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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Journée de la paix respectée en Afghanistan

AP - dimanche 21 septembre 2008 à 17 H 08

KABOUL - A l'occasion de la Journée internationale de la paix des Nations unies, les armes se sont tues dimanche dans la majeure partie de l'Afghanistan. L'ONU a rapporté que des dizaines de milliers de soldats étrangers et afghans, ainsi que les militants talibans "avaient suspendu toutes les opérations militaires". 

Aucune violence n'a été signalée dans le pays en ce dimanche, un calme attribué à la Journée de la paix. "C'est la Journée de la paix. Les soldats se reposent", a expliqué Abdul Jalal Jalal, chef de la police de la province de Kunar, près du Pakistan.

Le porte-parole de la coalition, Joel Peavey, a souligné qu'il n'avait "pas du tout" été informé de violences. "C'est dingue, mais apparemment les talibans ont envoyé un e-mail disant qu'ils allaient respecter (cette journée) si nous le faisions (...) C'est une grande journée pour montrer aux Afghans ce qu'est exactement la paix et ce que serait leur vie quotidienne s'ils se débarrassaient des mauvais gars".

Le représentant spécial des Nations unies en Afghanistan, Kai Eidi, a jugé "remarquable" que cette journée soit respectée, appelant chacun à faire de la paix un objectif commun.

Le commandement de la Force internationale d'assistance à la sécurité (ISAF), la force de l'OTAN en Afghanistan, avait ordonné que toutes les troupes suspendent dimanche les opérations offensives. Le président afghan Hamid Karzaï avait fait de même avec ses soldats, tandis qu'un porte-parole des talibans avait affirmé que les insurgés baisseraient eux aussi les armes.

Cette 26e Journée de la paix a été célébrée dans tout le pays avec des événements sportifs, des rassemblements et des défilés. Le ministère de la Santé publique a lancé une campagne de vaccination contre la poliomyélite. Environ 12.000 bénévoles vont vacciner jusqu'à 1,8 million d'enfants de dimanche à mardi, selon l'ONU.

Dans la ville de Kunduz, dans le nord du pays, une rue dans laquelle trois attentats-suicide ont été commis, a été rebaptisée "Avenue de la Paix". A Bamiyan, dans le centre, le premier médaillé olympique du pays a mené une marche d'orphelins afghans. Rohullah Nikpai avait remporté le bronze en taekwondo aux JO de Pékin. AP


Poursuite des combats dans le Nord-Kivu en RD Congo

 Reuters - dimanche 21 septembre 2008 à 17 H 28

KINSHASA (Reuters) - La mission des Nations unies au Congo démocratique (Monuc) tente d'imposer un cessez-le-feu entre les forces gouvernementales et les rebelles tutsis du général Laurent Nkunda dans l'est du pays.

Les rebelles ont affirmé dans un communiqué que les soldats gouvernementaux avaient attaqué dimanche deux de leurs positions au mortier et à l'artillerie lourde mais cette information n'a pu être confirmée de source indépendante.

Samedi, des duels d'artillerie avaient éclaté près de la ville de Sake, à 25 km de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, entre les rebelles postés dans les collines et l'armée congolaise déployée en contrebas.

Les soldats des Nations unies en poste à Sake ont été pris entre deux feux.

"Nous ne laisserons pas les rebelles prendre Sake. Il n'y a toujours pas de cessez-le-feu mais au moins ils ont pour le moment arrêté de se tirer dessus", a déclaré dimanche à Reuters le porte-parole de la Monuc, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich.

Il a précisé que les casques bleus avaient vainement tenté samedi de négocier une trêve entre les belligérants, alors que des milliers de civils fuyaient les combats.

Vendredi, près de Masisi, plus au nord-ouest, des hélicoptères de combat de la Monuc ont ouvert le feu pour bloquer l'avance des rebelles.

"Mais à Sake les positions des combattants sont trop proches les unes des autres pour que nous puissions recourir à nos moyens militaires", a expliqué le lieutenant-colonel Dietrich.

La ville de Sake est située sur l'une des deux principales routes qui sortent de Goma, à quelques kimomètres seulement de camps qui abritent des dizaines de milliers de personnes déplacées.

Le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), le mouvement de Nkunda, a sollicité il y a quelques jours la médiation de l'Allemagne dans ses pourparlers avec Kinshasa.

Le mouvement tutsi et une douzaine de groupes rebelles actifs dans les provinces orientales du Nord et du Sud-Kivu ont conclu en janvier un accord de paix avec le gouvernement.

Les violences qui font rage depuis plus dix ans dans la région se sont néanmoins poursuivies et d'intenses combats ont à nouveau éclaté il y a trois semaines.

Le CNDP accuse les médiateurs de la Monuc, de l'Union européenne et des Etats-Unis de faire cause commune avec Kinshasa.

Le chef de la Monuc, Alan Doss, refuse la mise en place d'un nouveau cadre de discussions, comme le demande le CNDP pour revenir à la table des négociations.

"Nous ne voulons pas d'un nouveau cadre parce que les accords qui ont été signés couvrent tous les domaines. Il y a ces accords et ils doivent être respectés", a-t-il dit à Radio France Internationale. "Nous ne voulons pas que le sang coule mais nous sommes responsables de la sécurité des habitants menacés."

Joe Bavier, version française Guy Kerivel


Embuscade en Afghanistan: les Français sous-équipés selon un rapport de l'Otan

AFP - dimanche 21 septembre 2008 à 14 H 10

MONTRÉAL (AFP) - Les talibans ont pu mener une embuscade meurtrière contre des soldats français, le 18 août en Afghanistan, grâce à un équipement et une préparation bien supérieurs à ceux de leurs adversaires, révèle un rapport de l'Otan cité samedi par le Globe and Mail.

L'unité de soldats français, tombée dans l'embuscade, n'avait pas suffisamment de balles ni d'équipement de communication, affirme le journal, citant un document "secret" de l'Otan.

Elle a été obligée d'abandonner le combat lorsqu'elle s'est retrouvée sans munitions après seulement 90 minutes d'engagement, poursuit le quotidien canadien de référence.

Elle n'avait qu'une seule radio, qui s'est trouvée rapidement hors service, empêchant ainsi les soldats d'appeler leurs camarades au secours, selon le rapport cité.

Au contraire, les insurgés, eux, étaient extrêmement bien préparés, accompagnés de tireurs d'élite, entraînés aux techniques de guérilla et équipés en balles incendiaires, souligne-t-il.

"La précision de l'ennemi était très bonne", note le rapport.

Selon différentes informations, non confirmées, ce groupe d'insurgés n'était pas uniquement composé de talibans afghans, mais semblait avoir reçu l'aide d'autres rebelles, et notamment d'extrémistes venus du Pakistan, selon le général canadien Richard Blanchette, un porte-parole de l'Isaf.

"Le fait qu'ils sont en possession de davantage d'armes sophistiquées est peut-être signe d'une connexion avec des gens de l'extérieur", a expliqué le général Blanchette au Globe and Mail.

Le ministère français de la Défense a affirmé dimanche ne pas avoir "pour le moment" trouvé "trace de l'existence" du rapport de l'Otan.

"A ce stade, nous n'avons pas trace de l'existence de ce document à Paris", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère Laurent Teisseire, précisant que la Défense avait "interrogé l'Otan" mais pas encore obtenu de réponse.

"Nous ne disposons pas d'élément pour le moment sur l'existence même de ce document", a-t-il insisté.

M. Teisseire a également souligné que la Défense "maintient tous les éléments factuels donnés depuis le début sur les modalités et les caractéristiques de l'embuscade et de l'opération" du 18 août

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080921/tfr-france-afghanistan-otan-talibans-com-f56f567.html

L'OTAN a précisé qu'il n'avait pas produit ce rapport dans le but de nuire à l'image de la France


Une seconde voiture piégée explose au Pays Basque espagnol, sept blessés

AP - Dimanche 21 septembre, 09h25

MADRID - Une seconde voiture piégée a explosé dans la nuit de samedi à dimanche au Pays basque espagnol, faisant sept blessés, selon les autorités. 

La deuxième explosion s'est produite aux environs de 4h30 du matin (02h30 GMT) devant un commissariat du port d'Ondarroa, selon un responsable du ministère de l'Intérieur espagnol. Trois policiers et quatre civils ont été légèrement blessés.

Une première voiture piégée avait explosé peu après minuit à la périphérie de la capitale régionale Vitoria sans faire de blessés.

Un appel téléphonique d'un correspondant se réclamant de l'organisation séparatiste basque, environ une heure avant l'explosion, avait permis à la police locale d'évacuer les environs de la capitale de la Communauté autonome du Pays basque. AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080921/twl-espagne-pays-basque-explosion-0ef7422.html

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http://fr.news.yahoo.com/fc/eta.html L'actualité de l'ETA

Espagne: nuit d'attentats au Pays Basque, sept blessés légers 

Par Fabien ZAMORA AFP - Dimanche 21 septembre 2008 à 12 H 20 

MADRID (AFP) - Le Pays Basque espagnol a été secoué par deux attentats dans la nuit de samedi à dimanche, l'un faisant sept blessés, des actes attribués à l'organisation séparatiste ETA, qui se livre à une démonstration de force alors que la justice espagnole adopte de nouvelles mesures pour resserrer l'étau autour des indépendantistes.

lLes deux attentats ont été perpétrés par voitures piégées, chargées chacune d'une centaine de kilos d'explosifs, et dans un des cas, les poseurs de bombes ont tenté de faire des victimes, selon le gouvernement régional basque.

La première bombe a explosé vers minuit (22H00 GMT), devant le siège de la caisse d'épargne Caja Vital, à Vitoria. Elle n'a pas fait de blessés. La police locale avait été avertie vers 23H15 de l'imminence de l'explosion par un correspondant anonyme se réclamant de l'ETA.

Les dégâts matériels sont en revanche "considérables", selon le ministère basque de l'Intérieur. L'attentat visait Caja Vital, dont le président, Gregorio Rojo, est le frère du président du Sénat espagnol, Javier Rojo.

Personne n'a appelé pour prévenir de l'explosion de la deuxième bombe, vers 04H30 (02H30 GMT) devant un commissariat de la police régionale à Ondarroa, un port de pêche de Biscaye, non loin de Bilbao.

Cet attentat a fait sept blessés légers, trois policiers et quatre passants, a déclaré à l'AFP un porte-parole du ministère basque de l'Intérieur, causant des dommages "assez importants".

Il a précisé que les poseurs de bombes ont utilisé un modus operandi inédit jusqu'ici, apparemment pour tenter de faire le maximum de victimes.

"Ils ont garé le véhicule le long d'un mur à côté du commissariat, en sont sortis, et ont lancé des cocktails molotov pour faire sortir les policiers. Après ils ont fait exploser la bombe", a-t-il expliqué.

Malgré l'absence d'appel au nom de l'ETA, ce deuxième attentat est unanimement attribué à l'organisation séparatiste basque.

L'ETA, considérée comme organisation terroriste par l'Union européenne et tenue pour responsable de la mort de 823 personnes en 40 ans de violence, a frappé à l'issue d'une semaine difficile pour la mouvance indépendantiste, malmenée par la justice.

Mardi et jeudi, le Tribunal suprême a déclaré hors-la-loi deux partis indépendantistes, Action nationaliste basque (ANV) et le Parti communiste des terres basques (PCTV,) au motif qu'ils sont liés à Batasuna, le bras politique interdit de l'ETA.

Parallèlement, la justice a condamné mercredi à des peines de huit et dix ans de prison les membres de la direction du comité de soutien aux prisonniers basques, Askatasuna, considéré comme une émanation d'ETA.

Mardi, cette dernière avait déjà tenté de frapper en plaçant une bombe ventouse sous la voiture d'un policier à Bilbao, mais l'engin n'avait pas explosé.

L'ETA se livre à ces démonstrations de force alors qu'elle a subi plusieurs revers importants ces derniers mois.

L'attentat d'Ondarroa a eu lieu dans la région basque de Biscaye, où a été démantelé en juillet le "commando Biscaye", qui était le groupe le plus actif de l'organisation.

Ce commando était tenu pour responsable du dernier attentat mortel de l'ETA, un attentat à la voiture piégée contre une caserne de la garde civile à Legutiano (Pays Basque) qui a coûté la vie à un garde civil en mai 2008.

De même, en mai, l'organisation avait eu à pâtir de l'arrestation en France de plusieurs de ses hauts dirigeants, dont Javier Lopez Peña, dit "Thierry", un de ses chefs.

Malgré cela, l'ETA avait maintenu son activité au cours d'une campagne d'été, en faisant exploser plusieurs bombes, sans faire de blessés, sur des sites balnéaires d'Andalousie (sud) ou de Cantabrie (nord).

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080921/twl-espagne-basques-attentat-prev-c99dde2.html


Ouragans: l'aide américaine est une "grossière manipulation", selon Cuba

AFP - Vendredi 19 septembre, 10h05

LA HAVANE (AFP) - Le chef de la diplomatie cubaine Felipe Perez Roque a qualifié jeudi de "grossière manipulation" et "d'opération de publicité" l'aide offerte par les Etats-Unis à l'île communiste dévastée par les ouragans 

La mission diplomatique américaine à La Havane avait annoncé mardi que les Etats-Unis avaient autorisé l'octroi de licences pour la vente de 250 millions de dollars de vivres et, exceptionnellement, de bois d'oeuvre, produit soumis à un embargo, après le passage de l'ouragan Ike le 7 septembre.

"C'est une manipulation grossière et une plaisanterie parce qu'on sait que la vente des denrées, ce n'est pas nouveau, ça existe déjà depuis plusieurs années. Deuxièmement, ce n'est pas une aide, Cuba doit acheter ces denrées", a dit le ministre lors d'une conférence de presse.

"Présenter cette ouverture minime dans le blocus", qui avait été adoptée fin 2000 sous la présidence de Bill Clinton, et "tenter de présenter ce processus et les licences qu'ils disent avoir octroyées comme une preuve de leur volonté de coopérer et mettre tout ça dans un communiqué, c'est de la manipulation grossière", a-t-il poursuivi.

Se déclarant contre toute "opération de publicité", le ministre a de nouveau réclamé que Cuba puisse acheter aux entreprises américaines des matériaux de construction et avoir accès aux crédits bancaires pour mener à bien ces opérations commerciales.

L'île de Cuba est soumise depuis 1962 à un embargo commercial et financier de la part des Etats-Unis, sauf depuis fin 2000 pour les produits alimentaires et pharmaceutiques. Les Etats-Unis sont depuis les principaux fournisseurs de denrées de l'île qui importe 84% de ses aliments.

"Lider maximo" de la révolution en convalescence depuis deux ans, Fidel Castro a lui estimé, dans une réflexion publiée sur le site cubadebate.cu, que Washington s'était "payé complètement la tête" de Cuba avec cette offre.

"Ils n'ont aucune réticence à tromper l'opinion mondiale et ils le font de façon cynique", a écrit l'ancien président de 82 ans qui avait assuré que, par "dignité", jamais Cuba n'accepterait une aide des Etats-Unis en raison de l'embargo.

Cuba a annoncé qu'il allait soumettre fin octobre pour la septième fois au vote de l'Assemblée générale des Nations unies une déclaration, non contraignante, réclamant la levée de l'embargo américain et qui devrait, encore une fois, être adoptée à la quasi-unanimité.

La secrétaire d'Etat américain Condoleeza Rice avait déclaré le 7 septembre que les Etats-Unis n'étaient pas prêts à lever l'embargo contre Cuba, en dépit des ouragans.

Les autorités cubaines ont évalué à 5 milliards de dollars les dégâts causés par le passage sur l'île des ouragans Gustav le 30 août et Ike les 7 et 8 septembre. Près d'un demi-million d'habitations ont été endommagées et 63.000 autres détruites, selon les autorités qui ont rapporté la mort de 7 personnes.

Cuba estime à 93 milliards de dollars le coût infligé à son économie par le "plus vieil embargo du monde".


Déboires pour une vidéo d'Al Qaïda commémorant le 11-Septembre

 Par Firouz Sedarat Reuters - Samedi 20 septembre, 17h50

DOUBAI (Reuters) - Sites islamistes inaccessibles, problèmes techniques: la vidéo d'Al Qaïda marquant le septième anniversaire des attentats du 11-Septembre a été diffusée sur internet avec plus d'une semaine de retard.

Le délai de publication de cette vidéo de 87 minutes et la disparition temporaire des principaux sites islamistes, probablement piratés, ont contrarié l'habituelle commémoration par Al Qaïda des attentats de 2001 aux Etats-Unis.

Des extraits de la vidéo, une compilation de séquences tirées de documentaires et de messages de chefs d'Al Qaïda, dont son numéro deux Ayman al Zaouahri, ont été diffusés le 8 septembre par la chaîne d'informations Al Djazira, qui n'a pas précisé comment elle les avait obtenus.

Mais la totalité de la vidéo n'a été diffusée que vendredi dernier, soit huit jours après la date anniversaire.

L'année dernière, Oussama Ben Laden s'était ainsi adressé au peuple américain dans une vidéo publiée le 7 septembre, sa première apparition médiatique depuis près de trois ans.

Al Qaïda juge essentiel de répandre ses idées sur internet et les productions de sa branche spécialisée As Sahab sont souvent d'une qualité très professionnelle.

Les raisons pour lesquelles les sites habituellement utilisés par le groupe étaient inaccessibles ne sont pas claires. Samedi, deux de ces sites parmi les plus populaires étaient toujours fermés.

MOT DE PASSE ERRONÉ

Quand des sites populaires sont enfin parvenus à publier les liens permettant de lire la vidéo, des sympathisants se sont plaints que le mot de passe était erroné. Certains se sont alors impatientés, l'un d'eux a ainsi écrit "Puisse Dieu vous bénir mes frères, mais le mot de passe est faux".

La vidéo montre des images d'un des auteurs des attentats du 11-Septembre livrant ses "dernières volontés". Un responsable d'Al Qaïda, Moustafa Abou al Yazid, y apparaît également sur des images apparemment récentes, ce qui met en doute l'annonce de sa mort le mois dernier à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan.

On peut encore y voir Zaouahri accuser l'Iran de participer à la "croisade" de l'Occident contre l'islam.

La fermeture des sites internet sunnites coïncide avec ce semble être une attaque informatique qui a abouti à la fermeture de 300 sites chiites, selon l'agence iranienne Fars. Cette dernière a accusé des pirates informatiques sunnites wahhabites des Emirats arabes unis d'en être à l'origine.

Baptisés Group XP, ces hackers ont reconnu s'en être pris au site internet (www.sistani.org) du grand ayatollah Ali Sistani , le plus haut dignitaire chiite irakien. Le groupe a déclaré que ces sites chiites avaient été attaqués pour avoir "offensé les sunnites".

D'un simple clic, les visiteurs du site pouvaient être redirigés vers une vidéo postée sur le site YouTube dans laquelle l'humoriste américain Bill Maher se moque des préceptes religieux de Sistani.

Version française Mathilde Gardin

 (Suite)

Mauritanie : les corps de 12 soldats retrouvés dans le désert après une embuscade

AP - samedi 20 septembre 21 H 28

NOUAKCHOTT - Le gouvernement mauritanien a annoncé samedi soir la découverte des corps sans vie de 12 soldats tombés cette semaine, en plein désert, dans une embuscade revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique. 

Le porte-parole du gouvernement Mohamed Ould Mohamed Abderahmane Ould Moine a précisé que des équipes de l'armée avait retrouvé samedi les soldats morts, la gorge tranchée, à environ 30 kilomètres au nord de la ville de Tourine, sur les lieux de l'attaque de lundi.

Le gouvernement mauritanien avait d'abord annoncé que les soldats étaient morts sous les balles des assaillants, avant de reconnaître qu'ils restaient introuvables.

Plusieurs sites web réputés proches de mouvements islamistes ont publié une déclaration attribué à Al-Qaïda au Maghreb islamique, dans laquelle la branche nord-africaine du réseau terroriste revendique l'embuscade. AP


Vingt-cinq arrestations après l'attentat contre l'ambassade américaine à Sanaa

30 suspects interpellés au lendemain de l'attentat au Yémen 

AP - Jeudi 18 septembre, 16h06

SANAA - Au moins 25 personnes soupçonnées d'avoir des liens avec Al-Qaïda ont été arrêtées ces dernières 24 heures dans tout le Yémen au lendemain de l'attentat contre l'ambassade américaine dans la capitale Sanaa, a annoncé jeudi un haut responsable de la sécurité yéménite. 

Selon ce même responsable, ces personnes sont actuellement interrogées par des enquêteurs yéménites et américains, et d'autres équipes, probablement du FBI, sont attendues. L'ambassade des Etats-Unis n'a pas confirmé cette dernière information.

L'attentat a causé la mort de 16 personnes, dont une ressortissante américaine de 18 ans et son tout récent époux yéménite, mais aucun diplomate ou employé de l'ambassade. Ce sont surtout les civils qui faisaient la queue pour les visas devant les locaux qui ont été touchés.

Il s'agissait de l'attaque la plus meurtrière contre une représentation diplomatique américaine depuis dix ans. Le Département d'Etat a recommandé à ses ressortissants d'éviter tout déplacement non-indispensable au Yémen, et autorisé le départ, sur la base du volontariat, de tous les personnels diplomatiques.

Depuis 2003, l'ambassade américaine à Sanaa a été attaquée à trois reprises, dont la dernière en mars, lorsqu'une volée d'obus de mortier la visant a frappé une école de filles voisine, où elle a fait un mort et des dizaines de blessés. AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080917/twl-yemen-usa-attentat-224d7fb.html

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Reuters - Jeudi 18 septembre, 17h49

SANAA/WASHINGTON (Reuters) - Trente personnes soupçonnées d'appartenance à Al Qaïda ont été interpellées au Yémen, annoncent les autorités jeudi, au lendemain du double attentat suicide à la voiture piégée qui a fait 17 morts devant les portes de l'ambassade des Etats-Unis à Sanaa

L'organisation du Djihad islamique au Yémen, qui a revendiqué l'attentat, a déclaré jeudi appartenir à la nébuleuse Al Qaïda et a juré de commettre d'autres actes du même genre.

"Nous, membres du Djihad islamique au Yémen, appartenant à l'organisation Al Qaïda, réitérons notre demande au président yéménite Ali Abdoullah Salah, pour qu'il libère rapidement nos frères, dans les 48 heures", lit-on dans un communiqué du groupe, signé par son dirigeant, Abou al Ghaïs al Yamani, et obtenu par Reuters.

L'organisation menace de "s'en prendre aux intérêts occidentaux et aux ambassades de Grande-Bretagne et d'Arabie saoudite (...), et d'assassiner des responsables de haut rang de l'Etat (yéménite)". L'organisation exige dans le même temps la fermeture des ambassades des Etats-Unis et de Grande-Bretagne.

L'ambassade est restée ouverte jeudi, a précisé un porte-parole de la mission diplomatique.

Le département d'Etat a précisé qu'une Américaine de 18 ans, qui faisait la queue avec deux membres de sa famille en quête de visas pour se rendre aux Etats-Unis, avait péri dans l'explosion.

Mohamed Soudam, dernière version française Eric Faye

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080918/twl-yemen-usa-attentat2-38cfb6d.html

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Pakistan : au moins 60 morts dans un attentat suicide contre le luxueux hôtel Mariott d'Islamabad où se retrouvent les occidentaux

 Une vidéo d'Al Qaïda appelait à des attentats au Pakistan

DOUBAI (Reuters) - La vidéo diffusée par Al Qaïda pour le septième anniversaire des attentats du 11-Septembre comporte un appel à des attentats sur le sol pakistanais, où un kamikaze s'est fait exploser devant l'hôtel Marriott d'Islamabad, faisant au moins 40 morts. 

Moustafa Abou al Yazid, l'un des principaux commandants du réseau islamiste, y menace les forces occidentales présentes en Afghanistan d'"attaques d'une plus grande ampleur là où elles s'y attendront le moins" et demande aux activistes du Pakistan de renforcer leur lutte.

"Pour que le djihad se poursuive et sorte victorieux en Afghanistan, vous devez soutenir vos frères moudjahidine en Afghanistan et frapper les intérêts des alliés des croisés (ndlr, occidentaux) au Pakistan", ajoute-t-il dans un passage de cette vidéo.

Des extraits de la vidéo, une compilation de séquences tirées de documentaires et de messages de chefs d'Al Qaïda, dont son numéro deux Ayman al Zaouahri, ont été diffusés le 8 septembre par la chaîne d'informations Al Djazira, qui n'a pas précisé comment elle les avait obtenus.

Mais la totalité de la vidéo n'a été diffusée que vendredi dernier, soit huit jours après la date anniversaire, en raison de difficultés techniques suspectes ayant frappé les sites internet islamistes habituellement utilisés par Al Qaïda pour diffuser ses messages.

Firouz Sedarat, version française Mathilde Gardin et Henri-Pierre André

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080920/twl-pakistan-al-qaida-video-38cfb6d.html

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Par Emmanuel GIROUD AFP - il y a 1 heure 29 minutes

ISLAMABAD (AFP) - Au moins 60 personnes ont été tuées samedi dans un attentat dévastateur au camion piégé contre l'un des plus grands hôtels de la capitale du Pakistan, Islamabad, l'une des pires attaques dans la série perpétrée depuis un an par les islamistes proches d'Al-Qaïda, qui ont fait 1.200 morts. 

Vers 20H00, un camion piégé a explosé devant les barrières de sécurité du Marriott, l'un des deux hôtels les plus luxueux de la ville, appartenant à une riche famille pakistanaise mais sous franchise de la fameuse chaîne américaine et qui accueille de nombreux étrangers, selon la police.

Des femmes, des enfants et des étrangers, qui fréquentent en grand nombre cet établissement de luxe, figurent parmi les personnes tuées, a indiqué un officier des services de sécurité, qui a requis l'anonymat.

"Le bilan, pour l'heure, est de 60 morts mais il devrait s'alourdir", a-t-il estimé, ajoutant que quelque 200 personnes étaient blessées.

Un photographe de l'AFP a pu voir les corps mutilés d'au moins vingt personnes tuées devant l'entrée de l'établissement, en plein centre-ville.

"Le kamikaze conduisait un camion bourré d'explosif" et l'a précipité contre la barrière métallique de sécurité, à une dizaine de mètres du bâtiment, a-t-il ajouté.

"Le véhicule utilisé dans l'attentat était un camion", a confirmé le conseiller du Premier ministre à l'Intérieur, Rehman Malik.

Le bilan de 60 morts est très provisoire puisque "de nombreuses personnes sont coincées dans l'hôtel", a prévenu sur place un policier.

D'après le responsable des services de sécurité, plusieurs des victimes ont sauté des 3e et 4e étage de cet imposant bâtiment de six étages, en plein centre d'Islamabad, toujours en flammes trois heures après l'attentat, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'édifice menace même de s'effondrer, selon de nombreux policiers qui tentaient d'éloigner les badauds et les journalistes.

Devant l'imposante barrière à l'entrée de l'hôtel, un profond et large cratère laisse penser que le véhicule était bourré d'une quantité impressionnante d'explosifs.

Le Marriott, l'un des deux hôtels les plus fréquentés par la communauté internationale à Islamabad, était pourtant placé sous très haute sécurité, les voitures étant consciencieusement fouillées à l'entrée.

Cette attaque intervient au moment où les Etats-Unis --convaincus que les talibans et Al-Qaïda ont reconstitué leurs forces dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, à la frontière afghane-- y multiplient les tirs de missiles ciblant les combattants islamistes. Ces frappes n'épargnent pas les civils, au grand dam d'Islamabad, qui proteste en vain.

Les spécialistes d'Al-Qaïda reconnaissent unanimement que le nord-ouest du Pakistan est devenu "le nouveau front de la guerre contre le terrorisme".

Le New York Times assurait d'ailleurs jeudi que le président George W. Bush avait autorisé secrètement en juillet les forces spéciales américaines à mener des raids terrestres dans le nord-ouest du Pakistan, sans l'approbation préalable d'Islamabad.

C'est d'ailleurs ce qui s'est passé le 3 septembre, quand des hélicoptères de combat américains et, probablement des soldats au sol, ont attaqué un village pakistanais, tuant, selon Islamabad, 15 civils, dont des femmes et des enfants.

Le Pakistan a fermement protesté, au plus haut niveau, contre cette première opération militaire américaine au sol, connue du moins, puisque des responsables pakistanais reconnaissent qu'il y a eu des précédents depuis 2002, sans qu'Islamabad n'en dise un mot.

Pire, ces dernières semaines, les tirs de missiles par des drones américains s'abattent quasi-quotidiennement sur des maisons dans les zones tribales, tuant des combattants d'Al-Qaïda ou des talibans, mais aussi des civils.

Car Washington estime qu'Islamabad ne fournit pas assez d'efforts dans le cadre de sa "guerre contre le terrorisme".

Sous pression américaine, l'armée pakistanaise a donc lancé en août une vaste offensive dans le district tribal de Bajaur, qui a fait 800 morts, pour l'essentiel des combattants islamistes.

La République Islamique du Pakistan, seule puissance nucléaire militaire du monde musulman, a déjà payé un très lourd tribut à cette lutte contre le terrorisme, avec plus d'un millier de soldats tués dans les zones tribales depuis 2002 et, surtout, plus de 1.200 morts dans une campagne sans précédent d'attentats suicide depuis plus d'un an.

Oussama Ben Laden en personne -dont Washington pense qu'il se terre dans les zones montagneuses du nord-ouest- avait décrété il y a un an le jihad à Islamabad, le "chien de Bush" selon lui.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080920/twl-pakistan-attentat-prev-5fb7533.html

 (Suite)

Des milliers de personnes fuient les combats au Darfour

Reuters - il y a 1 heure 34 minutes

KHARTOUM (Reuters) - Des milliers de personnes ont été obligées de fuir leurs villages dans le nord du Darfour où les affrontements entre les troupes soudanaises et les rebelles font rage depuis une semaine, ont rapporté lundi des organisations humanitaires. 

Plusieurs villages ont été complètement abandonnés par leurs habitants qui ont trouvé refuge dans des montagnes voisines où ils sont privés de toute aide alimentaire et sanitaire.

L'armée soudanaise, soutenue par des bandes de miliciens, ont mené une série d'attaques contre les positions des rebelles dans le nord du Darfour tout au long de la semaine passée.

"La région a été complètement désertée", a précisé un responsable d'une ONG. "Les gens s'enfuient. Pour l'instant, on ne sait pas s'ils se rendent dans d'autres villages ou s'ils se réfugient dans les montagnes ou dans des camps."

Une autre source a précisé que ces mouvements de populations concernaient des milliers de personnes.

Pour l'instant, les organisations humanitaires n'ont pas pu porter assistance à ces personnes, a déclaré dimanche soir Ameerah Hak, représentante de l'ONU au Soudan.

"Les conséquences de ces opérations militaires sur les populations sont très inquiétantes", a-t-elle ajouté. "Il est évident qu'il y a des déplacements de populations mais nous ne disposons d'aucun chiffre fiable."

Selon l'organisation Partner Aid International, basée à Francfort, des témoins ont raconté que l'hôpital de Khazan Tunjur et quatre villages proches de Taouila ont été incendiés dimanche matin.

"D'importants groupes de villageois sont en train de fuir la région", indique l'organisation dans un communiqué.

Version française Pierre Sérisier