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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Badgad autorise le maintien des contingents étrangers

En Irak, aux Etats Unis et ailleurs les communiqués se suivent et ne se ressemblent pas.

  Le parlement irakien a approuvé un texte permettant aux contingents de Grande-Bretagne et de plusieurs autres pays de rester dans le pays après le 31 décembre et l'expiration du mandat de l'ONU qui régit actuellement leur présence, a annoncé un responsable.

"Ce projet a reçu une majorité des votes. Nous autorisons le gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires au sujet des forces étrangères non-américaines", a déclaré le vice-président de l'assemblée, Khalid al Attiya. La mesure permettra le maintien des contingents étrangers jusqu'à la fin du mois de juillet 2009.

Outre les soldats britanniques, sont concernés ceux d'Australie, du Salvador, de Roumanie, d'Estonie ainsi que ceux sous drapeau de l'Otan.

Le vote de ce texte a été permis par la démission du président de l'assemblée Mahmoud al Machhadani, que les députés chiites et kurdes appelaient à quitter ses fonctions.

Ses opposants reprochaient à cet ancien médecin sunnite d'avoir insulté des députés en séance la semaine dernière. On ignore encore qui le remplacera.

Les disputes liées à cette affaire avaient retardé le vote du texte sur les contingents étrangers. Ce document n'a qu'une valeur technique, et doit laisser le temps au gouvernement irakien de signer un traité officiel sur la présence des militaires étrangers, sur le modèle du pacte de sécurité conclu avec les Etats-Unis.

Waleed Ibrahim, version française Gregory Schwartz

Reuters pour yahoo news http://fr.news.yahoo.com/4/20081223/twl-irak-parlement-gb-38cfb6d.html


Cent cinq pays en sont à ce jour signataires de la la Convention de La Haye sur la protection et préservation du patrimoine culturel en cas de conflit armé ; mais pas les États-Unis ni la Grande-Bretagne.

Ce qui est arrivé sur d'autres théâtres armés n'a pas échappé à l'Irak

Les américains ont pillé et vandalisé les vestiges que Saddam Hussein protégeait. Les GIA sont fiers de leurs destructions. J'ai pu vérifier cela par l'intermédiaire du module Questions/Réponses de yahoo US que les soldats utilisent. Mes questions à ce propos recevaient des réponses on ne peu plus claires. Elles ont même étaient effacées car gênant les bonnes pensées américaine et britaniques.

Voici déjà ce qu'écrivait RFI en 2003. http://www.rfi.fr/actufr/articles/040/article_21259.asp

Patrimoine

Appel d’urgence contre les pillages en Irak

L’Unesco, agence des Nations Unies pour l’éducation et la culture, se mobilise en faveur de la sauvegarde du patrimoine irakien. Après le pillage des musées, archives et bibliothèques du «berceau des civilisations» qu’est la Mésopotamie, une action s’organise contre de nouvelles mises à sac et pour éviter l’exportation et la vente des objets volés afin qu’ils retrouvent leur place.

La trentaine d’experts internationaux, chefs de missions archéologiques en Irak, réunis par le directeur général de l’Unesco, ont lancé un appel d’urgence aux responsables de la sécurité civile en Irak afin qu’ils protègent sans attendre les musées, bibliothèques, sites et monuments du patrimoine culturel de ce pays. Ils demandent un embargo total et immédiat à l’exportation de toute oeuvre d‘art, livre ou archive en provenance d’Irak et le gel du commerce international sur ces objets. Ils souhaitent vivement qu’un appel soit lancé à la restitution volontaire des objets volés ou exportés illégalement.

Une mission de l’Unesco devrait se rendre sur place dès que possible pour évaluer les dommages occasionnés par la guerre et les pillages au patrimoine culturel irakien et coordonner l’aide internationale aux institutions culturelles locales. Le directeur général de l’Unesco, Koïchiro Matsuura et les archéologues spécialistes de la Mésopotamie se défendent de s’intéresser plus aux pierres qu’aux êtres humains : préserver l’héritage culturel d’un peuple, c’est préserver son identité et les bases de la cohésion sociale par le partage de valeurs spirituelles communes.

La réaction de l’Unesco fait suite au pillage spectaculaire du Musée archéologique de Bagdad, riche de 150 000 oeuvres représentatives de 7 000 ans d’histoire, qui s’est déroulé sans que les forces de la coalition américano-britannique n’interviennent. Le sac des archives et de la bibliothèque nationales a suivi et les musées de Mossoul et de Tikrit ont subi le même sort sans plus de réaction des militaires pour les protéger. On est, pour l’instant, sans informations précises sur l’état des vestiges de la ville antique de Ninive, englobée dans l’actuelle Mossoul copieusement bombardée, ni du site archéologique de Babylone, proche du palais présidentiel de Saddam Hussein à Hillal, lui-aussi cible de guerre. Dans bien des cas l’évaluation des dégradations et des vols est encore difficile car, par exemple à Hatra, ville antique classée par l’Unesco, tout ce qui avait pu être déplacé et mis à l’abri l’a été par les conservateurs. Toutefois, les conservateurs avaient prévu d’éventuels bombardements, ils n’avaient à l’évidence pas prévu, ou pas assez, les pillages.

Des risques prévisibles

Des voix s’élèvent contre la passivité de la coalition, plus prompte à protéger les bâtiments du ministère du pétrole, gardés par une cinquantaine de chars depuis une semaine. Selon un professeur d’archéologie de l’université de Bagdad, les soldats sollicités pour s’opposer aux pillards ont répondu qu’ils n’avaient pas d’ordre pour intervenir. Et les Irakiens responsables des antiquités nationales se plaignent que les promesses américaines qui leur ont été faites d'assurer la protection du Musée de Bagdad sont encore sans effet. Les protestations naissent aussi en Grande-Bretagne où des archéologues dénoncent l'inaction de la coalition et leurs homologues américains confirment qu’ils avaient averti le Pentagone des risques de pillage et, qu’à l'évidence, il n’a pas été tenu compte de leurs avertissements ni des listes de sites sensibles à protéger remises à cette occasion. Y compris Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unies, qui a officiellement appelé les autorités américaines à protéger immédiatement les sites religieux et archéologiques.

Pourtant, le pillage et la destruction d’œuvres culturelles, en cette période troublée, étaient prévisibles car ils ont eu des précédents. Parmi les exactions les plus récentes, la dégradation du site d’Angkor au Cambodge entre 1975 et 1993, les destructions dans les villes ex-yougoslaves de Dubrovnik, Mostar ou Sarajevo, entre 1991 et 1993, la destruction en 2001 des bouddhas géants de Bamiyan par les talibans afghans. Déjà, en 1954, après les destructions liées à la deuxième guerre mondiale, l’Unesco proposait à la communauté internationale d’adopter la Convention de La Haye sur la protection et préservation du patrimoine culturel en cas de conflit armé. Cent cinq pays en sont à ce jour signataires, mais pas les États-Unis ni la Grande-Bretagne.

Dommage, car les Etats signataires s’engagent à protéger et à respecter les biens culturels en cas de conflit armé, à prendre les dispositions nécessaires à cette protection dont la mise à l’abri des biens meubles et à marquer d’un signe distinctif des bâtiments et des monuments à sauvegarder. Les pays membres de la convention s’engagent également à créer des unités spéciales au sein des forces armées, particulièrement chargées de cette protection.

par Francine  Quentin

Article publié le 17/04/2003

Pour en savoir plus sur l'action de L'UNESCO en Irak http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=11178&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html

Ce blog saura aussi donné un aperçu avec des appréciations personnelles
http://la-paille-et-la-poutre.blogspot.com/2008/11/la-destruction-ou-le-pillage.html

Il existe de nombreux autres blogs sur le sujet. En ce qui me concerne je viens de récemment découvrir que les clubs très privés auxquels appartiennent le clan Bush et les Illumintati comme le Bohemian club ou les Skull and bones créé par le grand-père Prescott Bush s'inspireraient des anciens rites babyloniens comme ceux dédiés à Moloch.

Pour peu que Bush a envahi l'Irak pour venger son père de ne pas l'avoir réussi la dernière décennie du 20° siècle. Comme un serment famillial a accomplir. Le petit fils a conclu le rituel instauré par le grand-père facilitateur de l'ascension du III° Reich et dont les exploits de l'Holocauste ont causé la fortune de la dynastie Bush.

La boucle est bouclée. Mais quand les générations comprendront enfin de quelle race est la dynastie Bush. Vouer un culte au Moloch de l'ancien testament, n'est-ce pas suffisant pour faire un procès à ces personnages qui font la justice sur terre en se posant en rédempteur universel. Envoyé par la voix divine de Dieu qui lui a dit qu'il fallait envahir l'Irak. Est-ce cela la démocratie ?

http://www.bibleetnombres.online.fr/babylone.htm


Troisième procès pour "Ali le chimique"

Déjà condamné par deux fois à mort, le cousin de Saddam Hussein, Ali Hassan al Madjid, surnommé "Ali le chimique", a comparu à nouveau devant un juge, cette fois pour l'assassinat par le gaz de 5.000 Kurdes en 1988 à Halabja. 

Il a déjà été condamné à mort le 2 décembre par le Haut Tribunal irakien pour avoir écrasé dans le sang la révolte des chiites du Sud après la guerre du Golfe de 1991.

Madjid avait été condamné à la pendaison l'an dernier pour la mort de dizaines de milliers de Kurdes irakiens lors de l'opération "Anfal" ("Butin de guerre") en 1988 dans des villages du nord du pays.

C'est cette dernière opération, où du gaz toxique avait été utilisé, qui avait valu à Madjid son surnom d'"Ali le chimique".

Des centaines de Kurdes ont manifesté dimanche à Halabja pour réclamer l'exécution d'"Ali le chimique", retardée en raison de divergences au sein du gouvernement.

Madjid est jugé en compagnie de trois autres cadres du régime de Saddam Hussein, un ex-ministre de la Défense et deux responsables des services de renseignement. Le président du tribunal est un chiite, le juge Mohammed al Ouraïbi, qui a déjà condamné à deux reprises le cousin de l'ancien dictateur.

Le Haut Tribunal a été mis en place en 2003 pour juger les anciens responsables du régime de Saddam Hussein, y compris ce dernier, exécuté en décembre 2006 pour crimes contre l'humanité pour le meurtre de 148 villageois chiites exécutés après une tentative d'assassinat l'ayant visé à Doudjaïl.

La réputation de cruauté de Madjid envers les opposants au régime lui a valu d'être plus craint encore que Saddam Hussein, dont la vidéo de la pendaison, filmée par téléphone portable, a choqué la communauté sunnite d'Irak.

Selon l'organisation Human Rights Watch, 290.000 personnes ont disparu sous le régime de Saddam Hussein, dont beaucoup ont été inhumés dans des fosses communes.

Missy Ryan, version française Pascal Liétout


Les Américains remplaceront les Britanniques à Bassorah

Les troupes américaines remplaceront les quelque 4.000 soldats britanniques qui doivent quitter Bassorah d'ici la fin du mois de mai, indique le général Ray Odierno, patron des forces américaines et alliées en Irak. Parallèlement, un compromis a été trouvé dimanche au Parlement irakien en vue d'adopter un texte prévoyant le maintien en Irak des forces étrangères jusqu'en juillet 2009.

Dans un entretien accordé samedi soir à l'Associated Press, le général Odierno déclare envisager de transférer le QG d'une brigade ou d'une division, soit une centaine de personnes, ainsi qu'un nombre indéterminé d'hommes de combat à Bassorah.

Ville portuaire du sud de l'Irak, Bassorah est la deuxième agglomération du pays. Elle constitue l'un des centres névralgiques de l'industrie pétrolière irakienne. Actuellement, ce sont les forces britanniques qui assurent la sécurité dans toute sa région.

A Bagdad, les principaux partis représentés au Parlement sont parvenus dimanche à un accord sur la présence des troupes étrangères sur le territoire national. Les soldats autres qu'américains pourront rester jusqu'en juillet 2009. C'est la teneur de la résolution qu'ils ont convenu d'adopter lundi.

Un accord séparé avait été conclu pour les troupes américaines le 4 décembre. Ces dernières peuvent rester dans le pays jusqu'en 2011. Mais les dispositions de l'accord, qui entre en vigueur le 1er janvier, donne à Bagdad un contrôle strict sur les près de 150.000 soldats américains postés sur son territoire.

D'après Abbas al-Bayati, de l'Alliance chiite irakienne unie, "les chefs des groupes politiques sont parvenus à la décision d'approuver le projet de résolution" sur la présence des troupes étrangères, et les parlementaires voteront sur ce texte lundi. Si la loi est adoptée, elle "donnera au gouvernement l'autorité de garder certaines troupes à des fins d'entraînement", a-t-il ajouté.

Le Parlement irakien a déjà rejeté un compromis de ce type à deux reprises. Si un texte n'est pas adopté avant l'expiration du mandat de l'ONU le 31 décembre, la présence de ces troupes étrangères n'aura plus aucune justification légale.

Londres a déjà fait savoir que les troupes britanniques se retireraient de Bassorah avant la fin du mois de mai 2009. Et le général Odierno a expliqué que les troupes américaines les remplaceraient. "Ce sera une présence plus petite qu'actuellement", a-t-il précisé après avoir été informé par le général britannique Andy Salmon de la situation dans la région et des préparatifs du retrait britannique.

"Nous croyons qu'il est important de maintenir une présence ici parce que nous pensons que Bassorah est une ville importante et qu'il est essentiel que nous y conservions une forme de contrôle", a estimé le général Odierno.

Une fois ce transfert effectué, les troupes américaines auront l'entière responsabilité, aussi bien dans la région de Bassorah que dans le reste du pays, d'assister et de former les forces de sécurité irakiennes.

Le général Odierno a par ailleurs répondu au commandant des Marines, le général James Conway, qui avait évoqué dans un entretien à l'AP l'hypothèse d'un retrait de ses 22.000 hommes de la province d'Anbar (ouest), relativement calme, au profit d'un redéploiement en Afghanistan. "Toute décision sur la structure des forces en Irak sera prise par moi-même", a martelé le général Odierno, affirmant qu'aucune décision n'avait encore été prise pour la province d'Anbar.

Le patron des forces américaines et alliées en Irak veut avant tout s'assurer que les élections régionales du 31 janvier prochain se déroulent bien, et que les perdants reconnaissent pacifiquement leur défaite. Il envisage de prendre une décision sur l'avenir des forces américaines en Irak seulement deux mois après ce scrutin. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20081221/twl-irak-forces-etrangeres-synthese-1def439.html

 (Suite)

Des missiles russes livrés à Téhéran, selon un député iranien

 La Russie a commencé à livrer à l'Iran des missiles sol-air S-300 susceptibles d'être utilisés par Téhéran lors d'une attaque aérienne israélienne ou américaine, déclare le vice-président de la commission des Affaires étrangères du Majlis.

"Après quelques années de pourparlers avec la Russie (...) le système S-300 est aujourd'hui en cours de livraison à l'Iran", indique Email Kosari, cité par l'agence de presse iranienne Irna.

Email Kosari n'a pas précisé quand avait commencé la livraison. Le ministère iranien des Affaires étrangères s'est refusé à tout commentaire.

En octobre, après une visite à Moscou du Premier ministre israélien Ehud Olmert, le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Andreï Nesterenko, avait affirmé que la Russie n'avait "pas l'intention de livrer ce type d'armes à des pays situés dans des régions troublées".

Mais la semaine dernière l'agence de presse russe Ria, citant "des sources confidentielles", a rapporté que la Russie était en train d'honorer son contrat avec l'Iran.

La fourniture de missiles S-300 permettrait à l'Iran de contrer un éventuel raid aérien contre ses installations nucléaires suspectes et certains observateurs n'excluent pas que l'Etat juif envisage de les frapper préventivement.

Parisa Hafezi, avec Conor Sweeney à Moscou, version française Pascal Liétout

http://fr.news.yahoo.com/4/20081221/twl-iran-russie-missiles-38cfb6d.html


Après l'Irak, le président Bush en Afghanistan pour une visite surprise

Après une visite d'adieu en Irak, le président américain George W. Bush a fait lundi en Afghanistan une visite surprise au cours de laquelle il a confirmé le soutien américain au président Hamid Karzaï et prévenu que "la lutte allait être longue". 

"Je veux être en Afghanistan pour dire +merci+ au président Karzaï, pour faire savoir au peuple afghan que les Etats-Unis sont derrière eux et le resteront", a déclaré M. Bush à bord de l'avion présidentiel.

"Le peuple afghan et moi-même sommes très fiers et honorés", a déclaré M. Karzaï en accueillant à Kaboul M. Bush, précisant qu'il tentait depuis "très, très longtemps" de faire venir le président américain.

Air Force One, l'avion du président américain, s'est posé dans la nuit de dimanche à lundi sur la base aérienne de Bagram où il a été accueilli par le général David McKiernan, le commandant des forces internationales en Afghanistan.

Le président s'est adressé aux troupes avant de rejoindre Kaboul.

M. Bush est arrivé en provenance d'Irak, où il a effectué une visite d'adieu aux dirigeants irakiens, cinq semaines avant son départ de la Maison Blanche, où lui succédera le démocrate Barack Obama. 

"Ces nations doivent savoir que les Etats-Unis ont été, sont et seront à leurs côtés", a déclaré M. Bush.

"Le niveau de difficulté en Afghanistan est élevé. Le pays est bien plus vaste et plus pauvre que l'Irak (...). Néanmoins, cette mission est essentielle", a-t-il ajouté.

M. Bush a également indiqué que Washington et le Pakistan travaillaient de concert pour mettre un terme aux attaques en Afghanistan, menées depuis le Pakistan. A ce sujet, il a rendu hommage au président pakistanais Asif Ali Zardari, "déterminé" à apporter son aide.

"Il l'a dit publiquement et me l'a dit en privé. Il m'a regardé dans les yeux et m'a dit: +vous n'avez pas besoin de me parler de la violence des extrémistes, mon épouse a été tuée par des extrémistes+", a déclaré M. Bush, citant le veuf de l'ancien Premier ministre Benazir Bhutto, tuée dans un attentat il y a un an.

Les violences des insurgés afghans, parmi lesquels les talibans chassés du pouvoir fin 2001 par une coalition emmenée par les Etats-Unis, ont redoublé d'intensité depuis deux ans malgré la présence de près de 70.000 soldats étrangers, dont 33.000 Américains.

L'année 2008 a été la plus meurtrière pour les forces internationales en Afghanistan et le général David McKiernan a demandé l'envoi de plus de 20.000 soldats américains en renfort.

"Cela va être un long combat, les combats idéologiques prennent du temps", a prévenu M. Bush lors d'une conférence de presse conjointe avec Hamid Karzaï.

"Est-ce que des jours difficiles nous attendent ? Absolument. Mais est-ce que les conditions aujourd'hui en Afghanistan sont meilleures qu'en 2001 ? Sans aucun doute", a-t-il poursuivi.

Pour sa part, le président Karzaï a estimé qu'un retrait des forces étrangères sur le modèle de l'accord récemment conclu entre Bagdad et les Etats-Unis n'était pas à l'ordre du jour en Afghanistan.

"L'Afghanistan ne laissera pas la communauté internationale l'abandonner tant qu'il ne sera pas assez fort pour se défendre, qu'il n'aura pas une bonne économie et qu'il n'aura pas obtenu du président Bush et de la prochaine administration des milliards de dollars", a souligné Hamid Karzaï.

Le président afghan a toutefois précisé que son pays ne voulait pas être un "fardeau perpétuel" pour la communauté internationale.

Les Etats-Unis sont responsables d'un tiers des quelque 15 milliards de dollars d'aide au développement dépensés en Afghanistan depuis 2001.

La visite de George W. Bush en Afghanistan n'a été marquée par aucun incident, à l'inverse de sa visite à Bagdad, où un journaliste irakien l'a traité de chien avant de jeter dans sa direction ses chaussures.

http://actu.orange.fr/articles/a-la-une/Apres-l-Irak-le-president-Bush-en-Afghanistan-pour-une-visite-surprise.html


USA: un général d'origine japonaise ministre des Anciens combattants

Le président élu des Etats-Unis, Barack Obama, a déclaré dans un entretien télévisé à diffuser dimanche, qu'il s'apprêtait à nommer ministre des Anciens combattants le général de réserve d'origine japonaise, Eric Ken Shinseki. 

Aujourd'hui âgé de 66 ans, diplômé de l'Académie militaire de West Point et blessé durant la guerre du Vietnam, le général Shinseki a été le premier général américain 4 étoiles d'origine asiatique de toute l'histoire des Etats-Unis.

Chef des forces armées américaines en Europe, ainsi que de la mission de l'Otan pour la mission de paix en Bosnie-Herzégovine, il avait été nommé chef d'état-major en 1999 par le président de l'époque, Bill Clinton. L'annonce de sa nomination aux Anciens combattants, l'un des quatre plus grands ministères du gouvernement des Etats-Unis, sur le plan budgétaire, devrait être confirmée par M. Obama dimanche, devant la presse à Chicago, jour de la commémoration officielle de Pearl Harbour, l'attaque japonaise surprise contre la flotte américaine du Pacifique en 1941.

"Je suis sur le point d'annoncer la nomination du chef de l'Administration des anciens combattants, le général Eric Shinseki", né à Hawaï d'une famille d'origine japonaise, a déclaré M. Obama, sur la chaîne de télévision NBC. "Je pense que le général Shinseki est exactement la personne idoine étant capable de faire honneur à nos troupes, lorsqu'elles rentreront au pays", a-t-il ajouté.

De son côté, le président de l'association des vétérans américains de la guerre du Vietnam, John Rowan, a estimé que le choix du général Shinseki à ce poste était "prometteur".

En 2003, le général Shinseki, chef d'état-major de l'armée de terre, avait alerté en vain le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld sur le fait que, selon lui, un plus grand nombre de soldats américains, au moins 500.000, était nécessaire pour l'invasion et l'occupation de l'Irak. M. Rumsfeld et son adjoint, Paul Wolfowitz, estimaient alors, avant l'occupation de Bagdad, qu'un contingent de 100.000 militaires américains était suffisant pour contrôler l'Irak.

Les relations tendues entre MM. Shinseki et Rumsfeld, sur le plan d'invasion de l'Irak préparé par Washington en 2002, avait amené le secrétaire à la Défense à annoncer le départ du général, 14 mois avant la date prévue de sa retraite.


Hommage unanime au patriarche russe Alexis II, ami, citoyen et autorité spirituelle

AFP avec yahoo news le 6.12.08 

Personnalités politiques, Vladimir Poutine en tête, et dignitaires religieux ont rendu hommage vendredi au patriarche russe Alexis II, "leader spirituel" et "grand citoyen", le Vatican saluant son "engagement" en faveur du rapprochement entre catholiques et orthodoxes. 

Samedi, son cercueil sera transporté dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou où les fidèles pourront se recueillir toute la nuit. Un synode aura lieu dans la journée à Peredelkino pour arrêter la date des funérailles. Celles-ci devraient avoir lieu mardi. Le Premier ministre et ex-président (2000-2008) Vladimir Poutine, qui a contribué à rétablir l'influence de l'Eglise orthodoxe en Russie après la chute de l'URSS a déploré un "événement tragique" pour le pays. "C'était une belle âme. C'est une grande perte", a-t-il déclaré.

Le président russe Dmitri Medvedev a rendu hommage depuis New Delhi à un "grand citoyen de Russie" dont le "destin reflète les plus grandes épreuves du XXe siècle".

Le pape Benoît XVI s'est dit "profondément attristé" par la mort d'Alexis II et a salué son engagement "sur la voie de la compréhension mutuelle et de la collaboration entre orthodoxes et catholiques".

Le patriarche russe a connu une longue période de froid avec les catholiques, qu'il accusait de "prosélytisme" en Russie, et avait refusé de recevoir le pape Jean Paul II. Une amorce de rapprochement s'était toutefois esquissée après l'avènement de Benoît XVI.

Pour le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Terry Davis, Alexis II restera "dans les mémoires pour le rôle majeur qu'il a joué dans son pays pendant la délicate période de transition qui a suivi l'effondrement de l'Union soviétique".

Le président ukrainien Viktor Iouchtchenko dont les efforts pour créer en Ukraine une Eglise orthodoxe unie, indépendante du patriarcat de Moscou, étaient très mal vus en Russie a exprimé sa "profonde tristesse".

Les activités d'Alexis II ont "considérablement contribué à la renaissance de la religion dans les pays d'ex-URSS", a-t-il fait valoir.

Le patriarche orthodoxe géorgien Ilia II a qualifié Alexis II d'"ami de l'église et du peuple géorgiens". Le dignitaire, dont le pays avait été en guerre avec la Russie en août, a exprimé à cette occasion sa "sympathie envers le peuple russe".

Toomas Hendrik Ilves, président de l'Estonie où Alexis II était né et qui est en froid avec la Russie, a souligné dans une lettre à Dmitri Medvedev que le patriarche avait "un intérêt sincère pour tout ce qui se passait en Estonie, et cela avec une rare compréhension".

Le président bulgare Guéorgui Parvanov a lui aussi rendu hommage au patriarche.

Les églises orthodoxes serbe, grecque et roumaine ont présenté leurs condoléances, Athènes soulignant qu'Alexis II avait conduit l'église russe "vers une période du renouveau spirituel".

Le président américain George W. Bush, qui a offert sa sympathie à tous les croyants de Russie, a lui aussi estimé que les années d'Alexis II à la tête de l'Eglise orthodoxe russe ont coïncidé avec un "incroyable renouveau" spirituel.

Pour le métropolite bulgare Dometian, Alexis II a ouvert "une nouvelle époque dans la vie de l'Eglise orthodoxe russe, après le totalitarisme, en la rapprochant du peuple".

A Moscou, les communautés juive et musulmane ont salué l'engagement d'Alexis II envers un dialogue interconfessionnel.

"Le patriarche a apporté une contribution inestimable au renouveau de la spiritualité en Russie et à l'harmonisation des relations entre les confessions traditionnelles", a réagi le grand rabbin Berl Lazar.

"Alexis II était l'un de ceux qui ont organisé un dialogue interconfessionnel dans notre pays et à l'étranger", a commenté le vice-président du conseil des muftis, Damir Guizatoulline.

La veuve d'Alexandre Soljenitsyne, Natalia, a estimé que la mort du patriarche était une "épreuve" pour le pays et a appelé les Russes à "cesser tous leurs différends et à s'unir en ces temps difficiles".

Le peintre Ilia Glazounov a jugé que toute "une époque de l'histoire russe" serait liée au nom d'Alexis II. "Il a tant fait après les pogroms de l'athéisme militant, il a fait restaurer tant d'églises !", s'est-il exclamé.

"De l'époque soviétique à nos jours en passant par la perestroïka, il a tenu bon et oeuvré pour la renaissance de l'Eglise orthodoxe russe, c'était un don de Dieu", a déclaré le cinéaste Nikita Mikhalkov.

"Je suis bouleversé, j'ai du mal à trouver des mots. J'éprouvais un immense respect à son égard", a déclaré le père de la Perestroïka et ex-président soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, qui a réagi parmi les premiers à l'annonce de sa mort.


Décès du patriarche de toutes les Russies Alexis II

AFP avec yahoo news le vendredi 5 décembre 2008 

Le patriarche de Moscou et de toutes les Russies, Alexis II, chef de la plus grande église orthodoxe du monde, est décédé vendredi à l'âge de 79 ans, a annoncé le service de presse du patriarcat à l'AFP. 

"Il est décédé", a indiqué un membre du service de presse, sans plus de précisions.

"Le saint patriarche est décédé dans sa résidence de Peredelkino (près de Moscou, ndlr) dans la matinée", a précisé le chef du service de presse, Vladimir Viguilianski, cité par les agences russes.

Proche du Premier ministre et ex-président Vladimir Poutine, Alexis II, était depuis 1990 le chef de la plus grande Eglise orthodoxe au monde. Il a rétabli, avec l'appui du Kremlin, l'influence de l'Eglise orthodoxe en Russie, après 70 ans d'athéisme soviétique.

"Je suis bouleversé, j'ai du mal à trouver des mots. J'éprouvais un immense respect à son égard", a déclaré à l'agence Interfax le père de la Perestroïka et ex-président soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, réagissant parmi les premiers à l'annonce de sa mort.

Le visage orné d'une imposante barbe blanche, la voix grave, Alexis II était un personnage très respecté des Russes et très présent au plan politique et médiatique, officiant à toutes les grandes liturgies à la cathédrale du Christ-Sauveur en présence souvent des dirigeants du pays.

Il a connu en revanche une longue période de froid avec les catholiques, qu'il accusait de "prosélytisme" en Russie, et avait refusé de recevoir le pape Jean Paul II. Une amorce de rapprochement s'était toutefois esquissée depuis l'avènement de Benoît XVI.

En juin encore, Alexis II avait déclaré que le "prosélytisme" catholique demeurait un "problème" sur "les terres traditionnellement orthodoxes de la Russie et d'autres pays de la CEI" (ex-URSS).

Le Vatican a exprimé sa "surprise" et sa "douleur" à l'annonce du décès du patriarche, dans un bref communiqué diffusé vendredi par son service de presse.

Le secrétaire du conseil pontifical pour l'unité des chrétiens - l'organisme en charge des relations avec les orthodoxes - Mgr Brian Farrel a fait part de "la surprise et la douleur" du Vatican à cette annonce.

"Il est revenu au patriarche Alexis II de guider l'Eglise dans une période de grandes transformations. Il a su assumer cette tâche avec un grand sens des responsabilités et de l'amour de la tradition russe", a déclaré le prélat.

Le Vatican a annoncé que cette première réaction serait suivie des "condoléances officielles" du Saint-Siège.

 (Suite)

Poutine esquisse une possible détente avec Washington

 Marina LAPENKOVA - AFP

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a esquissé jeudi une possible détente entre Moscou et Washington après des années de tensions aux relents de guerre froide.

"Généralement, quand le pouvoir change dans un pays, des changements (de politique étrangère, ndlr) ont lieu, surtout s'il s'agit d'une super-puissance comme les Etats-Unis", a-t-il dit, interrogé sur la nouvelle administration américaine, pendant une séance télévisée de questions-réponses avec ses concitoyens. "Il y a déjà de premiers signaux positifs", a ajouté M. Poutine au lendemain de la décision de l'Otan de reprendre son dialogue avec Moscou et de refuser dans l'immédiat à la Géorgie et l'Ukraine le statut de candidats à l'Alliance, à la grande satisfaction de la Russie. "Si ce ne sont pas que des mots et si cela se transforme en une politique concrète, notre réaction sera adéquate et nos partenaires américains le ressentiront aussitôt", a assuré le Premier ministre russe. Pour Fiodor Loukianov, rédacteur en chef de la revue La Russie dans la politique mondiale, "la Russie voit dans ces décisions de l'Alliance un geste de bonne volonté de Washington longtemps attendu". "La balle était dans le camp des Américains : c'est Washington qui a tout gâché, c'était à lui de faire le premier pas", affirme-t-il. Après une lune de miel au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, notamment dans la lutte contre le terrorisme, Moscou n'a pas réussi à préserver une relation privilégiée avec Washington qui a largement ignoré ses intérêts, note M. Loukianov. Les Etats-Unis se sont retirés en 2002 du traité ABM limitant le nombre des armes balistiques nucléaires afin de mener à bien leur projet de défense antimissile en Europe, tandis que l'Otan s'étendait jusqu'aux portes de la Russie et que des pro-occidentaux prenaient le pouvoir à Kiev et à Tbilissi. En mai 2006, le vice-président américain Dick Cheney critiquait à Vilnius la Russie sur les droits de l'Homme et l'accusait d'utiliser le "gaz et le pétrole comme instruments de manipulation et de chantage". En février 2007, Vladimir Poutine reprochait, à son tour, aux Etats-Unis, dans un discours à Munich, de "déborder de leurs frontières nationales dans tous les domaines". L'offensive militaire de la Géorgie en août dans sa région séparatiste d'Ossétie du Sud, suivie d'une intervention des forces russes, a exacerbé les tensions, Moscou accusant ouvertement Washington de soutenir "le régime criminel" du président géorgien Mikheil Saakachvili. Le 5 novembre, la Russie est également la seule à accueillir l'élection de Barack Obama à la Maison Blanche par une salve antiaméricaine : dans son premier discours à la Nation, le président Dmitri Medvedev fait alors retomber sur les Etats-Unis la responsabilité de la guerre en Géorgie et de la crise financière internationale. Et promet le déploiement de missiles dans la région de Kaliningrad, enclave russe entre la Pologne et la Lituanie, pour contrer le projet d'installation d'éléments du bouclier antimissile américain en Pologne et en République tchèque. "Tout en échangeant des coups avec Washington, Moscou attendait le premier pas de sa part", estime Sergueï Kolmakov, analyste indépendant. C'est la réticence de Barack Obama sur le déploiement du bouclier antimissile américain en Europe qui laisse entrevoir une éventuelle détente, croit-il savoir. "Si Washington continue dans ce sens, la réaction de Moscou sera adéquate comme l'a promis Poutine", commente Valéri Garbousov, à l'Institut russe des Etats-Unis et du Canada. "Pas de bouclier en Europe, pas de (missiles russes) Iskander à Kaliningrad", conclut-il.