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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Les civils, victimes de l'offensive contre les talibans au Pakistan

De nombreux civils auraient été tués dans la vallée de Swat et les régions voisines, en raison des combats entre l'armée et les talibans dans cette zone du nord-ouest du Pakistan. On ignore combien ont péri, mais les témoignages se multiplient sur les souffrances endurées par les habitants.

Moabullah raconte avoir transporté une trentaine de corps, souvent déchiquetés, à l'aide d'une brouette pour les amener dans un cimetière. Il est l'un des nombreux habitants à avoir fui la région pour gagner hôpitaux et camps de réfugiés.

Les récits des réfugiés, comme ceux des travailleurs humanitaires et des personnels hospitaliers, laissent penser que les civils paient un lourd tribut aux combats, notamment aux raids aériens menés par l'armée. Il n'existe aucun décompte indépendant du nombre de morts. Des ONG comme la Croix-Rouge internationale et Human Rights Watch soulignent qu'il leur sera impossible de recenser les tués tant qu'elles ne seront pas autorisées à pénétrer dans la majeure partie de la zone de guerre, qui s'étend sur 10.360 kilomètres carrés.

Reste que les "dommages collatéraux" subis par les civils pourraient éroder le soutien populaire dont bénéficie l'armée et même générer de la sympathie pour l'insurrection.

"Les pertes civiles sont beaucoup plus élevées que celles de l'armée ou des talibans", affirme Ali Bakt, l'un des nombreux témoins interrogés par l'Associated Press dans la région. M. Bakt, qui a gagné un hôpital de Peshawar après avoir fui le bastion taliban de Peochar, explique que les deux camps tirent des obus de mortier, une arme peu précise qui tombe souvent à côté de la cible visée.

"C'est bien d'agir contre les talibans, mais il y a un problème pour les civils", remarque de son côté Yusuf, un jeune homme de 21 ans qui a fui les combats dans le district de Buner. Dans un cas, les corps de dix tués n'ont pas pu être ramassés pendant trois jours à cause des combats, dit-il.

Un homme âgé souffrant apparemment de malnutrition et respirant à peine est allongé sur un lit d'hôpital. Nawab Ali, son neveu, raconte qu'ils ont fui leur domicile de Mingora, principale ville de la vallée de Swat, en enfreignant le couvre-feu imposé par l'armée. Ils n'avaient plus de nourriture et plus beaucoup d'eau.

"Les gens partaient à pied", dit-il. "Nous sommes arrivés près du village d'Abwa lorsque l'armée nous a tiré dessus. Six personnes ont été tuées et sept autres blessées", explique Ali, précisant que ce sont des civils cherchant à fuir qui ont été frappés. Quatre femmes ont été tuées, dont la mère d'un bébé de quatre mois, ajoute-t-il.

Les interviews menées par l'AP suggèrent que des "bavures" ont notamment eu lieu après que les habitants eurent bravé le couvre-feu pour fuir, souvent poussés par le désespoir en raison d'un manque de nourriture, d'eau ou d'aide médicale.

La plupart des témoins imputent les pertes civiles aux raids aériens et aux tirs de missiles de l'armée. Ils expliquent avoir été, soit pris dans les combats, soit pris pour cible parce qu'ils avaient violé le couvre-feu.

Mais des habitants ont également raconté, en particulier à Mingora, que les talibans refusaient de laisser partir les civils car ils voulaient les utiliser comme boucliers humains, rapporte Ali Dayan Hasan, représentant de Human Rights Watch au Pakistan.

M. Hasan évoque un témoignage selon lequel les talibans auraient égorgé un homme qui avait parlé à des soldats. La victime aurait affirmé avoir raconté aux militaires qu'il n'y avait pas de combattant islamiste dans son village, mais les insurgés ne l'auraient pas cru.

L'offensive lancée par l'armée le mois dernier dans le but de reprendre la région aux talibans a provoqué la fuite d'environ 1,5 million de personnes. Dans les zones auxquelles il a eu accès, comme Dagar et Buner, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a soigné environ 240 blessés de guerre.

A l'hôpital Lady Reading de Peshawar, la majorité des blessés viennent de Swat, Dargai, Buner et Dir, les zones où se sont déroulés les combats les plus violents. Récemment, l'établissement a reçu en une semaine une cinquantaine de victimes.

Fazl-ur-Rahman, qui a fui le district de Dir, raconte que 350 maisons dans son village ont été détruites. Ce qui, ajoute-t-il, donne une idée du nombre de morts.

Un autre réfugié, Sirajuddin, dit avoir fui le 20 mai le village de Gumbatmera, dans la vallée de Swat, après qu'un raid aérien de l'armée eut détruit de nombreuses maisons. "Ce que je sais, c'est que dans les maisons détruites il y a des gens qui sont morts", dit-il. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090527/twl-pakistan-swat-civils-2f4e741.html


James Woolsey, théoricien de la « Quatrième Guerre mondiale », la « guerre au terrorisme, anime politiquement l’IAGS

SOURCE Thinks thanks de voltairenet.org http://www.voltairenet.org/article15103.html#article15103

L'IAGS préconise la diversification des carburants, aux Etats-Unis, pour abandonner provisoirement la dépendance au pétrole dans le but de mener des campagnes de déstabilisation dans les pays producteurs (Guinée Équatoriale, Sao Tomé, Géorgie, Venezuela, Arabie Saoudite) et la colonisation manu militari de l’Irak (2èmes réserves mondiales de pétrole) comme le préconisait le rapport Cheney.

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Article d'Arthur Lepic, sur Voltairenet.org

 

Le programme énergétique des néo-conservateurs
L’IAGS prépare l’économie états-unienne à la guerre
par Arthur Lepic*

Les principaux leaders néo-conservateurs se sont rassemblés au sein de l’IAGS pour rédiger un programme de réduction de la consommation de pétrole des États-Unis. Ce plan ne vise pas à réduire les besoins, mais à diversifier les carburants pendant une courte période. Sa mise en œuvre permettrait aux néo-conservateurs d’engager de nouvelles aventures militaires contre des États pétroliers sans risquer de perturber gravement l’économie états-unienne. Il manifeste le choix sans retour d’une politique internationale tournée vers la prédation des ressources énergétiques mondiales.

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Quelques-unes des « lectures conseillées » par l’IAGS

Alors que les cours du pétrole atteignent de nouveaux sommets, une initiative prétenduement « non-partisane » destinée à examiner le problème de la dépendance des États-Unis vis-à-vis des importations de pétrole vient de voir le jour dans un silence médiatique surprenant. Pourtant, ce nouveau think tank, appelé Institut pour l’analyse de la sécurité globale (Institute for the Analysis of Global Security, IAGS), réunit tous ceux qui comptent parmi les néo-conservateurs. Il vient de produire un rapport qui entend, à un mois de l’élection présidentielle, éclairer le public et surtout les dirigeants états-uniens sur les défis auxquels leur pays va être confronté dans les quatre années à venir et au-delà. Les membres de ce groupe « appellent les dirigeants de l’Amérique à promettre qu’ils adopteront le plan, dans l’optique de diversifier rapidement le choix des carburants, au-delà du pétrole, dans le secteur des transports états-unien en utilisant les technologies et infrastructures disponibles ». Ils promettent que si le plan est adopté dans sa totalité, « la baisse des importations de pétrole aux États-Unis pourrait atteindre 50 % ». Les auteurs du document estiment en effet qu’il s’agit de la meilleure solution pour garantir la sécurité globale, la prospérité et la liberté. Leur rapport est en réalité destiné à devenir le programme énergétique du second mandat Bush, s’il a lieu.

Le gratin des instituts stratégico-militaires

Cette « Lettre ouverte aux Américains », accompagnée d’un projet pour la sécurité énergétique ambitieusement intitulé « Libérer l’Amérique », a été approuvée par une série de think tanks spécialisés dans les questions hautement stratégiques, à savoir :

- Le Centre pour la politique de sécurité [1]
- La Fondation pour la défense des démocraties
- L’Institut Hudson
- Le Comité sur le danger présent
- La Fondation du conseil national de défense

L’IAGS est co-dirigé par trois personnes :

- Dr Gal Luft est spécialiste en stratégie, géopolitique, terrorisme, questions liées au Moyen-Orient et sécurité énergétique. Il a publié de nombreux articles dans des revues telles que Foreign Affairs, Commentary Magazine ou encore Middle East Review of International Affairs. Il est docteur en études stratégiques à la Paul H. Nitze School of Advanced International Studies (SAIS) de l’Université John Hopkins.

- Anne Korin est directrice de la publication d’Energy Security Biweekly, spécialiste de la sécurité de l’approvisionnement énergétique, de l’OPEP, Afrique, du terrorisme maritime, de la sécurité énergétique, de la stratégie énergétique et de l’innovation technologique. Ses articles ont été publiés par Foreign Affairs, Commentary Magazine et le Journal of International Security Affairs. Elle a notamment travaillé pour Exxon International (Esso), KPMG et Goldman Sachs. Elle possède un diplôme d’ingénieur de l’Université John Hopkins et prépare un doctorat à Stanford.

- Donald M. Wallach, président de Wallach Associates, Inc., s’est illustré dans le recrutement pour l’industrie de haute technologie, spécialiste de la défense et du renseignement. Il a suivi des études à l’Institut technologique Case et à l’école de commerce de Harvard.

Les membres associés sont le Dr Christopher Fettweis, auteur d’une thèse sur le pétrole comme source de conflits armés importants au 21ème siècle ; Adnan Vatansever, consultant dans le secteur de l’énergie, spécialiste de la Russie et des États nouvellement indépendants, travaillant actuellement sur le rôle des ressources énergétiques russes dans la transition de la Russie vers la démocratie ; le Dr Cyril Widdershoven, propriétaire de la société Mediterranean Energy Political Risk Consultancy, spécialiste du Moyen-Orient, analyste en stratégie militaire, consultant en investissements dans le secteur de l’énergie, a contribué à des revues telles que Jane’s Pointer and Intelligence Review et enfin Richard A. Giragosian, analyste pour la société de consulting privée Abt Associates Inc., spécialisée dans l’évaluation des politiques et programmes fédéraux ainsi que les questions de sécurité nationale. Ce dernier a collaboré avec Radio Free Europe (RFE/RL), Jane’s Information Group, l’Institut de recherches sur l’Asie Centrale et le Caucase de l’Université John Hopkins, la Fondation Eurasia Insight de George Soros, la Fondation Bertelsmann, le CSIS, la Commission économique jointe du Congrès des États-Unis en tant qu’expert de liaison avec la CIA et la DIA (Defense Intelligence Agency), l’U.S. Army, l’OTAN, l’ONU, la Banque mondiale, l’OSCE, etc. Il est également maître de conférence invité à la John F. Kennedy Special Warfare Center & School de Fort Bragg [2].

Le principal conseiller de l’IAGS est R. James Woolsey, ancien directeur de la CIA et vice-président de Booz Allen Hamilton, une firme internationale de conseil en gestion, où il s’est spécialisé dans la protection contre les menaces et vulnérabilités potentielles. Démocrate néo-conservateur assumé, il a servi dans deux administrations démocrates et deux administrations républicaines et a animé l’Iraqi National Congress d’Ahmed Chalabi, qui passe pour sa marionnette.
Il joue actuellement un rôle important dans la constitution de la prochaine administration Bush à travers le Comité sur le danger présent qu’il a ressucité.

L’imminence d’une crise énergétique sans précédent officiellement reconnue

Pour « libérer l’Amérique », l’IAGS propose une solution qui se situe d’ores et déjà aux antipodes de la politique actuelle de l’administration George W. Bush. Cette dernière, dont les bases théoriques - et politiquement acceptables - furent posées dans le rapport de la Commission Cheney sur l’énergie [3] peut se résumer, dans les faits, à la tentative de diversifier les sources d’approvisionnement par le renversement ou la déstabilisation du gouvernement d’États producteurs ou stratégiquement importants (Guinée Équatoriale, Sao Tomé, Géorgie, Venezuela, Arabie Saoudite) et la colonisation manu militari de l’Irak (2èmes réserves mondiales de pétrole). Or cette stratégie a clairement montré ses limites pratiques : indignations de la communauté internationale, coups d’État avortés ou échoués et aventures militaires désastreuses se sont succédés durant les quatre dernières années.

On peut ajouter à ce triste bilan les facteurs aggravants, en termes d’urgence à remédier à la situation, de l’étirement de la production globale qui est aujourd’hui officialisé par les publications de l’IAGS et du pic inattendu - suivi d’une chute brutale qui vient de commencer - de la production de gaz naturel en Amérique du Nord, avec des conséquences économiques très graves. Exit donc les prévisions de production démesurément optimistes de l’Agence Internationale de l’Énergie ou du World Energy Council : l’IAGS s’appuie désormais sur les chiffres de l’Association pour l’étude du pic de la production mondiale de pétrole (ASPO), constatant la baisse de production des pays hors-OPEP, la concentration de 60 % réserves restantes dans 5 pays du Moyen-Orient, etc. [4]. On se doutait, avec la présence de Matt Simmons parmi les conseillers de Dick Cheney et la nature pour le moins agressive de la politique énergétique états-unienne, que les décideurs à Washington prenaient la baisse imminente de la production de pétrole au sérieux. C’est maintenant officiel : on trouve même, parmi les suggestions de lectures de l’IAGS, le livre qui circule de main en main dans les milieux les plus avisés du secteur énergétique depuis plus d’un an : The Party’s over : oil, war and the fate of industrial societies [5]. L’ouvrage est un condensé des travaux de l’ASPO prédisant, avec force graphiques, la chute imminente de la production mondiale de pétrole et ses inquiétantes conséquences globales.

Ainsi, l’IAGS prend la question de l’épuisement des ressources à bras le corps en affirmant d’emblée dans son rapport : « Nous sommes maintenant confrontés à ce qui pourrait être qualifié de "parfait cataclysme" [6] entre des conditions stratégiques, économiques et environnementales qui, si elles sont correctement comprises, nous imposent de mettre en place dans les quatre prochaines années une nette réduction des quantités de pétrole importées en provenance de régions instables et hostiles du monde. ». L’institut poursuit en rappelant les chiffres de la dépendance états-unienne, à savoir les 65 % de pétrole importé dans la consommation nationale ; la concurrence de la Chine sur un marché où l’offre baisse ; les 27 000 emplois sacrifiés, selon des estimations, pour chaque milliard de dollars d’importation ; pour terminer son introduction en s’alarmant du délai nécessaire pour convertir le secteur des transports : il faudra 15 à 20 ans. Il est donc impératif de commencer dès maintenant. Contrairement aux rapports précédents, celui-ci met donc l’accent sur les mesures domestiques visant à réduire la consommation, et écarte définitivement l’alternative de la diversification des sources d’approvisionnement en raison de la baisse de la production hors-OPEP.

La science va-t-elle sauver la mise ?

Le problème qui se pose alors, à la lecture des travaux de l’IAGS, est celui de la validité scientifique des solutions proposées pour réduire une consommation domestique de pétrole qui représente actuellement 25 % de la consommation mondiale. Si la vision de l’IAGS semble très réaliste quant à la situation mondiale en termes de ressources, les solutions avancées ne sont guères convaincantes.

Pour mémoire, lors de son discours sur l’état de l’Union de 2003, George W. Bush promettait l’avènement de l’« économie de l’hydrogène » pour limiter les changements climatiques et pour que le « pays réduise sa dépendance à l’égard des sources étrangères d’énergie ». Ces déclarations avaient suscité l’hilarité de la communauté scientifique indépendante, car l’hydrogène, qui n’est pas une source d’énergie mais un vecteur, ne sera jamais économiquement viable [7] .

L’IAGS reconnaît l’aspect chimérique de l’économie de l’hydrogène et en appelle à des « solutions réalistes » car, explique-t-il, « Nous n’avons pas le temps d’attendre la commercialisation de technologies aujourd’hui immatures. Les États-Unis devraient déployer des technologies qui existent aujourd’hui et sont disponibles pour un usage étendu ». Mais alors qu’avance-t-il en remplacement ? Il propose la diversification des carburants et la conversion des moteurs pour un coût beaucoup plus modeste. Ils doivent pouvoir alterner entre carburant conventionnel, éthanol (carburant produit à partir de céréales et mélangé à du gaz naturel liquéfié « pour une meilleure efficacité énergétique »(sic)), méthanol (carburant produit à partir de charbon ou de déchets) et énergie électrique stockée dans les batteries qui équipent déjà les véhicules de type « hybride ».
À l’horizon 2025, la combinaison de ces technologies dans le moteur de toutes les voitures du parc automobile états-unien permettrait selon le rapport de maintenir dans le meilleur des cas la consommation actuelle de 8 millions de barils par jour, contre une demande projetée de 20 millions de barils par jour si aucune mesure drastique n’est mise en place.

Nous pouvons déjà noter une chose au sujet de ces préconisations qui sont certes plus réalistes que l’ « économie de l’hydrogène » : depuis longtemps déjà des scientifiques ont souligné que la production de tous ces carburants alternatifs, y compris les dérivés du charbon, implique l’utilisation d’une grande quantité de pétrole et de gaz naturel. Qu’il s’agisse des carburants produits à partir de céréales ou des dérivés liquides du charbon, leurs coûts de production augmenteront proportionnellement à celui du pétrole et du gaz naturel. En effet, d’une part l’agriculture intensive est très gourmande en pétrole et en gaz naturel sous forme d’engrais et de pesticides, d’autre part l’extraction et la transformation du charbon en condensé liquide, si elle n’est pas faite par des esclaves, consomme également énormément de pétrole. La conversion des moteurs pour un coût modeste serait en revanche un moyen efficace de limiter la consommation des réserves stratégiques en cas d’interruption brutale de l’approvisionnement en pétrole du pays.

Vers une « économie du charbon » ou une guerre mondiale ?

En conclusion le rapport préconise une série de mesures gouvernementales à l’échelle nationale qui se résument en un mot bien étrange pour des libéraux : des subventions. Subventions aux fabricants d’automobiles, aux recherches scientifiques, aux transports en commun, etc. Rien de surprenant néanmoins, lorsqu’on sait que la production d’éthanol en France est subventionnée à 300 % car elle n’est tout simplement pas rentable. Pourtant le coût estimé de ce projet, que les auteurs du rapport n’hésitent pas à comparer au Projet Manhattan ou au Projet Apollo, n’est estimé qu’à 12 milliards de dollars, une fraction de ce qui a été dépensé jusqu’à présent pour la colonisation de l’Irak.

Pour comprendre le document de l’IAGS, il faut en relever l’apparente contradiction interne. Les mesures proposées pour réduire la consommation domestique peuvent être efficaces, mais seulement pendant une courte période, car elles ne modifient pas les besoins énergétiques et se contentent de jouer sur une diversification marginale des carburants. Elles ne peuvent être poussées bien loin, sauf à demander aux États-uniens d’en revenir à l’économie du charbon. Elles ne visent donc pas, contrairement aux objectifs annoncés, à répondre à la crise énergétique globale, mais uniquement à une crise momentanée d’approvisionnement des États-Unis. Il s’agit en fait d’un plan d’urgence, préparé à l’avance, pour résoudre une situation de crise passagère aiguë tel qu’il résulterait d’un événement politique majeur affectant un grand pays exportateur.

Or, l’IAGS conseille la lecture non seulement d’ouvrages techniques sur les questions pétrolières, mais aussi d’une abondante littérature diabolisant les Séoud, qui règnent sur le premier pays exportateur de pétrole. Dans le domaine politique, l’institut est animé par James Woolsey, théoricien de la « Quatrième Guerre mondiale », la « guerre au terrorisme » [8]. Cet ancien directeur de la CIA, qui fut l’un des plus ardents promoteurs de l’invasion de l’Irak, plaide aujourd’hui pour le renversement des Séoud, la déstabilisation de l’Iran et de la Fédération de Russie. Le plan de l’IAGS permettrait à l’économie états-unienne de traverser la période de désorganisation des marchés pétroliers qui suivrait une nouvelle aventure militaire des néo-conservateurs.

 Arthur Lepic

Journaliste français, spécialiste des questions énergetiques et militaires.


Les articles de cet auteur
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[1] « Les marionnettistes de Washington » par Thierry Meyssan, Voltaire, 13 novembre 2002.

[2] « Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains » par Thierry Meyssan, Voltaire, 20 août 2001.

[3] « Les ombres du rapport Cheney », par Arthur Lepic, Voltaire, 30 mars 2004.

[4] Voir notre article « Le déplacement du pouvoir pétrolier », par Jack Naffair et Arthur Lepic, Voltaire, 10 mai 2004.

[5] Par Richard Heinberg, New Society Publishers, 2003

[6] ndlr. Nous avons préféré ce terme un peu barbare à une traduction littérale de "perfect storm", qui serait manifestement inadaptée.

[7] Voir la traduction du rapport de Michael Ruppert sur la conférence de l’ASPO de Paris en mai 2003 où le problème était résumé en ces termes par un intervenant : « A l’heure actuelle, sur le marché, nous sommes dans une situation où nous avons un carburant conventionnel, c’est-à-dire le pétrole, que nous brûlons dans un moteur à explosions qui effectue le travail. Maintenant, ce que je crois comprendre dans ce que défendent les partisans de l’hydrogène emmenés par Jeremy Rifkin, c’est une économie de l’hydrogène qui consiste en gros à prendre de nouveau du carburant conventionnel, ou produire des énergies alternatives propres, solaires ou éoliennes, pour produire de l’électricité afin de diviser les molécules d’eau en hydrogène et oxygène, pour ensuite comprimer cet hydrogène dans le but de le transporter et le stocker sous forme liquide, puis finalement l’injecter dans un moteur à hydrogène qui produit l’électricité entraînant la machine. Croyez-vous vraiment que c’est ce qu’on appelle de l’efficacité ? »

[8] La « Troisième Guerre mondiale » étant la Guerre froide.


Réunion du groupe Bilderberg du 14 au 17 mai 2009 à Vouliagméni en Grèce

http://www.voltairenet.org/article160173.html 

(Vouliagméni, Grèce, 14 au 17 mai 2009)
Liste des participants à la réunion 2009 du Groupe de Bilderberg

La réunion annuelle du Groupe de Bilderberg s’est tenue du 14 au 17 mai 2009 à l’Astir Palace de Vouliagméni (une station balnéaire proche d’Athènes). Sous les auspices de la famille régnante des Pays-Bas et sous la garde de l’OTAN, ce club rassemble une centaine d’invités du monde des affaires, de la politique et des médias favorables à l’Alliance atlantique. Il semble que cette année, Henry Kissinger n’ait pu y participer et que, pour la seconde année, des Suisses y aient été conviés.

Président honoraire
Étienne Davignon

Secrétaire général honoraire
Martin J. Taylor

Nationalité Prénom et nom Fonction
Allemagne/Suisse Josef Ackermann directeur de la Deutsche Bank
USA Lt-Gen Keith B. Alexander directeur de la National Security Agency (NSA)
Grèce Georgios Alogoskoufis ancien ministre de l’Économie
USA  Roger Altman directeur de la banque d’affaires Evercore Partners
Grèce Takis Arapoglou directeur de la National Bank of Greece
Turquie Ali Babacan  ministre des Affaires étrangères
Grèce Dora Bakoyannis ministre des Affaires étrangères
Portugal Francisco Pinto Balsemão ancien premier ministre et actuel Pdg de la principale holding de presse écrite et adio-visuelle portugaise, Impresa
France Nicolas Baverez chroniqueur de l’hebdomadaire Le Point (groupe Pinault), formé par Raymond Aron
Pays-Bas Beatrix Ière reine
Italie Franco Bernabè Pdg de Telecom Italia
France Xavier Bertrand secrétaire général de l’UMP (parti du président Sarkozy)
Suède Carl Bildt ancien Premier ministre puis envoyé spécial de l’ONU dans les Balkans, actuel ministre des Affaires étrangères
Suède Jan Björklund ministre de l’Éducation
Suisse Christoph Blocher propriétaire d’EMS Chemie et vice-président de l’Union Démocratique du Centre
France Alexandre Bompard Pdg de la radio Europe 1 (groupe Lagardère)
Espagne Ana Botín directrice de la Banco Español de Crédito, formée chez JP Morgan
France Henri de Castries Pdg des assurances AXA
Espagne Juan Luis Cebrián co-fondateur d’El Pais et Pdg de la holding de presse écrite et audiovisuelle Prisa
Canada W. Edmund Clark Pdg de la Toronto-Dominion Bank
Royaume-Uni Kenneth Clark député conservateur et « chancelier de l’échiquier » dans le gouvernement fantôme de David Cameron
Belgique Luc Coene gouverneur adjoint de la Banque centrale de Belgique
Turquie Sami Cohen directeur du quotidien Milliyet
Grèce George A. David Pdg de Coca-Cola-Grèce
Royaume-Uni Richard Dearlove ancien directeur du MI6 (services secrets extérieurs)
Grèce Anna Diamantopoulou ancienne commissaire européen
Italie Mario Draghi gouverneur de la Banque centrale d’Italie (formé chez Goldman Sachs)
Danemark Anders Eldrup Pdg de DONG Energy, trés actif dnas la préparation du sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique
Italie John Elkann vice-président de Fiat
Allemagne Thomas Enders co-Pdg d’EADS
Espagne José Manuel Entrecanales-Domecq vice-président du groupe de construction Acciona
Espagne Isidre Fainé Casas Pdg de la banque Caixa
USA/Royaume-Uni Niall Ferguson professeur d’histoire à la Harvard Business School, historien officiel des Rothschild et d’Henry Kissinger
USA  Timothy Geithner secrétaire au Trésor
Iralande Dermot Gleeson avocat d’affaires, administrateur des Allied Irish Banks
USA  Donald E. Graham Pdg du Washington Ρost
Pays-Bas Victor Halberstadt professeur d’intégration économique à l’université de Leiden
Pays-Bas Ernst Hirsch Ballin ministre de la Justice
USA  Richard Holbrooke envoyé spécial des États-Unis pour l’Afghanistan et le Pakistan
Int Jaap de Hoop Scheffer secrétaire général de l’OTAN
USA  Gen. James L. Jones conseiller de sécurité nationale
USA  Vernon Jordan ancien membre de la Commission Baker-Hamilton sur l’Irak, directeur-associé de la banque d’affaire Lazard Frères
USA  Robert Kagan historien néo-conservateur
Finalnde Jyrki Katainen ministre des Finances
Royaume-Uni Baron Kerr of Kinlochard vice-résident de la Royal Dutch Shell, président du Centre for European Reform
Turquie Mustafa Vehbi Koç Pdg de la holding industrielle Koç
Allemagne Roland Koch ministre-président du land de Hesse, vice-président de la CDU
USA Henry Kravis Pdg du fonds d’investissements Kohlberg Kravis Roberts & Co.
USA Marie-Josée Kravis économiste, épouse du précédent
Union européenne Neelie Kroes commissaire européen à la concurrence
Grèce Odysseas Kyriakopoulos Pdg des mines S&B Group et président de la Fédération des industriels grecs
Portugal Manuela Ferreira Leite président du Partido Social Democrata
Espagne Bernardino León secrétaire général de La Moncloa (palais du président Zapatero)
USA  Jessica Mathews présidente de la Carnegie Endowment for International Peace
Belgique Philippe Maystadt président de la Banque européenne d’investissement
Canada Frank McKenna ancien ambassadeur aux USA, chairman de la Toronto-Dominion Bank
Royaume-Uni John Micklethwait directeur de l’hebdomadaire The Economist
France Thierry de Montbrial président de l’Institut français des relations internationales (IFRI)
Italie Mario Monti ancien commissaire européen à la concurrence, président de l’université Bocconi de Milan
Espagne Miguel Ángel Moratinos ancien président de l’OSCE, actuel ministre des Affaires étrangères
USA  Craig Mundie Microsoft
Norvège Egil Myklebust ancien président du patronat, actuel Pdg de la compagnie d’aviation SAS
Allemagne Matthias Nass rédacteur en chef adjoint du quotidien Die Zeit
France Denis Olivennes lobbyiste pour le renforcement des droits d’auteur, directeur de l’hebdomadaire Le Νouvel Οbservateur »
France Frédéric Oudéa Pdg de la Société Générale
Allemagne Cem Özdemir co-président du parti des Verts
Italie Tommaso Padoa-Schioppa président du comité directeur du Fonds monétaire international, président de Notre Europe
Grèce Dimitris Papalexopoulos Pdg Titan Cement
Grèce Yannis Papathanasiou ministre de l’Économie et des Finances
USA  Richard Perle Αmerican Εnterprise Ιnstitute
USA  Gén. David Petraeus commandant en chef de l’U.S. Central Command
Belgique Philippe duc de Brabant, héritier du trône
Portugal Manuel Pinho ministre de l’Économie
Canada Robert Prichar Pdg de la holding de presse écrite et audiovisuelle Τorstar
Int Romano Prodi responsable des opérations jointes de maintien de la paix en Afrique ONU-UA
Canada Heather Reisman Pdg de la chaîne d’édition et de distribution Ιndigo Βooks & Μusic
Norvège Eivind Reiten Pdg du papetier Norske Skog
Tchéquie/Suisse Michael Ringier Pdg de la holding de presse Ringier
USA  David Rockefeller banquier
USA  Dennis Ross conseiller spécial d’Hillary Clinton pour le Proche-Orient et l’Asie du Sud
USA Barnett Rubin politologue spécialiste de l’Afghanistan
Espagne Alberto Ruiz-Gallardón maire de Madrid
Turquie Suzan Sabancı Dinçer Pdg d’Akbank
Canada Indira Samarasekera présidente de l’université de l’Alberta
Autriche Rudolf Scholten administrateur de l’Oesterreichische Kontrollbank
Espagne Sofia reine
Espagne Pedro Solbes  ministre de l’Économie démissionnaire en avril
USA  Lawrence Summers directeur du Conseil économique national
Irlande/Royaume-Uni /Vatican Peter Sutherland  ancien directeur de l’Organisation mondiale du Commerce, actuel Pdg de British Petroleum et conseiller financier du Vatican
USA  Peter Thiel co-fondateur de PayPal, Pdg du fonds de placement Clarium Capital Management
Finlande Matti Vanhanen Premier ministre
Suisse Daniel Vasella Pdg du laboratoire pharmaceutique Novartis
Pays-Bas Jeroen van der Veer Pdg de la Royal Dutch Shell
Belgique Guy Verhofstadt ancien Premier ministre
USA  Paul Volcker directeur du Conseil pour la Reprise économique
Suède Jacob Wallenberg chairman du fonds d’investissements Investor AB
Suède Marcus Wallenberg directeur du fonds d’investissements Investor AB
Pays-Bas Nout Wellink gouverneur de la Banque centrale des Pays-Bas
Royaume-Uni Martin Wolf  rédacteur en chef au Financial Τimes
USA  James Wolfensohn président du conseil international de Citigroup
USA Paul Wolfowitz American Enterprise Institute
USA  Fareed Zakaria rédacteur en chef de l’hebdomadaire Newsweek et journaliste à CNN
Int Robert Zoellick  président de la Banque mondiale

Ont également été cités comme possibles présents :
Jürgen Steb, Sampatzi Saraz, Sanata Seketa et Agan Ourgkout.


Hersh : c’est Cheney qui a fait assassiner Hariri et Bhutto

Dans un entretien à Al-Jazeera, le journaliste états-unien, Seymour Hersh, a révélé de nouvelles informations sur les activités secrètes du Joint Special Operation Command.

Cette unité, créée dans les années 80 a servi durant les deux mandats de George W. Bush à perpétrer plusieurs centaines d’assassinats politiques dans le monde sous l’autorité directe du vice-président Dick Cheney [voir la ReOpeNews à ce sujet].

Selon Hersh, elle aurait notamment exécuté deux alliés indociles des États-Unis : l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri (14 février 2005) —information déjà divulguée par notre confrère Wayne Madsen à Russia Today [et qui a fait l’objet d’une précédente ReOpenNews]—, et l’ancien Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto (27 décembre 2007).

M. Hariri avait refusé de défendre les intérêts US dans son pays et Mme Bhutto avait révélé à la BBC [1] l’assassinat en 2001 d’Oussama Ben Laden par Omar Saeed Sheikh [2].

Par la suite, Dick Cheney a poursuivi sa politique en s’appuyant sur le propre fils de Rafic Hariri, Saad, et sur l’époux de Benazir Bhutto, Asif Ali Zardari, promu président du Pakistan.

Selon Hersh, ces assassinats ont été supervisés par le général Stanley A. McChrystal [3], que le président Barack Obama vient de nommer commandant en chef des troupes US et de l’OTAN (ISAF) en Afghanistan.

Seymour Hersh est un journaliste réputé. Récipiendaire du Prix Pulitzer, il écrit régulièrement dans le New Yorker. Son nom reste attaché aux révélations sur le massacre de My Lai (Vietnam, 1969), sur l’affaire Vanunu et la bombe atomique israélienne.

Publié sur le Réseau Voltaire le 20 mai 2009


[1] Entretien accordé à David Frost, le 2 novembre 2007.
[2] Umar Saeed Sheikh est un agent double du MI6 britanniique et de l’ISI pakistanaise. Il est considéré comme l’assassin du journaliste Daniel Pearl.
[3] Officiellement, le général McChrystal était jusqu’ici chargé de la traque d’Oussama Ben Laden.

http://www.reopen911.info/News/2009/05/20/hersh-c%E2%80%99est-cheney-qui-a-fait-assassiner-hariri-et-bhutto/

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Un rapport de l’ONU confirme l’existence d’un centre secret d’interrogatoire israélien

Un rapport de l’ONU confirme l’existence d’un centre secret d’interrogatoire

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mercredi 6 mai 2009 par Jsf

(Source : liberte-algerie)

“L’installation 1 391” où Israël torture les Palestiniens

Désormais, les preuves sont là, selon le Comité antitorture des Nations, qui affirme que le service général de sécurité israélien utilise un centre dénommé “installation 1391” pour torturer les détenus palestiniens. Dix experts onusiens ont demandé des explications à des responsables de l’État hébreu.

Ce qui était dénoncé depuis de longues années par les Palestiniens, à savoir la torture des prisonniers palestiniens, l’est également part le Comité antitorture de l’ONU, qui a dénoncé, lundi, l’utilisation par le Service général de sécurité israélien d’un centre secret de détention et d’interrogatoires.

Cela s’est passé lors de l’examen de la situation en Israël par dix experts indépendants du Comité antitorture (CAT). Ces derniers ont interrogé, hier, les représentants de l’État israélien sur cette “installation 1391” située dans un “lieu indéterminé d’Israël et inaccessible pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et pour les avocats et les proches des détenus”.

C’est sur la base “des plaintes sur des tortures, des mauvais traitements et des conditions de détention déficientes dans ces installations” qu’il a reçu que le comité onusien a demandé à ce que le CICR puisse avoir accès à tous les détenus de “l’installation 1391”. D’après des informations parvenues à la structure onusienne (CAT), il s’avère que “certains officiers israéliens de la sécurité soumettent les détenus palestiniens à des actes qui violent la Convention (contre la torture) avant, pendant et après les interrogatoires”. Les faits rapportés vont de passages à tabac à l’imposition de postures douloureuses et prolongées en passant par des menottes serrées excessivement, des secousses violentes ou des torsions brutales de la tête.

Le comité s’est étonné que le recours à la “détention administrative” soit qualifié “d’exceptionnel” par les autorités israéliennes, alors que “neuf cents Palestiniens ont été maintenus en détention administrative en 2007 et que certains, dont d’anciens ministres du Hamas, semble avoir été retenus en vue de faire pression sur le Hamas pour la libération du soldat israélien Gilad Shalit”. Dans le même ordre d’idées, les experts des Nations unies ont critiqué une ordonnance militaire s’appliquant à la Cisjordanie qui permet la détention, durant huit jours, d’enfants âgés de douze ans ou plus, “accusés ou non de délits contre la sécurité”, sans être présentés à un juge militaire. Le Rapporteur spécial de l’ONU sur la protection des droits de l’Homme dans le cadre de la lutte contre le terrorisme affirme que “sept cents mineurs palestiniens ont ainsi été placés en détention en 2006, dont vingt-cinq restent privés de liberté en vertu d’ordres de détention administrative”. La même ordonnance militaire “permet que les détenus soient maintenus jusqu’à quatre-vingt-dix jours sans accès à un avocat, et jusqu’à cent quatre-vingt-huit jours sans être inculpés”, a insisté le CAT.

Les experts du comité ont demandé à l’État israélien “quelles mesures ont été adoptées pour répondre à l’appel de la Haut-Commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme de mettre fin immédiatement au blocus israélien de Gaza, qui prive par la force un million et demi de Palestiniens des droits de l’Homme les plus élémentaires”. Réuni hier, le comité onusien doit entendre les réponses des représentants d’Israël et rendra son rapport à l’issue de sa session, le 15 mai prochain.

Un avion militaire s'écrase en Indonésie; au moins 79 morts

Mercredi 20 mai 8 H 12 Un appareil militaire indonésien avec plus d'une centaine de personnes à bord s'est écrasé mercredi matin sur des habitations dans l'est de l'île de Java. L'avion a pris feu, en faisant au moins 79 morts, d'après les autorités. Il y a des dizaines de blessés, d'après la radio. On peut craindre de nombreuses victimes, la télévision indonésienne ayant montré des images de la carlingue écrasée en flammes sur le site de l'accident. On y voit aussi des soldats transporter des corps sur des civières à travers les rizières. Des témoins ont rapporté que de nombreuses victimes étaient gravement brûlées. Au moins trois personnes ont été tuées au sol. Un porte-parole de l'armée de l'air indonésienne, Bambang Sulistyo, a précisé que l'Hercules C-130, qui transportait 112 passagers et membres d'équipage, effectuait une mission d'entraînement de routine quand il s'est écrasé près d'une base aérienne de l'est de Java. L'avion s'est écrasé sur quatre habitations du village de Gaplak avant de poursuivre sa route dans les plantations. Selon un autre porte-parole militaire, l'appareil transportait des soldats et leurs familles dont au moins dix enfants. La raison de l'accident n'est pas connue, mais des témoins ont vu l'avion se briser en deux après une forte explosion. "Une des ailes s'est détachée" d'après Agus Yulianto, un villageois cité sur le site du quotidien Kompas. "Puis l'avion est tombé sur les maisons". Des voisins ont jeté du sable et des baquets d'eau sur l'incendie. les blessées ont été transportés par ambulances vers les hôpitaux proches. Les forces aériennes indonésiennes se plaignent de manquer de financements et d'un embargo américain récemment levé sur les ventes d'armes. Elles ont subi plusieurs accidents, dont celui d'un Fokker 27 ayant percuté un hangar de l'aéroport le mois dernier en tuant ses 24 passagers et le pilote. Plus de 120 personnes ont péri dans les accidents aériens des lignes commerciales ces dernières années en Indonésie. AP http://fr.news.yahoo.com/3/20090520/twl-indonesie-avion-accident-1be00ca.html

Obama et le guêpier pakistanais,

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2736
sélectionné par http://groups.google.fr/group/medias-mensonges-desinformation

par Eric Margolis

19 mai 2009
En quelques phrases sèches, Eric Margolis résume la situation, décrit les forces en présence et clarifie les enjeux. Embourbés dans une guerre ingagnable en Afghanistan, les USA qui bombardent déjà régulièrement le Pakistan ont poussé Islamabad à attaquer les pachtounes des zones tribales, au risque de faire voler en éclat la  
stabilité du pays et d’embraser la région tout entière. « Le véritable danger provient des États-Unis qui agissent comme un mastodonte enragé, foulant aux pieds le Pakistan, et contraignant l’armée d’Islamabad à faire la guerre à son propre peuple, » avertit Margolis qui connaît bien la région et les pachtounes pour les avoir côtoyés de  
près lors de la guerre contre les soviétiques.

Par Eric Margolis, Winnipeg Sun, 17 mai 2009

Le Pakistan a finalement cédé la semaine dernière aux demandes irritées de Washington, et a envoyé ses troupes contre la rébellion des tribus pachtounes des Provinces de la Frontière du Nord-Ouest - que l’occident dénomme à tort les « talibans ».

L’administration Obama avait menacé de mettre fin aux versements annuels de 2 milliards de dollars que reçoivent les dirigeants politiques et militaires du Pakistan en faillite et de bloquer 6,5 milliards d’aides futures, à moins qu’Islamabad n’envoie ses soldats dans les turbulentes zones tribales du Pakistan qui sont situées le long de la frontière afghane.

Cela s’est conclut par un bain de sang : quelques 1 000 « terroristes » tués (comprendre : la plupart sont des civils) et 1,2 millions de personnes - la plus grande partie de la population de la vallée de Swat - sont devenues des réfugiés.

Les forces armées pakistanaises instrumentalisées par les États-Unis ont remporté une brillante victoire contre leur propre peuple. Cela n’avait malheureusement pas été le cas lors des guerres contre l’Inde.  
Bombarder des civils est cependant beaucoup moins dangereux et plus rentable.

Washington, profondément déçu d’être incapable de pacifier les tribus pachtounes de l’Afghanistan (alias les talibans), a commencé à s’en prendre au Pakistan, tentant de venir à bout de la résistance pachtoune dans les deux pays. Les drones de la CIA ont déjà tué plus de 700 pachtounes pakistanais. Selon les médias, seuls 6% étaient des   militants, et le reste des civils.

Les pachtounes, également improprement appelés pathans, forment la plus nombreuse des populations tribales. Quinze millions d’entre-eux vivent en Afghanistan, constituant la moitié de sa population. Vingt-six millions vivent au delà de la frontière du Pakistan. La Grande-Bretagne impérialiste a divisé les pachtounes par une frontière  
artificielle, la ligne Durand (qui forme aujourd’hui la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan). Les pachtounes rejettent cette frontière.

De nombreuses tribus pachtounes ont accepté de rejoindre le Pakistan en 1947, à condition que leur patrie soit autonome et libre de troupes gouvernementales. Les pashtounes de la vallée Swat n’ont rejoint le Pakistan qu’en 1969.

Lorsque les pachtounes du Pakistan ont accru leur aide à la résistance des pachtounes d’Afghanistan, les USA ont débuté leurs attaques de drones. Washington a contraint Islamabad à violer sa propre constitution en envoyant des troupes dans les terres pachtounes. Avec pour résultat l’actuelle explosion de colère des pachtounes.

J’ai vu les pachtounes faire la guerre et je peux témoigner de leur légendaire courage, de leur sens aigu de l’honneur et de leur détermination. Ils sont aussi extrêmement querelleurs, batailleurs et irritables.

On apprend vite à ne jamais menacer un Pachtoune ou à lui poser des ultimatums. Ce sont les guerriers montagnards qui ont défié les États-Unis en refusant de livrer Osama bin Laden, car il était un héros de  
la guerre anti-soviétique et était leur invité. L’ancien code de « Pachtunwali » guide toujours leurs actions : ne pas attaquer les pachtounes, ne pas tricher avec eux, ne pas causer leur déshonneur. Pour les pachtounes, la vengeance est sacrée.

Aujourd’hui, les politiques de Washington et les récentes atrocités de la vallée de Swat menacent de déclencher le pire cauchemar du Pakistan, au second rang après une invasion indienne : que ses 26 millions de Pachtounes fassent sécession et rejoignent les pachtounes d’Afghanistan pour former un état indépendant, le Pachtounistan.

Cela ferait éclater le Pakistan, inciterait probablement les farouches tribus balouches à tenter de faire sécession et pourrait tenter la puissante Inde d’intervenir militairement, au risque d’une guerre nucléaire avec le Pakistan assiégé.

Les pachtounes des zones tribales n’ont ni l’intention ni la capacité de se répandre dans d’autres provinces du Pakistan, le Punjab, le Sindh et le Baluchistan. Ils veulent seulement qu’on les laisse tranquilles. Les craintes d’une prise du pouvoir des talibans au Pakistan ne sont que pure propagande.

Les pakistanais ont rejeté à maintes reprises les partis islamiques militants. Nombreux sont ceux qui ont peu d’amour pour les Pachtounes, qu’ils considèrent comme de rustiques montagnards qu’il vaut mieux éviter.

L’arsenal nucléaire du Pakistan, bien gardé, ne représente pas nom plus un danger - du moins pas encore. Les craintes au sujet des armes nucléaires pakistanaises proviennent des mêmes fabricants de preuves - ayant un agenda secret - que ceux qui nous ont sorti les fausses armes de Saddam Hussein.

Le véritable danger provient des États-Unis qui agissent comme un mastodonte enragé, foulant aux pieds le Pakistan, et contraignant l’armée d’Islamabad à faire la guerre à son propre peuple. Le Pakistan pourrait finir comme l’Irak occupé, divisé en trois parties et impuissant.

Si cela continue, les soldats pakistanais patriotes pourraient à un moment se rebeller et abattre les généraux corrompus et les  politiciens qui émargent à Washington.

Tout aussi inquiétant, un soulèvement de pauvres se répandant à travers le Pakistan - lui aussi dénommé à tort « taliban » - porte la menace d’une rébellion radicale rappelant celle des rebelles naxalites de l’Inde.

Comme en Irak, ce sont une profonde ignorance et l’arrogance militariste qui conduisent la politique des États-Unis en Afghanistan.  Les gens d’Obama ne comprennent pas ce vers quoi ils se dirigent en « Af-Pak ». Je peux le leur dire : un triste désastre que nous regretterons longtemps.

Publication originale Winnipeg Sun, traduction Contre Info

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Le Sri Lanka proclame sa victoire contre les Tigres, le chef rebelle tué

 Le Sri Lanka a proclamé lundi sa victoire militaire contre les Tigres tamouls en s'emparant de leur dernière poche dans le nord-est et en tuant tous les dirigeants de la guérilla, dont son chef suprême Velupillaï Prabhakaran. Evénement

"Toutes les opérations militaires ont été stoppées grâce à la prise du dernier bout de territoire" de moins d'un kilomètre carré encore contrôlé par les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), a annoncé le chef de l'armée de terre, le général Sarath Fonseka.

"A présent, le pays tout entier est libéré du terrorisme et 250 cadavres de terroristes gisent sur ce dernier bout de terre", a ajouté l'officier.

Cette annonce met fin à 37 ans de conflit séparatiste, au prix de plus de 70.000 morts et décapite le mouvement pour un Etat tamoul indépendant des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), qui avait déjà reconnu dimanche sa défaite militaire.

Lundi dans la matinée, les Tigres avaient perdu leur fondateur et commandant suprême, M. Prabhakaran, 54 ans, tué par l'armée. 

Invisible depuis 18 mois, il avait tenté de s'enfuir à bord d'une ambulance en compagnie de deux lieutenants, mais il est tombé dans une embuscade tendue par les militaires et a été abattu, ont indiqué à l'AFP deux hautes sources militaires.

L'ensemble de la direction des Tigres tamouls, fondé en 1972, y compris M. Prabhakaran, a été anéanti par l'armée, a confirmé la télévision publique ITN. 

Ses deux plus proches lieutenants -Pottu Amman, chef des services de renseignement et Soosai, chef de la force navale des "Tigres des mers"- ont aussi été éliminés.

M. Prabhakaran est vraisemblablement mort et le président sri-lankais Mahinda Rajapakse devrait le confirmer officiellement vers 12H30 GMT, a annoncé un porte-parole de la présidence.

Le chef de l'Etat nationaliste annoncera solennellement mardi au Parlement la fin de la guerre dans l'île de l'océan Indien.

Dans sa lutte à mort contre les Tigres, l'armée a mis au jour le cadavre du fils de M. Prabhakaran, Charles Anthony, 24 ans. Trois autres corps ont été retrouvés: ceux du chef de la vitrine politique de la rébellion, B. Nadesan, du chef du secrétariat à la paix du LTTE, S. Puleedevan, et du dirigeant S. Ramesh.

Dimanche, la guérilla la plus redoutable au monde avait annoncé avoir cessé le combat, admettant sa défaite militaire. "Nous avons décidé de faire taire nos armes (...) Cette bataille s'est achevée amèrement", avait déclaré le porte-parole du LTTE, Selvarasa Pathmanathan.

L'insurrection séparatiste contrôlait en 2006 un tiers des 65.000 km2 du Sri Lanka, dans le nord et l'est, où elle luttait pour un Etat tamoul indépendant.

La "défaite militaire des terroristes" avait déjà été annoncée samedi par le président Rajapakse, architecte depuis trois ans, avec son frère Gotabhaya au ministère de la Défense, d'une guerre à outrance.

En raison de la brutalité de son ultime coup de boutoir depuis janvier dans le nord-est -qui a probablement tué, selon l'ONU, 6.500 civils- Colombo s'est mis à dos l'Occident.

Gordon Brown, Premier ministre de la Grande-Bretagne, l'ex-puissance coloniale, l'a averti de "conséquences pour ses actions". Londres est favorable à une enquête pour "crimes de guerre", visant tant l'armée que les Tigres.

Ces jours-ci, les rebelles ont accusé les militaires d'avoir massacré des milliers de civils. Colombo a rétorqué que la guérilla tirait sur ces "boucliers humains".

Dimanche, l'armée avait affirmé avoir "sauvé" la totalité des "50.000 civils otages" des rebelles dans leur enclave. Depuis des semaines, le Sri Lanka assurait que les Tigres retenaient 20.000 Tamouls.

Près de 115.000 habitants avaient déjà fui le théâtre du conflit fin avril.

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Les Tigres tamouls, la guérilla la plus redoutable au mondeLes séparatistes des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), jugés indestructibles, se sont effondrés sous les coups d'une guerre conventionnelle orchestrée depuis trois ans par le régime nationaliste du président Mahinda Rajapakse.

La rébellion contrôlait en 2006 un tiers des 65.000 km2 du territoire sri-lankais, dans le nord et l'est, où elle voulait fonder un Etat séparé.

"Leur chute a été aussi spectaculaire que leurs attaques", résumait récemment pour l'AFP le général en retraite, Vipul Boteju, se disant surpris par une "débâcle si rapide".

Le LTTE, acculé sur un rectangle de jungle de 400 m sur 600 m dans le nord-est, a annoncé dimanche avoir cessé le combat, admettant ainsi sa défaite militaire.

Les Tigres avaient été éjectés à l'été 2007 de leurs bastions de l'est. Ils avaient perdu en janvier dernier leurs fiefs du nord, notamment leur "capitale" politique Kilinochchi et leur dernière ville Mullaittivu.

En accumulant les déroutes, les insurgés ont perdu leurs infrastructures militaires: leurs bases terrestres, leur marine --les "Tigres des mers"-- et leur mini-armée de l'air, les "Tigres volants".

En mars 2007, ils avaient fait sensation en envoyant deux avions de fabrication tchèque bombarder une base de l'armée de l'air à Colombo.

Ces missions audacieuses se sont répétées jusqu'en février dernier.

Créés en 1972 par un Tamoul radical, Velupillaï Prabhakaran, les Nouveaux tigres tamouls --rebaptisés LTTE en mai 1976-- ont perpétré le plus d'attaques suicide au monde, bien devant les groupes islamistes.

La guérilla, qui a compté 20.000 combattants, est tristement célèbre pour ses commandos suicide --les "Tigres noirs", dont un tiers de femmes-- multipliant les attentats dès 1987.

En mai 1975, Prabhakaran avait commis le premier assassinat politique en tuant le maire de Jaffna (nord).

Les Tigres avaient assassiné en mai 1991 le Premier ministre indien Rajiv Gandhi et le président sri-lankais Ranasinghe Premadasa en mai 1993.

Pour ces crimes, le LTTE est inscrit depuis le 29 mai 2006 sur la liste d'organisations "terroristes" de l'Union européenne et figure depuis 1997 dans un classement identique du département d'Etat américain.

En outre, les Tigres disposent de réseaux de collecte de fonds, grâce à la diaspora tamoule en Europe, Amérique du Nord ou Australie. Ils sont également accusés, comme l'armée, d'avoir enrôlé des enfants comme soldats.

Pourtant, dans leur fief du nord --avec ses tribunaux, police et banques-- les rebelles accueillaient des dignitaires et médiateurs étrangers.

Leur mouvement avait été interdit par Colombo en janvier 1998, puis légalisé en septembre 2002, après un cessez-le-feu. Mais cette trêve fut rompue en janvier 2008 par le président Rajapakse, épaulé par son frère Gotabhaya à la tête du ministère de la Défense.

Les deux hommes ont choisi la guerre à outrance pour achever un conflit qui a fait plus de 70.000 morts.

Le budget de la Défense atteint 1,6 milliard de dollars en 2009, un record. Colombo a acheté des armes dernier cri, élargi le recrutement de soldats et modifié les stratégies et tactiques militaires.

Les Tigres "semblaient invincibles. Mais ils ont sous-estimé la puissance de l'armée", a analysé M. Boteju.

Les insurgés "n'ont pas réussi à être une grande force armée conventionnelle. Ils ont duré longtemps car aucun gouvernement précédent n'avait vraiment voulu aller à la confrontation", commente le co-fondateur du LTTE devenu un homme politique tamoul modéré, Dharmalingam Sithadthan.

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Mexique: un gang armé fait s'évader 53 prisonniers, narcotrafiquants et tueurs à gages

Un gang lourdement armé a libéré samedi avant l'aube, en cinq minutes seulement, 53 détenus de la prison de Cieneguillas (Zacatecas), dans le centre du Mexique, dont 27, issus des puissants cartels mexicains de la drogue, a expliqué la gouverneur de l'Etat, Amalia Garcia Medina. Lire la suite l'article

Le directeur de la prison, les 40 surveillants et deux commandants de police présents lors de l'intervention étaient interrogés par les forces de l'ordre. Ils ont aidé les 20 hommes armés et leurs 10 véhicules, selon les images enregistrées par les caméras à l'intérieur et à l'extérieur de la prison, a précisé la gouverneur.

"Il est clair pour nous qu'il s'agit d'une opération parfaitement orchestrée avec de l'aide à l'intérieur, car elle a duré à peine cinq minutes et aucun coup de feu n'a été tiré", a dit Amalia Garcia Medina, ajoutant qu'il pourrait s'agir d'une revanche, après les récentes arrestations de narcotrafiquants et de tueurs à gages.

La police et l'armée se sont lancées aux trousses des fugitifs. La corruption est très répandue au sein de la police et des membres du gouvernement.

Les autorités mexicaines ont arrêté au moins 327 membres des cartels de la drogue, depuis l'arrivée à la présidence mexicaine de Felipe Calderon, un chiffre important mais faible par rapport au nombre de chefs existant. Les violences liées au trafic de drogue ont tué au moins 10.750 personnes en deux ans et demi. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090517/twl-mexique-prison-evasion-1be00ca.html


Le procès de John Demjanjuk, priorité pour les juifs allemands

13/05/2009 à 06h51  

NATHALIE VERSIEUX (à Berlin)

L’Allemagne a tout fait pour obtenir l’extradition de John Demjanjuk, 89 ans, en vue de ce qui pourrait être un des derniers procès du nazisme. «Il ne faudrait pas que ce procès soit une tentative de masquer les défaillances passées de la justice allemande face aux criminels nazis», prévient le quotidienSüddeutsche Zeitung. La communauté juive du pays espère un procès rapide et exemplaire. «Pour les survivants de l’Holocauste, il est insupportable qu’un criminel nazi présumé […] réclame pitié pour lui et qualifie de torture son extradition», insiste Charlotte Knobloch, la présidente du Conseil central des juifs d’Allemagne. Dans un entretien à l’hebdomadaire Der Spiegel paru lundi, un survivant de Sobibor, Thomas Blatt, a expliqué : «Les gardiens ukrainiens ont fusillé les nouveaux arrivants vieux et malades et ce sont eux qui poussaient les gens nus dans les chambres à gaz à coups de baïonnette».

http://www.liberation.fr/monde/0101566924-le-proces-de-john-demjanjuk-priorite-pour-les-juifs-allemands