Gaza: Amnesty enquête sur les ravages des obus au phosphore israéliens
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23 Janvier 2009 à 19:19 dans
- Palestine
Outre le fait que le nationalisme chinois semble se déchaîner ces jours-ci contre la France, voilà que cela bouge aussi en Chine, mais vis-à-vis du Pakistan ! Dans un article du Dawn , le grand journal anglophone de Karachi, le journaliste rapporte que les autorités chinoises mettent en garde son voisin du sud contre le East Turkestan Islamic Movement (ETIM), le Mouvement islamique du Turkestan : ce sont en fait les militants musulmans Oïgours, dans la province occidentale de Xinjiang, qualifiés de séparatistes. Selon l’ambassadeur de Chine à Islamabad, Luo Zhaohui, ” Le mouvement islamique du Turkestan est très actif depuis le Pakistan, depuis vos régions, et de telles forces, nous pouvons le dire, gênent nos relations amicales.” C’est assez clair ! La Chine sort les griffes ! Selon le Dawn c’est la première fois que les autorités chinoises mettent sur le devant de la scène publique ces problèmes de bon voisinage. Pour accentuer l’affaire, la Chine affirme que les séparatistes Oïgours sont liés à Al-Qaïda, qui fournirait du matériel et des entraînements… la fameuse tarte à la crème de la géopolitique actuelle, et le motif le plus facile en ce moment pour un Etat (Russie, Irak, Pakistan, Chine) pour mettre en place une “guerre contre le terrorisme”. Mais où est Al-Qaïda ?? Dans la prison américaine de Guantanamo à Cuba, 22 prisonniers arrêtés en Afghanistan son Oïgours ; 6 ont été relâchés en 2006 et trouvés refuge en Albanie. En janvier 2002 la Chine a affirmé que l’ETIM avait reçu de l’argent, des armes d’Al-Qaïda… cela avait permis au gouvernement communiste mal intentionné d’affirmer que ce mouvement était un groupe terroriste. Mais aucune preuve n’a été fournie, comme toujours avec les accusations chinoises ! Selon les autorités, les groupes séparatistes Oïgours auraient été à l’origine de plus de 200 attaques terroristes depuis les années 1990, s’attaquant à des bus, des leaders musulmans, des écoles ; mais les experts américains affirment que les attaques sont exagérées par le gouvernement chinois, qui profite de l’ambiance de “guerre contre la terreur” pour accentuer sa pression sur la province et réduire encore plus les Droits de l’Homme.
L’ambassadeur de Chine a prévenu (menacé ?) que ces forces qui travaillaient le cœur du Pakistan pouvaient remettre en cause les bonnes relations bilatérales. Les autorités pakistanaises, par l’intérmédiaire du Ministre des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, ont également pointé l’existence de “forces extérieures” (?) essayant de subvertir les relations sino-pakistanaises. Le gouvernement de Musharraf est par ailleurs en contact avec les représentants de la province autonome du Xinjiang où il s’est rendu au moment de sa visite officielle en Chine au début du mois d’avril.
Cette “sortie” intervient quelques jours après le passage très “friendly” de la flamme olympique à Islamabad, où aucune protestation n’a entamé la joie des participants (!) et après la déclaration hier, 18 avril, de Shah Mehmood Quresh, d’un prêt financier de la part de la Chine de 500 millions de dollars (315 millions d’euros) pour “faire face aux problèmes économiques” qui secouent le pays.
Dans le même temps, une rencontre au sommet se déroulera la semaine prochaine au sujet du fameux pipe-line TAPI qui devrait permettre l’évacuation des hydrocarbures du Turkmenistan vers le sud par l’Afghanistan, le Pakistan et l’Inde. Cet autre sujet permet un rapprochement stratégique entre le Pakistan et le Turkmenistan. Le tuyaux de 1435 km de long devrait partir du champ d’hydrocarbure de Daultabad, passer par l’Afghanistan sur 735 km, puis par le Pakistan sur 555 km et passer par Multan au sud-est, en évitant ainsi la région “troublée” du sud de l’Afghanistan, par Herat et Kandahar comme cela avait été décidé à l’origine. Le pipe-line ne devrait pas être terminé avant 2018, mais il reste pour autant un enjeu fondamental dans la politique régionale. Pour faire passer une telle infrastructure il faut qu’un Etat solide soit en mesure de maintenir la paix dans la région, sans quoi le piratage ou le sabotage du tuyaux seraient des menaces bien trop onéreuses pour le Turkmenistan. Lors de sa visite officielle à Pékin en avril, Musharraf a fait la proposition d’inclure la Chine dans l’autre grand programme de pipe-line, l’IPI, qui devrait relier l’Iran au Pakistan et l’Inde. A suivre…
http://metreya.blog.lemonde.fr/2008/04/19/relations-sino-pakistanaises-ca-bouge/
Après l'invasion des territoires de Gaza par Israël suite aux représailles du Hamas contre les mesures de répression israéliennes à l'égard des palestiniens de Gaza des milliers de morts palestiniens sont tombés sous les tirs de mortiers considérés comme des tirs d'expérimentation par des organisations humanitaires. Des survivants ont leurs corps brûlés par des armes non encore identifiées.
C'est dans ce contexte que le MRAP a déposé une plainte contre Israël et demandé une commission d'enquête.
Avec yahoo news : http://fr.news.yahoo.com/3/20090113/twl-israel-palestiniens-tunisie-ligue-ar-951b410.html
La Tunisie a décidé de ne pas participer au sommet extraordinaire arabe prévu vendredi à Doha, capitale du Qatar, pour examiner la situation dans la Bande de Gaza sous l'offensive israélienne, a annoncé mardi soir le ministère tunisien des Affaires étrangères.
Dans un communiqué diffusé par l'agence de presse officielle TAP, Tunis estime qu'une telle rencontre des dirigeants arabes doit faire l'objet d'une "préparation minutieuse".
"Toute action arabe doit être précédée par une préparation minutieuse qui garantisse l'adoption d'une position ferme qui soit efficiente pour contribuer à l'arrêt de l'effusion du sang palestinien, et qui soit conforme à la responsabilité qui incombe aux Etats arabes à l'égard du peuple palestinien frère", ajoute le communiqué.
La même source rappelle que la Tunisie avait répondu favorablement à une invitation précédente du Qatar pour la tenue d'une session extraordinaire des ministres arabes des Affaires étrangères à Koweït vendredi.
Pour Tunis, cette réunion fournit "un cadre idoine pour évaluer la situation et formuler des recommandations à soumettre aux dirigeants arabes concernant les mesures à mettre en oeuvre pour arrêter l'agression israélienne sur la Bande de Gaza, et ce lors de leur réunion à Koweït, les 19 et 20 janvier, à l'occasion du sommet économique, social et de développement des pays arabes".
Le Qatar a appelé à une réunion extraordinaire de la Ligue arabe pour vendredi mais selon le secrétaire général de l'organisation, seuls 12 pays membres ont donné leur accord, alors qu'il en faut au minimum 14 pour lancer une convocation. L'Egypte et l'Arabie Saoudite ont rejeté l'idée, suggérant plutôt une réunion dimanche au Koweït avant un sommet économique déjà prévu. Il semble donc que Tunis partage le point du vue de ces deux pays. Peut-être Le Caire et Riyad souhaitent-ils empêcher le Qatar de jouer un rôle trop important dans la médiation au Proche-Orient. AP