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3ème guerre mondiale : quand a-t-elle débuté ?

Accident du Nerpa, sous-marin nucléaire russe : l'enquête met en cause un membre d'équipage du sous-marin

Accident du Nerpa: l'enquête met en cause un membre d'équipage du sous-marin 

 Un membre d'équipage a été mis en cause jeudi dans l'accident du sous-marin nucléaire russe Nerpa qui a provoqué la mort de 20 personnes, une conclusion jugée trop rapide par ses camarades et plusieurs experts, inquiets qu'il ne devienne un bouc-émissaire

Sur fond de retour de guerre des étoiles, ce dernier incident dans un sous-marin nucléaire russe vient réveiller les vieux démons que l'on croyait à jamais endormis.

"L'enquête a établi qu'un membre d'équipage, un matelot, a fait fonctionner le système anti-incendie à bord du sous-marin, sans autorisation et sans aucune raison", a déclaré un porte-parole du comité d'enquête, Vladimir Markine, cité par l'agence Ria-Novosti.

"Ce matelot a déjà avoué sa faute", a-t-il ajouté. L'inculpé, dont ni le nom ni l'âge n'ont été révélés, encourt jusqu'à sept ans de prison pour "violation des règles de navigation ayant entraîné la mort par imprudence" de plusieurs personnes. Les victimes, trois officiers et 17 civils, ont été asphyxiées en inhalant du fréon émis par le déclenchement intempestif du système anti-incendie. Selon les autorités, aucun incendie ne s'était déclaré à bord. Le sous-marin, tout juste achevé, effectuait des tests en mer du Japon et comptait de nombreux ingénieurs et techniciens à bord.

"L'enquête se poursuit", a indiqué M. Markine.Le ministère de la Défense a appelé pour sa part à ne pas tirer de conclusions prématurées. "Il faut d'abord attendre le résultat de l'enquête", a déclaré le chef de l'état-major russe, le général Nikolaï Makarov, cité par Ria Novosti.

Plusieurs experts et collègues du sous-marinier mettent d'ores et déjà en doute la version officielle.

"Nous ne croyons pas qu'il ait pu intentionnellement ou accidentellement déclencher le système anti-incendie. Je sers depuis longtemps avec lui, depuis 2003. Ce n'est pas un débutant. C'est un spécialiste compétent", a déclaré un officier du Nerpa à l'agence Interfax.

"Nous ne croyons pas qu'il soit coupable et craignons qu'il puisse faire des aveux sous la pression", a-t-il ajouté, sous couvert de l'anonymat. "Ils l'ont emmené hier soir pour un interrogatoire, et depuis il n'est pas revenu", a-t-il dit.

"Ce sera absolument injuste si un matelot est désigné comme le seul coupable de l'accident", estime l'expert militaire indépendant Alexandre Golts. Pour lui, "ses supérieurs devaient prévenir toute action fautive".

"En Russie, on a toujours tendance à chercher un bouc émissaire", renchérit un autre expert, Pavel Felgenhauer. Or "c'est un manque vital de cadres qualifiés en Russie depuis l'éclatement de l'URSS qui est à l'origine de la plupart des catastrophes", estime-t-il.

Parmi les victimes du Nerpa figure un spécialiste du chantier naval où le submersible avait été construit.

L'homme était âgé de 73 ans, un fait qui illustre parfaitement le problème de la formation des cadres, selon M. Felgenhauer. "Même le Kremlin dénonce les défaillances dans ce système", ajoute l'expert.

Un membre de la Chambre Civile de Russie, organe consultatif auprès de la présidence, l'avocat Anatoli Koutcherena, s'est dit pour sa part "inquiet de la rapidité avec laquelle le comité d'enquête a déterminé le coupable".

"Le coupable de la tragédie a déjà été annoncé. Mais que faire avec les fonctionnaires qui auraient dû assurer l'application de toutes les règles dans l'exploitation du submersible ?", s'interroge M. Koutcherena, cité par l'agence Interfax.

L'un des concepteurs du Nerpa, Mikhaïl Kheïfits, a pour sa part dénoncé un manque de financement de la part de l'Etat lors de la construction du sous-marin, dans une interview jeudi au quotidien Novaïa Gazeta. "La liste des spécialistes qui s'occupaient de l'équipement (du Nerpa) a changé à plusieurs reprises", dit-il. Le quotidien populaire russe Tvoï Den expliquait jeudi le grand nombre de morts par le fait que plusieurs masques respiratoires à bord du Nerpa étaient "défectueux". "Certaines victimes trouvées à bord du submersible portaient des masques respiratoires, mais ces appareils ne fonctionnaient pas", a assuré au quotidien le survivant Dmitri Oussatchev.

http://fr.news.yahoo.com/2/20081113/twl-accident-du-nerpa-l-enquete-met-en-c-d9fddae.html


Le discours de Barack Obama à Chicago après son élection

Voici la traduction du premier discours prononcé par Barack Obama après sa victoire à la présidentielle américaine ce mardi 4 novembre 2008.

Hello, Chicago.

S'il y a quelque part quelqu'un qui doute encore qu'en Amérique tout est possible, qui se demande encore si le rêve de nos Pères fondateurs vit encore à notre époque, qui s'interroge encore sur la force de notre démocratie, ce soir, voici votre réponse.

C'est la réponse donnée par les files d'attentes qui se sont allongées devant les écoles et les églises dans des proportions que ce pays n'avait jamais vues, par des gens qui ont attendu trois ou quatre heures, souvent pour la première fois de leur vie, parce qu'ils pensaient que cette fois devait être différente, et que leur voix pouvait faire cette différence.

C'est la réponse donnée par les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres, les démocrates et les républicains, les Noirs, les Blancs, les Hispaniques, les Asiatiques, les Indiens (natifs), les homosexuels, les hétérosexuels, les handicapés et les valides. Des Américains qui ont envoyé au monde un message: nous n'avons jamais été une simple juxtaposition d'individus ou une juxtaposition d'Etats rouges et d'Etats bleus (Etats républicains et Etats démocrates, ndlr).

Nous sommes, et nous serons toujours, les Etats-Unis d'Amérique.

C'est la réponse qui a conduit ceux à qui l'on a si longtemps dit d'être cyniques, d'avoir peur et de douter de ce que nous pouvons accomplir, à prendre dans leurs mains l'arc de l'histoire et à le bander une fois encore dans l'espoir d'un jour meilleur.

Cela aura pris beaucoup de temps mais ce soir, grâce à ce que nous avons fait en cette date, dans cette élection, à ce moment décisif, le changement est arrivé en Amérique.

Un peu plus tôt ce soir, j'ai reçu un appel d'une extraordinaire bienveillance du sénateur McCain.

Le sénateur McCain s'est battu longtemps et de toutes ses forces dans cette campagne. Et il s'est battu encore plus longtemps et avec encore plus de force pour le pays qu'il aime. Pour l'Amérique, il a enduré des sacrifices que la plupart d'entre nous ne pouvons même pas essayer d'imaginer. Nous nous portons mieux grâce au service de ce dirigeant courageux et désintéressé.

Je le félicite; je félicite la gouverneuse Palin pour tout ce qu'ils ont accompli. Et j'ai hâte de travailler avec eux pour renouveler la promesse de cette nation dans les mois à venir.

Je veux remercier mon compagnon dans ce voyage, un homme qui a fait campagne avec tout son coeur, qui a parlé pour les hommes et les femmes avec lesquels il a grandi dans les rues de Scranton et avec lesquels il est rentré en train chez lui dans le Delaware: le vice-président élu des Etats-Unis Joe Biden.

Et je ne me trouverais pas ici sans le soutien sans faille de celle qui a été ma meilleure amie pendant ces 16 dernières années, le roc de notre famille, l'amour de ma vie, la future Première Dame de ce pays: Michelle Obama.

Sasha et Malia, je vous aime toutes les deux plus que vous ne pouvez l'imaginer. Et vous avez gagné le nouveau chiot qui va venir avec nous à la nouvelle Maison Blanche.

Et bien qu'elle ne soit plus avec nous, je sais que ma grand-mère nous regarde, tout comme la famille qui a fait de moi celui que je suis. Ils me manquent ce soir. Je sais que j'ai envers eux une dette incommensurable.

A ma soeur Maya, ma soeur Alma, tous mes autres frères et soeurs, merci si fort pour tout votre soutien. Je leur suis reconnaissant.

A mon directeur de campagne, David Plouffe, le héros méconnu de cette campagne, qui a bâti la meilleure, la meilleure campagne politique, je pense, de l'histoire des Etats-Unis d'Amérique.

A mon directeur de la stratégie David Axelrod, qui a été un partenaire pour moi à chaque étape.

A la meilleure équipe de campagne jamais réunie de l'histoire de la politique. Vous avez rendu cela possible et je vous suis à jamais reconnaissant pour ce que vous avez sacrifié afin de l'accomplir.

Mais par-dessus tout, je n'oublierai jamais à qui cette victoire appartient réellement. Elle vous appartient. Elle vous appartient.

Je n'ai jamais été le candidat le plus probable pour ce poste. Nous n'avons pas commencé avec beaucoup d'argent ni beaucoup de soutiens. Notre campagne n'est pas née dans les couloirs de Washington. Elle a commencé dans les arrière-cours de Des Moines, dans les salons de Concord et sous les porches de Charleston. Elle a été bâtie par des travailleurs et des travailleuses qui ont puisé dans le peu d'économies qu'ils avaient pour donner cinq, dix, vingt dollars à la cause.

Elle a tiré sa force des jeunes qui ont rejeté le mythe de l'apathie de leur génération, qui ont quitté leur maison et leur famille pour des emplois qui payaient peu et offraient encore moins de repos.

Elle a tiré sa force des gens moins jeunes qui ont bravé la morsure du froid et la chaleur torride pour frapper aux portes de parfaits étrangers; et (elle a tiré sa force, ndlr) de millions d'Américains bénévoles qui se sont organisés et ont démontré que plus de deux siècles après, un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple n'a pas disparu de la surface de la Terre.

C'est votre victoire.

Et je sais que vous ne l'avez pas fait juste pour gagner une élection. Et je sais que vous ne l'avez pas fait pour moi.

Vous l'avez fait parce que vous comprenez l'ampleur de la tâche qui nous attend. Car même tandis que nous faisons la fête ce soir, nous savons que les défis qui nous attendent demain sont les plus grands de notre vie: deux guerres, une planète en danger, la pire crise financière depuis un siècle.

Tandis que nous sommes ici ce soir, nous savons que des Américains courageux se réveillent dans les déserts d'Irak et les montagnes d'Afghanistan pour risquer leur vie pour nous.

Il y a des mères et des pères qui resteront éveillés dans leur lit une fois les enfants endormis, à se demander comment ils vont rembourser le crédit de la maison, payer le médecin ou mettre assez de côté pour l'éducation supérieure de leurs enfants.

Il y a de nouvelles énergies à maîtriser, de nouveaux emplois à créer, de nouvelles écoles à construire, des menaces à affronter, des alliances à renouer.

La route sera longue. La pente sera raide. Nous n'y arriverons peut-être pas en un an, ni même en un mandat. Mais, Amérique, je n'ai jamais été aussi plein d'espoir que ce soir quant au fait que nous y arriverons. Je vous le promets: nous, le peuple, nous y arriverons.

Il y aura des revers et des faux départs. Beaucoup n'approuveront pas chaque décision ou chaque mesure que je prendrai en tant que président. Et nous savons que le gouvernement ne peut pas résoudre tous les problèmes.

Mais je serai toujours honnête avec vous sur les défis auxquels nous sommes confrontés. Je vous écouterai, surtout si nous ne sommes pas d'accord. Et par-dessus tout je vous demanderai de participer à l'effort pour rebâtir cette nation, de l'unique façon dont cela se fait en Amérique depuis 221 ans -pierre par pierre, brique par brique, de mains calleuses en mains calleuses.

Ce qui a commencé il y a 21 mois au fin fond de l'hiver ne peut pas s'arrêter en cette nuit d'automne.

Cette victoire seule n'est pas le changement que nous recherchons. Ce n'est que notre chance de construire ce changement. Et cela ne peut pas arriver si nous revenons en arrière.

Cela ne peut pas arriver sans vous, sans un nouvel esprit de service, un nouvel esprit de sacrifice.

Alors faison appel à un nouvel esprit de patriotisme, de responsabilité, par lequel chacun d'entre nous décidera de se mettre au travail, de travailler plus dur et de s'occuper pas seulement de soi mais les uns des autres.

Souvenons-nous que, si cette crise financière nous a appris quelque chose, c'est que Wall Street ne peut pas prospérer quand Main Street souffre.

Dans ce pays, nous nous élevons ou nous tombons comme une seule nation, comme un seul peuple. Résistons à la tentation de retomber dans le même esprit partisan, les bassesses et l'immaturité qui ont empoisonné pendant si longtemps notre vie politique.

Souvenons-nous que c'est un homme de cet Etat qui a, le premier, porté la bannière du Parti républicain à la Maison Blanche, un parti fondé sur les valeurs d'indépendance, de liberté individuelle et d'unité nationale.

Ce sont des valeurs que nous partageons tous. Et si le Parti démocrate a remporté une superbe victoire ce soir, c'est avec une certaine humilité et de la détermination à guérir les divisions qui ont entravé notre progression.

Comme l'a dit Lincoln à une nation bien plus divisée que la nôtre, nous ne sommes pas ennemis mais amis. Bien que la passion les ait éprouvés, elle ne doit pas briser nos liens d'affection.

Et à ces Américains dont je dois encore gagner le soutien: je n'ai peut-être pas remporté votre vote ce soir, mais j'entends votre voix. J'ai besoin de votre aide. Et je serai aussi votre président.

Et à tous ceux qui nous regardent ce soir au-delà de nos frontières, dans des Parlements et des palais, à ceux qui sont serrés autour de radios dans des coins oubliés du monde: nos histoires sont singulières, mais nous partageons notre destin, et une nouvelle aube du leadership américain est là.

A ceux, à ceux qui voudraient déchirer le monde: nous vous vaincrons. A ceux qui cherchent la paix et la sécurité: nous vous soutenons. Et à tous ceux qui se sont demandé si le phare de l'Amérique brillait toujours du même éclat: ce soir, nous avons prouvé une fois encore que la véritable force de notre nation vient, non pas de la puissance de nos armes ou de l'étendue de notre richesse, mais du pouvoir pérenne de nos idéaux: la démocratie, la liberté, les possibilités et l'espoir inébranlable.

C'est le véritable génie de l'Amérique: l'Amérique peut changer. Notre union est perfectible. Ce que nous avons déjà accompli nous donne de l'espoir pour ce que nous pouvons et devons accomplir demain.

Cette élection est celle de nombreuses premières fois et d'histoires que raconteront des générations. Mais il en est une que j'ai à l'esprit ce soir, sur une femme qui a déposé son bulletin à Atlanta. Elle ressemble beaucoup à des millions d'autres qui ont fait la queue pour faire entendre leur voix dans cette élection, à un détail près: Ann Nixon Cooper a 106 ans.

Elle est née une génération après l'esclavage. Une époque où il n'y avait pas de voitures sur les routes ni d'avions dans le ciel; où quelqu'un comme elle ne pouvait pas voter pour deux raisons: parce que c'était une femme et à cause de sa couleur de peau.

Et ce soir, je pense à tout ce qu'elle a vu en un siècle en Amérique: la douleur et l'espoir, le combat et le progrès; à ces fois où on nous a dit que nous ne pouvions pas, et à ces gens qui ont continué d'avancer avec ce credo américain: Oui, nous le pouvons.

A une époque où la voix des femmes était étouffée et leurs espoirs ignorés, elle les a vues de son vivant se lever, prendre la parole et obtenir le droit de vote. Oui, nous le pouvons.

Quand le désespoir des grandes tempêtes de sable (le "Dust Bowl" des années 1930) et de la Dépression régnait sur le pays, elle a vu une nation dompter la peur même avec un New Deal (Nouvelle donne, ndlr), de nouveaux emplois, une nouveau sentiment de but commun. Oui, nous le pouvons.

Quand les bombes sont tombées sur notre base et que la tyranie a menacé le monde, elle a été le témoin de l'élévation d'une génération vers la grandeur et du sauvetage d'une démocratie. Oui, nous le pouvons.

Elle était là pour les bus de Montgomery, les lances à incendie de Birmingham, un pont à Selma, et un prêcheur d'Atlanta qui disait aux gens que "We Shall Overcome" ("Nous vaincrons"). Oui, nous le pouvons.

Un homme s'est posé sur la Lune, un mur est tombé à Berlin, un monde a été connecté par notre propre science et notre imagination.

Et cette année, dans cette élection, elle a touché du doigt un écran et voté, parce qu'après 106 ans en Amérique, en ayant traversé les temps les meilleurs et les heures les plus sombres, elle sait comme l'Amérique peut changer. Oui, nous le pouvons.

Amérique, nous sommes allés si loin. Nous en avons tant vu. Mais il reste tellement plus à faire. Alors ce soir, posons-nous la question: si nos enfants vivent jusqu'au prochain siècle, si mes filles ont la chance de vivre aussi longtemps qu'Ann Nixon Cooper, quel changement verront-ils? Quels progrès aurons-nous faits?

Voici notre chance de répondre à cet appel. A nous maintenant.

A nous maintenant, de remettre notre peuple au travail et d'ouvrir les portes des possibles à nos enfants; de rétablir la prospérité et de militer pour la cause de la paix; de nous réapproprier le rêve américain et de réaffirmer cette vérité fondamentale qui veut que, dans la multitude, nous ne faisons qu'un; que tant que nous respirons, nous espérons. Et quand nous rencontrons le cynisme, les doutes et ceux qui nous disent que nous ne pouvons pas, nous répondrons avec ce credo intemporel qui résume l'esprit d'un peuple: Oui, nous le pouvons.

Merci. Dieu vous bénisse. Et Dieu bénisse les Etats-unis d'Amérique." AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20081105/twl-usa-presidentielle-obama-verbatim-224d7fb.html


USA: 15% des soldats revenant d'Irak et Afghanistan ont subi des traumatismes sexuels

Près de 15% des militaires, en grande majorité des femmes, récemment rentrés d'Irak ou d'Afghanistan, traités par les services de soins du Ministère américain des anciens combattants, font part d'expériences sexuelles traumatisantes durant leur déploiement, selon un étude dévoilée mardi. 

une femme soldat américaine en juillet 2008

Ces travaux présentés lors de la conférence annuelle de l'American Public Health Association qui se tient à San Diego (Californie), sont basés sur l'analyse de données portant sur plus de 100.000 membres du personnel militaire ayant été déployés en Irak ou en Afghanistan et soignés dans un des centres hospitaliers dépendant du Ministère des anciens combattants, précise Joanne Pavao, une des co-auteurs, selon un communiqué.

Ces données ont porté sur une période de six ans.

Outre une femme sur sept, 0,7% des hommes ont également indiqué avoir eu des expériences sexuelles traumatisantes durant leur déploiement en Irak ou en Afghanistan.

Les femmes et les hommes ayant fait part de ces expériences présentaient une plus grande probabilité d'être diagnostiqués comme souffrant d'une maladie mentale que ceux n'ayant pas vécu de tels traumatismes, ont constaté les chercheurs.

Ces expériences sexuelles traumatisantes, allant d'avances répétées malgré des rejets jusqu'au viol, peuvent provoquer des dépressions, de l'anxiété, des troubles post-traumatiques et le recours à des drogues.

"Les résultats de cette étude mettent en lumière l'importance d'une politique de dépistage universelle aussi bien qu'une intervention précoce parmi ces militaires de retour de déploiement ayant subi des expériences sexuelles traumatisante de manière à prévenir des séquelles durables", souligne Joanne Pavao.

La politique du Ministère américain des anciens combattants requiert que tous les anciens militaires soient soumis à des examens de dépistage pour détecter des expériences sexuelles traumatisantes, précise-t-elle.

Ces personnes sont soignées gratuitement pour les troubles qui en résultent dans tous les établissement couverts par le Ministère.

http://fr.news.yahoo.com/2/20081029/twl-usa-15-des-soldats-revenant-d-irak-e-36d2a39.html


Interpellation de responsables du ministère mexicain de la Justice, qui travaillaient pour un des cartels de la drogue

Des responsables du ministère mexicain de la Justice travaillaient pour un important cartel de trafiquants de drogue, auxquels ils ont fourni des informations confidentielles, a annoncé lundi le ministère

Quatre agents du bureau de l'office ministériel contre le crime organisé ont été appréhendés. Ils sont soupçonnés d'avoir livré au cartel Beltran-Leyva des informations en échange d'importants versements d'argent, atteignant jusqu'à 450.000 dollars (357.950 euros) par mois. AP

http://fr.news.yahoo.com/3/20081027/twl-mexique-corruption-drogue-1be00ca.html


Raid américain en Syrie: la France exprime sa "vive préoccupation"

 ALors que les élections présidentielles battent campagne donnant une avance du démocrate Barack Obama sur le Républicain Mac Cain, le président sortant G.W Bush qui avait prévu une attaque bactériologique au début de l'été vient de poser son vote anticipé pour Mac Cain. En même temps un message audio d'un leader islamiste al qaëda d'Irak disait vouloir atteindre les intérêts britanniques.

Les forces américaines ont aussi frappé les populations d'Afghanistan...

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associated press avec yahoo news :  http://fr.news.yahoo.com/3/20081027/twl-syrie-usa-raid-france-224d7fb.html

La France a exprimé lundi "sa vive préoccupation" à la suite du raid héliporté américain contre un village syrien à la frontière avec l'Irak, déplorant la perte de civils syriens et appelant à la retenue.

A la suite du raid héliporté américain contre un village syrien à la frontière avec l'Irak, la France exprime sa vive préoccupation et déplore la perte de civils syriens", précise un communiqué transmis par l'Elysée. "Elle appelle à la retenue et souligne son attachement au strict respect de l'intégrité territoriale des États".

La France "souhaite que toute la lumière soit faite sur cette opération qui a coûté la vie à plusieurs personnes, dont des enfants", ajoute le communiqué qui conclut que le président de la République Nicolas Sarkozy "adresse aux familles des victimes et à leurs proches toutes ses condoléances".

Selon le gouvernement syrien, qui a dénoncé une "grave agression", quatre hélicoptères de l'armée américaine ont attaqué dimanche un immeuble civil en construction situé dans le village de Sukkariyeh, faisant huit morts. Le raid a été confirmé dimanche par un responsable militaire américain à Washington, souhaitant rester anonyme, qui a indiqué que les forces spéciales américaines visaient un réseau de combattants étrangers liés à Al-Qaïda, passant de Syrie en Irak. AP


Bush devait signer l'accord nucléaire américano-indien

 Par Olivier KNOX AFP - Mercredi 8 octobre, 19h10

WASHINGTON (AFP) - Le président américain George W. Bush devait signer mercredi la loi promulguant l'accord de coopération nucléaire civile entre les Etats-Unis et l'Inde, au cours d'une cérémonie à la Maison Blanche, ouvrant une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays.

Le ministre indien des Affaire étrangères Pranab Mukherjee devrait ensuite faire une visite surprise vendredi à Washington pour signer officiellement l'accord avec son homologue américaine Condoleezza Rice, selon un haut responsable américain.

L'accord n'avait pas été signé samedi à l'occasion de la visite de Mme Rice à New Delhi, comme c'était pourtant prévu. Mme Rice avait invoqué "des questions administratives", mais, selon des sources du ministère indien des Affaires étrangères, New Delhi souhaitait en fait que l'accord porte le sceau du président américain.

Le pacte, signé en juillet 2005, avait rencontré l'opposition de critiques soulignant que l'Inde n'était pas signataire du Traité de non-prolifération (TNP) et que la signature d'un tel accord pouvait indirectement encourager des pays comme l'Iran à poursuivre leur activité nucléaire.

Pierre angulaire du rapprochement entre les deux puissances, l'accord autorise les Etats-Unis à vendre à l'Inde des réacteurs nucléaires, du combustible à usage civil et des transferts de technologies. En contrepartie, l'Inde s'engage à ouvrir certaines de ses installations nucléaires aux inspections de l'ONU.

Il met fin à des décennies d'interdiction de collaboration nucléaire avec l'Inde et devrait cimenter une nouvelle relation stratégique entre les deux pays.

L'accord est "la reconnaissance de l'émergence de l'Inde sur la scène mondiale", a dit samedi la chef de la diplomatie américaine, pendant que son homologue indien insistait sur l'amélioration des relations diplomatiques entre les deux pays depuis la Guerre froide, quand New Delhi s'illustrait par son "non-alignement".

Validé le 1er octobre par le Congrès américain, ce pacte prendra force de loi, une fois signé par le président Bush.

La cérémonie de mercredi réunira le vice-président américain Dick Cheney, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, le secrétaire à l'Energie Samuel Bodman et l'ambassadeur indien aux Etats-Unis Ronen Sen, qui assisteront à l'événement dans le salon Est, l'une des principales salles de réception de la Maison Blanche.

Des parlementaires américains ainsi qu'environ 200 invités, dont les représentants de la communauté indienne aux Etats-Unis, assisteront aussi à la cérémonie de signature, a déclaré un porte-parole du président américain, Carlton Carroll.

Aucun des deux candidats à la Maison Blanche ne devrait être présent.

"Cette loi renforcera nos efforts en matière de non-prolifération nucléaire au niveau mondial, protègera l'environnement, créera des emplois et aidera l'Inde à répondre à ses besoins croissants en énergie de manière responsable", a déclaré ajouté M. Carroll dans un communiqué.

Dixième puissance économique mondiale, l'Inde, troisième pollueur de la planète et qui importe 70% de ses besoins en pétrole, veut 60.000 mégawatts supplémentaires d'énergie nucléaire, représentant 100 milliards d'euros d'investissements dans les quinze ans à venir.

Pour que l'accord américano-indien s'applique, il a fallu que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et le Groupe des 45 pays fournisseurs de technologies nucléaires (NSG) acceptent la reprise du commerce nucléaire avec l'Inde, levant de facto un embargo mondial de 34 années.

New Dehli dispose désormais d'un régime dérogatoire, puisqu'en principe le NSG interdit de vendre du matériel nucléaire aux Etats non signataires du TNP.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20081008/twl-bush-devait-signer-l-accord-nucleair-5fb7533.html

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Par Olivier KNOX AFP - Mercredi 8 octobre, 22h20

George W. Bush signe le pacte de coopération ...

WASHINGTON (AFP) - Le président américain George W. Bush a signé mercredi la loi promulguant le pacte historique de coopération nucléaire civile entre les Etats-Unis et l'Inde, au cours d'une cérémonie à la Maison Blanche, ouvrant une nouvelle ère dans les relations entre les deux pays.

Cet accord envoie un message au monde: les nations qui suivent le chemin de la démocratie et qui ont un comportement responsable trouveront un ami en les Etats-Unis", a déclaré le président américain lors d'une cérémonie à la Maison Blanche, en présence de 200 invités.

Validé le 1er octobre par le Congrès américain, ce pacte prend force de loi avec la signature de M. Bush. Et permet au président américain de remporter un de ses derniers grands succès diplomatiques.

Le ministre indien des Affaires étrangères Pranab Mukherjee devrait se rendre vendredi à Washington pour signer officiellement l'accord avec son homologue américaine Condoleezza Rice, selon un haut responsable américain.

L'accord n'avait pas été signé samedi à l'occasion de la visite de Mme Rice à New Delhi, comme c'était pourtant prévu. Mme Rice avait invoqué "des questions administratives", mais, selon des sources du ministère indien des Affaires étrangères, New Delhi souhaitait en fait que l'accord porte le sceau du président américain.

Le pacte, signé en juillet 2005, avait rencontré l'opposition de critiques soulignant que l'Inde n'était pas signataire du Traité de non-prolifération (TNP) et que la signature d'un tel accord pouvait indirectement encourager des pays comme l'Iran à poursuivre leur activité nucléaire.

Pierre angulaire du rapprochement entre les deux puissances, l'accord autorise les Etats-Unis à vendre à l'Inde des réacteurs nucléaires, du combustible à usage civil et des transferts de technologies. En contrepartie, l'Inde s'engage à ouvrir certaines de ses installations nucléaires aux inspections de l'ONU.

Il met fin à des décennies d'interdiction de collaboration nucléaire avec l'Inde et devrait cimenter une nouvelle relation stratégique entre les deux pays.

"J'ai l'honneur de signer la législation qui renforcera les liens toujours plus importants entre les deux plus grandes démocraties au monde", a déclaré M. Bush devant ses invités.

Organisée dans le salon est, l'une des principales salles de réception de la Maison Blanche, la cérémonie a réuni le vice-président américain Dick Cheney, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, le secrétaire à l'Energie Samuel Bodman et l'ambassadeur indien aux Etats-Unis Ronen Sen.

Des parlementaires américains ainsi qu'environ 200 invités, dont les représentants de la communauté indienne aux Etats-Unis, étaient également présents.

Aucun des deux candidats engagés dans la course à la Maison Blanche, le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, n'a pu répondre à l'invitation "en raison de leurs programmes de campagne chargés", a indiqué un porte-parole de la présidence américaine, Carlton Carroll.

Dixième puissance économique mondiale, l'Inde, troisième pollueur de la planète et qui importe 70% de ses besoins en pétrole, veut 60.000 mégawatts supplémentaires d'énergie nucléaire, représentant 100 milliards d'euros d'investissements dans les quinze ans à venir.

Pour que l'accord américano-indien s'applique, il a fallu que l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et le Groupe des 45 pays fournisseurs de technologies nucléaires (NSG) acceptent la reprise du commerce nucléaire avec l'Inde, levant de facto un embargo mondial de 34 années.

http://fr.news.yahoo.com/photos/diaporama/inde-photos.html?imageUrl=/afp/20081008/r_p_afp_wl_asia/pwl-george-w-bush-signe-le-f1b0012fc00f

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Ouverture à Paris du procès de l'Angolagate, vaste affaire de trafic d'armes

Par Jean-Louis PANY AFP - lundi 6 octobre 2008 à 16 H 20

PARIS (AFP) - Le procès de l'Angolagate, vaste affaire de trafic d'armes vers l'Angola dans les années 90, où sont jugés 42 personnes dont plusieurs personnalités politiques françaises, s'est ouvert lundi à Paris, au grand dam de Luanda qui a déposé un recours pour empêcher la tenue du procès 

Alors que ce dossier empoisonne les relations entre la France et l'Angola depuis plusieurs années, l'Etat africain a annoncé lundi par la voix de son avocat français Me Francis Teitgen, un recours pour empêcher la tenue du procès, au nom du "respect du secret défense".

Prévu pour durer cinq mois, ce procès fleuve doit démêler les responsabilités et ramifications dans ce vaste trafic d'armes présumé vers l'Angola entre 1993 et 1998, atteignant quelque 790 millions de dollars.

L'homme d'affaires Pierre Falcone, l'un des principaux prévenus, était présent pour la première audience, tout comme l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, attendu par une nuée de caméras et de photographes, qui a dû être escorté par des gendarmes pour pouvoir se frayer un chemin.

Pierre Falcone et l'homme d'affaires russo-israélien Arcadi Gaydamak, réfugié en Israël, sont accusés d'avoir, de 1993 à 1998, vendu à un Angola en pleine guerre civile un arsenal acheté dans l'ancien bloc communiste, et ce sans avoir reçu les autorisations nécessaires de l'Etat français.

A côté d'eux, comparaissent des personnalités soupçonnées d'avoir reçu des pots-de-vin, comme Charles Pasqua, l'ancien conseiller présidentiel Jacques Attali, le fils aîné de l'ex-président François Mitterrand, Jean-Christophe, ou encore le romancier Paul-Loup Sulitzer.

Arcadi Gaydamak "viendra je pense au cours du mois de novembre" devant le tribunal correctionnel de Paris, a assuré lundi avant l'audience son avocat Me William Goldnadel.

"Il ne s'est pas soustrait à la justice française (...) Il est hors de question qu'il fasse le moindre jour de prison alors qu'il n'a commis aucun délit", a affirmé l'avocat alors que M. Gaydamak, visé par un mandat d'arrêt international, n'a jamais été interrogé par la justice française.

Dès les premières heures des 58 audiences prévues jusqu'en mars, la défense devrait multiplier les recours pour tenter de faire capoter le procès.

Pour elle, en effet, il n'a pas lieu d'être puisque les armes ne transitaient pas par la France, un argument récemment repris par le ministre de la Défense Hervé Morin.

La République d'Angola elle-même est montée au créneau avec son recours, car le procès risque d'entacher son image.

En effet, même si aucun Angolais ne figure parmi les prévenus, l'accusation estime qu'une trentaine d'officiels, au premier rang desquels le président Eduardo Dos Santos, auraient touché d'énormes pots de vin dans cette affaire.

Le président Dos Santos, au pouvoir depuis 1979, a été conforté après les élections législatives du 5 septembre remportées par son Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA) avec 81,64% des voix

http://fr.news.yahoo.com/afp/20081006/twl-ouverture-paris-du-proces-de-l-angol-4bdc673.html


Israël: Ehud Olmert en visite à Moscou pour 24 heures

AFP - Lundi 6 octobre 11 H 36

JERUSALEM (AFP) - Le Premier ministre israélien Ehud Olmert se rend lundi à Moscou pour une visite de 24 heures durant laquelle il doit rencontrer des dirigeants russes, a indiqué un haut responsable israélien

M. Olmert doit se rendre en début d'après-midi à Moscou pour une visite de travail de 24 heures. Il sera de retour en Israël mardi soir", a affirmé à l'AFP son porte-parole Mark Regev.

"Des entretiens sont prévus dès lundi soir entre M. Olmert et divers dirigeants russes, notamment le président Dmitri Medvedev et le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov", a-t-il précisé.

Selon les médias israéliens, une rencontre avec le Premier ministre russe Vladimir Poutine n'est en revanche pas prévue, ce dernier célébrant mardi son anniversaire hors de la capitale russe.

Les entretiens à Moscou de M. Olmert, Premier ministre du gouvernement israélien de transition, doivent notamment porter sur le dossier du nucléaire iranien et sur d'éventuelles ventes d'armes russes sophistiquées à l'Iran et à la Syrie, a-t-on indiqué à la présidence du conseil à Jérusalem.

Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a appelé dimanche la Russie à s'abstenir de vendre des armes susceptibles de compromettre l'équilibre stratégique au Proche-Orient.

"Les Russes doivent assumer un rôle positif au Proche-Orient et ne pas fournir des armements qui portent atteinte au fragile équilibre dans la région", a affirmé M. Barak d'après un communiqué de son bureau.

Selon les médias israéliens, l'Etat hébreu s'inquiète d'un éventuel contrat de vente de missiles anti-aériens S-300 russes à l'Iran, son ennemi juré.

Le déploiement d'un tel armement gênerait considérablement une éventuelle opération de l'aviation israélienne contre les sites nucléaires en Iran.

Les missiles S-300 sont capables d'atteindre un avion à 30 km de hauteur, et leur portée est de 150 km.

Un important responsable israélien cité dimanche sous couvert d'anonymat par le quotidien Haaretz a souligné que si ces armes devaient parvenir en Syrie, pays allié de l'Iran, elles menaceraient les vols de l'aviation israélienne à l'intérieur même de l'espace aérien d'Israël.


La guerre en Afghanistan ingagnable, dit un général britannique

Reuters - Dimanche 5 octobre, 15h13

LONDRES (Reuters) - Le commandant du corps expéditionnaire britannique en Afghanistan, le général Mark Carleton-Smith, juge impossible pour les forces occidentales de gagner la guerre contre les taliban.

Dans une interview publiée par le Sunday Times, il estime que ses soldats ont "atténué la menace des taliban pour 2008" mais qu'ils pourraient bien quitter l'Afghanistan sans y avoir maté la rébellion islamiste.

"Nous n'allons pas gagner cette guerre. Il s'agit de la réduire à un niveau d'insurrection contrôlable, ne constituant pas une menace stratégique et pouvant être géré par l'armée afghane", déclare-t-il.

L'opinion du général Carleton-Smith rejoint celle de nombre de diplomates et d'officiers de l'Otan, qui prennent acte depuis quelque temps que les taliban ne seront pas défaits par la forces des armes et qu'il faut négocier avec eux.

Interrogé sur les propos du chef du contingent britannique, le ministre afghan de la Défense, Abdul Rahim Wardak, les a présentés comme "l'opinion personnelle" d'un officier et s'en est dit "déçu".

"Le principal objectif du gouvernement afghan et de l'ensemble de la communauté internationale est de faire échec à cette guerre de la terreur", a-t-il déclaré à la presse.

"PAS DE NEGOCIATIONS AVEC LES ENVAHISSEURS"

"Il faut que nous réussissions", a affirmé Wardak, en ajoutant que le succès dépendait de la stratégie des militaires britanniques déployés dans la province méridionale insoumise de Helmand.

Huit mille soldats britanniques sont déployés dans cette région pachtoune où ils se heurtent chaque jour un peu plus à la résistance armée des taliban.

"Si les taliban étaient prêts à s'asseoir à une table pour parler d'une solution politique, alors cela serait précisément le type de progrès susceptible de mettre fin à ce type d'insurrection", estime Carleton-Smith dans le Sunday Times.

"Les taliban ne négocieront jamais avec les envahisseurs", lui a rétorqué un porte-parole du mouvement islamiste renversé fin 2001 par les forces occidentales.

"Nous avons dit par le passé, et nous le redisons une fois de plus, que les forces étrangères doivent se retirer sans aucune condition", a déclaré Qari Mohammad Yousuf à l'agence de presse afghane AIP, basée au Pakistan.

Plus de 70.000 soldats étrangers sont aujourd'hui déployés en Afghanistan, où la violence atteint désormais un niveau inégalé depuis la chute du régime taliban.

Le président Hamid Karzaï a révélé la semaine dernière qu'il avait demandé à l'Arabie saoudite de jouer les médiateurs entre son régime soutenu par l'Occident et le mollah Omar, chef des taliban.

Myra MacDonald, version française Gregory Schwartz et Marc Delteil


Au Kazakhstan, Rice se défend de débaucher les amis de Moscou

Par Susan Cornwell Reuters - Dimanche 5 octobre, 15h27

ASTANA (Reuters) - Condoleezza Rice, en visite dimanche au Kazakhstan, a assuré que les Etats-Unis ne cherchaient nullement à 'débaucher' les alliés de Moscou en Asie centrale.

La venue de la secrétaire d'Etat américaine vise à consolider un partenariat énergétique avec un pays riche en pétrole, courtisé à la fois par la Russie et l'Occident.

Moscou n'apprécie généralement guère les visites de hauts responsables américains dans les anciennes Républiques soviétiques et a déjà accusé les pays occidentaux de tenter de lui voler ses alliés.

S'exprimant à l'issue d'une rencontre avec le ministre kazakh des Affaires étrangères, Marat Tajine, Rice a rejeté toute idée de rivalité croissante ou de "compétition" dans la région entre Washington et Moscou.

Elle a souligné que les Etats-Unis ne cherchaient pas à éloigner certains pays de Moscou mais s'est refusée à entériner l'idée d'une quelconque "sphère d'influence" russe en Asie centrale.

"Nous ne voyons pas cela comme un jeu à somme nulle. le Kazakhstan est un pays indépendant et peu entretenir des liens d'amitié avec qui il veut (...) Nous ne voyons ni n'acceptons donc aucune notion d'une sphère d'influence spéciale", avait-elle dit aux journalistes dans l'avion qui la conduisait à Astana.

RESERVES PETROLIERES

"La Russie est notre partenaire stratégique", a déclaré pour sa part Tajine, qui s'exprimait en anglais. "En même temps, il faut comprendre que notre relation avec les Etats-Unis est solide et stratégique."

Rice, au Kazakhstan deux semaines après la venue du président russe Dmitri Medvedev, doit rencontrer le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev au cours de sa visite de cinq heures.

Le Kazakhstan, proche de l'Iran et de l'Afghanistan, frontalier de la Russie et de la Chine, dispose d'importantes réserves pétrolières et a pris soin de maintenir des relations apaisées avec la Russie tout en diversifiant ses exportations d'or noir vers les pays occidentaux.

La guerre entre la Russie et la Géorgie, au mois d'août, a poussé certains alliés de Moscou à revoir leurs relations avec le Kremlin et les pays occidentaux.

Soucieux de mettre en avant sa neutralité, Nazarbaïev a organisé des manoeuvres militaires de grande ampleur à la fois avec l'Otan et la Russie ces deux dernières semaines.

Rice devait notamment évoquer avec lui les liens dans le domaine de l'énergie entre les Etats-Unis et le Kazakhstan. Les droits de l'homme devaient également figurer au programme des discussions, alors que le Kazakhstan s'apprête à présider, en 2010, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Version française Gregory Schwartz et Guy Kerivel