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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Les combats contraignent encore davantage de Somaliens à fuir Mogadiscio

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR William Spindler — à qui toute citation peut être attribuée — lors de la conférence de presse du 26 juin 2009 au Palais des Nations à Genève.

Nous sommes extrêmement inquiets de la spirale de violence et de l'aggravation de la crise de déplacement forcé en Somalie. Les combats en cours entre les forces gouvernementales et les groupes d'opposition Al-Shabaab et Hisb-ul-Islam, qui ont commencé le 7 mai dernier dans plusieurs quartiers du nord-ouest de la capitale somalienne Mogadiscio, ont causé des pertes en vie humaine, des destructions et de nouveaux déplacements parmi les populations civiles.

Selon les informations communiquées par des hôpitaux locaux somaliens, plus de 250 civils ont été tués et au moins 900 autres ont été blessés au cours du mois dernier. On estime que, depuis le début des combats en mai, plus de 160 000 personnes ont été contraintes de quitter leurs maisons et de chercher un abri ailleurs en Somalie ou dans les pays voisins. Entre le 19 juin et le 22 juin seulement, une population d'environ 26 000 personnes a fui Mogadiscio du fait des combats violents.

La majorité des personnes déplacées internes, quelque 49 000 personnes, sont parties vers des quartiers plus sûrs à l'intérieur même de la ville ou vers des installations de fortune accueillant des personnes déplacées et situées aux alentours de Mogadiscio, tandis que 45 000 autres ont fui par le corridor d'Afgooye. Elles ont rejoint plus de 400 000 personnes qui sont déjà des déplacés internes depuis 2007. D'autres sont partis vers des destinations plus lointaines notamment vers le Bas et Centre Shabelle, le Bas Juba, Galgaduud et Gedo. Selon nos partenaires locaux, certains des déplacés sont partis vers les pays voisins. Certains parmis les nouveaux déplacés sont des familles entières qui étaient récemment rentrées chez elles suite à une période de paix relative à Mogadiscio pendant les quatre premiers mois de l'année.

De nombreuses personnes déplacées internes font des récits de conditions de vie extrêmes et de souffrances alors qu'elles tentaient de fuir la capitale somalienne en proie aux combats. La majorité de ces personnes tentent de quitter la ville à bord de minibus transportant en moyenne 20 personnes. Selon des déplacés internes, les chauffeurs font payer 250 dollars ou plus pour une place. Nos partenaires en Somalie se sont entretenus avec des déplacés à Afmadow, à environ 400 kilomètres au sud-ouest de Mogadiscio. L'un des déplacés internes, une mère de six enfants, a expliqué à nos partenaires que son voyage avait duré neuf jours pour atteindre Afmadow après que les chauffeurs lui aient pris son argent et l'aient abandonnée au bord de la route avec ses enfants.

La détérioration de la situation sécuritaire a fortement réduit les possibilités de distribution de l'aide humanitaire, dont le besoin se fait tant ressentir, aux personnes déplacées dans et autour de Mogadiscio. Nos partenaires locaux qui acheminent de l'aide auprès des déplacés internes font face à des problèmes d'insécurité croissants alors qu'ils tentent d'aider les personnes dans le besoin.

Par ailleurs, au Kenya voisin, le nombre de réfugiés arrivant dans le pays continue à augmenter. Depuis le début de l'année, quelque 38 000 nouveaux réfugiés sont arrivés au Kenya, pour la majorité des Somaliens. En juin, le camp de Dadaab a reçu 4 104 réfugiés. Plus de 280 000 personnes sont actuellement hébergées à Dadaab, le plus grand complexe de camps de réfugiés au monde.

Publié le 26 juin 2009
Points de presse

 

http://www.unhcr.fr/cgi-bin/texis/vtx/news/opendoc.htm?tbl=NEWS&id=4a44da882

Le Tchad, nouvel eldorado pétrolier des Chinois

 Libération le 03/07/2009 à 06h52

Déjà très présents dans le secteur pétrolier au Soudan, les Chinois passent à l'offensive au Tchad voisin. Mercredi, le président Idriss Déby Itno a lancé, dans le sud-ouest du pays, la construction d'un oléoduc qui doit permettre d'acheminer, fin 2011, le brut exploité sur le site de Koudalwa, à Mogo, jusqu'à une raffinerie située à une quarantaine de kilomètres de N'Djamena. «Les Tchadiens ont attendu longtemps cette opportunité. Ils vont circuler dans deux ans avec leur pétrole», a proclamé le Président, jamais avare de promesses.

Neutralité. Dans cette ex-colonie française, c'est la Compagnie nationale pétrolière chinoise (CNPC) qui a été chargée de construire le pipeline long de plus de 300 km. Cette société d'Etat exploite d'importants gisements de brut au Soudan, exporté vers la Chine, via Port-Soudan. La CNPC avait racheté, en 2007, les actifs du canadien EnCana au Tchad pour 20,5 millions de dollars (14,6 millions d'euros). Cette irruption des Chinois au Tchad est d'autant plus remarquable qu'elle est récente. N'Djamena a attendu 2006 avant de rompre ses relations diplomatiques avec Taiwan pour mieux embrasser Pékin.

Visiblement, Déby ne tient pas rigueur à la Chine du soutien politique et militaire qu'elle apporte au voisin soudanais. Régulièrement, comme ce fut encore le cas en mai, des rebelles tchadiens équipés en armes chinoises par Khartoum lancent des offensives contre N'Djamena. Sans succès. Mais l'octroi de contrats aux Chinois peut aussi s'expliquer, côté tchadien, par la volonté d'inciter Pékin à prendre ses distances avec Khartoum, ou du moins d'obtenir sa neutralité.

Promesses. Le Tchad, qui produit actuellement plus de 170 000 barils/jour, a commencé à pomper son pétrole en 2003. A l'époque, c'est la Banque mondiale qui avait, grâce à un prêt, permis la construction de l'oléoduc pour acheminer le brut du bassin de Doba jusqu'au port de Kribi, au Cameroun. L’institution financière avait conditionné son aide à l’engagement de N’Djamena d’utiliser l’argent du pétrole pour assurer le développement du pays. Une promesse jamais tenue, les pétrodollars servant au président Déby à acheter des armes pour résister aux attaques rebelles… «En investissant au Tchad, la Chine se place dans la perspective de l’après-guerre au Darfour», note Philippe Hugon, de l’Institut des relations internationales et stratégiques.

http://www.liberation.fr/monde/0101577642-le-tchad-nouvel-eldorado-petrolier-des-chinois


L'UA suspend sa coopération avec la CPI en raison du Soudan

Vendredi 3 juillet 2009 à 22H 

Les dirigeants de l'Union africaine ont adopté une résolution suspendant leur coopération avec la Cour pénale internationale (CPI) en conséquence de l'inculpation par celle-ci du président soudanais Omar al Bachir.

"Etant donné que sa requête (visant à faire ajourner l'inculpation de Bachir) n'a jamais été suivie d'effet, l'Union africaine décide que les Etats membres ne coopéreront pas, conformément aux dispositions de l'article 98 des statuts de Rome de la CPI relatif à l'immunité du président soudanais Omar al Bachir concernant son arrestation et son transfert à la CPI", dit un texte de résolution obtenu par Reuters.

Deux délégués ont indiqué que la résolution, approuvée la veille au niveau des ministres des Affaires étrangères, avait été adoptée vendredi par les chefs d'Etat.

Christian Lowe, version française Pierre Sérisier

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Vendredi 3 juillet 5H12 

L'Union africaine se dote d'une "Autorité"

Les dirigeants africains se sont mis d'accord dans la nuit de jeudi à vendredi sur la proposition libyenne visant à transformer l'Union africaine et étendre ses prérogatives.

Ces changements devraient voir la Commission de l'Union africaine devenir l'"Autorité africaine". Adopté à 4h00 locales lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UA, ce projet d'accord indique que cette nouvelle Autorité va simplifier la structure de l'UA en étendant de manière significative ses pouvoirs en matière de défense, d'échanges internationaux et diplomatiques.

Le document obtenu par l'Associated Press est considéré comme une étape capitale de la vision du leader libyen Moammar Kadhafi d'un gouvernement fédéral qui présiderait aux destinées des "Etats-Unis d'Afrique". AP

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Mercredi 1er juillet 12H47 

Ouverture du sommet de l'Union africaine en Libye sans Mahmoud Ahmadinejad

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annulé un déplacement en Libye, où il devait assister au sommet de l'Union africaine, qui s'est ouvert mercredi à Syrte, à l'est de Tripoli.

Aucune explication n'a été fournie dans l'immédiat par des responsables iraniens ou libyens présents au sommet de l'UA sur les raisons pour lesquelles Mahmoud Ahmadinejad ne s'est pas présenté au sommet comme prévu dans la matinée. "Tout ce que nous savons, c'est qu'il ne vient pas", a déclaré sous couvert d'anonymat un représentant libyen faisant partie de l'organisation.

La visite de Mahmoud Ahmadinejad aurait marqué l'une de ses premières grandes apparitions publiques depuis sa réelection contestée le 12 juin, l'opposition iranienne, Mir Hossein Moussavi en tête, dénonçant des irrégularités au cours du scrutin.

L'agence iranienne semi-officielle Fars a confirmé l'annulation de la visite du président iranien, sans avancer de raisons.

D'après des diplomates africains présents au sommet, plusieurs délégués étaient agacés que le dirigeant libyen Moammar Kadhafi ait invité Mahmoud Ahmadinejad sans consulter les instances dirigeantes de l'UA. Certains craignaient selon eux que la présence du président iranien ne détourne l'attention.

Mercredi, Silvio Berlusconi était également absent du 13e sommet de l'Union africaine. Le président du Conseil italien, qui accueille un sommet du G-8 la semaine prochaine à L'Aquila, a annulé sa participation à la suite du déraillement dans la nuit de lundi à mardi d'un train de marchandises et de l'explosion d'un wagon-citerne rempli de gaz de pétrole liquéfié (GPL) qui ont fait au moins 16 morts à Viareggio, en Toscane, dans le nord de l'Italie.

Autre absent inattendu, le président égyptien Hosni Moubarak, qui devait s'exprimer en ouverture. L'agence de presse officielle MENA a rapporté que le Premier ministre Ahmed Nazif le remplacerait au sommet, sans fournir d'explication. AP

articles parus sur yahoo news http://fr.news.yahoo.com/3/20090701/twl-iran-libye-ua-sommet-ba66223.html


LES DOCUMENTS NOIRS SAOUDIENS MENENT AUX EXTREMISTES

WASHINGTON - Les documents recueillis par les avocats des familles des victimes du 11 septembre de fournissent de nouveaux éléments de preuve d'un vaste soutien financier d'Al-Qaida et d'autres groupes extrémistes par des membres de la famille royale saoudienne, mais la matière peut ne jamais trouver son chemin vers les tribunaux à cause des dispositions juridiques et obstacles diplomatiques. 

L'affaire a mis l'administration Obama au milieu d'un conflit politique et juridique, avec le ministère de la Justice aux côtés de l'Arabie saoudite au cours du mois dernier en tentant de tuer plus d'une action en justice. Ajoutant à l'intrigue, classée documents d'intelligence Américaine relatifs aux fiances Saoudiennes qui ont été divulgués anonymement aux avocats pour les familles. Le ministère de la Justice avait détruit des copies d'avocats et veut maintenant empêcher un juge de même regarder la matière.

le prince Saoudien Turki al-Faisal 

Prince Turki al-Faisal est l'une des figures dans le litige sur un possible rôle Saudien dans le 11 septembre.

 

 

Les Saoudiens et leurs défenseurs à Washington ont longtemps nié les liens avec des terroristes, et ont monté une agressive et, jusqu'à présent, réussie campagne pour repousser les allégations de la cour fédérale fondée sur une revendication d'immunité souveraine.

Les allégations de liens avec le terrorisme saoudite ont fait l'objet d'années d'enquêtes gouvernementales et de furieux débats. Les critiques ont dit que certains membres de la classe dirigeante saoudienne paient en retour les groupes terroristes pour les garder en partie plus actifs dans leur propre pays.

Mais des milliers de pages de documents non divulgués précédemment établis par les avocats des familles du 11 septembre et de leurs assureurs représentés et exceptionnellement détaillés semblent à certains comme une preuve. 

Des documents internes du Département du Trésor obtenus par les avocats dans le cadre de la Loi sur la Liberté de l'Information, par exemple, disent qu'un important organisme de charité Saoudite, l'Organisation Internationale d'Assistance Islamique, fortement appuyé par les membres de la famille royale saoudienne, ont montré «le soutien aux organisations terroristes" au moins en 2006.

Lui-même décrit Al Qaïda opératoire en Bosnie a dit dans un entretien avec les avocats dans le procès qu'un autre organisme de bienfaisance en grande partie contrôlés par des membres de la famille royale, la Haute Commission Saoudienne pour l'aide à la Bosnie, fournissait argent et ravitaillements au groupe terroriste dans les années 1990 et engageait des militant opératoires comme lui-même.

Un autre témoin en Afghanistan a dit dans une déclaration sous serment, que, en 1998, il avait été témoin d'un émissaire pour un prince saoudien, Turki al-Faisal, porteur d'un chèque de un milliard de riyals saoudiens (maintenant une valeur d'environ 267 millions de dollars) à un chef des Talibans. 

Et un rapport confidentiel du renseignement allemand a donné ligne par ligne la description de dizaines de millions de dollars de transferts bancaires, avec les dates et les montants en dollars, faits au début des années 1990 par le prince Salman bin Abdul Aziz et d'autres membres de la famille royale d'Arabie Saoudite à un autre organisme de bienfaisance qui était soupçonné de financer des activités des militants au Pakistan et en Bosnie. 

Les nouveaux documents, fournis au New York Times par des avocats, sont entre plusieurs centaines de milliers de pages de documents obtenus d'enquête du 11 septembre par les familles et leurs assureurs dans le cadre d'une longue poursuite judiciaire civile visant à maintenir l'Arabie Saoudite et sa famille royale responsable pour le financement d'Al-Qaida. 

Seule une fraction des documents ont été enregistrées dans le dossier du tribunal, et une grande partie de la nouvelle matière est inconnue, même par les avocats Saoudiens dans ce cas. 

Les documents ne permettent pas de faire de connexion avec la famille royale et les armes à feu des événements du 11 septembre 2001. Et les plus large liens relient parfois à une approche circonstancielle, de points connectés nouant les princes saoudiens, les organismes de bienfaisance du Moyen-Orient, les transactions suspectes et les groupes terroristes. 

Les avocats et partisans saoudiens disent que les liens sont fragiles et exploitent les stéréotypes sur le terrorisme, et que le pays est poursuivi parce qu'il a les poches profondes et fut le siège de 15 des 19 pirates de l'air. 

"En regardant l'ensemble de la preuve réunies par les familles, je n'ai pas vu un iota de preuve que l'Arabie saoudite a quelque chose à voir avec les attaques du 11 / 9," Michael Kellogg, un avocat de Washington représentant le Prince Muhammad al-Faisal Al-Saud dans le procès, a déclaré dans une interview.

Lui et d'autres avocats de la défense ont déclaré que plutôt que de soutenir Al-Qaida, les Saoudiens étaient les ennemis jurés de son leader, Osama bin Laden, qui a été exilé de l'Arabie Saoudite, son pays natal, en 1996. «C'est une véritable tragédie ce qui leur est arrivé, et je comprends leur colère", a déclaré M. Kellogg des familles des victimes. «Ils veulent retrouver les responsables, mais je pense qu'ils ont été mal servies par leurs avocats en faisant valoir aucun mérite contre les mauvaises personnes».

L'ambassade d'Arabie Saoudite à Washington s'est refusé à tout commentaire. 

Deux juges fédéraux et de la Seconde Court d'Appel a déjà statué contre les 7.630 personnes représentées dans le procès, composé de survivants des attaques et des membres de la famille des personnes tuées, et rejeté la poursuite au motif que les familles ne peuvent pas intenter une action en justice aux États-Unis contre une nation souveraine et ses dirigeants.  

La Cour suprême devrait décider cette semaine s'il faut entendre en appel, mais les perspectives estompés des familles, le mois dernier lorsque le ministère de la Justice face aux Saoudiens dans leur demande d'immunité a exhorté le tribunal à ne pas considérer l'appel.

Le ministère de la Justice dit qu'une loi de 1976 sur l'immunité souveraine, protège les Saoudiens de toute responsabilité et a noté que "potentiellement des conséquences significatives dans les relations étrangères" se poseraient si de telles poursuites été autorisés à se poursuivre.

"Les cas comme celui-ci mettent le gouvernement des États-Unis dans une situation extrêmement difficile quand il a des arguments juridiques à faire valoir, même s'ils sont le mieux vu par la loi, qui sont contraires à ceux des victimes du terrorisme", a déclaré John Bellinger, le premier avocat du département d'État qui a participé au litige saoudien.

Des hauts fonctionnaires de l'administration Obama ont tenu une séance privée, lundi avec des membres des familles du 11/9 pour parler des progrès dans la répression du financement du terrorisme. Les fonctionnaires de l'administration lors de la réunion ont largement éludé des questions sur le procès, selon les participants. Mais le fonctionnaire qui a aidé à diriger la réunion, Stuart A. Levey, le sous secrétaire pour le terrorisme et le renseignement financier, a été franc dans sa critique des riches Saoudiens, en disant qu'ils ont contribué à financer le terrorisme. 

Même si les familles du 9 / 11 ont obtenu l'ouverture de leur procès dans le procès, elles pourraient avoir des difficultés à fournir une partie de leur nouveau éléments de preuves. Certains seraient plus susceptibles d'être contestés au motif qu'elle était sans importance ou non corroborées ouï-dire, ou qu'il s'agit de Saoudiens qui sont clairement couverts par l'immunité souveraine. 

Et si les familles ont éliminé ces obstacles, deux éléments de preuve intrigante dans le puzzle saoudien pourrait encore rester hors limites [suite...]

http://www.nytimes.com/2009/06/24/world/middleeast/24saudi.html?_r=2

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Au moment où la Tour Nord du World Trade Center s’effondrait le 11 Septembre 2001 à 10h 28, dans une tentative désespérée pour s’enfuir, Sharon Premoli et des douzaines d’autres employés de bureaux gravissaient en hâte l’escalator d’un hall souterrain débouchant sur la rue.

Elle regarda en arrière et vit deux choses qui resteront à jamais gravées dans sa mémoire : une chaîne humaine évacuant les lieux par l’escalier roulant et un tourbillon de poussière et de débris fonçant sur eux.

La force de cette tempête tourbillonnante l’avait soulevée et l’avait projetée contre une devanture proche. Reprenant conscience, elle réalisa bientôt qu’elle était étendue sur le cadavre d’un homme et qu’elle était couverte de son sang, déclara-t-elle

« Je me rappelle avoir gratté ma langue avec mes ongles pour en enlever la poussière » déclara Premoli, alors Vice présidente des services financiers pour le développement d’une société de logiciels basée dans la Tour Nord. « En essayant de me lever, j’ai réalisé que j’étais étendue sur le corps; cela me hante profondément. »

Ôtez toutes les arcanes et les anges de la loi qui dansent sur des têtes d’épingles, et Premoli devient le visage humain du contentieux qui prétend que l’Arabie Saoudite a financé les pirates du 11/9.

C’est l’une des 6000 victimes et leurs familles du World Trade Center qui ont accusé par procès le gouvernement de l’Arabie Saoudite ou ses fonctionnaires d’avoir financé des oeuvres de charité islamiques ayant à leur tour aidé à financer les attentats du 11/9. Les Saoudiens l’ont fait en dépit d’avertissements de fonctionnaires gouvernementaux américains pour qui l’argent finissait dans de mauvaises mains, selon les accusations du procès.

Ce mois-ci, cette affaire connaitra certainement un tournant critique alors que la Cour Suprême doit décider si elle entendra les arguments de révélations légales de l’Arabie Saoudite.

La société qui dirige l’appel contre les décisions d’instances inférieures du tribunal qui refusaient de déférer l’Arabie Saoudite à la justice, est Cozen O’Connor de Center City. Elle représente des assureurs victimes de dommages à Ground Zero ainsi que des avocats d’appel du bureau de Sidley Austin à Washington. La société de Premoli, Motley Rice, est basée en Caroline du Sud; c’est une des sociétés les plus importantes qui représente les plaignants; elle a forgé sa réputation et s’est passablement enrichie lors des litiges contre le tabac dans les années 1990.

« Tout ce que nous voulons, c’est être entendus par la Cour." a déclaré Premoli, maintenant Consultante et qui a déménagé au Vermont.

Si cela semble une proposition simple, elle se fonde en fait exactement sur le système judiciaire civil américain.

Pourtant, de par la loi et la tradition, le gouvernement américain a toujours rendu extrêmement difficile de tels procès contre des gouvernements étrangers.

L’obstacle pour les plaignants, tant assureurs que victimes individuelles, ne tient pas qu’aux faits et à la loi mais aussi aux dimensions politiques.

Au Moyen Orient, l’Arabie Saoudite est l’un des plus importants alliés des Etats-Unis. Pour les militaires américains, c’est un contrepoids important aux ambitions régionales de l’Iran, une zone de transit pour la progression; elle représente un client à fort potentiel pour les biens et services américains, tout comme une énorme source d’énergie.

Elena Kagan, adjointe au procureur général américain, dans un dossier ‘amicus curiae’ remis le 29 mai, a déclaré que les lois régissant les procès contre les gouvernements étrangers sont axées sur des questions politiques.

Enjoignant avec ferveur la Cour Suprême à ne pas entendre l’affaire, Kagan a affirmé qu’il n’y avait pas de problèmes légaux notoires irrésolus, le standard de référence pour un nouvel examen par la Cour Suprême, qui contraindrait la cour supérieure à s’occuper de l’affaire.

Pourtant, si dans cette affaire les accusés avaient été citoyens américains, il est probable que le litige aurait été réglé depuis longtemps.

Le dossier contient des informations irréfutables selon lesquelles le gouvernement Saoudien soutenait des organismes caritatifs suspectés par les agences de renseignement américains de transmettre des fonds à al Qaïda. Ce dernier passait, ces dernières années, de la menace régionale au rôle pivot d’acteur central dans le conflit des Balkans, et une énorme source du terrorisme international.

Deux délégations de fonctionnaires américains se sont rendues à Riyadh, l’une en 1999 et l’autre un an plus tard, pour remettre aux saoudiens une liste d’organisations caritatives suspectes, de banques, de bureaux de change, ainsi que de terroristes financiers. Selon de hauts fonctionnaires du gouvernement américain, les saoudiens n’ont rien fait.

Le dossier du 29 mai de Mme. Kagan, qui représente l’opinion de l’administration Obama, fut d’une grande portée car dans la plupart des cas, la Cour Suprême suit l’avis du Conseiller auprès du Ministre de la Justice.

Mais ce n’est pas toujours le cas.

Une condition pour franchir le seuil d’un re-examen par la Cour Suprême se pose si une loi concernant un sujet donné n’est pas établie; dans ce cas, on peut concevoir que la cour fasse appel. Ceci par ce que deux décisions de cour tenant des gouvernements étrangers responsables de meurtres aux Etats-Unis semblent en conflit avec une autre décision de cour datant de l’an dernier qui ont rejeté les procès contre l’Arabie Saoudite.

Selon les plaignants, ces décisions montrent clairement que des gouvernements étrangers peuvent être poursuivis, même s’ils sont de grands alliés des Etats-Unis. Ils maintiennent que c’est la seule façon de rendre justice aux victimes du 11/9.

« Pourquoi l’administration Obama donnerait-elle moins de poids aux principes de justice, de transparence et de sécurité, et plus aux plaidoiries d’un gouvernement étranger ? » a demandé Tom Burnett senior, dont le fils, Tom junior, est décédé lors du crash du vol United Flight 93 près de Shanksville, Pennsylvanie, le 11 Septembre 2001.

Il ajouta au sujet du dossier de Kagan, « C’est un coup porté contre le droit du public de savoir qui a financé et soutenu les attentats du 11/9 ».


Par Chris Mondics, le 9 juin 2009 pour le
Philadelphia Inquirer

Traduction Perry pour ReOpenNews http://www.reopen911.info/News/2009/07/03/revue-juridique-tournant-critique-concernant-les-poursuites-du-119-contre-les-saoudiens/comment-page-1/#comment-13725


Amnesty accuse Tsahal de "destructions gratuites" à Gaza

 L'armée israélienne s'est livrée à des actes de "destructions gratuites", visant des civils Palestiniens, lors de son offensive dans la bande de Gaza en décembre et janvier, affirme Amnesty International.

Dans un rapport de 117 pages consacré aux 22 jours de combats, l'organisation humanitaire précise également que les tirs de roquettes des militants du Hamas contre Israël constituaient des "crimes de guerre".

Amnesty affirme n'avoir trouvé aucune preuve que des civils ont été volontairement utilisés par les combattants du Hamas comme des boucliers humains, comme l'affirmait l'armée israélienne.

Au total, ce conflit a entraîné la mort de 1.400 Palestiniens, dont 300 enfants et des centaines de civils, des chiffres en accord avec ceux avancés par le ministère de la Santé à Gaza et le Centre palestinien des droits de l'homme. 

L'armée israélienne avait évalué à 1.196 les pertes palestiniennes dont 295 civils. Au cours de cette intervention, 13 Israéliens ont été tués dont trois civils.

"La plupart des destructions étaient gratuites et délibérées", estime Amnesty dans son rapport. "Elles ont été conduites dans des circonstances qui confirment qu'elles n'étaient pas justifiées par des impératifs militaires."

L'état-major israélien a réagi en disant que l'armée avait agi conformément aux règlements internationaux. Il a accusé les auteurs du rapport d'ignorer "les efforts fournis par les forces de défense israéliennes pour limiter autant que possible les dommages aux non-combattants".

"PRUDENCE"

"Dans de nombreux cas, les forces de défense israéliennes ont fait preuve de prudence, notamment en avertissant la population civile avant une attaque", ajoute Tsahal.

"Les forces israéliennes ont dirigé leurs attaques uniquement contre des cibles militaires", affirme l'état-major.

Une enquête ouverte par l'état-major israélien avait conclu à l'absence de crimes tandis que l'Etat hébreu a refusé de coopérer avec une enquête diligentée par les Nations unies.

Amnesty précise que les roquettes tirées par les combattants du Hamas ont rarement fait des victimes et ont surtout provoqué des mouvements de panique parmi les populations.

Ils n'en restaient pas moins des actes "aveugles et illégaux au regard du droit international".

Amnesty accuse le Hamas et d'autres groupes armés d'avoir mis en danger la vie des civils palestiniens en tirant des roquettes et en cachant des armes à proximité d'habitations.

L'organisation humanitaire affirme n'avoir recueilli aucune preuve montrant que "le Hamas et les autres groupes armés obligeaient des civils à demeurer à l'intérieur ou à proximité de bâtiments utilisés par leurs combattants."

Aucune preuve n'a été trouvée que ces civils étaient retenus contre leur gré dans des immeubles ou dans des quartiers sous le contrôles des insurgés.

Le rapport affirme en revanche qu'en plusieurs occasions des soldats israéliens se sont servis de civils palestiniens, y compris d'enfants comme de "boucliers humains" en les contraignant à rester à proximité de "maisons qu'ils utilisaient comme positions militaires".

Joseph Nasr, version française Pierre Sérisier et Pascal Liétout

Le jeudi 2 juillet 2009

http://fr.news.yahoo.com/4/20090702/twl-israel-gaza-amnesty-38cfb6d.html


Dans les paradis fiscaux, 20 % des dépôts proviennent des pays en voie de développement

l est communément admis que 10 000 à 12 000 milliards de dollars (7 130 à 8 555 milliards d'euros) transitent en moyenne annuelle par les différents paradis fiscaux de la planète. Ces flux illégaux ne viennent pas seulement des pays riches. Une bonne partie d'entre eux est issue des pays en voie de développement (PVD). Combien ? Telle est la question. Pour la quantifier, le gouvernement norvégien a commandé un rapport à une commission d'experts présidée par le professeur Guttorm Schelderup, économiste, et dont Eva Joly, ancien magistrat, faisait partie. Après plusieurs mois de travail, un rapport intitulé "Paradis fiscaux et développement" a été remis à la mi-juin à Erik Solheim, ministre de l'environnement et du développement international de Norvège. Le résultat est édifiant. Les économistes norvégiens estiment qu'environ 20 % des dépôts dans les paradis fiscaux proviennent des PVD, soit "une somme comprise entre 2 200 et 2 400 milliards de dollars, soit trente fois ce que les pays en développement reçoivent sous forme d'aide". Si l'on en croit le rapport, l'évasion fiscale au sein des PVD a représenté pour l'année 2006 une somme comprise entre 641 et 979 milliards de dollars. Par comparaison, les flux de capitaux entrants dans ces pays ont atteint en 2006, selon la Banque Mondiale, 571 milliards de dollars. "Mêmes les estimations les plus basses aboutissent au fait que les flux sortants de capitaux illégaux sont supérieurs aux flux entrants", indique le rapport. L'évasion fiscale des PVD représente aussi environ 10 fois le montant de l'aide apportée par les pays riches et environ 6 % à 8,7 % du produit intérieur brut (PIB) de ces pays. Par comparaison, les revenus fiscaux des pays les plus pauvres représentent 13 % de leur PIB. Tous ces flux illégaux n'aboutissent pas forcément dans les paradis fiscaux. Mais, et c'est l'un des points-clés du rapport, les places offshore contribuent à la "gangstérisation" des systèmes politiques dans les PDV. Les paradis fiscaux "favorisent ainsi la corruption et les escroqueries menées par les hommes politiques sur l'aide au développement, les ressources naturelles et les deniers publics". Pis encore, le rapport ajoute que les exemples ne manquent pas "de destruction délibérée d'institutions destinées à prévenir les sorties illégales de capitaux, de pressions exercées contre des fonctionnaires afin qu'ils négligent leur mission sans parler de l'assassinat de ces fonctionnaires". Le rapport cite ainsi l'exemple des Philippines, de l'Indonésie et de la Malaisie où les politiciens locaux ont délibérément torpillé le rôle des agences locales de protection de l'environnement dans le but d'autoriser une exploitation intensive des forêts tropicales. Les commissions occultes versées dans ce but ont presque fatalement atterri dans des paradis fiscaux. Ces pratiques mafieuses facilitées par l'existence des paradis fiscaux n'incitent guère les pays pauvres à investir en vue d'une meilleure efficacité administrative. "La probabilité de découverte d'un crime économique est plus basse dans les pays en développement", indique le rapport qui ajoute que l'existence des "paradis fiscaux est un encouragement aux comportements criminels". Le rapport norvégien pointe avec une sévérité particulière la responsabilité des multinationales dans l'affaiblissement fiscal des PDV. La politique dite des "prix de transfert", à savoir les différentes techniques permettant de manipuler le prix des échanges internes - ou même des échanges avec des sociétés tierces - dans le but de transférer les profits dans les juridictions à fiscalité zéro, joue un rôle déterminant dans l'affaiblissement fiscal de tous les pays du monde. Les pratiques comptables des multinationales norvégiennes engendreraient ainsi une perte fiscale de 30 % pour le budget norvégien. Parmi ses recommandations prioritaires, le Pr Schelderup réclame l'amélioration des règles relatives aux prix de transfert et une modification des conventions fiscales pour que les activités réelles d'une société déterminent son domicile fiscal. Yves Mamou Le monde le 29.06.09 à 15H5 http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/06/29/dans-les-paradis-fiscaux-20-des-depots-proviennent-des-pays-en-voie-de-developpement_1212997_1101386.html#xtor=RSS-3234

Italie: rondes noires et chemises grises

mercredi 1er juillet 

Le discours sécuritaire et les coupes budgétaires favorisent l'émergence de milices qui rappellent le passé de l'Italie.

Les gardes du Pô ont été les premières. Ils portaient chemise verte, répondaient aux mots d'ordre du leader Umberto Bossi, et donnaient au peuple padane de la Ligue du Nord ce sentiment de sécurité que les agents de la police d'Etat n'étaient plus en mesure de lui procurer. Puis sont venus les «city angels» déployés un peu partout dans les grandes villes du nord. Organisations dont on ne connaît bien ni l'origine exacte, ni la véritable finalité. Mais dans les métropoles du Nord (Turin, Milan, Gênes) elles arrangeaient bien les autorités locales: en patrouillant dans les villes la nuit, elles donnaient la sensation de pallier les manques de la sécurité et rassuraient les citoyens. Et lorsque la droite de Berlusconi a repris les rênes du pouvoir en 2008, les paroles ont laissé place aux faits: les «rondes» sont arrivées. Petites cellules de police privée, idéologiques (comme dans le cas de la ligue du Nord), couvertes par une loi d'Etat qui instituait l'existence même des «rondes». Pas pour substituer la police, mais pour la seconder. Une aide, en somme, sur fond de privatisation des services, mais pas uniquement. Les «rondes» sont devenues désormais une idée-force du gouvernement, semblant donner de la sécurité tout en suscitant de nombreuses interrogations dans la frange de l'opinion publique la plus sensible à l'essence de la démocratie. La sécurité est un bien précieux, mais le fait qu'elle soit garantie dans le respect des lois l'est tout autant. L'Italie est un pays qui a vécu le fascisme lequel a vu le jour avec les «chemises noires» de Benito Mussolini, des «rondes» aussi. Pas étonnant qu'une part non négligeable de l'opinion publique s'alarme de la présence de petites milices privées et affiliées à des partis politiques qui, la nuit, se promènent à travers les villes. Il y a quelques jours, par exemple, on a découvert l'existence de la «Garde nationale italienne», aussitôt rebaptisée «rondes noires». Il s'agit d'une Onlus (organisation non gouvernementale) créée en marge du Mouvement social italien (MSI, le parti historique héritier du fascisme), forte d'environ 2.000 volontaires actuellement présents dans presque toute l'Italie, mais concentrés principalement au Piémont, en Lombardie, dans le Lazio, en Campanie et en Sicile. La «Guarde» est un des bras du Parti Nationaliste italien naissant, dirigé par Gaetano Saya. Un homme politique qui a déjà été renvoyé devant la justice pour diffusion d'idées fondées sur la supériorité et la haine raciales. La «Guarde» dispose naturellement d'un uniforme: chemise grise ornée du symbole de l'aigle impérial romain, ceinture noire, cravate noire, pantalon gris à bande latérale noire, béret ou képi gris rehaussés eux aussi de l'emblème de l'aigle. Il y a aussi le casque, les 4X4 noirs, les gants de peau noire et une grosse torche, noire elle aussi. La plupart des volontaires déjà enrôlés sont des fonctionnaires des forces de l'ordre à la retraite. Surtout des carabiniers. Saya, le fondateur, a déclaré: «nous, nous ne sommes pas une milice idéologique, nous sommes même apolitiques». Saya considère que le fascisme est une idéologie du passé, anachronique, mais il tient à l'uniforme car il permet la reconnaissance des rondes et évite toute confusion avec la police. «Un déconcertant délire» pour les opposants de centre gauche, surtout pour Marco Minniti, le bras droit de Massimo D’Alema, qui précise: « Et voilà que les chemises grises organisées par le MSI (Mouvement social italien) se joignent aux chemises vertes. L’idée que le contrôle du territoire puisse être confié à des associations, des milices qui s’identifient avec une couleur politique, est un coup au cœur des principes de toute démocratie libérale ». Mais Silvio Berlusconi se moque de tous ces commentaires et persévère.«Les gens sont avec moi», continue-t-il à dire; et pour l'instant il a encore raison. L'idéologie sécuritaire qui émane de ces rondes est ainsi à son tour mise en valeur. Les délits n'ont cependant pas cessé, la criminalité a même augmenté cette dernière année sous Berlusconi. Pourtant, le sentiment de sécurité des citoyens s'est accru. Le Cavaliere, en campagne électorale, avait martelé, au delà de l'idéologie, le côté «social» de l'argument: les forces de police sont sur le point d'être décimées par les coupes dues aux économies. Un syndicat de police a fait les comptes: au cours des trois prochaines années, les effectifs de fonctionnaires de police diminueront de 4.000 unités, de même que les budgets consacrés à l'habillement et à l'entretien des moyens. Dans une telle situation, il est clair que les rondes sont utiles: elles suppléent aux coupes budgétaires et donnent un sens idéologique à l'action du gouvernement Berlusconi. Et enfin, pour quelques-uns, elles sont aussi un business. Cesare Martinetti Traduit de l'italien par Florence Boulin

http://www.slate.fr/story/7489/italie-rondes-de-nuit-et-chemises-grises


Un A310 de Yemenia avec 153 personnes à bord s'abîme en mer, un survivant retrouvé

Un survivant a été retrouvé mardi sur le site de l'accident d'un Airbus A310-300 de la compagnie aérienne yéménite Yemenia qui s'est abîmé dans la nuit au large des Comores avec 153 personnes à bord, dont une soixantaine de Français, dans des conditions météo difficiles.Evènement 

Les autorités comoriennes ont repéré la carlingue de l'appareil à quelques kilomètres des côtes et un survivant a été retrouvé, a indiqué un porte-parole de Yemenia sans autre détail.

Le pilote d'un avion affrété par les autorités comoriennes a observé des débris, la carlingue de l'avion et des traces de carburant, a indiqué à l'AFP le secrétaire général du gouvernement comorien Nourdine Bourhane.

Les autorités yéménites ont ajouté que les corps de certaines des 153 personnes à bord avaient été repérés.

"Des cadavres flottant à la surface de l'eau ont été vus et une nappe de carburant a été repérée à quelque 16 à 17 milles marins (environ 29 km) de Moroni", la capitale des Comores, a déclaré un haut responsable de l'Aviation civile yéménite, Mohammad Abdel Kader, lors d'un point de presse à Sanaa. 

"Un survivant a été retrouvé et trois corps repêchés", a indiqué de son côté à l'AFP Mohammad al-Soumaïri, directeur général adjoint de Yemenia pour les opérations.

Cet accident de l'appareil de la compagnie nationale yéménite intervient moins d'un mois après la chute d'un Airbus A330 d'Air France entre le Brésil et la France.

M. Abdel Kader n'a pas été en mesure de préciser les raisons de l'accident et a seulement indiqué que les conditions météorologiques étaient mauvaises.

"Le contact avec le vol 626 de la Yemenia, parti lundi à 21H45 (18H45 GMT), a été perdu mardi à 01H51 (22H51 GMT lundi)", a-t-il dit, ajoutant que "les conditions météorologiques étaient mauvaises, avec des vents soufflant à une vitesse de 61 noeuds".

Yemenia était "très surveillée" par les autorités françaises et "de très nombreux défauts" avaient été "constatés" sur l'avion, a révélé mardi le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau.

Mais une mauvaise météo est peut-être à l'origine de la disparition de l'A310 entre le Yémen et les Comores, a ajouté le secrétaire d'Etat, en soulignant que la France serait "partie prenante" de l'enquête.

Paris devait dépêcher sur la zone de l'accident deux bâtiments de la Marine nationale et un avion Transall, a indiqué mardi l'état-major des armées françaises à Paris.

Sur les 142 passagers, "trois sont des nourrissons" et les 11 membres d'équipage sont "de nationalités différentes", a indiqué M. Abdel Kader.

Selon lui, la plupart des passagers ayant embarqué à bord de l'A310 étaient en transit à Sanaa: 52 venaient de Paris, 59 de Marseille, 11 du Caire, 12 de Dubaï (Emirats arabes unis), 3 de Djeddah (Arabie saoudite), un d'Amman et un de Damas, a-t-il expliqué.

De source aéronautique française, on a indiqué que 66 Français se trouvaient à bord de l'appareil.

L'appareil avait été fabriqué en 1990 et était exploité par Yemenia depuis octobre 1999, a indiqué mardi Airbus en précisant qu'il avait approximativement 51.900 heures de vol réalisés au cours de 17.300 trajets.

Une équipe française du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA), organisme public chargé des enquêtes, va se rendre sur les lieux de l'accident, a annoncé mardi matin le BEA.

En novembre 1996, un avion d'Ethipian Airlines transportant 177 personnes, détourné par des pirates de l'air éthiopiens, s'est abîmé en mer tout près des côtes comoriennes. Cinquante cinq passagers avaient survécu.


Incendie de forêt près de Dax dans les Landes

Feux de forêt dans les Landes: l'incendie de Meilhan "fixé" par les pompiers MONT-DE-MARSAN - L'incendie de Meilhan (environ 40 km à l'ouest de Dax), qui a ravagé dimanche une centaine d'hectares et nécessité la présence de 85 pompiers dans la nuit de dimanche à lundi, était fixé lundi matin, selon les pompiers du département. Selon le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis) des Landes, trois avions bombardiers d'eau avec produit retardant (un Dash, de grande capacité, et deux Trackers) étaient attendus lundi matin pour lutter contre "les reprises" de ce feu, attisé dimanche par un vent chaud, tandis qu'une soixantaine de pompiers et environ 35 véhicules se trouvaient sur place. Dimanche, cet incendie, le plus important en Aquitaine depuis 2003 qui a détruit "100 à 110 ha", avait mobilisé 110 sapeurs-pompiers et deux Canadairs, de la base de Marignane (Bouches-du-Rhône). Un second incendie, sur la commune de Saint-Paul-lès-Dax, avait été "maîtrisé" dimanche soir vers 21H30 après avoir détruit environ "15 hectares de chablis (arbres déracinés, ndlr) à 70%". En raison des chutes d'arbres dues à la tempête Klaus du 24 janvier, "les pistes sont encombrées" et "on ne peut pas accéder aux parcelles pour aller au contact du feu", a détaillé un officier du Codis pour expliquer l'importance des surfaces détruites, inhabituelles dans les Landes depuis quelques années. (©AFP / 29 juin 2009 09h31)

Un commentaire radio informait du recrutement de soldats du feu supplémentaires pour les trois prochains mois

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Feux de forêt dans les Landes: l'incendie maîtrisé, 200 hectares détruits

Le 30/06/2009 à 10:31


L'incendie qui a débuté dimanche dans les communes de Meilhan et Campagne, à une quarantaine de km à l'ouest de Dax et qui a ravagé environ 200 hectares de pins maritimes est maîtrisé, a-t-on appris mardi auprès des pompiers.

Mardi matin, soixante sapeurs-pompiers d'une dizaine d'unités arrosaient la forêt calcinée dans ce secteur pour éviter tout risque de reprise, a expliqué le Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours (Codis) des Landes.

Deux avions Canadairs venus de Marignane (Bouches-du-Rhône) et stationnés à Mérignac (Gironde) devaient renforcer en milieu de matinée l'action des hommes au sol, a précisé le Codis.

Lundi, une centaine d'hommes et une cinquantaine de véhicules avaient été déployés, assistés de trois bombardiers d'eau (un Dash de grande capacité et deux Trackers) qui ont effectué des rotations entre l'incendie et l'aéroport de Mérignac où ils se réapprovisionnent.

Un second incendie dans la commune de de Saint-Paul-lès-Dax (Landes), qui avait été maîtrisé dimanche soir, a connu une reprise lundi après-midi, attisé par le vent.

D'après la dernière estimation des pompiers, huit hectares ont été détruits dans ce secteur et une quinzaine de pompiers ont procédé mardi matin à des opérations d'arrossage.

Selon les secours, l'incendie de Meilhan est "le plus important en Aquitaine depuis 2003". Les élus locaux craignent "le pire" pour l'été, comme l'a expliqué lundi à l'AFP Guy Rollin, le maire (SE) de cette commune d'environ 1.100 habitants.

L'action des pompiers a été rendue difficile par les arbres tombés lors de la tempête Klaus le 24 janvier qui obstruent l'accès aux parcelles.

http://bordeaux.ville.orange.fr/direct/index.html?direct/listeactu/090630082955.h4yomaam

 

 


Sri Lanka: un astrologue interpellé pour une prédiction sur le président

Vendredi 26 juin 2009 à 10H54 

Alors que le pays vient de sortir d'une guerre civile meurtrière, la police du Sri Lanka a annoncé l'arrestation d'un astrologue très populaire pour avoir publiquement prédit le départ imminent du président Mahinda Rajapaksa.

Le porte-parole de la police Ranjith Gunasekera a confirmé vendredi que Chandrasiri Bandara a été interpellé pour permettre aux policiers d'enquêter sur la source de sa prédiction.

Bandara anime une émission télévisée hebdomadaire très regardée et est éditorialiste pour un quotidien proche de l'opposition. Gunasekera a expliqué que l'astrologue a affirmé lors d'un meeting de l'opposition la semaine dernière que le Premier ministre allait remplacer le président en septembre, le leader de l'opposition prenant le poste de Premier ministre.

La popularité du président Mahinda Rajapaksa a connu une remontée significative depuis que l'armée sri-lankaise a défait les rebelles des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE). Toutefois, les organisations de défense des droits des médias sri-lankais se sont plaints des conséquences négatives directes pour la liberté d'expression dans le pays.

Le 18 mai dernier, le gouvernement de Colombo a annoncé avoir écrasé la rébellion tamoule et avoir tué son chef, Velupillai Prabhakaran, au terme de plusieurs semaines d'une offensive finale dans le nord-est du pays. Les LTTE menaient depuis 1983 une lutte armée pour l'établissement d'un Etat tamoul dans le nord du Sri Lanka. Le conflit a fait entre 80.000 et 100.000 morts, selon les Nations unies. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20090626/twl-sri-lanka-astrologue-1be00ca.html