Romandie.com
 
Créer un blog | Noter ce blog | Signaler un abus
 
| Autre blog ? >>  

3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Et si s'en prenant à la politique de colonisation d'Israël le 31 janvier dernier Berlusconi voulait s'en prendre à ceux qui ont éliminé le passeur d'armes entre Gaza et l'Iran ?

Assassinat d'un chef du Hamas : le mystère demeure

Par Denis BRUNETTI, correspondant permanent au Proche-Orient, le 04 février 2010 à 11h19, mis à jour le 04 février 2010 à 11:52

Deux semaines après, l'assassinat à Dubaï de Mahmoud Al Mabhouh, chargé de l'approvisionnement d'armes entre Gaza et l'Iran, suscite encore bien des questions.

Mahmoud Al Mabhouh, l'un des chefs du Hamas, assassiné à Dubaï le 20 janvier.

Le 20 janvier dernier, le corps de Mahmoud Abdel Raouf Al Mabhouh, 50 ans, a été découvert dans sa chambre du Bustan Rotana Hotel à Dubaï, un établissement luxueux. Un petit panneau "ne pas déranger" était accroché à la porte. Son corps portait apparemment des traces de strangulation ou d'étouffement, un oreiller était taché de sang. Son frère Faeq  a déclaré qu'il y avait également des traces d'électrocution -peut-être l'utilisation d'un Taser.
 
Mahmoud Al Mabhouh n'était pas n'importe qui : c'était l'un des co-fondateurs des brigades Ezzedine Al Qassam,  la branche militaire du Hamas. Il a connu plusieurs fois les prisons israéliennes.  Dans les années 80, il a notamment été accusé de l'enlèvement de deux soldats de Tsahal, retrouvés morts par la suite. En 1989, il s'est enfui de Gaza pour s'exiler à Damas où réside la direction du Hamas en exil. Surtout, il était chargé dernièrement de l'approvisionnement en armes de Gaza, et en particulier du flux venant d'Iran. Son voyage à Dubaï n'était pas le premier. Il était généralement accompagné de gardes du corps. Mais le 19 janvier, il semble que ces derniers n'aient pas trouvé de place dans l'avion quand il a pris son vol Emirates Damas-Dubaï. Ils ne devaient donc le rejoindre que le lendemain.

Passeports européens
 
Ils n'en auront pas eu le temps. L'assassinat a en effet lieu le 20 janvier, avant leur arrivée. Mais il n'a été annoncé que le 29 janvier. Pourquoi avoir attendu ? Sans doute pour les besoins de l'enquête. Car, sitôt la nouvelle révélée, la police de Dubaï annonce avoir des éléments importants. Les auteurs auraient laissé un indice "permettant de les retrouver". Pendant quelques jours, on parle même de chasse à l'homme. Le général  Dahi Khalfan, le chef de la police, déclare que les assassins sont un commando de sept personnes, détenteurs de passeports européens. Interpol est prévenu. Les Etats européens dont sont issus les passeports sont mis à contribution.

La police de l'émirat croit également savoir que Mahmoud Al Mabhouh était suivi avant même son arrivée et qu'il a ouvert lui-même la porte à ses tueurs. Finalement, les enquêteurs indiquent que la cause de la mort serait "l'étouffement, peut-être la strangulation". Mais elle ne reprend pas les rumeurs sur un empoisonnement -certains médias arabes et internationaux avaient évoqué des analyses de sang qui, envoyées à Paris, auraient révélé la trace de poison.

Satisfaction en Israël

Très vite, le nom du Mossad est avancé. Le général Dahi Khalfan confirme que les services secrets extérieurs israéliens sont bien "l'une des pistes". Un site web israélien, Inyan Merkazi, croit savoir qu'une équipe de quatre agents secrets aurait exécuté l'opération, obtenant "des renseignements précieux" avant de quitter la chambre d'hôtel. Un autre média arabe affirme que les documents de Mahbouh ont été photographiés. A-t-il  été interrogé, voire torturé, pour livrer des secrets sur l'acheminement des armes entre l'Iran et Gaza ?

La réaction des médias israéliens et même de plusieurs ministres est en tout cas d'applaudir à la "liquidation" dès l'annonce de l'assassinat. "Encore un coup porté à l'Axe du Mal", titre le Jérusalem Post. Le grand quotidien Yediot Aharonot fait sa Une sur "les héros de l'ombre". Le gouvernement israélien ne fait aucun commentaire officiel, mais un journaliste du Haaretz écrit : "il n'a aucune raison de reconnaitre que des agents du Mossad ont liquidé ou non Al Mabhouh. Mais les sourires des ministres disent tout". De son côté, le Hamas, par la voix de son chef politique Khaled Mechaal, accuse l'Etat hébreu et promet de se venger, "en lieu et temps appropriés".

Un Etat arabe ?
 
Pourtant, au bout de deux semaines, et après de nombreuses rumeurs médiatiques,  la prudence reste de mise.  Le général Dahi Khalfan a lui-même précisé que le Mossad n'était pas la seule piste. Certains maintenant imaginent aussi des services secrets arabes comme les auteurs puisque Israël n'est sans  doute pas le seul Etat de la région à s'inquiéter de la filière Iran-Gaza. Un dirigeant du Hamas, Abou Marzouk, déclare même désormais que "certaines histoires lancées par la presse israélienne et reprises par les médias internationaux sont loin de la vérité". Et précise que "Al Mabhouh était suivi par plusieurs parties".
 
Si le Hamas impute globalement l'assassinat de son cadre militaire à Israël, il ne s'agirait pas en tout cas de la première "liquidation" de dirigeants. En 2004, le chef spirituel du mouvement islamiste, le cheikh aveugle Ahmed Yassine, avait ainsi été tué par un missile. En 1996, Yehya Ayache, l'artificier du Hamas, surnommé l'Ingénieur, avait quant à lui assassiné avec un téléphone portable piégé. Cependant en 1997, à Amman, la capitale jordanienne, le Mossad avait tenté d'assassiner Khaled Mechaal en l'empoisonnant dans la rue. L'opération avait lamentablement échoué et s'était transformée en un scandale diplomatique entre la Jordanie et Israël, qui avait même dû envoyer le contre-poison pour guérir le dirigeant du Hamas.

 

Toute l'actualité du Proche-Orient
avec le blog de Denis Brunetti

Par Denis BRUNETTI, correspondant permanent au Proche-Orient le 04 février 2010 à 11:19
Ecrire un commentaire
Commentaire personnel : C'est tout simplement une question qui est posée en titre de l'article car c'est bien la première fois que nous entendons le Duce prendre une telle position comme s'il voulait reprendre les rênes du pouvoir après quelques semaines de repos compensateurs et redynamisants.

Le sommet de Davos, la réunion du groupe des 20, les nouvelles images de l'Italie sous opération chirurgicale et historique

Voici qu'à l'approche du sommet de Davos qui précède la rituelle réunion des 20, présidée cette année par le président Sarkozy, A cette occasion nous avons été gratifiés par une nouvelle image du président Berlusconi le nouveau Duce qui conduit la botte italienne d'une main de maître.

En effet après l'agression qui aurait pu être orchestrée par la victime lui-même comme le souligne de nombreux habitués des méthodes médiatiques du nouveau Duce , nous retrouvons les images d'un Berlusconi rayonnant de santé le sourire en forme de banane aux lèvres. Plus rien ne transparaît de son agression du dimanche 13 décembre, et pour cause : ce septuagénaire a subi une énième opération chirurgicale pour maintenir la jeunesse de cette icône dirigeant des média qui le portent aux nues.

voir l'article sur l'agression http://lci.tf1.fr/monde/europe/2009-12/berlusconi-frappe-d-un-coup-de-poing-5592345.html

l'image du Duce après l'agression Sylvio Berlusconi agressé par un déséquilibré de 42 ans avec une statuette réplique miniature du Dôme de Milan, qui avait un socle métallique. Dans sa poche de son blouson, il avait également un crucifix et un spray lacrymogène dans la poche de son blouson à la sortie d'un meeting du parti du peuple le 13 décembre 2010

Image du même homme à la sortie des soins esthétiques avant d'aller au Tribunal (une légère opération aurait-elle fait oublier ces vilaines rides dans le cou, effacer l'affaissement des pommettes et remonter lèvres et menton ? humm à vous de voir) Après l’hôpital, retour au tribunal pour Silvio Berlusconi

 

Un mois après son agression, deux procès doivent reprendre contre Silvio Berlusconi. Le premier pour corruption de témoin (affaire Mills), dont l’audience est programmée ce vendredi. L’autre pour fraude fiscale (affaire Mediaset) doit recommencer lundi prochain.

Le président du Conseil italien a notamment qualifié de "calomnies" des articles de presse affirmant que le conseil des ministres adopterait un décret-loi lui permettant de suspendre pendant au moins deux mois les procédures judiciaires à son encontre.
En revanche, il a annoncé le vote la semaine prochaine par le parlement — où il dispose d’une solide majorité — d’un projet de réforme de la justice qui, selon certains médias, pourrait aboutir à une prescription des poursuites lancées contre lui.

Silvio Berlusconi se dit victime de multiples attaques politiques et personnelles et d’"agressions" venant de la magistrature qu’il a jugées "comparables voire pires" à l’attaque qu’il a subie à Milan il y a exactement un mois. "On m’attaque sur le plan politique et, sur le plan judiciaire, comme vous pouvez le voir, les agressions sont comparables à celle de la place de la cathédrale (de Milan) voire pires", a déclaré devant la presse M. Berlusconi, après avoir présidé son premier conseil des ministres depuis son agression.

"Maintenant il ne leur reste plus qu’à m’attaquer physiquement comme ils ont commencé à le faire mais ils n’auront pas le dessus", a-t-il lancé à l’adresse de ses adversaires. M. Berlusconi a affirmé disposer d’un large soutien des Italiens : "67% pour le président du Conseil et autour de 50% pour le gouvernement", selon des sondages qu’il a fait réaliser ces derniers jours.

Le 13 décembre, après un meeting politique, il avait reçu en plein visage une réplique de la cathédrale de Milan, lancée par un déséquilibré et avait passé quatre nuits à l’hôpital avec le nez fracturé, deux dents cassées et une blessure à la lèvre. Il avait ensuite suivi scrupuleusement les recommandations de ses médecins s’abstenant de toute sortie publique jusqu’à fin décembre. Depuis lundi, il est de retour à Rome.

 http://www.france-info.com/monde-europe-2010-01-15-apres-l-hopital-retour-au-tribunal-pour-sylvio-berlusconi-392345-14-15.html

=======================================================

article du 13 janvier sur actualité politique

Silvio Berlusconi est né le 29 eptembre 1936 à Milan, et est un homme d'affaire et homme politique Italien.
Président du Conseil (1994-1995 et 2001-2006), il est nommé pour la 3e fois à ce poste par Giorgio Napolitano, le 8 mai 2008, suite à la victoire du Peuple de la liberté aux élections législatives.
Silvio Berlusconi serait le deuxième homme le plus riche d'Italie et le 70ème plus riche au monde, avec des actifs estimés à 6,5 milliards de dollars américains.
En 1960 Silvio Berlusconi commence sa carrière comme entrepreneur dans le domaine du bâtiment et comme promoteur associé avec Pietro Canali.
En 1978, il inaugure « Telemilano », la télévision câblée de Milano 2 qui diffuse ses émissions dans toute la Lombardie, puis fonda la Fininvest, société mère du groupe, à laquelle seront rattachées toutes ses activités dans le secteur de la télévision.
En 1980, il fonde Canale 5, la première chaîne de télévision privée à l’échelle nationale,rachète les chaînes Italia 1 au groupe Rusconi (1982) et Rete 4 au groupe Mondadori (1984) puis s’élargit en Europe : il lance la Cinq en France (1986), puis Telefünf en Allemagne (1987) et Telecinco en Espagne (1989).
En 1986, il achète le club de football Milan AC.
Il entre également chez l’éditeur Mondadori en 1989, avec la Medusa et Cinema 5, il devient également le premier producteur et distributeur de cinéma italien.
Il décide d'entrer en politique en 1994 et se présente alors aux élections législatives, mais, peu de mois après, il est contraint de démissionner de ses fonctions de chef de gouvernement, à cause de la défection de son allié, la Ligue du Nord (Lega Nord) qui passe à l'opposition.
Il est élu, deux ans plus tard, député au Parlement européen.
En juin 2001, il retrouve les fonctions de président du Conseil, depuis c'est le président du Conseil dont le mandat est le plus long de toute l’histoire de la République italienne (4 ans, 11 mois et 5 jours).
Avec le départ du gouvernement de deux partis en 2005,il traverse la crise la plus grave.En avril 2005,le président de la République le charge de former un nouveau gouvernement.Il présente sa liste de 26 ministres du gouvernement Berlusconi bis, avec fort peu de changements.
En 2008,Silvio Berlusconi devient président du Conseil italien. À ce poste, il s'implique en faveur du relogement des victimes du tremblement de terre de 2009 à L'Aquila.
http://actupolitique.net/silvio-berlusconi/2010-01-13.html

La justice selon Berlusconi - Le bon plaisir

Serge Truffaut   13 janvier 2010  Europe
Après quatre semaines d'absence consécutive à une agression commise par un détraqué, Silvio Berlusconi a repris son poste de premier ministre. Dans un premier temps, il a annoncé une réforme fiscale à venir sans en exposer les principales lignes. Puis, il fait l'impasse sur les violences raciales dont les travailleurs saisonniers ont fait les frais dans le sud de l'Italie la semaine dernière. Bon. Pour faire court, soulignons qu'il a accordé temps et énergie à peaufiner les contours d'une loi qui étouffera toutes les poursuites dont il est le sujet.

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++ 

L'ITALIE L'ART ET LA JUSTICE FONT BON MENAGE

 Berlusconi – Annulation du décret-loi pour les régionales mais la réforme de la justice continue. –
Le 13 janvier dernier, Silvio Berlusconi a finalement renoncé au projet de décret-loi qui lui aurait permis de geler ses procès jusqu’aux élections régionales de mars 2010. Il a par contre déclaré qu’il souhaitait poursuivre sa réforme de la justice et faire adopter la loi dite "procès courts". Cette dernière permettrait de réduire à 6 ans la durée des procès (recours en appel et cassation inclus). Dans le cas où la procédure serait plus longue, le procès serait purement et simplement annulé. Cette loi s’appliquerait uniquement à certains délits tels l’abus de biens sociaux, faux témoignage, corruption, faux et usages de faux, faux en bilan, trafic de déchets, etc. Actuellement le président du Conseil est impliqué dans deux procès : l’affaire Mills où il est poursuivi en première instance pour corruption de l’avocat Mills et l’affaire Mediaset où il est poursuivi pour fraude fiscale. Si le projet de loi de réforme de la justice venait à passer, Silvio Berlusconi pourrait voir ces procès annulés. Sara Fredaigue (www.lepetitjournal.com - Rome, Turin) lundi 18 janvier 2010.

Art – En 2009, près de 60.000 objets d’art récupérés par l’Italie. –
En 2009, la police italienne a récupéré 39.584 objets archéologiques pillés et 19.043 autres pièces pour une valeur de près de 165 millions d'euros. En 2008, le montant de récupération des pièces volées ou pillées était de 183 millions d’euros. Selon les autorités italiennes, le vol d’œuvres d’art aurait reculé en un an de 14,5% et le nombre de fouilles archéologiques illégales chuté de 238 en 2008 à 58 en 2009. Par contre, en 2009, le nombre de personnes arrêtées pour falsification d’œuvres d’art a augmenté de 400%. S.F. (www.lepetitjournal.com - Rome, Turin) lundi 18 janvier 2010.

Prison – Lancement d’un plan de sauvetage.-
Les prisons italiennes débordent. Avec une capacité de 44.066 places, elles accueillent actuellement 64.406 détenus au 4 janvier 2010. Fort de ce constat, un plan de construction de nouvelles prisons a été présenté au conseil des ministres du 13 janvier. Il devrait faire augmenter le nombre de places disponibles à 80.000. La réforme permettrait également aux prisonniers n’ayant plus qu’une année de prison à effectuer et à ceux ayant été condamnés pour délit non grave d’être placés en détention à domicile. S.F. (www.lepetitjournal.com - Rome, Turin) lundi 18 janvier 2010

http://www.lepetitjournal.com/content/view/52164/2375/

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

 

Miroir miroir dis-moi que je suis le plus beau

© EPA Le président du Conseil Italien s'implique dans la politique d'aménagement du territoire en Israël 31.01.2010.

Berlusconi: "La politique de colonisation d'Israël est une erreur"

(31/01/2010)

Le chef du gouvernement italien a fait cette déclaration à un quotidien israélien à la veille de sa visite officielle en Israël

Gaza: un ministre israélien en faveur d'une commission d'enquête


JERUSALEM "La politique de colonisation d'Israël (dans les territoires arabes occupés depuis juin 1967, ndlr) peut constituer un obstacle à la paix. En tant qu'ami, la main sur le coeur, je veux dire au peuple et au gouvernement d'Israël que persister dans cette politique est une erreur", a-t-il déclaré au quotidien Haaretz.

M. Berlusconi est attendu lundi en Israël avec huit de ses ministres pour une visite de trois jours durant laquelle il doit notamment s'exprimer à la tribune de la Knesset (Parlement).

Dans l'interview, M. Berlusconi se félicite par ailleurs d'avoir fait de l'Italie "l'ami européen le plus proche d'Israël". Preuve de ces liens privilégiés, une réunion conjointe des gouvernements israélien et italien doit se tenir à Jérusalem à l'occasion de cette visite.

Gaza: un ministre israélien en faveur d'une commission d'enquête



Un ministre israélien s'est prononcé dimanche pour la création d'une commission d'enquête indépendante sur le comportement de l'armée israélienne il y a un an durant la guerre à Gaza. "Nous devons créer une commission d'enquête non militaire et indépendante sur le comportement de Tsahal durant l'opération 'Plomb durci'" du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009, a affirmé à la radio publique israélienne Avishaï Braverman, ministre travailliste en charge des minorités.

Déclenchée pour stopper les tirs de roquettes contre Israël à partir de la bande de Gaza, contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas, l'opération a fait 1.450 morts palestiniens et 13 côté israélien. Le rapport du juge Richard Goldstone, commissionné par l'ONU, accuse Israël d'avoir enfreint les lois de la guerre et recommande la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) s'il refuse d'ouvrir une enquête "crédible".

"Tsahal est l'armée la plus éthique au monde, et le rapport Goldstone est truffé d'erreurs ou de faits falsifiés, mais nous n'avons pas d'autre choix que de nommer une telle commission d'enquête si nous voulons nous épargner des préjudices au niveau international", a poursuivi M. Braverman.

"De la sorte, nous permettrons à nos amis, notamment en Europe occidentale et aux Etats-Unis, de nous aider et nous n'apparaîtrons pas comme un pays refusant de se soumettre aux exigences de l'ONU", a-t-il encore dit.
Dans un rapport officiel, remis vendredi à l'ONU, Israël s'est efforcé de réfuter les accusations de la commission Goldstone, mais n'a jusqu'ici pas annoncé la création d'une commission d'enquête réclamée par l'ONU.

Le ministre de l'Information, Youli Edelstein, du parti Likoud (droite), a affirmé la semaine dernière que son pays refuserait de créer une telle commission, mais le gouvernement de Benjamin Netanyahu est partagé

 

La Dernière Heure 2010

http://www.juif.org/go-news-120011.php

===========================================================

A l'Aquila, que l'a-t-on vu le Duce et la représentante Allemande en visite sur les lieux lors du sommet du G8, peu de temps après le séisme, casque de chantier sur la tête dans l'entrebaîllement des vestiges d'une arche de porte en pierre (voir le fil sur l'Italie, nous avons probablement penser à en insérer cette photo marquante du désastre). Emouvant l'ensemble de la communauté internationale après le séisme du Sichuan la même année

Aujourd'hui un article fait le point sur la situation à l'Aquila. Le centre historique serait le nouveau centre touristique du pays à l'égal de Pompéi en souvenir du séisme de l'Aquila. Le dégagement des 4 millions de tonnes de gravats et cet aménagement prendra une décennie

AFP - 04/02/2010 à 13:46:13
Les tonnes de gravats transforment L'Aquila en ville morte

Des tonnes de gravats obstruent encore les rues de L'Aquila dix mois après le tremblement de terre qui a fait 299 morts dans cette ville du centre de l'Italie, empêchant le retour de ses habitants dans le centre historique, devenu une véritable ville morte

Quatre millions de tonnes de gravats doivent encore être évacuées et l'objectif pour 2010 est d'en extraire un million.
"Le problème est que ces gravats sont considérés comme des déchets et doivent être évacués en respectant certaines règles", explique à l'AFP Eugenio Carlomagno, cofondateur du Comité de sauvegarde de la vieille ville, forte de 2.000 membres. "Il y a des blocages bureaucratiques" , précise-t-il.
En attendant, des échafaudages de bois et de métal soutiennent les trésors d'architecture qui ornent le centre médiéval de la ville, destiné selon les experts à rester une zone en chantier pour les dix prochaines années.
Quant aux habitants, ils doivent prendre leur mal en patience.
"Il y a juste besoin de travaux de maçonnerie et de plomberie dans ma maison", raconte Patricia Colaci, une obstétricienne qui fait partie des dizaines de personnes vivant encore dans trois hôtels en périphérie de la ville.
Tout en se présentant comme une fervente supporter du chef du gouvernement Silvio Berlusconi, elle avoue que sa patience est à bout: "Le travail aurait déjà dû être fait, ils ont eu assez de temps, (habiter à l'hôtel) représente un grand gaspillage".
Des milliers d'autres habitants vivent dans des hôtels sur la côte adriatique, mais plus personne n'est logé dans des tentes depuis fin novembre.
En septembre, les premières maisons en dur ont été livrées dans un grand déploiement médiatique par Silvio Berlusconi aux habitants du village martyre d'Onna, proche de L'Aquila, dont la population a été décimée par le séisme.
Selon la protection civile, 30.000 personnes ont par ailleurs quitté la région, rappelle M. Carlomagno, qui note aussi que 70% des appartements du centre historique étaient des résidences secondaires appartenant notamment à des Romains. L'Aquila est à une heure de voiture de la capitale.
"L'Aquila deviendra une ville-dortoir avec les habitants qui vivent dans des maisons neuves en périphérie, tandis que le centre-ville se limitera aux administrations et aux monuments", se désole-t-il.
Lors d'une visite du centre dévasté, un responsable de la protection civile, Enzo Ariu, semble donner corps aux craintes des habitants en confirmant que les travaux de rénovation prendront au moins une décennie et qu'une partie du centre pourrait rester en ruines en mémoire du séisme.
"Ce serait un peu comme Pompéi, dans un certain sens", ajoute-t-il, en soulignant que la priorité sera donnée à la reconstruction des "sites politiquement sensibles, des monuments symboles de l'Aquila", comme la basilique.
"Dix ans d'attente, c'est trop long, et il n'y pas de véritable plan pour la ville", commente M. Carlomagno, qui déplore en outre la déformation des faits par les médias.
Il cite l'exemple de deux magasins ouverts en lisière du centre pour protester contre le lenteur des travaux : une chaîne de télévision les a présentés comme un symbole de la renaissance de la ville.
http://actu.orange.fr/a-la-une/les-tonnes-de-gravats-transforment-l-aquila-en-ville-morte_489059.html
(commentaire perso : Comme quoi ... après l'agression organisée qui a favorisé la nouvelle opération chirurgicale du Duce l'Italie refait une beauté de ses touristiques ruines grâce à la collecte des fonds publics et de la solidarité internationale, sur fond de lamentation et désolation nationale lol)
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
EN SAVOIR DAVANTAGE /

Reporters sans frontières s’est saisi du projet de décret législatif déposé par M. Paolo Romani, ministre délégué aux Communications. Rappelons que ce texte obligera les sites de diffusion de vidéos à obtenir un agrément. A défaut, ils pourraient être soumis jusqu’à 150 000 euros d’amende.
RSF, qui dénonce le choix du décret législatif plutôt que d’une loi qui reste elle, soumis au plein contrôle démocratique du Parlement, estime que « sous couvert de protéger les droits d’auteur, notamment les chaînes de télévision contrôlées par le premier ministre Silvio Berlusconi, le gouvernement s’arroge un contrôle direct sur les télévisions indépendantes diffusées sur le Web. Leur existence dépendrait alors d’une licence accordée par le ministère et non par un juge ».

D’une portée extrêmement large, le texte pourrait même installer un système d’autorisation préalable pour les internautes souhaitant uploader une vidéo sur YouTube, DailyMotion ou autre. Inacceptable pour l’organisation sensible à la liberté d’expression et de communication : « le décret en question instaure un système d’autorisation préalable à l’exercice de la liberté d’expression afin d’éviter d’éventuelles futures violations de droits protégées par la propriété intellectuelle. Cette disposition est en contradiction totale avec la conception de la Cour européenne des droits de l’homme de la liberté d’expression et avec l’article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ».

Le droit des libertés fondamentales se satisfait plus d’un système de contrôle a posteriori (qui sanctionne s’il y a abus) que d’un système de contrôle a priori (on sanctionne une intention d’expression que l’on présumerait coupable avant même qu’elle ne soit exécutée) : « Le décret instaure donc une censure des sites diffusant des vidéos : chacun ne doit être responsable que pour ce qu’il a dit et non pour ce qu’il va peut-être dire ».

Le texte va également étendre les pouvoirs de l'équivalent du CSA en Italie pour prendre des règlements nécessaires « pour donner effet aux limites et aux interdictions ».

Le décret a été présenté comme mettant en œuvre la directive de 2007 dite directive « Services de médias audiovisuels sans frontières » qui gère les autorisations et les contraintes à imposer aux chaînes TV. Problème : jamais le texte européen n’a exigé l’extension d’un tel régime centralisateur au web communautaire. Au contraire, comme nous le montrions, il préconise (mais préconise seulement) de ne pas assimiler TV et internet ! Pour Google Italie, dont les propos ont été rapportés par The Canadian Press, « si je suis la BBC et que j'utilise le Web pour diffuser mon IPTV (protocole Internet de télévision), je suis dans le périmètre de la directive. Si je suis un utilisateur qui met sur YouTube une vidéo de l'anniversaire de mon fils, je ne suis pas dans le périmètre de la directive. »

Les dessous de ce texte pourraient avoir la saveur d’un petit règlement de compte. Le texte a été rédigé mi-décembre, alors que MediaSet, empire média de Berlusconi exigeait en même temps 500 millions euros de dommages-intérêts contre YouTube pour diffusion de contenus issus de son catalogue.

Rédigée par Marc Rees le lundi 25 janvier 2010 à 09h19 (9657 lectures
Berlusconi confond internet et TV pour contrôler les vidéos en ligne : http://www.pcinpact.com/actu/news/55102-controle-csa-rsf-italie-berlusconi.htm
===================================================================
A PROPOS DU SOMMET DE DAVOS précuseur du sommet du G20 (l'avenir du G8 étant compromis, non pas à cause de l'Aquila, mais rigueur économique oblige les "festivaliers" à réduire les rencontres) :

Silvio Berlusconi donné vainqueur des élections

 

Silvio Berlusconi, à la tête de l'alliance de droite, remporterait le Sénat et la Chambre des députés, selon les premiers résultats partiels et les sondages sorties des urnes.

La droite italienne dirigée par le milliardaire Silvio Berlusconi a largement remporté les élections législatives, en obtenant la majorité absolue au Sénat et à la Chambre des députés, selon les projections des instituts de sondage lundi et les premiers résultats partiels.

D'après les résultats du ministère de l'Intérieur portant sur environ 20% des bureaux de vote, la coalition de droite dirigée par Silvio Berlusconi obtient 45,47% des voix au Sénat contre 40,16% au centre gauche de Walter Veltroni, l'ex-maire de Rome.

La ligue du Nord en hausse
Selon une projection en sièges de l'Institut Piepoli, la droite a obtenu la majorité absolue au Sénat - 164 sur 315 - enjeu crucial du scrutin qui s'est déroulé dimanche et lundi, car le contrôle de cette chambre est indispensable pour gouverner. La droite est également donnée gagnante de 8,8 points à la Chambre des députés, selon l'institut Ipsos pour Mediaset.

Silvio Berlusconi a exprimé sa "profonde satisfaction" lors d'une conversation avec son principal allié Gianfranco Fini, selon l'agence Ansa.

Si la tendance se confirme, ce sera la troisième fois que Berlusconi, 71 ans, accèdera au pouvoir. En avril 2006, après un mandat de cinq ans et un bilan controversé, le magnat des médias avait été battu par son vieil adversaire de gauche Romano Prodi.

Pour son premier scrutin national, l'ex-maire de Rome, Walter Veltroni, 52 ans, a rassemblé, selon les projections, environ 33% des voix au Sénat, alors qu'il portait le lourd héritage des 20 mois du gouvernement Prodi qui a battu des records d'impopularité et dont l'image a été ternie par la crise des déchets à Naples. "Il s'agit d'un résultat moyen pour le PD, Veltroni espérait mieux", a estimé le politologue Stefano Folli.

Rompant avec les grandes coalitions hétéroclites de gauche, le PD est né de la fusion à l'automne dernier des ex-communistes et des catholiques de gauche.

Effondrement de la Gauche arc-en-ciel
La Ligue du nord (régionaliste et populiste) devrait réaliser un score bien meilleur qu'en 2006 en recueillant 8,3% des voix au Sénat, selon les projections d'Ipsos, contre 4,5% aux dernières législatives. "La Ligue a démontré qu'elle jouait un rôle déterminant et elle aura une influence primordiale" sur le gouvernement, a analysé le politologue Massimo Franco.

Le chef de la Ligue Umberto Bossi a récemment menacé de "prendre les fusils contre la canaille romaine" et a exploité pendant la campagne l'affaire Alitalia, défendant le maintien de l'activité de l'aéroport milanais de Milan-Malpensa face à celui de Rome.

L'Italie des valeurs (Idv) de l'ancien juge anti-corruption Antonio Di Pietro (2,3% en 2006), une formation alliée au PD au sein de la coalition de centre-gauche, obtiendrait environ 4,1% des voix au Sénat, selon Ipsos.

"La Ligue et l'Idv ont des positions populistes, proches de l'anti-politique. Au lieu de s'abstenir, certains électeurs les ont préférés aux grands partis", a déclaré à l'AFP Marco Tarchi, professeur de sciences politiques à Florence.

Ces élections ont été précédées par une montée de l'"anti-politique", illustrée par les succès rencontrés par le comique Beppe Grillo avec ses diatribes contre les partis et par le livre "La caste" qui dénonce les privilèges des élus.

Par rapport aux dernières législatives de 2006, la participation a baissé de 3,5 points à un peu plus de 80%, selon le ministère de l'Intérieur.

Selon les projections, la Gauche arc-en-ciel (communistes et Verts) a été laminée, ne recueillant qu'environ 3,5% des voix au Sénat contre 11,5% en 2006. "Elle s'est effondrée car son électorat a été très déçu par son attitude trop critique envers le gouvernement Prodi", selon Marco Tarchi.

Pendant la campagne, M. Berlusconi s'est bien gardé de faire des promesses inconsidérées alors que l'Italie est en panne de croissance. C'est la deuxième fois que les Italiens retournent aux urnes en l'espace de deux ans pour des législatives. Ces élections anticipées ont été provoquées par la chute fin janvier du gouvernement Prodi, dont la coalition de gauche avait été élue, théoriquement pour cinq ans, en avril 2006.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/silvio-berlusconi-donne-vainqueur-des-elections_472026.html

Le président français Nicolas Sarkozy ouvre mercredi la 40e édition du Forum économique mondial, à Davos (Suisse), dont les débats devraient être largement dominés par les projets de réforme du secteur financier. Plus de 2.500 patrons de grandes entreprise et responsables politiques - dont 30 chefs d'Etat et de gouvernement - sont attendus dans la station de ski des Grisons (est) jusqu'à dimanche. Sarkozy, qui sera le premier président français à s'exprimer à Davos, prononcera le discours inaugural vers 17 h 45.

Il parlera pour l'essentiel de "l'après-crise" et de la "régulation de la finance mondiale", ont indiqué ses services. Il y a un an le forum de Davos avait été dominé par la crainte d'une récession prolongée dans la foulée de la crise financière de 2008. Entre-temps, l'intervention massive des gouvernements et des banques centrales a permis de relancer l'activité. Plusieurs Etats, dont les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni, veulent maintenant faire avancer la réforme du système financier mondial afin d'éviter une nouvelle crise bancaire et se dirigent vers un contrôle plus serré du secteur. Une étude publiée mardi à Davos par le cabinet PriceWaterHouseCoopers montre que l'"excès de régulation" est désormais la plus grande préoccupation des patrons. Ils sont 37 % à se dire "très inquiets" à ce sujet contre 18 % il y a un an, selon l'étude réalisée auprès de 1.198 chefs d'entreprise dans 52 pays.

Outre Sarkozy, le forum accueillera, entre autres, les présidents brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, mexicain Felipe Calderon, sud-africain Jacob Zuma et afghan Hamid Karzaï, ainsi que le Premier ministre espagnol José Luis Zapatero. Après avoir brillé par leur absence en 2009, les banquiers seront nombreux cette année et tenteront de répondre aux critiques sur leur rémunération et le retour des bonus spectaculaires. La reconstruction à Haïti figure au menu des débats de mercredi de même que les pandémies, les maladies chroniques, la mondialisation, la sécurité énergétique ou encore les "nouveaux consommateurs".
COMMENTAIRE PERSO / les nouveaux consommateurs ou vidéastes sur internet dans la ligne de mire du président Berlusconi ? Humm ?
 (Suite)

Imbroglio sur le dossier Afghan

Alors que la conférence sur la situation en Afghanistan se tient à Londres les Talibans invoquent leur maintient de la djihad. Devant la recrudescence des rebellions des Talibans qui cause des pertes conséquentes parmi la coalition (mines artisanales meurtrières cachées en bordure des routes) la communauté internationale s'affaire.

paru sur Orange.fr :  http://actu.orange.fr/a-la-une/afghanistan-les-talibans-nient-une-rencontre-avec-l-onu-en-vue-de-pourparlers_486021.html

Afghanistan: les talibans nient une rencontre avec l'ONU en vue de pourparlers 

Les talibans ont réfuté samedi dans un communiqué la tenue, courant janvier à Dubaï, d'une rencontre avec un émissaire de l'ONU en vue de pourparlers de paix en Afghanistan.

"Le conseil de l'émirat islamique de l'Afghanistan réfute avec fermeté les rumeurs rapportées par certains médias internationaux concernant la tenue de pourparlers entre Kai Eide et des représentants de l'émirat islamique d'Afghanistan", indique le communiqué.

Les talibans ont également de nouveau dénoncé "une propagande des forces d'invasion contre le jihad (guerre sainte) et les Moujahidine".

Jeudi, en marge de la conférence internationale sur l'Afghanistan à Londres, un responsable de l'ONU avait affirmé que le chef de la mission de l'ONU en Afghanistan, Kai Eide, avait rencontré des membres actifs des talibans à Dubaï courant janvier en vue de pourparlers de paix.

"Les talibans ont fait une offre à l'envoyé spécial pour parler de pourparlers de paix", avait affirmé ce responsable sous couvert de l'anonymat.

Ce dernier n'avait pu dire quels membres des talibans avaient participé à cette rencontre mais avait assuré qu'elle avait eu lieu à la demande des rebelles.

Lors de la conférence de Londres sur l'avenir de son pays, le président afghan Hamid Karzaï a présenté cete semaine un plan de "réconciliation" avec les talibans, proposant argent et travail aux insurgés repentis.

"Nous devons tendre la main à tous nos compatriotes, en particulier nos frères désabusés qui ne sont pas membres d'Al-Qaïda ou d'une autre organisation terroriste", avait lancé M. Karzaï.

Le Conseil du commandement des talibans afghans lui avait immédiatement opposé une cinglante fin de non-recevoir.

"Les tentatives de l'ennemi d'acheter les moudjahidine en leur offrant de l'argent et des emplois pour qu'ils abandonnent le jihad sont vaines", avait indiqué le Conseil du commandement des talibans afghans dans un communiqué mis en ligne mercredi sur un site islamiste et cité par le centre de surveillance de sites islamistes SITE Intelligence.

 

 


Morceaux choisis suite à la mise en scène de l'attentat avorté du vol 253


  Même la tentative avortée a déclenché une tempête de critiques de la part de la droite républicaine dans l’administration Obama, prétendument laxiste face au terrorisme.

Un communiqué publié mercredi par l’ancien Vice Président Dick Cheney en distille l’expression :« Nous sommes en guerre, et lorsque le Président Obama prétend que nous ne le sommes pas, on est moins en sécurité, a déclaré Cheney. L’ancien vice-président et leader de facto de la “guerre contre le terrorisme” dans l’administration Bush a condamné Obama pour avoir proposé de fermer le camp de détention de Guantanamo et libéré certains de ceux qui étaient détenus par les Cours fédérales ordinaires. Il a également accusé le Président américain d’avoir rejeté les mots “guerre contre le terrorisme” en décrivant les guerres incessantes de Washington à l’étranger et les attaques contre les droits démocratiques dans le pays.

»LIRE L'INTEGRALITE DE LA TRADUCTION DU TEXT DE BILL VAN AUKEN SUR LE SITE REOPEN911 : http://www.reopen911.info/News/2010/01/04/negligence-ou-conspiration/

 article original : http://www.wsws.org/articles/2009/may2009/pers-m13.shtml

==================================================================

autre morceau choisi :  http://www.youtube.com/user/reopen911#p/a/u/0/V_XTh5Gk6c4 

Kurt Haskell raconte avoir remarqué Muttallab Muttallab près de la porte d’embarquement, en même temps qu’un autre homme non identifié. Alors que Muttallab était plutôt mal habillé, l’autre, un indien sur la cinquantaine, portait un complet élégant et sans doute coûteux. Haskell l’a distinctement entendu demander aux agents chargés de recueillir les cartes d’embarquement si Muttalab pouvait  monter dans l’avion sans passeport. “Le type leur a dit : ‘ il vient du Soudan et on fait ça à chaque fois’ ”. Nous qui ?
Les Haskell supposent que le monsieur élégant cherchait à gagner la clémence pour ce voyageur en le faisant passer pour un réfugié soudanais.
Il ne vous est certainement jamais arrivé de prendre un vol intercontinental sans avoir votre passeport en règle.
 

[…]il faut nous transporter jusqu’à Milwakee pour trouver d’autres témoins oculaires, comme Patricia “Scotty” Keepman et sa fille, qui ont raconté au journal radio 620 WTMJ un fait tout à fait singulier. Elles racontent que devant elles se trouvait “un homme qui a filmé pendant toute la durée du vol avec son caméscope, y compris la scène de la tentative d’attentat”, explique Patricia.

En plus de Muttallab, nous avons donc déjà deux personnes qui s’intéressaient à ses actions, le persuasif monsieur distingué de type indien, et l’impassible “stakanov” au caméscope. Qui sont-ils ?


Nous savons que Muttallab est aussi passé par l’aéroport de Lagos, avant de s’envoler pour Amsterdam. Des révélations surprenantes nous arrivent du quotidien britannique The Telegraph à propos des caractéristiques de cet aéroport situé dans un pays sujet à des foyers de guerre civile à base religieuse.  “L’aéroport de Lagos a obtenu récemment la certification “all clear” de la part de l’” US Transportation Security Administration”, l’administration américaine chargée de la sécurité dans les transports, créée suite aux attentats du 11-Septembre pour améliorer la sécurité des vols de lignes américains.”

Quels sont les autres aéroports “all clear” et ceux qui ne le sont pas ? Et selon quels critères ?“D’un côté, il semble que Muttallab ait été sur la liste ‘antiterrorisme’ mais pas sur celle des personnes interdites de vols” rappelle Magnus Ranstorp du Centre d’études suédois sur les menaces asymétriques. “Tout ceci ne tient pas debout, car le Département US pour la Sécurité intérieure a d’énormes capacités de traitement des données (“data-mining”). Je ne comprends pas comment il pouvait avoir un visa valide tout en étant sur la liste antiterrorisme ’” a déclaré Ranstorp au journal britannique The Independent. Passons sur le fait que Muttallab ait été sur la liste ‘antiterrorisme’ et que son père l’ait signalé aux autorités comme une personne dangereuse. Il y aura toujours quelqu’un pour dire que les failles de sécurité ne dérivent pas de choix faits par des organes d’États subversifs, mais simplement de cas d’incompétence, et que le terroriste, même psychologiquement fragile, sait se faufiler au travers des interstices ménagés pas l’incompétence.Peut­-être, mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’ont pas ménagé leurs efforts, à commencer par le prix Nobel de la Paix Barack Obama, pour mettre en garde contre tous les enfers et amplifier démesurément cet épisode comme une menace mortelle pour les USA et appelant à des ripostes drastiques.

Le Sénateur néoconservateur Joe Lieberman – candidat en 2000 à la vice-présidence en tandem avec Al Gore – a déclaré à Fox News que les USA devaient bombarder le Yémen sans délai. “L’Irak c’était la guerre du passé, l’Afghanistan celle d’aujourd’hui. Si nous n’agissons pas de manière préventive, le Yémen sera la guerre de demain.” Sa thèse selon laquelle le Yémen est le nouveau refuge d’al-Qaida est devenue instantanément un refrain dans tous les grands médias. Et ce refrain des mass-médias anglo-saxons a été repris sans exception par leurs homologues italiens [et français bien sûr – Ndlr]. Pourquoi le Yémen ? La thèse que donne l’analyste politique Webster Tarpley sur Russia Today est intéressante.

Russia Today : W.Tarpley analyse l’attentat du vol 253http://www.youtube.com/watch?v=4WH9rMsXOHM

Que nous dit Tarpley ? Obama a mis à jour la liste des pays de l’”Axe du Mal”, en direction de l’entité Afghanistan-Pakistan (AfPak), mais aussi de la Somalie et du Yémen. Au Yémen sévit une guerre civile contre le gouvernement central prosaoudite et une guérilla chiite pro-iranienne de la part des Houthi, qui ont été bombardés à plusieurs reprises par les USA. L’objectif de fond est d’alimenter la tension déjà très forte entre l’Iran et l’Arabie Saoudite afin de les affaiblir tous les deux. Tarpley signale que les USA sont en train de réorganiser la “légion arabe” d’al-Qaida (l’entité qui a toujours servi de levier à la CIA) justement au Yémen. C’est l’une des façons de vider le “goulag” caraïbéen de Guantanamo. La nouvelle agence de terroristes se résume à “al-Qaida dans la péninsule arabique”, alias AQAP, une entité composée de boucs-émissaires, de fanatiques et de fous-furieux qui ont promptement revendiqué l’opération de Umar Farouk Abdul Mutallab.

L’objectif à court terme [pour les USA] est multiple : imposer leur domination sur les étroits passages de la Mer Rouge et du Canal de Suez, soulager le dollar qui est au bord du gouffre en stimulant une hausse du prix du baril de pétrole. D’où la première étape : augmenter la tension dans la péninsule arabique. Dans ce contexte, d’après Tarpley, Muttallab est simplement une marionnette des Services secrets utilisée comme une provocation qui devait avoir le maximum d’effets avec le minimum de moyens. Le tout facilité par la perception générale sur al-Qaida qu’aucun rédacteur ou homme politique n’ose remettre en cause en Occident. Sous peine de devoir rouvir la question du 11/9.

Si al-Qaida n’est pas une organisation, alors qu’est-ce que c’est ? On nous dit que c’est une étiquette, une sorte de logo, comme une “franchise du terrorisme international”. Et cela arrange ceux qui l’utilisent, et encore plus ceux qui, en théorie, la combattent.Al-Qaida constitue pour les gouvernements qui affirment être en guerre contre le terrorisme, un ennemi pratique à désigner à l’opinion publique, un alibi idéal pour instrumentaliser des buts internes (lois d’exception toujours plus restrictives, libertés individuelles toujours plus contraintes). Al-Qaida apparait tellement “fonctionnelle ” pour de nombreux gouvernements occidentaux. Si elle n’existait pas, ils auraient tout intérêt à l’inventer et à l’évoquer.
 

Webster Tarpley est l’auteur, entre autres, du livre paru en francais : La Terreur fabriquée, aux Editions Demi Lune.

SOURCE : reopen911.info le 7 janvier 2010 

=====================================================

Le blog d'Anne Saint Clair l'épouse du directeur du FMI Domique Stauss Khan http://annesinclair.typepad.fr/journal/2010/01/06/index.html


Journée noire pour l'Otan: six soldats tués en Afghanistan

Les forces internationales en Afghanistan ont essuyé de nouvelles pertes lundi en Afghanistan avec la mort de six soldats de l'Otan, dont trois soldats américains et un français au moins, notamment dans des combats dans le sud, fief des talibans, et l'est.


Nouvelle frayeur à bord d'un vol Amsterdam-Detroit

Par Diane Heurtaut, le 27 décembre 2009 à 21h16, mis à jour le 27 décembre 2009 à 22:59

Un passager a perturbé dimanche le vol 253, le même qu'un Nigérian a tenté en vain de faire exploser vendredi. Le FBI a finalement indiqué que cet incident n'avait rien de sérieux et levé l'alerte.

L’avion de Delta immobilisé à Detroit après un nouvel incident en vol, le 27 décembre 2009

Une simple coïncidence donc. L'histoire n'a a priori aucun lien avec la tentative d'attentat de vendredi. Rapidement d'ailleurs, le FBI a indiqué que cet incident n'avait rien de sérieux, qu'il était clos et levé l'alerte. Seulement il s'est déroulé sur le même vol, le NWA 253, deux jours après, et qu'il impliquait là encore un Nigérian... Le vol NWA 253 de Delta Airlines reliant Amsterdam à Detroit a été le théâtre dimanche soir d'un nouvel incident : le pilote a émis une alerte de sécurité à propos d'un passager perturbateur à l'approche de Detroit. Preuve de l'état d'anxiété qui règne depuis vendredi : le président américain Barack Obama, en vacances à Hawaï, en a été tenu informé, a vite annoncé la Maison Blanche. 

"Il y avait un passager qui donnait de la voix, et par précaution l'équipage a demandé aux forces de l'ordre de venir à la rencontre de l'avion" au sol, a précisé une porte-parole de Delta, la compagnie propriétaire de Northwest. Selon le correspondant de TF1 aux Etats-Unis, Guillaume Debré, le passager, un Nigérian d'une trentaine d'années, aurait refusé d'obtempérer, aurait été menaçant, insultant, quand les membres d'équipage lui ont demandé de sortir des toilettes où il était depuis une heure. Le fin mot de l'histoire serait que le passager perturbateur ait été malade.

Aussitôt après l'atterrissage en tous cas, le passager a été arrêté et mis à l'écart à l'aéroport, tandis que les passagers ont sortaient de l'avion entouré d'ambulances, de nombreux véhicules de police et de bus. Selon la chaîne de télévision CNN, aucun engin explosif n'a été trouvé dans l'avion ni sur le passager interpellé. L'avion a été dirigé sur une zone isolée de l'aéroport de Detroit pour subir des contrôles supplémentaires.

Par Diane Heurtaut le 27 décembre 2009 à 21:16
=================================================================================

Qui est l'auteur de l'attentat déjoué sur le vol Amsterdam-Detroit ?

Par D.H. (avec agences), le 26 décembre 2009 à 17h48, mis à jour le 27 décembre 2009 à 15:54

Le Nigérian de 23 ans qui a tenté de faire exploser un avion américain vendredi, avait un visa américain valide. Il aurait en outre fait ses études à Londres. Il a été inculpé samedi soir aux Etats-Unis.

Il s'appelle Umar Farouk Abdulmutallab et était recensé comme potentiellement dangereux. Ce Nigérian de 23 ans, se disant lié à Al-Qaïda ce dont le FBI a l'air de douter (lire plus bas), a tenté vendredi de provoquer une explosion à bord d'un avion transportant 278 passagers avant d'être maîtrisé par plusieurs d'entre eux (lire notre article). Il a été inculpé samedi soir aux Etats-Unis de "tentative de destruction d'avion" et présenté à un juge le lendemain. Peu à peu, on en sait un peu plus sur son profil. Brûlé au 3e degré, Abdulmutallab "avait besoin de soins médicaux et a été transporté à l'hôpital de l'université" du Michigan après l'atterrissage, selon le ministère américain de la Justice.

Un visa américain valide
Selon des journalistes autorisés à assister à l'audience, Abdulmutallab était menotté à un fauteuil roulant et portait des bandages aux poignets et sur les mains. Il a déclaré au juge ne pas avoir les moyens de se payer un avocat et s'en est vu commettre un d'office. Selon des témoins et l'ordonnance d'inculpation, Abdulmutallab a avoué avoir injecté à l'aide d'une seringue un liquide chimique dans une poudre qu'il avait cachée sur sa cuisse. Ce qui lui aurait permis de passer sans difficulté les contrôles de l'aéroport d'Amsterdam-Schipol, jugés très sérieux. C'est là qu'il a pris sa correspondance. Il venait de Lagos, au Nigeria, et était en possession d'un visa américain datant de juin 2008.

Une technique inédite ?

Selon les témoignages des passagers recueillis par le FBI, une quarantaine de minutes avant l'atterrissage, Abdulmutallab s'est rendu aux toilettes où il est resté une vingtaine de minutes. A son retour, il a mis une couverture sur lui, puis les passagers ont ensuite entendu des bruits "semblables à l'explosion de pétards" et vu le feu prendre sur une paroi de l'avion et une jambe de pantalon du suspect. Un touriste néerlandais, Jasper Schuringa, devenu le "héros" du vol 253, s'est alors jeté sur lui, l'a ceinturé, et a entrepris d'éteindre le feu avec l'aide d'autres passagers et de l'équipage (lire notre article).

Entraîné au Yémen ?
Le ministre américain de la Justice a de son côté précisé qu'il portait sur son corps un "explosif puissant", du PETN ou penthrite (lire notre article). Il s'agit d'un explosif très sensible et très puissant de la famille de la nitroglycérine. S'il "avait réussi, de nombreuses personnes innocentes auraient été tuées ou blessées", a estimé le ministre. Selon des responsables américains cités par le Wall Street Journal, Abdulmutallab a dit aux enquêteurs que les produits chimiques lui avaient été donnés par des agents d'Al Qaïda au Yémen, qui lui auraient aussi indiqué comment s'en servir. Le jeune homme aurait également affirmé avoir été entraîné par des membres d'Al-Qaïda au Yémen, où sa famille dit qu'il s'est rendu cet été.

Seul ou pas ?
Mais d'après la chaîne NBC, qui cite des agents des services anti-terroristes, Abdulmutallab aurait affirmé "avoir agi seul". Les enquêteurs jugent d'ailleurs les aveux du jeune homme selon lesquels il est lié à Al-Qaïda peu crédibles, car la manière de faire ne porte pas la marque du réseau terroriste et il ne semble pas avoir été formé dans les camps de la nébuleuse terroriste. Les enquêteurs privilégieraient la piste d'un terroriste ayant agi seul. Ceci étant, le PETN était l'une des substances transportées par Richard Reid, qui avait tenté fin 2001 de mettre le feu à des explosifs dissimulés dans ses chaussures à bord d'un vol transatlantique. Reid, qui se réclamait du chef d'Al Qaïda Oussama ben Laden, purge une peine de prison à vie aux Etats-Unis. La ministre américaine de la sécurité intérieure, Janet Napolitano, a affirmé dimanche sur CNN qu'il n'y avait "aucune indication" que la tentative d'attentat manqué fasse partie d'un complot "plus large".

Des études brillantes à Londres
Comme les autorités néerlandaises, les autorités nigérianes ont annoncé avoir ouvert une enquête, de même que la Grande Bretagne. Car les premiers éléments laissent penser que l'auteur de la tentative a vécu et étudié au Royaume-Uni. Scotland Yard a mené samedi plusieurs perquisitions à Londres, alors que, selon les médias, le suspect a peut-être étudié dans une prestigieuses université londonienne : UCL (University College London ). L'université britannique University College London a confirmé samedi qu'elle avait bien compté dans ses rangs un Abdulmutallab, prénommé Umar Farouk. Si c'est lui, il a en tous cas "suivi un cursus d'ingénierie mécanique dans notre institution entre septembre 2005 et juin 2008", a précisé UCL.

Sa famille inquiète de sa radicalisation
Abdulmutallab a été décrit par sa famille et ses anciens professeurs comme un jeune homme intelligent, raisonnable et studieux. Il semble qu'il ait adhéré depuis longtemps aux idées islamistes. Il y a quelques mois, il aurait envoyé un SMS à sa famille pour couper tout contact, selon notre correspondant à Washington, Guillaume Debré. Le père du jeune Nigérian, un ancien ministre et dirigeant de banque, avait fait part auprès de l'ambassade américaine au Nigeria de "son inquiétude" à propos de la  radicalisation de son fils le mois dernier. Cela avait suscité son inscription dans une vaste base de données officielle de 550.000 personnes susceptibles d'avoir un lien avec le terrorisme. Mais le suspect, a indiqué à l'AFP un haut responsable américain, n'était pas classé parmi les 4.000 personnes interdites de vol vers les Etats-Unis.

Parallèlement à l'enquête, les mesures de sécurité étaient renforcées samedi dans les grands aéroports d'Europe et d'Amérique du Nord, à la demande des Etats-Unis (lire notre article).

 

Par D.H. (avec agences) le 26 décembre 2009 à 17:48

http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2009-12/qui-est-l-auteur-de-l-attentat-dejoue-sur-le-vol-amsterdam-detroit-5611226.html

+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

Attentat manqué : Jasper Schuringa, le nouveau héros des Etats-Unis

Par A.C. (avec agence), le 27 décembre 2009 à 08h58, mis à jour le 27 décembre 2009 à 15:12

Jasper Schuringa, le passager qui a neutralisé le terroriste présumé à bord du vol 253, raconte sur CNN comment il a "essayé de sauver l'avion".

Jasper Schuringa, le héros du vol Amsterdam-Detroit

Le nouveau héros américain... n'est pas américain. Il s'appelle Jasper Schuringa, c'est un Néerlandais réalisateur de films qui voyageait vers Miami, où il doit passer des vacances avec des amis. Ce simple passager est célébré par les médias américains comme le "héros" du vol 253, que le terroriste présumé a tenté de faire exploser.

asper Schuringa a raconté sur CNN comment il s'est jeté d'un bond sur le suspect de l'attentat manqué pour le maîtriser. "Quand on entend un boum dans un avion, on est en plein éveil, vous pouvez me croire. Alors j'ai sauté, c'est tout. Je n'ai pas réfléchi, je suis allé là-bas et j'ai essayé de sauver l'avion", a témoigné le jeune homme.  Le Néerlandais a expliqué qu'il était assis sur  le côté droit de l'Airbus A330, séparé du suspect par la rangée centrale et par deux couloirs. "Quand j'ai vu que le suspect prenait feu, j'ai flippé bien sûr, et sans aucune hésitation j'ai sauté sur les sièges, parce que je me suis dit qu'il essayait de faire sauter l'avion". "Je lui ai sauté dessus, j'ai essayé de le fouiller à la recherche d'explosif, et puis j'ai pris une espèce d'objet qui était déjà en train de fondre et de fumer, et j'ai essayé de l'éteindre. Pendant que je faisais cela, je le retenais aussi, et alors le feu a commencé à prendre sous le siège".

"Le feu dans un avion, c'est pas bon"

D'après ce témoin, Umar Farouk Abdulmutallab "avait quelque chose en feu caché dans son pantalon, et apparemment cela coulait. Le liquide a coulé au sol et a mis le feu à deux oreillers. C'est allé très vite, tout le monde  paniquait". Jasper Schuringa a été brûlé en tentant d'éteindre le feu par tous les moyens, y compris avec ses mains -- "Le feu dans un avion, c'est pas bon". Il a reçu alors l'aide d'autres passagers, qui lui ont apporté de l'eau,  ainsi que de l'équipage, composé de "gens très courageux".

"J'ai attrapé le suspect avec une personne de l'équipage, on l'a amené en première classe, et là, on l'a déshabillé, on l'a maintenu avec des menottes, et on s'est assuré qu'il n'avait pas d'autres armes ou bombes sur lui". Le jeune homme nigérian est resté calme pendant toute la scène, et ne s'est débattu à aucun moment. "Il était très calme, c'est tout. Il tremblait, mais il n'a pas du tout  résisté. Il était assis, il avait l'air d'un type normal. C'était difficile à croire qu'il essayait de faire sauter cet avion". Une fois maîtrisé, "il avait l'air ailleurs. Il avait très peur. Je ne sais pas. Mais je ne veux pas vraiment parler de ça", a ajouté Jasper Schuringa, qui  n'a pas évoqué les brûlures apparemment graves subies à la jambe par le suspect. Sur le web, un nouveau héros est né : moins de trente heures après son geste héroïque, le jeune néerlandais est porté aux nues, notamment sur le site de socialisation Facebook, où il compte déjà plusieurs milliers de fans...

Par A.C. (avec agence) le 27 décembre 2009 à 08:58
+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++

ttentat déjoué : complot, lien avec Al-Qaïda ? Le FBI cherche

Par D.H. (avec agences), le 27 décembre 2009 à 15h29, mis à jour le 27 décembre 2009 à 20:52

Le Nigérian de 23 ans qui a tenté de faire exploser un avion vendredi a été inculpé samedi soir aux Etats-Unis et présenté à un juge dimanche. Les USA enquêtent pour savoir s'il a agi seul ou pas.

Il commence à parler. Umar Farouk Abdulmutallab, le Nigérian de 23 ans qui a tenté vendredi de provoquer une explosion à bord d'un avion transportant 278 passagers avant d'être maîtrisé par plusieurs d'entre eux, a été inculpé samedi soir aux Etats-Unis de "tentative de destruction d'avion" et présenté à un juge le lendemain. Menotté à un fauteuil roulant, le suspect brûlé au 3e degré portait des bandages aux poignets et sur les mains.

Un visa américain valide
Selon des journalistes autorisés à assister à l'audience, Abdulmutallab a déclaré au juge ne pas avoir les moyens de se payer un avocat et s'en est vu commettre un d'office. Selon des témoins et l'ordonnance d'inculpation, Abdulmutallab a avoué avoir injecté à l'aide d'une seringue un liquide chimique dans une poudre qu'il avait cachée sur sa cuisse. Ce qui lui aurait permis de passer sans difficulté les contrôles de l'aéroport d'Amsterdam-Schipol, jugés très sérieux. C'est là qu'il a pris sa correspondance. Il venait de Lagos, au Nigeria, et était en possession d'un visa américain datant de juin 2008. Recensé comme potentiellement dangereux, il n'était toutefois pas sur la "no-fly list" américaine (lire plus bas). Et cette nouvelle information de la ministre nigériane de l'Information : Abdulmutallab est arrivé au Nigeria le 24 décembre et en est reparti le même jour.

Une technique inédite ?
Selon les témoignages des passagers recueillis par le FBI, une quarantaine de minutes avant l'atterrissage, Abdulmutallab s'est rendu aux toilettes où il est resté une vingtaine de minutes. A son retour, il a mis une couverture sur lui, puis les passagers ont ensuite entendu des bruits "semblables à l'explosion de pétards" et vu le feu prendre sur une paroi de l'avion et une jambe de pantalon du suspect. Un touriste néerlandais, Jasper Schuringa, devenu le "héros" du vol 253, s'est alors jeté sur lui, l'a ceinturé, et a entrepris d'éteindre le feu avec l'aide d'autres passagers et de l'équipage (lire notre article).

Entraîné au Yémen ?
Le ministre américain de la Justice a précisé qu'il portait sur son corps un "explosif puissant", du PETN ou penthrite (lire notre article). Il s'agit d'un explosif très sensible et très puissant de la famille de la nitroglycérine. S'il "avait réussi, de nombreuses personnes innocentes auraient été tuées ou blessées", a estimé le ministre. Selon des responsables américains cités par le Wall Street Journal, Abdulmutallab a dit aux enquêteurs que les produits chimiques lui avaient été donnés par des agents d'Al Qaïda au Yémen, qui lui auraient aussi indiqué comment s'en servir. Le jeune homme aurait également affirmé avoir été entraîné par des membres d'Al-Qaïda au Yémen, où sa famille dit qu'il s'est rendu cet été.

Seul ou pas ?
L'homme se dit donc lié à Al-Qaïda ce dont le FBI a l'air de douter : la manière de faire ne porte pas la marque du réseau terroriste et il ne semble pas avoir été formé dans les camps de la nébuleuse terroriste. Les enquêteurs privilégieraient la piste d'un terroriste ayant agi seul. Ceci étant, le PETN était l'une des substances transportées par Richard Reid, qui avait tenté fin 2001 de mettre le feu à des explosifs dissimulés dans ses chaussures à bord d'un vol transatlantique. Reid, qui se réclamait du chef d'Al Qaïda Oussama ben Laden, purge une peine de prison à vie aux Etats-Unis.
La ministre américaine de la sécurité intérieure, Janet Napolitano, a affirmé dimanche sur CNN qu'il n'y avait "aucune indication" que la tentative d'attentat manqué fasse partie d'un complot "plus large". La ministre a ajouté qu'il était trop tôt pour "spéculer" sur d'éventuels liens entre l'auteur de l'attentat manqué et le réseau Al-Qaïda. "Je ne peux pas vous en dire plus. Laissons le FBI et la justice faire leur travail", a ajouté la ministre sur ABC.

Des études brillantes à Londres
Comme les autorités néerlandaises, les autorités nigérianes ont ouvert une enquête, de même que la Grande Bretagne. Car les premiers éléments laissent penser que l'auteur de la tentative a vécu et étudié au Royaume-Uni. Scotland Yard a mené samedi plusieurs perquisitions à Londres, alors que, selon les médias, le suspect a peut-être étudié dans une prestigieuses université londonienne : UCL (University College London ). L'université britannique University College London a confirmé samedi qu'elle avait bien compté dans ses rangs un Abdulmutallab, prénommé Umar Farouk. Si c'est lui, il a en tous cas "suivi un cursus d'ingénierie mécanique dans notre institution entre septembre 2005 et juin 2008", a précisé UCL.

Sa famille inquiète de sa radicalisation
Abdulmutallab a été décrit par sa famille et ses anciens professeurs comme un jeune homme intelligent, raisonnable et studieux. Il semble qu'il ait adhéré depuis longtemps aux idées islamistes. Il y a quelques mois, il aurait envoyé un SMS à sa famille pour couper tout contact, selon notre correspondant à Washington, Guillaume Debré. Le père du jeune Nigérian, un ancien ministre et dirigeant de banque, avait fait part auprès de l'ambassade américaine au Nigeria de "son inquiétude" à propos de la  radicalisation de son fils le mois dernier.

Sur une liste, mais pas la "no-fly list"
La démarche du père avait suscité son inscription en novembre dans une vaste base de données officielle de 550.000 personnes susceptibles d'avoir un lien avec le terrorisme. Mais le suspect, a indiqué à l'AFP un haut responsable américain, n'était pas classé parmi les 4.000 personnes interdites de vol vers les Etats-Unis, la fameuse "no-fly list". Le porte-parole de la Maison blanche a indiqué sur CNN que la présidence allait revoir la politique concernant la liste des individus suspects candidats à l'entrée sur le territoire américain.

Parallèlement à l'enquête, les mesures de sécurité étaient renforcées samedi dans les grands aéroports d'Europe et d'Amérique du Nord, à la demande des Etats-Unis (lire notre article). 

Par D.H. (avec agences) le 27 décembre 2009 à 15:29

http://lci.tf1.fr/monde/amerique/2009-12/attentat-dejoue-complot-lien-avec-al-qaida-les-usa-cherchent-5611365.html

=====================================================================

Selon des commentaires l'homme aurait donné l'impression d'être sous l'emprise de la drogue. Certains se demandaient pourquoi il avait choisi cette escale qui aurait pu être un passage au contrôle plus souple que par Berlin par exemple. Dorénavant les procédures de délivrance de visa seront révisées. Les passagers ne pourront plus avoir de sac sur leur genoux et devront rester assis 1H avant l'atterrissage. Les fouilles aux corps ont repris.


"le travail rend libre" déboulonné et volé à Auchwitz

La célèbre inscription "Arbeit macht frei", placée au-dessus de la porte d'entrée de l'ancien camp d'extermination nazi, a été dérobée.

Archives : l'inscription "Le travail rend libre" à l'entrée du camp d'Auschwitz.

Il s'agissait de l'une des premières choses que les déportés découvraient en arrivant à Auschwitz. Toujours en place 64 ans après la libération du camp d'extermination, l'inscription "Arbeit march frei" ("Le travail rend libre") a été volée vendredi matin.

 

"C'est une profanation de l'endroit où plus d'un million de personnes ont été assassinées. C'est honteux. Il s'agit du premier cas aussi grave de vol en ce lieu", explique le porte-parole du musée chargé de conserver la mémoire des lieux. Jaroslaw Mensfeld souligne que l'inscription, en fer forgée, n'était pas difficile techniquement à décrocher. "Il fallait simplement le savoir", ajoute-t-il.
 
La police a ouvert une enquête. Elle visionne notamment les enregistrements du système de caméras de surveillance du site. En attendant, l'inscription originale a été remplacée par une réplique.

source : http://lci.tf1.fr/monde/europe/2009-12/le-travail-rend-libre-volee-a-auschwitz-5598933.html

=======================================================================

La tristement célèbre inscription “Arbeit macht frei” de l’entrée du camp d’Auschwitz a été dérobée. Ce que vous voyez là est une réplique qui a été rapidement installée après le vol.

La police est en train de visionner toutes les caméras de surveillance de l’ancien camp de concentration nazi devenu musée. Pour l’heure, le vol n’a pas été revendiqué et les autorités ne savent pas comment les auteurs s’y sont pris pour déjouer les vigiles.

Les condamnations ont été nombreuses et vives. Depuis Jérusalem, un survivant, Noah Flug, réagit:
“Ces voleurs veulent nier l’Holocauste, l’extermination des juifs par les nazis, et je pense que ce symbole est très important et il le sera encore plus, quand nous, anciens prisonniers d’Auschwitz, nous ne serons plus là pour témoigner. Auchwitz est un symbole qui permet à tous de voir ce qui s’est passé.”

Des centaines de milliers de visiteurs se recueillent chaque année à Auschwitz. Dans ce camp, entre mai 1940 et janvier 1945 ont été exterminées 1,1 million personnes, en majorité des juifs.

source ; http://fr.euronews.net/2009/12/18/vol-a-auschwitz/


Israël confirme qu'elle ne se retirera pas et n'arrêtera pas son implantation en territoire palestinien

Alors que la diplomatie se porte partie civile contre Israël, cette dernière confirme son intention de s'installer en territoire palestinien mais accepte de négocier avec la Syrie.

Plomb durci : le combat juridique se poursuit

Par JPOST.FR
28.10.09
En Europe, plusieurs juristes spécialistes des droits de l'Homme ainsi que des activistes pro-palestiniens ont entrepris de dresser une liste de responsables militaires israéliens accusés d'avoir commis des crimes de guerre pendant l'opération Plomb Durci.
 

Frappe israélienne à Gaza pendant l'opération Plomb durci.
Photo: AP , JPost

Les avocats, britanniques pour la plupart, recueillent depuis janvier des témoignages palestiniens. Ils affirment que ces dossiers contiennent les preuves des crimes commis par Tsahal. Quelques uns des officiers mis en cause risqueraient même d'être arrêtés par la police britannique, lors de prochains voyages au Royaume-Uni.

D'autres pays, tels que les Pays-Bas, l'Espagne, la Belgique et la Norvège - dont les lois nationales permettent de délivrer des mandats d'arrêt à l'encontre d'individus non ressortissants - collectent des informations de même nature.

Daniel Makover, avocat londonien, est à l'origine du projet. L'un de ses collègues a visité Gaza quelques semaines après les combats pour récolter une première série de témoignages. Les Palestiniens interrogés ont donné leur accord pour qu'un procès soit mené en leurs noms, conformément aux lois britanniques.

Pour l'heure, Makover refuse de livrer plus d'informations concernant la liste dressée. Il est donc impossible de connaître les noms des officiers visés, ni même leur nombre. L'avocat déclare seulement que les hommes en question pourront s'attendre à des accusations criminelles.

Le rapport Goldstone aurait, par ailleurs, servi d'encouragement aux activistes européens puisqu'il rejoint un certain nombre de données collectées par les juristes.

De son côté, Tsahal refuse de rendre publiques les nouvelles instructions transmises aux officiers censés voyager à l'étranger. Certains seraient vraisemblablement amenés à consulter des experts juridiques du ministère des Affaires étrangères avant d'effectuer leurs déplacements.

source : http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1256557982851&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

fil sur le sujet :  http://www.google.fr/search?hl=fr&rlz=1T4GGLJ_fr&q=proc%C3%A8s+isra%C3%ABl+plomb+durci&btnG=Rechercher&meta=&aq=f&oq=

http://fr.news.search.yahoo.com/search/news?p=plomb+durci+israel&c=yahoo_news&fr=news_sb_hd&ei=UTF-8&x=wrt


Quand la France versait une rançon à Mladic

il y a 6 heures 45 min

MEDIAPART.FR- MEDIAPART.-Dans un entretien exclusif, à lire en cliquant ici, Michel Lamarque, un homme d'affaires de 68 ans, évoque pour la première fois le rôle - décisif - quil dit avoir joué dans la libération, voilà quinze ans, de onze membres de lassociation humanitaire Première Urgence, tombés aux mains des Serbes de Bosnie le 8 avril 1994. Cet homme, qui avait ses entrées dans les milieux politiques, a affirmé au juge Hullin - qui l'a mis en examen dans une affaire financière - quà la demande du gouvernement Balladur, il a distrait, via la vente de Sicav, 20 millions de francs (3 millions deuros) de la comptabilité de lAssociation nationale des arts du cirque (ANDAC), subventionnée par lEtat, afin de libérer les otages français. Parmi eux se serait trouvé un agent des services secrets français, infiltré au sein de Première Urgence. Les fonds auraient été destinés au général Ratko Mladic, toujours recherché par le tribunal pénal international. M. Lamarque assure à Mediapart que son commanditaire était Alain Madelin, alors ministre du commerce, qui dément catégoriquement. Lire la suite l'article

=============================

« Jétais mandaté par Alain Madelin


Le dilemme des seigneurs de la guerre en Afghanistan

il y a 46 min

"On ne peut pas bâtir un nouveau système politique avec une vieille classe politique accusée de crimes de guerre. On ne peut pas avoir la paix sous le contrôle des seigneurs de la guerre", dénonce Ramazan Bashardost, arrivé lointain troisième à l'élection présidentielle de 2009, finalement remportée par Hamid Karzaï.

Choisi en 2002 par les chefs tribaux pour diriger l'administration transitoire post-talibans, puis élu en 2004, le président Karzaï l'Etat a pris deux anciens chefs de guerre pour vice-présidents, malgré l'opposition de Washington: Mohammed Qasim Fahim et Karim Khalili.

Son chef d'état-major des armées, le général Abdul Rachid Dostom, est quant à lui un puissant seigneur de la guerre ouzbek, accusé notamment d'avoir fait mourir jusqu'à 2.000 talibans dans des conteneurs fermés pendant l'invasion de l'Afghanistan fin 2001, selon un rapport du département d'Etat américain (Affaires étrangères). L'intéressé nie toute responsabilité et a apporté de précieux votes ouzbeks à Karzaï.

Les seigneurs de la guerre se considèrent comme des patriotes qui défendent leur groupe ethnique dans les nombreuses zones du pays que le gouvernement de Kaboul ne contrôle pas, ou mal. S'ils se sont aussi battus entre eux, ils continuent de se présenter comme des "moudjahidines" menant une guerre sainte, comme du temps de l'invasion soviétique (1979-1989).

Hamid Karzaï, issu de l'ethnie pachtoune majoritaire, a recherché leur soutien pour asseoir son fragile pouvoir, se faire réélire et nouer des alliances avec d'autres groupes ethniques.

Mais Washington et ses alliés s'inquiètent désormais de leur puissance, qui sape l'autorité de Kaboul. Comment demander aux Afghans de respecter la loi, payer leurs impôts et soutenir le gouvernement central quand ce dernier est dominé par des hommes ayant acquis pouvoir et fortune par la violence et les trafics?

La guerre s'éternisant et les pertes militaires se multipliant en Afghanistan, les Occidentaux exigent de Karzaï qu'il débarrasse son gouvernement de la corruption et des chefs de guerre. "Je ne suis pas prêt à mettre en danger les vies d'hommes et de femmes britanniques pour un gouvernement qui ne combat pas la corruption", prévenait vendredi le Premier ministre britannique Gordon Brown. Le président américain Barack Obama a enfoncé le clou en insistant pour que les promesses de réforme soient suivies d'actes.

Les Afghans semblent sur la même ligne: 76% d'entre eux estiment que le pays gagnerait en sécurité si les criminels de guerre étaient traduits en justice, contre 8% qui pensent le contraire, selon un sondage de la Commission indépendante afghane des droits de l'Homme auprès de 4.151 personnes.

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch demande que plusieurs hauts responsables du régime Karzaï soient jugés pour crimes de guerre, tout comme le chef taliban le mollah Omar ou le chef insurgé Gulbuddin Hekmatyar. Elle a recueilli des témoignages accusant notamment des milices aux ordres de Mohammed Qasim Fahim et Karim Khalili de meurtres, pillages et enlèvements dans les années 1990.

Les choses ne sont pas si simples, rétorque le porte-parole de Karzaï, Humayun Hamidzada, affirmant que la participation de tous les acteurs de la société aux plus hautes responsabilités est cruciale pour la stabilité du pays.

Hamid Karzaï a tenté de limiter le pouvoir des chefs de guerre, mais les écarter du gouvernement ou les traduire en justice risquerait d'enflammer les tensions ethniques et de lui aliéner les potentats régionaux dont le soutien est fondamental pour lutter contre l'insurrection. En 2005, il a approuvé un programme de réconciliation et de justice à peu près sans suite, car l'Afghanistan n'ose pas se pencher sur son passé, selon John Dempsey, de l'Institut américain de la paix.

En outre, selon un rapport du Centre sur la coopération internationale de l'Université de New York, la coalition de l'OTAN s'appuie elle-même sur des milices obéissant à des chefs de guerre locaux, dont certains sont accusés de violations des droits de l'Homme et de trafic de drogue.

Ces circonstances alimentent un climat d'impunité qui touche toute la société afghane: soldats et policiers inféodés aux seigneurs de la guerre pratiquent enlèvements, extorsion de fonds, vol ou viol de femmes, fillettes et garçons, selon des organisations de défense des droits de l'Homme.

Loin de la capitale, les commandants locaux "dirigent leurs propres fiefs avec des milices clandestines, prélèvent des impôts, sont corrompus, volent les terres et trafiquent la drogue (...) sans qu'aucun responsable gouvernemental, aucun juge ou policier puisse s'y opposer", affirme John Dempsey.

Le plan stratégique du plus haut responsable militaire américain pour l'Afghanistan, le général Stanley McChrystal, s'il mentionne bien les "potentats locaux" et leurs "fidèles armés", ne demande pas leur élimination. Les Etats-Unis n'oublient pas qu'ils se sont appuyés sur les milices locales pour lutter avec succès contre Al-Qaïda en Irak, et qu'elles ont aussi fourni de précieux renseignements sur les talibans en Afghanistan. AP

source : http://fr.news.yahoo.com/3/20091112/twl-afghanistan-stabilite-chefs-guerre-fcd69a8.html