.

    En mars 2000, la secrétaire d’État Madeleine Albright a admis que l’administration Eisenhower avait organisé un changement de régime, en 1953, en Iran et que cet événement historique explique l’hostilité actuelle des Iraniens face aux États-Unis. La semaine dernière, lors de son discours du Caire adressé aux musulmans, le président Obama a officiellement reconnu qu’« en pleine Guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement iranien démocratiquement élu » [1].

    À l’époque, l’Iran est contrôlée par une monarchie d’opérette dirigée par le chah Mohammad Reza Pahlavi. Il avait été placé sur le trône par les Britanniques, qui avaient forcé son père, l’officier cosaque pro-nazi Reza Pahlavi, à démissionner. Cependant, le chah doit composer avec un Premier ministre nationaliste Mohammad Mossadegh. Celui-ci, avec l’aide de l’ayatollah Abou al-Qassem Kachani, nationalise les ressources pétrolières [2]. Furieux, les Britanniques convainquent les États-uniens qu’il faut stopper la dérive iranienne avant que le pays ne sombre dans le communisme. La CIA met alors en place l’Opération Ajax visant à renverser Mossadegh avec l’aide du chah, et à le remplacer par le général nazi Fazlollah Zahedi, jusque là détenu par les Britanniques. Il installera le régime de terreur le plus cruel de l’époque, tandis que le chah servira de couverture à ses exactions en posant pour les magazines people occidentaux.

    L’opération Ajax fut dirigée par l’archéologue Donald Wilber, l’historien Kermit Roosevelt (le petit-fils du président Theodore Roosevelt) et le général Norman Schwartzkopf Sr. (dont le fils homonyme a commandé l’opération Tempête du désert). Elle reste un modèle de subversion. La CIA imagine un scénario qui donne l’impression d’un soulèvement populaire alors qu’il s’agit d’une opération secrète. Le clou du spectacle étant une manifestation à Téhéran avec 8 000 figurants payés par l’Agence pour fournir des photos convaincantes à la presse occidentale [3].

    L’Histoire se répéterait-elle ? Washington a renoncé à attaquer militairement l’Iran et a dissuadé Israël de prendre une telle initiative. Pour parvenir à « changer le régime », l’administration Obama préfère jouer la carte —moins dangereuse, mais plus aléatoire— de l’action secrète. À l’issue de l’élection présidentielle iranienne, de vastes manifestations opposent dans les rues de Téhéran les partisans du président Mahmoud Ahmadinejad et du guide Ali Khamenei d’un côté, aux partisans du candidat malheureux Mir-Hossein Mousavi et de l’ex-président Akbar Hashemi Rafsanjani de l’autre. Elle traduisent un profond clivage dans la société iranienne entre un prolétariat nationaliste et une bourgeoisie qui déplore d’être tenue à l’écart de la globalisation économique. Agissant en sous-main, Washington tente de peser sur les événements pour renverser le président réélu.

    Une nouvelle fois, l’Iran est un champ d’expérimentation de méthodes innovantes de subversion. La CIA s’appuie en 2009 sur une arme nouvelle : la maîtrise des téléphones portables.

    Depuis la généralisation des téléphones portables, les services secrets anglo-saxons ont multiplié leurs capacités d’interception. Alors que l’écoute des téléphones filaires nécessite la pose de bretelles de dérivation, donc des agents sur place, l’écoute des portables peut se faire à distance grâce au réseau Échelon. Toutefois, ce système ne permet pas d’interception des communications téléphoniques via Skype, d’où le succès des téléphones Skype dans les zones de conflit [4]. La National Security Agency (NSA) vient donc de démarcher les fournisseurs d’accès internet du monde entier pour obtenir leur concours. Ceux qui ont accepté ont été grassement rétribués [5].

    Dans les pays qu’ils occupent —Irak, Afghanistan et Pakistan—, les Anglo-Saxons interceptent la totalité des conversations téléphoniques qu’elles soient émises par des portables ou qu’elles soient filaires. Le but n’est pas de disposer de retranscription de telle ou telle conversation, mais d’identifier les « réseaux sociaux ». En d’autres termes, les téléphones sont des mouchards qui permettent de savoir avec qui une personne donnée est en relation. Partant de là, on peut espérer identifier les réseaux de résistance. Dans un second temps, les téléphones permettent de localiser les cibles identifiées, et de les « neutraliser ».

    C’est pourquoi, en février 2008, les insurgés afghans ont ordonné aux divers opérateurs de stopper leur activité chaque jour de 17h à 03h, de manière à empêcher les Anglo-Saxons de suivre leurs déplacements. Les antennes-relais de ceux qui ont contrevenu à cet ordre ont été détruites [6].

    À l’inverse, —hormis un central téléphonique touché par erreur—, les forces israéliennes se sont bien gardées de bombarder les relais téléphoniques à Gaza, lors de l’opération Plomb durci, en décembre 2008-janvier 2009. Il s’agit là d’un changement complet de stratégie chez les Occidentaux. Depuis la guerre du Golfe prévalait la « théorie des cinq cercles » du colonel John A. Warden : le bombardement des infrastructures de téléphonie était considéré comme un objectif stratégique à la fois pour plonger la population dans la confusion et pour couper les communications entre les centres de commandement et les combattants. Désormais, c’est le contraire, il faut protéger les infrastructures de télécommunications. Durant les bombardements de Gaza, l’opérateur Jawwal [7] a offert du crédit à ses abonnés, officiellement pour leur venir en aide, de facto dans l’intérêt des Israéliens.

    Franchissant un pas, les services secrets anglo-saxons et israéliens ont développé des méthodes de guerre psychologique basées sur l’usage extensif des portables. En juillet 2008, après l’échange de prisonniers et dépouilles entre Israël et le Hezbollah, des robots ont lancé des dizaines de milliers d’appel vers des portables libanais. Une voix en arabe mettait en garde contre toute participation à la Résistance et dénigrait le Hezbollah. Le ministre libanais des télécom, Jibran Bassil [8], avait déposé une plainte à l’ONU contre cette flagrante violation de la souveraineté du pays [9].

    Sur le même modèle des dizaines de milliers de Libanais et de Syriens ont reçu un appel automatique en octobre 2008 leur proposant 10 millions de dollars contre toute information qui permettrait de localiser et de délivrer des soldats israéliens prisonniers. Les personnes intéressées pour collaborer étaient invitées à joindre un numéro au Royaume-Uni [10].

    Cette méthode vient d’être employée en Iran pour intoxiquer la population en répandant des nouvelles choquantes, et pour canaliser le mécontentement qu’elles suscitent.

    En premier lieu, il s’est agit de répandre par SMS durant la nuit du dépouillement la nouvelle selon laquelle le Conseil des gardiens de la Constitution (équivalent de la Cour constitutionnelle) avaient informé Mir-Hossein Mousavi de sa victoire. Dès lors, l’annonce, plusieurs heures plus tard des résultats officiels —la réélection de Mahmoud Ahmadinejad avec 65 % des suffrages exprimés— paraissait un gigantesque trucage. Pourtant, trois jours plutôt, M. Mousavi et ses amis considéraient la victoire massive de M. Ahmadinejad comme certaine et s’efforçaient de l’expliquer par des déséquilibres dans la campagne électorale. Ainsi l’ex-président Akbar Hashemi Rafsanjani détaillait ses griefs dans une lettre ouverte. Les instituts de sondage US en Iran pronostiquaient une avance de M. Ahmadinejad de 20 points sur M. Mousavi [11]. À aucun moment, la victoire de M. Mousavi n’est parue possible, même s’il est probable que des trucages ont accentué la marge entre les deux candidats.

    Dans un second temps, des citoyens ont été sélectionnés ou se sont fait connaître sur internet pour converser sur Facebook ou s’abonner à des fils de dépêche Twitter. Ils ont alors reçu, toujours par SMS, des informations —vraies ou fausses— sur l’évolution de la crise politique et les manifestations en cours. Ce sont ces dépêches anonymes qui ont répandu les nouvelles de fusillades et de morts nombreux ; nouvelles à ce jour non confirmées. Par un malencontreux hasard de calendrier, la société Twitter devait suspendre son service durant une nuit, le temps nécessaire à la maintenance de ses installations. Mais le département d’État des États-Unis est intervenu pour lui demander de surseoir à cette opération [12]. Selon le New York Times, ces opérations contribuent à semer la défiance dans la population [13].


    Des messages faisant état de menaces de mort, d’irruptions des forces de l’ordre à domicile, etc.
    émis par des auteurs impossibles à identifier ou localiser.

    Simultanément, dans un effort nouveau la CIA mobilise les militants anti-iraniens aux USA et au Royaume-Uni pour ajouter au désordre. Un Guide pratique de la révolution en Iran leur a été distribué, il comprend plusieurs conseils pratiques, dont :

    • régler les comptes Twitter sur le fuseau horaire de Téhéran ;
    • centraliser les messages sur les comptes Twitter @stopAhmadi, #iranelection et #gr88 ;
    • Ne pas attaquer les sites internet officiels de l’État iranien. « Laissez faire l’armée » US pour cela (sic).

    Mis en application, ces conseils empêchent toute authentification des messages Twitter. On ne peut plus savoir s’ils sont envoyés par des témoins des manifestations à Téhéran ou par des agents de la CIA à Langley, et l’on ne peut plus distinguer le vrai du faux. Le but est de creer toujours plus de confusion et de pousser les Iraniens à se battre entre eux.

    Les états-majors, partout dans le monde, suivent avec attention les événements à Téhéran. Chacun tente d’évaluer l’efficacité de cette nouvelle méthode de subversion dans le laboratoire iranien. À l’évidence, le processus de déstabilisation a fonctionné. Mais il n’est pas sûr que la CIA puisse canaliser les manifestants pour qu’ils fassent eux-mêmes ce que le Pentagone a renoncé à faire et qu’ils n’ont aucune envie de faire : changer le régime, clore la révolution islamique.

    Par Thierry Meyssan, le 17 juin 2009, pour le Réseau Voltaire
     


    Références :

    [1] « Discours à l’université du Caire », par Barack Obama, Réseau Voltaire, 4 juin 2009.

    [2] « BP-Amoco, coalition pétrolière anglo-saxonne », par Arthur Lepic, Réseau Voltaire, 10 juin 2004.

    [3] Sur le coup de 1953, l’ouvrage de référence est All the Shah’s Men : An American Coup and the Roots of Middle East Terror, par Stephen Kinzer, John Wiley & Sons éd (2003), 272 pp. Pour les lecteurs francophones, signalons le dernier chapitre du récent livre de Gilles Munier, Les espions de l’or noir, Koutoubia éd (2009), 318 pp.

    [4] « Taliban using Skype phones to dodge MI6 », par Glen Owen, Mail Online, 13 septembre 2008.

    [5] « NSA offering ’billions’ for Skype eavesdrop solution », par Lewis Page, The Register, 12 février 2009.

    [6] « Taliban Threatens Cell Towers », par Noah Shachtman, Wired, 25 février 2008.

    [7] Jawwal est la marque de PalTel, la société du milliardaire palestinien Munib Al-Masri.

    [8] Jibran Bassil est un des principaux leaders du Courant patriotique libre, le parti nationaliste de Michel Aoun.

    [9] « Freed Lebanese say they will keep fighting Israel », Associated Press, 17 juillet 2008.

    [10] L’auteur de cet article a été témoin de ces appels. On pourra aussi consulter « Strange Israeli phone calls alarm Syrians. Israeli intelligence services accused of making phone calls to Syrians in bid to recruit agents », Syria News Briefing, 4 décembre 2008.

    [11] Cité dans « Ahmadinejad won. Get over it », par Flynt Leverett et Hillary Mann Leverett, Politico, 15 juin 2009.

    [12] « U.S. State Department speaks to Twitter over Iran », Reuters, 16 juin 2009.

    [13] « Social Networks Spread Defiance Online », par Brad Stone et Noam Cohen, The New York Times, 15 juin 2009.

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    http://www.reopen911.info/News/2009/06/20/la-cia-et-le-laboratoire-iranien/comment-page-1/#comment-13667