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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Un spécialiste des armes chimiques d'Al-Qaïda aurait été tué au Pakistan

PESHAWAR (AFP) - Un spécialiste des armes chimiques d'Al-Qaïda, Midhat Mursi al-Sayid Umar, aurait été tué lundi dans les zones tribales du Pakistan par un tir de missiles probablement d'origine américaine, ont annoncé à l'AFP des responsables des services de sécurité pakistanais.

Midhat Mursi al-Sayid Umar

Nous pensons qu'il a été tué dans cette attaque", a déclaré à l'AFP un responsable des services de renseignement pakistanais parlant sous couvert d'anonymat à Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan.

La maison visée, dans la zone tribale du Waziristan du Sud, près de la frontière afghane, "était sa cachette, et les informations dont on nous a fait part indiquent qu'il était la cible de cette attaque", a-t-il ajouté.

La coalition menée par les Etats-Unis en Afghanistan et la Force d'assistance à la sécurité (Isaf) dirigée par l'Otan dans ce pays ont affirmé ne pas être impliquées dans l'attaque.

Par ailleurs, il est connu que la CIA, la centrale américaine de renseignement, a déjà utilisé dans la région des drones armés de missiles.

L'annonce pakistanaise est intervenue peu avant une rencontre à Washington entre le président américain George W. Bush et le Premier ministre pakistanais Yousuf Raza Gilani pour discuter de la stratégie antiterroriste d'Islamabad.

Le membre d'Al-Qaïda, un Egyptien de 54 ans aussi connu sous le nom de Abu Khabab al-Masri, aurait supervisé des camps d'entraînement terroristes en Afghanistan. Sa tête était mise à prix pour cinq millions de dollars américains.

L'armée pakistanaise a déclaré attendre de plus amples informations avant de confirmer la mort d'Umar. Il avait déjà été donné pour mort en janvier 2006 à la suite d'un tir de missile dans la zone tribale de Bajaur, information qui s'était révélée fausse.

Un site internet du gouvernement américain le décrit comme un "spécialiste des explosif et un formateur aux poisons travaillant pour le compte d'Al-Qaïda".

Il aurait été formateur dans le camp de Derunta d'Al-Qaïda en Afghanistan à sa création à la fin des années 1990, "où il a entraîné des centaines de moudjahidine à l'utilisation de poisons et d'explosifs", ajoute le site internet.

"A partir de 1999, il a distribué des manuels de formation qui contiennent des instructions pour la préparation d'armes chimiques et biologiques", précise le site.

Le membre d'Al-Qaïda aurait été tué lorsque trois missiles se sont abattus sur une maison proche d'une mosquée dans le village de Azam Warsak, vraisemblablement tirés par les troupes américaines depuis l'Afghanistan, selon des responsables pakistanais.

L'attaque est "le fait des forces de la coalition" menée par les Etats-Unis, déployées de l'autre côté de la frontière, située à une vingtaine de kilomètres, a assuré l'un d'entre eux.

"Nous n'en sommes pas les auteurs", a-t-il ajouté.

"Six personnes ont été tuées et trois autres blessées par trois missiles qui ont atteint une maison à Azam Warsak", a précisé à l'AFP un autre responsable des forces de sécurité.

"Parmi les morts figurent trois combattants soupçonnés d'être des combattants arabes et trois jeunes garçons", a-t-il ajouté.

Des résidents ont indiqué avoir entendu des avions américains et des drones survoler la zone avant la frappe.

Les militaires américains tirent régulièrement des missiles dans les zones tribales pakistanaises depuis que la coalition internationale a chassé les talibans du pouvoir en Afghanistan fin 2001 et que nombre d'entre eux se sont réfugiés en territoire pakistanais, aux côtés de combattants d'Al-Qaïda.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080728/twl-pakistan-terrorisme-qaida-3elead-5fb7533.html


Un soldat de la Minuad tué au Darfour

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080716/twl-soudan-darfour-minuad-bd5ae06.html 

Reuters - KHARTOUM (Reuters) - Un soldat de la Mission des Nations unies et de l'Union africaine au Darfour (Minuad) a été tué par balle au Darfour, dans l'ouest du Soudan, une semaine après la mort de sept autres soldats tués par des miliciens, annonce une porte-parole de l'Onu. 

Le soldat a été tué lors d'une patrouille dans l'ouest du Darfour, a indiqué sans autre précision Marie Okabe, porte-parole de l'Onu.

L'incident s'est produit peu avant 17h00 et le soldat tué était nigérian.

"Il s'agissait d'un vol de voiture. Il a opposé une certaine résistance et il a été abattu", a déclaré à Reuters Balla Keita, commandant de secteur pour l'Etat du Darfour occidental.

Shereen Zorba, porte-parole de la Minuad au Soudan, a condamné l'agression qui s'est produite près de la frontière tchadienne et elle a souligné que la force de maintien de la paix avait atteint les limites de ses capacités.

"Nous invitons la communauté internationale à agir rapidement pour renforcer la force. Nous avons besoin de renforts, sinon nous sacrifions en vain les vies de nos hommes et de nos femmes", a-t-elle dit.

La semaine dernière, des soldats et des policiers de la Minuad qui effectuaient une patrouille de routine sont tombés dans le nord du Darfour dans une embuscade tendue par des miliciens armés se déplaçant à bord d'une quarantaine de véhicules. Sept membres de la Minuad ont été tués et une vingtaine ont été blessés.

Un diplomate du Conseil de sécurité a déclaré mercredi que dans un compte-rendu fait à huis clos après l'attaque, Jean-Marie Guéhenno, chef des opérations de maintien de la paix de l'Onu, avait donné au Conseil de sécurité des détails établissant des liens entre les miliciens et le gouvernement soudanais.

Khartoum s'est défendu de toute implication. Son représentant permanent à l'Onu, Abdalmahoud Abdalhaleem, a imputé l'attaque à un groupe de rebelles du Darfour, la SLM Unity.

Aucune information n'a filtré sur les auteurs de l'attaque de mercredi.

Les responsables de l'Onu ont indiqué que le personnel de la Minuad était en état d'alerte depuis que Luis Moreno-Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale, a demandé que la CPI délivre un mandat d'arrêt à l'encontre du président soudanais Omar Hassan al Bachir, soupçonné de génocide au Darfour.

Louis Charbonneau, version française Nicole Dupont


Les Moudjahidine iraniens restent sur la liste noire de l'UE

AVEC YAHOO NEWS  http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080716/twl-union-iran-moudjahidine-38cfb6d.html

BRUXELLES (Reuters) - L'Union européenne annonce qu'elle maintient le mouvement d'opposition iranien des Moudjahidine du peuple sur sa liste de mouvements terroristes.

L'Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (Ompi) avait demandé aux Vingt-Sept son retrait de cette liste noire, le Parlement britannique ayant confirmé le mois dernier une décision de justice défavorable à son inclusion dans une liste de groupes interdits en Grande-Bretagne. L'UE a dit ne voir aucune raison de modifier la liste de 48 groupes faisant l'objet de blocages d'avoirs et d'autres sanctions en Europe. "Par conséquent, le Conseil a décidé de maintenir ces personnes, groupes et entités sur la liste", indique son journal officiel. Le maintien de l'Ompi sur la liste a été approuvé par les ministres de l'Agriculture de l'UE réunis mardi à Bruxelles. Le groupe est également interdit aux Etats-Unis. L'Ompi a d'abord été un mouvement d'opposition islamiste de gauche sous le défunt shah d'Iran, mais elle s'est ensuite brouillée avec les dirigeants chiites qui ont pris le pouvoir après la Révolution islamique de 1979. Selon des analystes occidentaux, le mouvement est peu implanté en Iran parce qu'il s'est joint aux forces irakiennes durant la guerre de 1980-88 entre les deux pays voisins. Il a contribué à révéler le programme nucléaire secret de l'Iran en 2002. Son aile politique, le Conseil national de la résistance de l'Iran (CNRI), dispose d'appuis limités en Europe. Une déclaration de soutien au CNRI a recueilli les signatures de 290 députés à l'Assemblée nationale française, qui compte 577 sièges, a déclaré mercredi à la presse le parlementaire de gauche Jean-Pierre Brard. David Brunnstrom et Mark John, version française Jean-Philippe Lefief, Philippe Bas-Rabérin

 (Suite)

Violences en Aghanistan: Karzaï accuse les services pakistanais

Le président afghan Hamid Karzaï  

 http://fr.news.yahoo.com/afp/20080714/twl-afghanistan-pakistan-violences-2elea-3caf257.html

KABOUL (AFP) - Le président afghan Hamid Karzaï a dénoncé lundi l'implication des services de renseignements pakistanais, "responsables de la violence, des meurtres et de la destruction" en Afghanistan.

"Nous avons prévenu le gouvernement du Pakistan et le monde et cela sera désormais répété par chaque membre de la nation afghane: la violence, les meurtres, les destructions qui affectent l'Afghanistan sont perpétrés par les services de renseignements pakistanais", a affirmé le président.

"Nous ne cesserons de le répéter jusqu'à ce que nous les chassions hors de notre pays", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le président afghan s'exprimait à propos de récentes attaques, notamment un attentat suicide qui a tué 24 personnes dans la province d'Orouzgan (sud), l'assassinat revendiqué par les talibans de deux femmes accusées de travailler pour la police dans la province de Ghazni (centre) et un attentat suicide visant l'ambassade d'Inde qui a tué au moins 41 personnes à Kaboul le 7 juillet.

"Nous savons qui a tué des innocents commerçants, des étudiants et des policiers en Orouzgan, nous savons qui a tué deux femmes opprimées à Ghazni, nous savons qui a martyrisé des habitants de Kaboul", a affirmé le président, en référence aux services pakistanais.

Les relations entre l'Afghanistan et le Pakistan, deux pays voisins, sont tendues depuis des années, les autorités afghanes accusant Islamabad de ne pas faire suffisamment d'efforts pour empêcher des talibans afghans et des combattants d'Al-Qaïda de pénétrer en Afghanistan.

Le 15 juin, Hamid Karzaï avait adressé une sévère mise en garde au Pakistan, revendiquant le droit "au nom de la légitime défense", d'aller y "détruire les repaires de terroristes" et se posant en défenseur de la communauté pachtoune présente des deux côtés de la frontière.

Le Pakistan, de son côté, estime que Kaboul et les forces internationales, incapables de vaincre les talibans en Afghanistan, sont à l'origine de leur repli en territoire pakistanais et des violences qui ensanglantent le Pakistan.

http://fr.news.yahoo.com/photos/diaporamas/pakistan-photos.html

 (Suite)

Ban Ki-moon: Khartoum doit assurer la sécurité des personnels de l'ONU

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon 

NEW YORK (Nations unies) (AFP) - Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon attend du Soudan qu'il assure la sécurité des personnels des Nations unies après la demande d'une inculpation du président Omar el-Béchir pour crimes au Darfour, a indiqué lundi son service de presse.

Dans un communiqué, Ban Ki-moon souligne que la Cour pénale internationale (CPI) "est une institution indépendante et que les Nations unies doivent respecter l'indépendance du processus judiciaire".

Indiquant que les opérations de maintien de la paix de l'ONU au Soudan se poursuivront, le communiqué ajoute que M. Ban "attend du gouvernement du Soudan qu'il continue à coopérer pleinement avec les Nations unies, tout en remplissant son obligation d'assurer la sécurité des personnels et des biens de l'ONU sur son territoire".

Le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo, a réclamé lundi à La Haye aux juges de la CPI d'émettre un mandat d'arrêt contre le président Béchir pour "génocide" au Darfour (ouest du Soudan).

Depuis 2003, les affrontements entre forces gouvernementales et mouvements rebelles au Darfour ont fait jusqu'à 300.000 morts et déplacé 2,2 millions de personnes, selon l'ONU. Khartoum parle de quelque 10.000 morts.

avec yahoo news http://fr.news.yahoo.com/afp/20080714/twl-onu-cpi-soudan-darfour-conflit-lead-f8fd361.html

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 (Suite)

Première promotion d'une force de sécurité féminine en Irak

Par Maya Alleruzzo AP -

AL ABARA, Irak - Quelque 70 femmes voilées de noir de la tête aux pieds se sont rassemblées dans un poste de police de l'est de l'Irak dimanche pour recevoir leur diplôme de "Filles d'Irak". Cette nouvelle force de sécurité est chargée de faire cesser les attentats-suicide commis par des femmes dans la province de Diyala. 

Un total de 130 volontaires ont suivi une formation de cinq jours avant de rejoindre les rangs des quelque 80.000 "Fils d'Irak" volontaires pour assurer la sécurité dans le pays aux cotés des troupes américaines. Contrairement à leur collègues, elles ne portent cependant pas d'armes.

Le capitaine américain Charles Knoll, commandant de l'unité responsable de la sécurité dans plusieurs villes de la vallée de la Diyala, a expliqué que le programme avait été conçu en réponse au nombre croissant de femmes kamikazes dans la province. Plus de neuf attentats-suicide ont ainsi été commis par des femmes cette année, et une vingtaine à l'échelle du pays. Or des hommes peuvent difficilement fouiller des femmes.

Les trois quarts de ces "Filles d'Irak" sont des veuves de policiers irakiens tués par Al-Qaïda, selon le lieutenant-colonel Sattar Jabbar, qui dirige le poste de police d'Al-Abara, et espère que ces agentes sauront aussi recueillir de précieux renseignements dans la population.

"Nous voyons des policières en Amérique et nous voulons être comme elles. Nous voulons employer toute notre force à aider notre pays", explique l'une des volontaires, Shahla Hassan Alwan, une veuve de 35 ans, mère de six enfants. Comme beaucoup d'autres, elle espère que son engagement dans la force deviendra un travail durable. D'autres, comme Salimah Hafeth Hassan, 35 ans, faisaient partie de l'armée irakienne de Saddam Hussein. "Si je n'aide pas mon pays, qui le fera?", souligne-t-elle. AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080713/twl-irak-securite-femmes-1def439.html


Sarkozy se rendra à Damas en septembre et se veut le facilitateur du processus de paix engagé par Israël et les Etats Unis

Par Sophie Tétrel AP - il y a 2 heures 7 minutes

PARIS - A la veille du sommet de l'Union pour la Méditerranée, Nicolas Sarkozy a annoncé samedi qu'il se rendrait à Damas en septembre, alors que la dernière visite d'un chef de l'Etat français datait de 2002. Le président veut développer de "nouvelles relations" entre les deux pays mais a souligné que le rapprochement dépendrait "des preuves et des faits". 

La visite, prévue pour "avant la mi-septembre 2008", selon un communiqué commun franco-syrien, a été décidée pendant un entretien entre le chef de l'Etat français et son homologue syrien Bachar el-Assad. Elle sera précédée d'un déplacement à Paris du vice-Premier ministre syrien Abdallah Dardari les 21 et 22 juillet, et d'une visite à Damas du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner.

En outre, en tant que président français de l'Union européenne, M. Sarkozy "engagera les procédures appropriées en vue de la signature de l'accord d'association entre l'Union européenne et la Syrie, et du lancement du processus de ratification aussi tôt que possible".

"Nous entamons de nouvelles relations, pas pour quelques jours, pas pour quelques semaines, des relations structurelles, stratégiques", a expliqué Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse commune avec le président syrien, son homologue libanais Michel Sleimane et l'émir du Qatar Cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani. 

"La vitesse du développement de ces relations sera fonction, non plus des discours, des promesses, des paroles, mais des preuves et des faits, d'un côté comme de l'autre", a-t-il prévenu. Et d'insister fortement à l'intention de Bachar el-Assad: "c'est un choix politique important que j'ai fait" avec l'invitation à Paris, et "je suis sûr qu'il sera à la hauteur de cette invitation et de cette confiance".

La réunion de Paris marque le retour sur la scène internationale de la Syrie, ostracisée depuis l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri en février 2005. Les progrès politiques au Liban et l'ouverture de négociations indirectes entre la Syrie et Israël ces derniers mois ont incité le président français à renouer le contact et inviter son homologue syrien au sommet de l'Union pour la Méditerranée.

Au-delà des relations bilatérales, la France peut espérer y gagner un poids plus important dans la région. Bachar el-Assad a ainsi demandé "à ce que la France soit partie prenante le jour où des négociations directes (avec Israël) auront lieu, aux cotés des Etats-Unis, comme parrain, témoin, aide, médiateur de ces négociations".

Le président syrien juge toutefois que le gouvernement américain actuel "n'est pas intéressé par le processus de paix". "Nous n'allons pas débattre (du passage à des négociations directes) avant l'arrivée d'une nouvelle administration américaine", a-t-il expliqué, en ajoutant qu'il n'était pas censé en parler...

Signe de ces nouvelles relations, le président français s'est vu confier l'annonce de la prochaine ouverture de représentations diplomatique syrienne au Liban et libanaise en Syrie.

Il a par ailleurs demandé à Damas de "convaincre l'Iran" "d'apporter les preuves" du caractère uniquement civil de son programme nucléaire. Mais si Bachar el-Assad a promis de transmettre à Téhéran, il a dit penser que "l'Iran n'a aucune intention de posséder l'arme nucléaire" et a réaffirmé sa préférence pour "une solution politique".

"Sur le chemin de la paix et de la confiance, il y a encore beaucoup de travail à faire", a estimé Nicolas Sarkozy, mais la réunion des dirigeants israélien, palestinien, syrien et libanais, "c'est déjà quelque chose qui marque un très grand tournant, à la fois pour cette région du monde, et pour l'influence de la France, pour l'influence de l'Europe et, j'espère, pour le bien de tous". AP

http://fr.news.yahoo.com/ap/20080712/twl-france-syrie-1ere-synthese-1be00ca.html


L'Iran tire des missiles en pleine crise sur le nucléaire

 Par Farhad POULADI AFP - il y a 54 minutes

TEHERAN (AFP) - Les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime islamique de Téhéran, ont tiré mercredi un missile capable d'atteindre Israël, provoquant l'inquiétude internationale au moment où Américains et Israéliens n'écartent pas l'option militaire dans la crise du nucléaire iranien.

Selon la chaîne de télévision iranienne en arabe Al-Alam, neuf missiles ont été lancés dans le cadre de manoeuvres, notamment un "Shahab 3 équipé d'une charge conventionnelle, d'un poids d'une tonne et d'une portée de 2.000 km", soit deux fois la distance séparant la frontière ouest de l'Iran d'Israël.

La chaîne iranienne en anglais Press-TV a diffusé des images du lancement du Shahab 3 dans une zone désertique non identifiée d'Iran.

Selon l'agence Fars, le missile, dont les premiers tests remontent à 2006, emportait une "tête à fragmentation" permettant d'effectuer "une sorte de bombardement (...) des bases militaires, des lieux de regroupement des soldats et des navires ennemis".

Ces tirs interviennent dans une période de tension croissante avec l'Occident alors que Téhéran refuse de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium soupçonné de servir des ambitions militaires.

Du sommet du G8 au Japon, les Etats-Unis ont demandé la fin du programme de missiles balistique de Téhéran, qui selon eux "peuvent être utilisés comme vecteur militaire pour une éventuelle arme nucléaire".

"La production de missiles balistiques par l'Iran constitue une violation des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et est totalement incompatible avec les obligations de l'Iran" envers la communauté internationale, a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe.

"C'est la preuve que la menace d'un missile iranien n'est pas le fruit de l'imagination", a renchéri la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice en visite en Bulgarie, en référence au projet américain d'installer un bouclier antimissile en Europe de l'Est.

Israël, assurant ne rechercher "ni le conflit ni les hostilités avec l'Iran", a exprimé ses inquiétudes. "Personne au sein de la communauté internationale ne devrait rester indifférent aux programmes nucléaire et balistique iraniens", a déclaré le porte-parole du Premier ministre Ehud Olmert, Mark Regev.

La France a accueilli "avec préoccupation" l'annonce du tir du missile iranien, estimant que ces essais ne "peuvent que renforcer les inquiétudes de la communauté internationale". L'Allemagne a pour sa part appelé Téhéran à renoncer à "toute tentative d'intimidation". Berlin a regretté un "geste de mauvaise volonté" de l'Iran alors que les grandes puissances examinent la réponse iranienne à une offre de coopération en échange de la suspension de ses activités nucléaires les plus sensibles.

Selon l'agence Fars, le haut représentant diplomatique de l'Union européenne Javier Solana se rendra le 19 juillet en Iran pour discuter de ce dossier. La porte-parole de M. Solana, Cristina Gallach, s'est refusée à confirmer cette date, parlant seulement d'une rencontre avec des responsables iraniens "avant la fin du mois de juillet".

Les Gardiens de la révolution ont commencé lundi des manoeuvres intitulées Grand Prophète III dont l'objectif est d'améliorer leurs "capacités de combat".

Des navires britanniques et américains avaient de leur côté achevé mardi cinq jours de manoeuvres dans le Golfe visant à protéger des installations pétrolières, selon la 5e flotte américaine basée à Bahreïn.

Le chef d'état-major de l'armée iranienne avait averti samedi que son pays fermerait le détroit d'Ormuz, à l'entrée du Golfe, par où transite environ 40% du pétrole mondial, si ses intérêts étaient en jeu.

Mardi, l'Iran avait menacé de "mettre le feu" à Tel-Aviv et à la flotte américaine dans le Golfe en cas d'attaque contre ses installations nucléaires.

Washington a minimisé ces menaces et répété mardi vouloir régler le conflit par la voie diplomatique. Mais les Etats-Unis, comme Israël, n'ont pas exclu un recours à la force pour empêcher l'Iran d'acquérir la bombe atomique.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080709/twl-iran-politique-nucleaire-armee-prev-c80dbcf.html


Condoleezza Rice en Géorgie, sur fond de bras de fer russo-américain

Par Irakli METREVELI AFP -

TBILISSI (AFP) - La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice est arrivée mercredi soir en Géorgie, devenue un allié-clef des Etats-Unis qui ont appelé Moscou à la "neutralité" dans la crise opposant Tbilissi à ses territoires séparatistes 

Mme Rice devait dans la soirée participer à un dîner avec le président pro-occidental Mikheïl Saakachvili, au pouvoir depuis 2004 et dont les velléités de faire entrer son pays, une ancienne république soviétique, dans l'Otan suscitent l'ire de la Russie.

Le chef de la diplomatie américaine devrait notamment discuter avec les Géorgiens de la situation dans leurs provinces indépendantistes, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud, en proie presque quotidiennement à des violences dont elles imputent la responsabilité à la Géorgie qui dément toute implication.

Trois policiers géorgiens et deux soldats abkhazes ont ainsi été blessés par balle au cours de heurts mercredi dans les gorges de Kodori, une zone en partie contrôlée par les séparatistes abkhazes et en partie par les forces géorgiennes.

Moscou et Tbilissi ont par ailleurs échangé, le même jour, des accusations de survol par des avions de combat -géorgiens pour les uns, russes pour les autres- de l'Ossétie du Sud, en violation d'un cessez-le-feu.

Le déplacement en Géorgie de Mme Rice intervient dans un contexte d'attaques verbales de Moscou à l'encontre du gouvernement américain de plus en plus virulentes.

Dernière illustration en date, la Russie a accusé mercredi dans un communiqué les Etats-Unis de "couvrir les provocations" en Abkhazie et en Ossétie du Sud.

Une réponse implicite à Mme Rice qui avait sévèrement critiqué, la veille, l'attitude de Moscou envers Tbilissi.

"Nous avons dit que la Géorgie et la Russie doivent éviter toute attitude provocante, mais, franchement, ce que les Russes ont fait ces dernières semaines a alimenté les tensions dans la région", avait dit la secrétaire d'Etat américaine.

"Les agissements de la Géorgie (...) risquent de conduire la région au seuil d'un nouveau conflit armé avec des conséquences imprévisibles", a semblé lui rétorquer mercredi la diplomatie russe.

Les Géorgiens, par la voix de leur ministre des Affaires étrangères Eka Tkechelachvili, ont à leur tour, quelques heures plus tard, reproché aux Russes de "délibérément provoquer l'escalade" en Abkhazie et en Ossétie du Sud.

Quant au secrétaire général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer, il a qualifié mercredi les accusations adressées par Moscou à Tbilissi de "rhétorique inutile".

Tout cela au lendemain de la menace de la Russie de "réagir", en mettant en place de "la technologie militaire", à un éventuel début de déploiement d'une défense antimissile américaine à proximité de son sol.

"Si, près de nos frontières, débute le déploiement réel d'un système de défense antimissile stratégique américain, alors nous serons obligés de réagir non pas de façon diplomatique, mais par des méthodes techniques militaires", a assuré le ministère des Affaires étrangères.

La signature mardi de l'accord entre les Etats-Unis et la République tchèque sur cette question "nous afflige beaucoup", a pour sa part indiqué mercredi au Japon le président russe Dmitri Medvedev, ajoutant que son pays n'allait pas succomber à "l'hystérie", mais "réfléchir à des mesures de rétorsion".

La Maison blanche venait d'affirmer que la Russie et l'Europe devaient être traitées en "partenaires égaux" dans l'installation du bouclier antimissiles.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080709/twl-russie-usa-georgie-ossetie-abkhazie-d9fddae.html


Moscou et Londres cherchent à améliorer des relations tendues au sommet du G8

Reuters - il y a 1 heure 9 minutes

TOYAKO, Japon (Reuters) - Les relations entre la Russie et la Grande-Bretagne sont au plus bas depuis la Guerre froide et la première rencontre officielle, lundi, entre le président Dmitri Medvedev et le Premier ministre britannique, Gordon Brown, n'a pas contribué à leur réchauffement.

Les deux hommes ont eu un entretien en marge du sommet du G8, qui se tient sur l'île d'Hokkaido, dans le nord du Japon. Au-delà du protocole - poignées de main et sourires devant les caméras -, rien ne semble avoir permis de résoudre les différends qui empoisonnent les relations bilatérales. Ils portent notamment sur la présence en Russie du British Council, qui y est confronté à des difficultés fiscales. Mais ils concernent surtout l'avenir de la coentreprise pétrolière TNK-BP, filiale à 50-50 de BP et de quatre milliardaires russes ou d'origine russe. Ceux-ci reprochent au P-DG de l'entreprise, qui produit le quart du pétrole extrait par BP, de privilégier les intérêts britanniques. Après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en 2000, le climat des relations entre Londres et Moscou était jugé cordial. Il s'est détérioré ensuite au fil des critiques émises par la Russie contre l'accueil en Grande-Bretagne d'adversaires du Kremlin comme le magnat Boris Berezovsky. La mort par empoisonnement à Londres d'Alexandre Litvinenko, un autre opposant, et le refus de Moscou en 2006 d'extrader la personne jugée coupable n'ont fait qu'alourdir le contentieux. Durant l'entretien, Medvedev a proposé "d'oeuvrer à placer les relations à un niveau normal", a indiqué le conseiller pour les affaires étrangères du président russe, Sergueï Prikhodko. Le chef du Kremlin "a attiré l'attention de Brown sur la nécessité d'adopter une approche de la coopération qui soit à long terme", a ajouté Prikhodko. Brown, pour sa part, "a évidemment évoqué les trois principaux problèmes que nous avons avec la Russie, à savoir l'affaire Litvinenko, ce qui a trait à BP et le British Council", a déclaré son porte-parole. "Il va de soi que nous ne résoudrons pas toutes ces questions à la faveur d'une seule rencontre", a-t-il ajouté. David Clarke et Oleg Shchedrov, version française Gilles Trequesser

http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080707/twl-g8-russie-gb-bd5ae06.html