Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

USA: 15% des soldats revenant d'Irak et Afghanistan ont subi des traumatismes sexuels

Près de 15% des militaires, en grande majorité des femmes, récemment rentrés d'Irak ou d'Afghanistan, traités par les services de soins du Ministère américain des anciens combattants, font part d'expériences sexuelles traumatisantes durant leur déploiement, selon un étude dévoilée mardi. 

une femme soldat américaine en juillet 2008

Ces travaux présentés lors de la conférence annuelle de l'American Public Health Association qui se tient à San Diego (Californie), sont basés sur l'analyse de données portant sur plus de 100.000 membres du personnel militaire ayant été déployés en Irak ou en Afghanistan et soignés dans un des centres hospitaliers dépendant du Ministère des anciens combattants, précise Joanne Pavao, une des co-auteurs, selon un communiqué.

Ces données ont porté sur une période de six ans.

Outre une femme sur sept, 0,7% des hommes ont également indiqué avoir eu des expériences sexuelles traumatisantes durant leur déploiement en Irak ou en Afghanistan.

Les femmes et les hommes ayant fait part de ces expériences présentaient une plus grande probabilité d'être diagnostiqués comme souffrant d'une maladie mentale que ceux n'ayant pas vécu de tels traumatismes, ont constaté les chercheurs.

Ces expériences sexuelles traumatisantes, allant d'avances répétées malgré des rejets jusqu'au viol, peuvent provoquer des dépressions, de l'anxiété, des troubles post-traumatiques et le recours à des drogues.

"Les résultats de cette étude mettent en lumière l'importance d'une politique de dépistage universelle aussi bien qu'une intervention précoce parmi ces militaires de retour de déploiement ayant subi des expériences sexuelles traumatisante de manière à prévenir des séquelles durables", souligne Joanne Pavao.

La politique du Ministère américain des anciens combattants requiert que tous les anciens militaires soient soumis à des examens de dépistage pour détecter des expériences sexuelles traumatisantes, précise-t-elle.

Ces personnes sont soignées gratuitement pour les troubles qui en résultent dans tous les établissement couverts par le Ministère.

http://fr.news.yahoo.com/2/20081029/twl-usa-15-des-soldats-revenant-d-irak-e-36d2a39.html


Interpellation de responsables du ministère mexicain de la Justice, qui travaillaient pour un des cartels de la drogue

Des responsables du ministère mexicain de la Justice travaillaient pour un important cartel de trafiquants de drogue, auxquels ils ont fourni des informations confidentielles, a annoncé lundi le ministère

Quatre agents du bureau de l'office ministériel contre le crime organisé ont été appréhendés. Ils sont soupçonnés d'avoir livré au cartel Beltran-Leyva des informations en échange d'importants versements d'argent, atteignant jusqu'à 450.000 dollars (357.950 euros) par mois. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20081027/twl-mexique-corruption-drogue-1be00ca.html


Raid américain en Syrie: la France exprime sa "vive préoccupation"

 ALors que les élections présidentielles battent campagne donnant une avance du démocrate Barack Obama sur le Républicain Mac Cain, le président sortant G.W Bush qui avait prévu une attaque bactériologique au début de l'été vient de poser son vote anticipé pour Mac Cain. En même temps un message audio d'un leader islamiste al qaëda d'Irak disait vouloir atteindre les intérêts britanniques.

Les forces américaines ont aussi frappé les populations d'Afghanistan...

===========================================================

associated press avec yahoo news :  http://fr.news.yahoo.com/3/20081027/twl-syrie-usa-raid-france-224d7fb.html

La France a exprimé lundi "sa vive préoccupation" à la suite du raid héliporté américain contre un village syrien à la frontière avec l'Irak, déplorant la perte de civils syriens et appelant à la retenue.

A la suite du raid héliporté américain contre un village syrien à la frontière avec l'Irak, la France exprime sa vive préoccupation et déplore la perte de civils syriens", précise un communiqué transmis par l'Elysée. "Elle appelle à la retenue et souligne son attachement au strict respect de l'intégrité territoriale des États".

La France "souhaite que toute la lumière soit faite sur cette opération qui a coûté la vie à plusieurs personnes, dont des enfants", ajoute le communiqué qui conclut que le président de la République Nicolas Sarkozy "adresse aux familles des victimes et à leurs proches toutes ses condoléances".

Selon le gouvernement syrien, qui a dénoncé une "grave agression", quatre hélicoptères de l'armée américaine ont attaqué dimanche un immeuble civil en construction situé dans le village de Sukkariyeh, faisant huit morts. Le raid a été confirmé dimanche par un responsable militaire américain à Washington, souhaitant rester anonyme, qui a indiqué que les forces spéciales américaines visaient un réseau de combattants étrangers liés à Al-Qaïda, passant de Syrie en Irak. AP


Bush devait signer l'accord nucléaire américano-indien

 Par Olivier KNOX AFP - Mercredi 8 octobre, 19h10

WASHINGTON (AFP) - Le président américain George W. Bush devait signer mercredi la loi promulguant l'accord de coopération nucléaire civile entre les Etats-Unis et l'Inde, au cours d'une cérémonie à la Maison Blanche, ouvrant une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays.

Le ministre indien des Affaire étrangères Pranab Mukherjee devrait ensuite faire une visite surprise vendredi à Washington pour signer officiellement l'accord avec son homologue américaine Condoleezza Rice, selon un haut responsable américain.

L'accord n'avait pas été signé samedi à l'occasion de la visite de Mme Rice à New Delhi, comme c'était pourtant prévu. Mme Rice avait invoqué "des questions administratives", mais, selon des sources du ministère indien des Affaires étrangères, New Delhi souhaitait en fait que l'accord porte le sceau du président américain.

Le pacte, signé en juillet 2005, avait rencontré l'opposition de critiques soulignant que l'Inde n'était pas signataire du Traité de non-prolifération (TNP) et que la signature d'un tel accord pouvait indirectement encourager des pays comme l'Iran à poursuivre leur activité nucléaire.

Pierre angulaire du rapprochement entre les deux puissances, l'accord autorise les Etats-Unis à vendre à l'Inde des réacteurs nucléaires, du combustible à usage civil et des transferts de technologies. En contrepartie, l'Inde s'engage à ouvrir certaines de ses installations nucléaires aux inspections de l'ONU.

Il met fin à des décennies d'interdiction de collaboration nucléaire avec l'Inde et devrait cimenter une nouvelle relation stratégique entre les deux pays.

L'accord est "la reconnaissance de l'émergence de l'Inde sur la scène mondiale", a dit samedi la chef de la diplomatie américaine, pendant que son homologue indien insistait sur l'amélioration des relations diplomatiques entre les deux pays depuis la Guerre froide, quand New Delhi s'illustrait par son "non-alignement".

Validé le 1er octobre par le Congrès américain, ce pacte prendra force de loi, une fois signé par le président Bush.

La cérémonie de mercredi réunira le vice-président américain Dick Cheney, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, le secrétaire à l'Energie Samuel Bodman et l'ambassadeur indien aux Etats-Unis Ronen Sen, qui assisteront à l'événement dans le salon Est, l'une des principales salles de réception de la Maison Blanche.

Des parlementaires américains ainsi qu'environ 200 invités, dont les représentants de la communauté indienne aux Etats-Unis, assisteront aussi à la cérémonie de signature, a déclaré un porte-parole du président américain, Carlton Carroll.

Aucun des deux candidats à la Maison Blanche ne devrait être présent.

"Cette loi renforcera nos efforts en matière de non-prolifération nucléaire au niveau mondial, protègera l'environnement, créera des emplois et aidera l'Inde à répondre à ses besoins croissants en énergie de manière responsable", a déclaré ajouté M. Carroll dans un communiqué.

Dixième puissance économique mondiale, l'Inde, troisième pollueur de la planète et qui importe 70% de ses besoins en pétrole, veut 60.000 mégawatts supplémentaires d'énergie nucléaire, représentant 100 milliards d'euros d'investissements dans les quinze ans à venir.

Pour que l'accord américano-indien s'applique, il a fallu que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et le Groupe des 45 pays fournisseurs de technologies nucléaires (NSG) acceptent la reprise du commerce nucléaire avec l'Inde, levant de facto un embargo mondial de 34 années.

New Dehli dispose désormais d'un régime dérogatoire, puisqu'en principe le NSG interdit de vendre du matériel nucléaire aux Etats non signataires du TNP.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20081008/twl-bush-devait-signer-l-accord-nucleair-5fb7533.html

=========================================================================================== 

 

Par Olivier KNOX AFP - Mercredi 8 octobre, 22h20

George W. Bush signe le pacte de coopération ...

WASHINGTON (AFP) - Le président américain George W. Bush a signé mercredi la loi promulguant le pacte historique de coopération nucléaire civile entre les Etats-Unis et l'Inde, au cours d'une cérémonie à la Maison Blanche, ouvrant une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays.

Cet accord envoie un message au monde: les nations qui suivent le chemin de la démocratie et qui ont un comportement responsable trouveront un ami en les Etats-Unis", a déclaré le président américain lors d'une cérémonie à la Maison Blanche, en présence de 200 invités.

Validé le 1er octobre par le Congrès américain, ce pacte prend force de loi avec la signature de M. Bush. Et permet au président américain de remporter un de ses derniers grands succès diplomatiques.

Le ministre indien des Affaires étrangères Pranab Mukherjee devrait se rendre vendredi à Washington pour signer officiellement l'accord avec son homologue américaine Condoleezza Rice, selon un haut responsable américain.

L'accord n'avait pas été signé samedi à l'occasion de la visite de Mme Rice à New Delhi, comme c'était pourtant prévu. Mme Rice avait invoqué "des questions administratives", mais, selon des sources du ministère indien des Affaires étrangères, New Delhi souhaitait en fait que l'accord porte le sceau du président américain.

Le pacte, signé en juillet 2005, avait rencontré l'opposition de critiques soulignant que l'Inde n'était pas signataire du Traité de non-prolifération (TNP) et que la signature d'un tel accord pouvait indirectement encourager des pays comme l'Iran à poursuivre leur activité nucléaire.

Pierre angulaire du rapprochement entre les deux puissances, l'accord autorise les Etats-Unis à vendre à l'Inde des réacteurs nucléaires, du combustible à usage civil et des transferts de technologies. En contrepartie, l'Inde s'engage à ouvrir certaines de ses installations nucléaires aux inspections de l'ONU.

Il met fin à des décennies d'interdiction de collaboration nucléaire avec l'Inde et devrait cimenter une nouvelle relation stratégique entre les deux pays.

"J'ai l'honneur de signer la législation qui renforcera les liens toujours plus importants entre les deux plus grandes démocraties au monde", a déclaré M. Bush devant ses invités.

Organisée dans le salon est, l'une des principales salles de réception de la Maison Blanche, la cérémonie a réuni le vice-président américain Dick Cheney, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, le secrétaire à l'Energie Samuel Bodman et l'ambassadeur indien aux Etats-Unis Ronen Sen.

Des parlementaires américains ainsi qu'environ 200 invités, dont les représentants de la communauté indienne aux Etats-Unis, étaient également présents.

Aucun des deux candidats engagés dans la course à la Maison Blanche, le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, n'a pu répondre à l'invitation "en raison de leurs programmes de campagne chargés", a indiqué un porte-parole de la présidence américaine, Carlton Carroll.

Dixième puissance économique mondiale, l'Inde, troisième pollueur de la planète et qui importe 70% de ses besoins en pétrole, veut 60.000 mégawatts supplémentaires d'énergie nucléaire, représentant 100 milliards d'euros d'investissements dans les quinze ans à venir.

Pour que l'accord américano-indien s'applique, il a fallu que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et le Groupe des 45 pays fournisseurs de technologies nucléaires (NSG) acceptent la reprise du commerce nucléaire avec l'Inde, levant de facto un embargo mondial de 34 années.

http://fr.news.yahoo.com/photos/diaporama/inde-photos.html?imageUrl=/afp/20081008/r_p_afp_wl_asia/pwl-george-w-bush-signe-le-f1b0012fc00f

=====================================================================================

 


Ouverture à Paris du procès de l'Angolagate, vaste affaire de trafic d'armes

Par Jean-Louis PANY AFP - lundi 6 octobre 2008 à 16 H 20

PARIS (AFP) - Le procès de l'Angolagate, vaste affaire de trafic d'armes vers l'Angola dans les années 90, où sont jugés 42 personnes dont plusieurs personnalités politiques françaises, s'est ouvert lundi à Paris, au grand dam de Luanda qui a déposé un recours pour empêcher la tenue du procès 

Alors que ce dossier empoisonne les relations entre la France et l'Angola depuis plusieurs années, l'Etat africain a annoncé lundi par la voix de son avocat français Me Francis Teitgen, un recours pour empêcher la tenue du procès, au nom du "respect du secret défense".

Prévu pour durer cinq mois, ce procès fleuve doit démêler les responsabilités et ramifications dans ce vaste trafic d'armes présumé vers l'Angola entre 1993 et 1998, atteignant quelque 790 millions de dollars.

L'homme d'affaires Pierre Falcone, l'un des principaux prévenus, était présent pour la première audience, tout comme l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, attendu par une nuée de caméras et de photographes, qui a dû être escorté par des gendarmes pour pouvoir se frayer un chemin.

Pierre Falcone et l'homme d'affaires russo-israélien Arcadi Gaydamak, réfugié en Israël, sont accusés d'avoir, de 1993 à 1998, vendu à un Angola en pleine guerre civile un arsenal acheté dans l'ancien bloc communiste, et ce sans avoir reçu les autorisations nécessaires de l'Etat français.

A côté d'eux, comparaissent des personnalités soupçonnées d'avoir reçu des pots-de-vin, comme Charles Pasqua, l'ancien conseiller présidentiel Jacques Attali, le fils aîné de l'ex-président François Mitterrand, Jean-Christophe, ou encore le romancier Paul-Loup Sulitzer.

Arcadi Gaydamak "viendra je pense au cours du mois de novembre" devant le tribunal correctionnel de Paris, a assuré lundi avant l'audience son avocat Me William Goldnadel.

"Il ne s'est pas soustrait à la justice française (...) Il est hors de question qu'il fasse le moindre jour de prison alors qu'il n'a commis aucun délit", a affirmé l'avocat alors que M. Gaydamak, visé par un mandat d'arrêt international, n'a jamais été interrogé par la justice française.

Dès les premières heures des 58 audiences prévues jusqu'en mars, la défense devrait multiplier les recours pour tenter de faire capoter le procès.

Pour elle, en effet, il n'a pas lieu d'être puisque les armes ne transitaient pas par la France, un argument récemment repris par le ministre de la Défense Hervé Morin.

La République d'Angola elle-même est montée au créneau avec son recours, car le procès risque d'entacher son image.

En effet, même si aucun Angolais ne figure parmi les prévenus, l'accusation estime qu'une trentaine d'officiels, au premier rang desquels le président Eduardo Dos Santos, auraient touché d'énormes pots de vin dans cette affaire.

Le président Dos Santos, au pouvoir depuis 1979, a été conforté après les élections législatives du 5 septembre remportées par son Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA) avec 81,64% des voix

http://fr.news.yahoo.com/afp/20081006/twl-ouverture-paris-du-proces-de-l-angol-4bdc673.html


Israël: Ehud Olmert en visite à Moscou pour 24 heures

AFP - Lundi 6 octobre 11 H 36

JERUSALEM (AFP) - Le Premier ministre israélien Ehud Olmert se rend lundi à Moscou pour une visite de 24 heures durant laquelle il doit rencontrer des dirigeants russes, a indiqué un haut responsable israélien

M. Olmert doit se rendre en début d'après-midi à Moscou pour une visite de travail de 24 heures. Il sera de retour en Israël mardi soir", a affirmé à l'AFP son porte-parole Mark Regev.

"Des entretiens sont prévus dès lundi soir entre M. Olmert et divers dirigeants russes, notamment le président Dmitri Medvedev et le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov", a-t-il précisé.

Selon les médias israéliens, une rencontre avec le Premier ministre russe Vladimir Poutine n'est en revanche pas prévue, ce dernier célébrant mardi son anniversaire hors de la capitale russe.

Les entretiens à Moscou de M. Olmert, Premier ministre du gouvernement israélien de transition, doivent notamment porter sur le dossier du nucléaire iranien et sur d'éventuelles ventes d'armes russes sophistiquées à l'Iran et à la Syrie, a-t-on indiqué à la présidence du conseil à Jérusalem.

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a appelé dimanche la Russie à s'abstenir de vendre des armes susceptibles de compromettre l'équilibre stratégique au Proche-Orient.

"Les Russes doivent assumer un rôle positif au Proche-Orient et ne pas fournir des armements qui portent atteinte au fragile équilibre dans la région", a affirmé M. Barak d'après un communiqué de son bureau.

Selon les médias israéliens, l'Etat hébreu s'inquiète d'un éventuel contrat de vente de missiles anti-aériens S-300 russes à l'Iran, son ennemi juré.

Le déploiement d'un tel armement gênerait considérablement une éventuelle opération de l'aviation israélienne contre les sites nucléaires en Iran.

Les missiles S-300 sont capables d'atteindre un avion à 30 km de hauteur, et leur portée est de 150 km.

Un important responsable israélien cité dimanche sous couvert d'anonymat par le quotidien Haaretz a souligné que si ces armes devaient parvenir en Syrie, pays allié de l'Iran, elles menaceraient les vols de l'aviation israélienne à l'intérieur même de l'espace aérien d'Israël.


La guerre en Afghanistan ingagnable, dit un général britannique

Reuters - Dimanche 5 octobre, 15h13

LONDRES (Reuters) - Le commandant du corps expéditionnaire britannique en Afghanistan, le général Mark Carleton-Smith, juge impossible pour les forces occidentales de gagner la guerre contre les taliban.

Dans une interview publiée par le Sunday Times, il estime que ses soldats ont "atténué la menace des taliban pour 2008" mais qu'ils pourraient bien quitter l'Afghanistan sans y avoir maté la rébellion islamiste.

"Nous n'allons pas gagner cette guerre. Il s'agit de la réduire à un niveau d'insurrection contrôlable, ne constituant pas une menace stratégique et pouvant être géré par l'armée afghane", déclare-t-il.

L'opinion du général Carleton-Smith rejoint celle de nombre de diplomates et d'officiers de l'Otan, qui prennent acte depuis quelque temps que les taliban ne seront pas défaits par la forces des armes et qu'il faut négocier avec eux.

Interrogé sur les propos du chef du contingent britannique, le ministre afghan de la Défense, Abdul Rahim Wardak, les a présentés comme "l'opinion personnelle" d'un officier et s'en est dit "déçu".

"Le principal objectif du gouvernement afghan et de l'ensemble de la communauté internationale est de faire échec à cette guerre de la terreur", a-t-il déclaré à la presse.

"PAS DE NEGOCIATIONS AVEC LES ENVAHISSEURS"

"Il faut que nous réussissions", a affirmé Wardak, en ajoutant que le succès dépendait de la stratégie des militaires britanniques déployés dans la province méridionale insoumise de Helmand.

Huit mille soldats britanniques sont déployés dans cette région pachtoune où ils se heurtent chaque jour un peu plus à la résistance armée des taliban.

"Si les taliban étaient prêts à s'asseoir à une table pour parler d'une solution politique, alors cela serait précisément le type de progrès susceptible de mettre fin à ce type d'insurrection", estime Carleton-Smith dans le Sunday Times.

"Les taliban ne négocieront jamais avec les envahisseurs", lui a rétorqué un porte-parole du mouvement islamiste renversé fin 2001 par les forces occidentales.

"Nous avons dit par le passé, et nous le redisons une fois de plus, que les forces étrangères doivent se retirer sans aucune condition", a déclaré Qari Mohammad Yousuf à l'agence de presse afghane AIP, basée au Pakistan.

Plus de 70.000 soldats étrangers sont aujourd'hui déployés en Afghanistan, où la violence atteint désormais un niveau inégalé depuis la chute du régime taliban.

Le président Hamid Karzaï a révélé la semaine dernière qu'il avait demandé à l'Arabie saoudite de jouer les médiateurs entre son régime soutenu par l'Occident et le mollah Omar, chef des taliban.

Myra MacDonald, version française Gregory Schwartz et Marc Delteil


Au Kazakhstan, Rice se défend de débaucher les amis de Moscou

Par Susan Cornwell Reuters - Dimanche 5 octobre, 15h27

ASTANA (Reuters) - Condoleezza Rice, en visite dimanche au Kazakhstan, a assuré que les Etats-Unis ne cherchaient nullement à 'débaucher' les alliés de Moscou en Asie centrale.

La venue de la secrétaire d'Etat américaine vise à consolider un partenariat énergétique avec un pays riche en pétrole, courtisé à la fois par la Russie et l'Occident.

Moscou n'apprécie généralement guère les visites de hauts responsables américains dans les anciennes Républiques soviétiques et a déjà accusé les pays occidentaux de tenter de lui voler ses alliés.

S'exprimant à l'issue d'une rencontre avec le ministre kazakh des Affaires étrangères, Marat Tajine, Rice a rejeté toute idée de rivalité croissante ou de "compétition" dans la région entre Washington et Moscou.

Elle a souligné que les Etats-Unis ne cherchaient pas à éloigner certains pays de Moscou mais s'est refusée à entériner l'idée d'une quelconque "sphère d'influence" russe en Asie centrale.

"Nous ne voyons pas cela comme un jeu à somme nulle. le Kazakhstan est un pays indépendant et peu entretenir des liens d'amitié avec qui il veut (...) Nous ne voyons ni n'acceptons donc aucune notion d'une sphère d'influence spéciale", avait-elle dit aux journalistes dans l'avion qui la conduisait à Astana.

RESERVES PETROLIERES

"La Russie est notre partenaire stratégique", a déclaré pour sa part Tajine, qui s'exprimait en anglais. "En même temps, il faut comprendre que notre relation avec les Etats-Unis est solide et stratégique."

Rice, au Kazakhstan deux semaines après la venue du président russe Dmitri Medvedev, doit rencontrer le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev au cours de sa visite de cinq heures.

Le Kazakhstan, proche de l'Iran et de l'Afghanistan, frontalier de la Russie et de la Chine, dispose d'importantes réserves pétrolières et a pris soin de maintenir des relations apaisées avec la Russie tout en diversifiant ses exportations d'or noir vers les pays occidentaux.

La guerre entre la Russie et la Géorgie, au mois d'août, a poussé certains alliés de Moscou à revoir leurs relations avec le Kremlin et les pays occidentaux.

Soucieux de mettre en avant sa neutralité, Nazarbaïev a organisé des manoeuvres militaires de grande ampleur à la fois avec l'Otan et la Russie ces deux dernières semaines.

Rice devait notamment évoquer avec lui les liens dans le domaine de l'énergie entre les Etats-Unis et le Kazakhstan. Les droits de l'homme devaient également figurer au programme des discussions, alors que le Kazakhstan s'apprête à présider, en 2010, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Version française Gregory Schwartz et Guy Kerivel


Consultation symbolique sur l'agrandissement d'une base militaire américaine en Italie

Par euronews euronews - dimanche 5 octobre 2008 à 20 H 14 Pour ou contre l'agrandissement de la base militaire américaine à Vicenza? Les habitants sont appelés à trancher lors d'une consultation organisée ce dimanche dans cette ville du nord de l'Italie Un vote symbolique puisque le Conseil d'Etat a invalidé la demande de référendum formulée par plusieurs organisations dont le maire d'opposition de gauche, à l'origine d'un mouvement de protestation contre la future base. Certains votants regrettent de ne pas être entendu: "Cela ne sert à rien", estime un participant. Une autre explique qu'elle est venue voter car elle n'est pas d'accord avec la base. Depuis deux ans, une série de mobilisations a eu lieu pour s'opposer à l'agrandissement de la base américaine: certains, inquiets pour l'environnement, craignent des nuisances sonores supplémentaires, d'autres estiment que cette base nuira un peu plus à la paix dans le monde. Les Américains qui disposent déjà d'une base dans la ville et utilisent l'aéroport civil Dal Molin comptent installer des équipements supplémentaires, avec l'assentiment du gouvernement italien. Cette implantation est stratégique pour mieux intervenir au Moyen-Orient.

L'AIEA veut un Proche-Orient sans armes nucléaires

 Reuters - samedi 4 octobre 2008 à 21 H 10

VIENNE (Reuters) - L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a adopté samedi à Vienne une résolution appelant tous les Etats du Proche-Orient à renoncer à l'arme atomique, lors d'un vote boycotté par la plupart des pays arabes qui jugeaient plusieurs amendements trop favorables à Israël.

Après plusieurs jours de débats houleux au cours de l'assemblée générale annuelle de l'agence, le texte a été voté par 82 voix contre aucune. Il y a eu 13 abstentions.

Presque tous les pays membres de la Ligue arabe ont quitté la salle avant le scrutin pour dénoncer des amendements inspirés par Israël et défendus par les pays occidentaux, qui selon eux privaient la résolution, non contraignante, d'une grande partie de sa substance.

"Comment pourrions-nous approuver un appel à respecter nos obligations internationales alors qu'Israël refuse d'adhérer à tout critère de non-prolifération nucléaire. Cela mine la crédibilité de l'AIEA", a dit un diplomate arabe à Reuters.

D'autres diplomates ont souligné la tension inhabituelle qui a régné pendant les débats.

"C'était un vrai cirque, c'est la pire conférence de histoire de l'AIEA", a estimé un diplomate européen. "Je n'ai jamais vu une telle animosité."

La résolution a été votée par tous les pays européens, une poignée de pays asiatiques, africains et sud-américains, plus l'Iran et l'Egypte. Parmi les pays qui se sont abstenus figurent Israël, les Etats-Unis et la Syrie.

Un texte similaire avait été adopté il y a un an avec une écrasante majorité mais il y avait eu 47 abstentions parmi les pays occidentaux et les nations en voie de développement.

Les experts pensent que, dans la région, Israël dispose d'un arsenal nucléaire. La Syrie et l'Iran sont soupçonnés de chercher à se doter aussi de l'arme atomique.

Mark Heinrich, version française Guy Kerivel